Disclaimer : Jkr, Pratchett, même combat.
P'tite note d'avant propos que personne ne lit : Ouais, un nouveau chapitre ! Merci a toutes celles qui me laisse un petit mot d'encouragement, comme d'hab', ça motive. Pour les fautes qui seraient encore présentes, vous avez qu'à lapider mon cher et tendre (lapidez le aussi de prendre autant de temps pour relire un malheureux texte…)
Pour celles qui se demandent si Kay refera une apparition un jour, oui, ça devrait se faire bientôt….
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Cogite Stibon était fasciné par ce nouveau monde. En parlant avec le professeur assis à côté de lui pendant le diner, il avait découvert plusieurs points très intéressants. Ce monde était en avance sur eux dans certains domaines, mais n'avait pas découvert le thaum, et ne comprenait pas l'importance du chiffre compris entre 7 et 9. Et dire que pour eux, le chiffre important c'était le sept ! Complètement absurde ! L'Octarine c'est pas fait pour les chiens non?
Les mages de ce monde agissaient en dépit du bon sens et avaient des enfants. Tout le monde sait qu'il ne faut pas qu'un mage se reproduise sous peine d'engendrer des êtres trop puissants qui pèseraient sur la feuille en caoutchouc de la réalité au risque de la percer et de créer une brèche vers les dimensions de la basse fosse. Et puis franchement, les femmes, quel intérêt hein ? D'accord, les seules fréquentations féminines qu'il avait eu jusque là se résumaient au vague croisement dans les couloirs du personnel de l'UI, mais bon, il savait de source sure que ce n'était pas un sujet digne d'être étudié, sauf dans le registre « incident à ne surtout JAMAIS laisser se reproduire »
C'était ce qui s'était passé il n'y a pas si longtemps dans leur univers, et le monde avait bien failli disparaitre, quand le huitième fils d'un huitième fils (un mage au carré quoi) était né il y a quelques années. Le sourcellier (« celui qui as accès aux sources de la magie ») ainsi engendré avait utilisé sa magie avec tellement d'enthousiasme que la brèche avait failli ne jamais être refermée. La rumeur qui courait au sein de L'UI était que Rincevent était intervenu et qu'il avait réussi à convaincre le môme de s'exiler dans une réalité alternative et de refermer la brèche en partant. Cogite, alors étudiant à l'époque, avait de gros doutes concernant cet évènement, même si tous reconnaissaient comme un fait historique que Rincevent avait défié l'un des mages les plus puissant de tous les temps avec une demi-brique dans une chaussette. Comment il avait pu s'en sortir restait un mystère dont ne voulait pas s'occuper Cogite. Pour lui, Rincevent n'avait de mage que le nom, et il l'avait même entendu dire qu'il était à la magie ce que le zéro est aux mathématiques. Certains collègues de Cogite avaient d'ailleurs émis l'hypothèse qu'à sa mort, le potentiel magique moyen de l'humanité augmenterait légèrement.
Bref, Cogite se demandait avec inquiétude quand la réalité de ce monde craquerait et laisserait passer les créatures de la Basse Fosse.
Il avait eu un avant gout du chaos engendré par de telles créatures quand la veille au soir il avait pénétré dans sa nouvelle chambre. Il ne s'était jamais considéré comme un maniaque de l'ordre, mais voir l'étendue des dégâts dans sa chambre aurait empli d'effroi n'importe qui.
On aurait dit qu'un cyclone particulièrement vicieux s'était abattu dans ses appartements et le spectacle de ses affaires gisant en petits morceaux sur un sol recouvert d'une substance cotonneuse et blanche était plus qu'il ne pouvait en supporter en restant stoïque. Quand il était arrivé dans sa chambre en posant le pied dans une flaque, il avait poussé un petit cri d'horreur qui avait eu pour effet de déconcentrer un instant le responsable de l'état lamentable de l'endroit. Le chat, qui avait acculé une petite créature aux oreilles pointues et aux grands yeux dans un coin, s'était tourné vers lui un instant et la petite créature en avait profité pour disparaitre dans un léger pop sonore. Le chat avait sifflé de mécontentement et s'était tourné vers lui. Au moment où le jeune mage avait commencé à craindre pour sa vie, il avait entendu la voix horripilante de la propriétaire dudit chat.
-You hou, Monsieur le mage, je viens récupérer Gredin ! Je l'ai laissé chez vous le temps du diner, le pauvre avait pas l'air dans son assiette, j'espère qu'il vous a pas trop embêté.
Le dit Gredin avait profité de la porte entrouverte pour filer entre les jambes de Cogite et s'était échappé sans demander son reste. Cogite s'était retourné plein de la fureur du juste vers Nounou.
-Oh, ben dit donc, il s'est pas embêté le petit chéri, il a mis un sacré souk là-dedans, mais bon, vous verrez qu'avec un peu d'huile de coude tout sera réparé en un rien de temps ! Avait-elle dit avec un grand sourire.
-Madame, ce que vous avez fait est inadmissible, j'exige que vous répariez les dégâts qu'a provoqué cette créature dans les plus bref délais !
-Ah, vous exigez hein ? Avait demandé Nounou avec un sourire et un regard un peu fou.
-Euh…oui, j'exige Madame, on est responsable des créatures qui nous appartiennent.
Nounou, qui dans un premier temps avait envisagé de filer un coup de main pour réparer les dégâts s'était alors retournée avec un grand sourire et était partie sans rien ajouter, laissant un mage furieux derrière elle.
-Nounou, y'a un souci ? Avait demandé Mémé, attirée par les cris du mage.
-Aucun Esmé, c'est juste que le jeune homme à exigé que je range.
-PARDON ?
-Ne t'inquiète pas, je vais régler le problème rapidement. Bon, on va dormir ? Je pense que le mage a besoin d'un peu de repos.
Le reste de la conversation des deux femmes resta un mystère pour le jeune Cogite, car elles fermèrent la porte derrière elles et étaient parties probablement vers leur appartement.
Cogite s'était alors demandé s'il ne venait pas de faire une bourde gigantesque.
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Les sorcières se dirigèrent vers leur appartement, les deux femmes ayant pris l'habitude de faire logement commun lors de leurs voyages pour plus de praticité.
Quand elles arrivèrent devant leur nouvel logement, caché derrière un tableau représentant un paysage d'automne (les portraits ayant tous refusé d'avoir de nouveaux contacts avec les deux femmes), Mémé prononça le mot de passe « ouvre-toi fichu tableau» qu'elles avaient choisi pour sa simplicité(1).
L'appartement décoré dans des tons brun et vert d'eau était meublé de deux fauteuils et d'une table basse situés prés d'une cheminée éteinte pour le moment. Un immense tapis persan recouvrait la majorité du sol de pierre et deux portes donnaient sur d'autres pièces qui restaient à découvrir. Deux bureaux étaient situés de part et d'autres d'une fenêtre donnant sur le parc. Un arbre gigantesque bougeait doucement dans le vent.
-Mmmm, c'est chic comme endroit, tu trouves pas Mémé ?
-Ouais, c'est fait pour en mettre plein la vue.
Elles fouillèrent les autres pièces et tombèrent sur la chambre à coucher. Deux grands lits à baldaquin les attendaient là, ainsi qu'une armoire et une grosse commode.
Quand elles ouvrirent la dernière porte, elles tombèrent sur une salle de bain avec une petite baignoire et une douche.
-Ah ! Ils ont mis une baignoire, par contre, pour apporter les baquets d'eau, ça doit pas être facile. Lança Mémé.
-J'ai déjà vu ce genre de système chez Madame Paluche la dernière fois qu'on a mis les pieds à Ankh-Morpork pour récupérer l'Agnès, ils appellent ça la « robinitrie », et quand tu tournes la manivelle, l'eau sort toute seule d'un tuyau. T'as de l'eau chaude ou froide à la demande. Ça me rappelle que j'ai pas pris un vrai bain depuis un moment moi, sourit-elle en regardant Mémé.
-Gytha Ogg, tu ne prendras pas un bain ce soir, je ne tiens pas a effrayer tout le monde dès le premier soir !
-Pourquoi tu dis ça ?
Mémé hésita un instant avant de répondre la vérité à Nounou, mais devant le regard franc de son amie, elle préféra taire la terreur que chacune des baignades de son amie provoquait dans tout le pays.
-Pour rien, mais je pense qu'il est l'heure d'aller dormir, je pense qu'on va avoir du boulot demain.
-T'as raison, y'a plein d'endroits dans lesquels fureter ici, je pense que ça va bien nous amuser pour passer le temps en attendant de rentrer.
-On furète pas Nounou ! On surveille ce qu'il se passe et des fois on tombe par hasard sur des endroits ou des gens, c'est pas pareil ! J'ai jamais mis mon nez dans des histoires qui me regardent pas, tu le sais. On peut pas dire que je suis une fouineuse.
Nounou sourit intérieurement. Son amie ne changerait jamais. Jamais elle ne reconnaîtrait qu'elle était probablement la plus grande fouineuse de tous les temps. Mais mémé était comme ça, parfaitement honnête dans sa mauvaise foi. Elle l'admirait beaucoup pour ça.
Cette histoire tombait bien selon Nounou. Il ne leur était rien arrivé depuis un bon moment, et elle avait eu peur que son amie ne commence à radoter dans son coin. Elle l'avait surprise à ricaner toute seule, et ça, ce n'était pas un bon signe. Nounou redoutait plus que tout autre chose que son amie ne tourne… ben… noire. Depuis l'arrivée de la petite Patraque, Nounou Ogg s'était sentie soulagée. Mémé Ciredutemps avait pris la jeune fille sous son aile, même si elle s'en défendait, et lui laisser apprendre la sorcellerie à son contact l'avait bien occupée.
Le problème c'est que la gamine apprenait très vite, un peu trop d'ailleurs au gout de Nounou, et qu'elle rentrait régulièrement chez elle pour ne pas laisser le Causse sans surveillance trop longtemps.
Quand la petite s'en allait, Mémé recommençait à s'ennuyer en quelques jours, et c'était de pire en pire. Aussi, se retrouver coincées dans un autre monde avec pleins de choses auxquelles se mêler ne pouvait pas mieux tomber.
La voix de Mémé sortit la sorcière grassouillette de ses pensées.
-Dis moi Gytha, tu lui trouves quoi au type aux cheveux noirs ? Rogue, je crois me souvenir.
-L'a un grand nez.
-Et ?
-L'a aussi de grandes mains.
-Ah…
-Et un prénom rudement intéressant.
Mémé poussa un petit soupir, mais n'ajouta rien.
Les deux sorcières décidèrent d'aller se reposer un peu en attendant de voir la suite des évènements.
Bien sur, elles prirent la peine de bloquer la porte d'entrée en déplaçant une commode. Après tout, elles étaient à l'étranger.
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Quand Tiphaine s'éveilla le lendemain matin, elle mit un certain temps à réaliser à quel endroit elle se trouvait. L'environnement était beaucoup trop vert et elle n'entendait pas les sons de la nature habituels. Au contraire, un léger ronflement et des respirations calmes s'élevaient dans la pièce où elle se trouvait.
Elle connut pour la première fois de sa vie l'instant diffus de panique où l'on ignore totalement l'endroit où l'on se trouve, et surtout avec qui, qui est normalement le résultat d'une soirée trop arrosée la veille.
Quand son cerveau se remit à fonctionner à plein régime, elle se souvint de cette histoire de sort raté lancé par un mage qui avait voulu faire le malin face à Mémé Ciredutemps. Elle se souvint également de la rencontre avec le vieil homme directeur de l'école que cette même Mémé avait déclaré « pas totalement incompétent ou irrécupérable », ce qui dans sa bouche équivalait presque à un défilé avec parade et fanfare en matière de compliment. Elle se souvint également de sa rencontre avec ses nouveaux « camarades » et de l'impression de malaise qu'elle en avait ressenti.
Remarquez, elle ne se sentait pas dépaysée par ce morceau là de l'histoire. En effet, le propre d'une sorcière, d'après ses ainées, c'était d'être un peu à part de tout le monde, et si dans le secret de ses pensées, elle avait un instant espéré se fondre dans la masse d'élèves quand elle avait appris qu'elle avait la possibilité d'intégrer l'école de sorcellerie de ce nouveau monde, elle avait du se résoudre à la triste réalité : jamais elle ne serait comme tout le monde, ironiquement comme chacune des sorcières qu'elle avait côtoyée jusque là.
Enfin bref, Tiphaine se préparait à vivre une journée inhabituelle, comme quasiment chacune de ses journées depuis qu'elle s'était décidée à devenir sorcière. La bonne nouvelle dans cette histoire, c'est que cette fois si, elle n'aurait probablement pas à combattre d'étranges créatures. Elle en avait assez de croiser des monstres de cauchemar, de se faire posséder par des esprits bizarres ou d'attirer des créatures mythiques. Elle avait déjà suffisamment de boulot avec les occupations habituelles de sorcière pour ne pas avoir à revivre ce genre d'aventures.
Quand elle réalisa qu'elle était la seule réveillée dans son dortoir et que, d'après les respirations de ses camarades, se serait le cas pendant encore un long moment, elle se leva et partit se préparer dans ce qu'on lui avait aimablement indiqué comme étant la salle de bain.
La plomberie était une chose fascinante. Elle avait entendu dire que dans certaines grandes villes ce genre d'installations existaient, mais en entendre parler et le voir appliqué sont deux choses complètement différentes. Elle s'amusa un instant avec les robinets, s'émerveillant de la simplicité d'obtenir une eau claire et potable en actionnant une simple et toute petite manivelle. Elle se demanda comment tout cela marchait et se promit de se renseigner plus précisément sur le fonctionnement de cet équipement.
Quand elle eu fini, elle descendit dans la salle commune et dût se résoudre à cette simple constatation : elle était la première levée et la journée n'avait pas encore commencée. Elle décida donc de faire ce que son instinct lui disait de faire depuis son arrivé dans cet endroit, fureter partout. Elle admira les meubles et la décoration de la salle, même si elle trouvait le tout un peu...vert, mais ayant un peu peur de faire du bruit et d'attirer par la même un de ses nouveaux camarades pas vraiment sympathiques, elle entreprit de sortir dans les couloirs et de se balader dans l'école.
Les couloirs étaient mal éclairés et semblaient immenses. Des peintures représentants des gens étaient accrochées de part et autres des passages, mais la plupart des portraits à l'intérieur semblaient endormis. Elle prit un escalier pour rejoindre le rez-de-chaussée et continuer son exploration des lieux. La faible lueur de l'aube naissante éclairait un peu l'endroit et Tiphaine pu admirer un peu plus l'architecture. Il lui semblait démesuré mais de toute beauté. Le seul bâtiment de cette importance qu'elle connaissait était le château de Lancre, mais celui-ci était balayé par les vents depuis tellement de temps qu'une bonne partie s'écroulait sous leurs assauts. Le roi Vérence essayait depuis quelques temps de le faire réparer, mais devant l'ampleur de la tache, il avait préférer se contenter de maintenir les parties les plus fréquentées en état. La jeune fille s'avoua que même ledit château paraissait quand même minuscule par rapport à Poudlard.
Tiphaine admirait donc l'endroit, quand elle aperçut la lueur trouble d'un fantôme. Quand celui-ci s'approcha, elle le salua poliment. C'était le fantôme d'un gentilhomme avec une fraise autour du cou.
-Bonsoir mademoiselle, êtes-vous perdu ?
-Non Monsieur, je visite simplement les lieux.
-Oh, je vois, vous êtes la nouvelle élève dont tout le monde parle en ce moment.
-Je suppose en effet, soupira la jeune fille.
-Au fait, je ne me suis pas présenté : Sir Nicholas de Mimsy-Porpington. Je suis le fantôme de la maison Griffondor.
-Tiphaine Patraque, c'est un honneur de vous rencontrer Monseigneur. Répliqua poliment la sorcière.
-Il me semble avoir entendu dire que vous aviez été répartie à Serpentard.
-C'est exact Monsieur, mais je me demande si le Choixpeau n'a pas fait cela pour m'embêter.
-Vraiment ?
-j'ai quelques doutes à ce sujet en effet.
-En tout cas, si un jour vous avez besoin de moi, n'hésitez pas à m'appeler, je verrais si je peux vous être utile.
-Peut être c'est moi qui pourrais vous être utile Monseigneur.
-Vraiment ?
-Désirez-vous de l'aide pour trouver le passage vers l'autre monde Monseigneur ?
-Pardon ?
-Désirez vous que je vous guide vers la fin Monsieur ?
Le fantôme sembla interloqué devant sa proposition, et un silence inconfortable s'installa entre eux.
Cette absence de bruit permis à Tiphaine d'entendre la respiration d'une autre personne présente. En se retournant, la jeune sorcière vit que la jeune fille à la chevelure quasi hirsute de la veille se tenait derrière elle.
-Oh ! Je croyais être la première levée ! Bonjour, dit-elle en souriant.
La plus jeune reprit contenance et se rapprocha en tendant la main.
-Bonjour à vous aussi, je suis Hermione Granger, et c'est vrai que je n'ai pas l'habitude de croiser des gens à cette heure-là. Je me rendais à la bibliothèque pour prendre un peu d'avance sur mes devoirs avant le petit déjeuner.
Tiphaine serra la main de la jeune fille en souriant.
-Ravie de faire votre connaissance, je suis Tiphaine Patraque, et j'explorais un peu l'école.
Hermione se tourna vers le fantôme.
-Bonjour à vous aussi Nick !
-Mademoiselle Granger, dit il en s'inclinant légèrement.
Hermione se retourna vers Tiphaine.
-Alors, on embête les fantômes ?
-Je lui proposais juste de trouver le passage pour lui, dit elle en haussant les épaules.
-Quel passage exactement ?
-Celui pour l'autre monde évidemment. Après tout cela fait partie de notre travail non ?
Elle vit la jeune fille froncer légèrement les sourcils.
-De quoi tu parles exactement ?
-De la tâche des sorcières évidemment… A quoi vous servez ici, si vous n'êtes pas les gardiennes ?
-A quoi nous servons ? A vrai dire, je ne pense pas que nous « servions » à quelque chose, nous existons simplement. Bon, il est vrai que j'ai été élevé par des moldus, mais il me semble qu'on me l'aurait dit si nous « servions » à quelque chose de particulier.
-Moldu ?
-Ah, toi aussi tu penses que les enfants nés de moldus valent moins que les autres, dit elle en commençant à s'énerver, je comprends maintenant pourquoi le choixpeau t'a envoyé à Serpentard ! Je parie que tu es une sang pur qui pense que seuls les siens méritent d'étudier à Poudlard.
-Hein ? Mais de quoi tu parles ? Protesta la jeune sorcière.
La jeune fille en face d'elle commença à froncer les sourcils.
-Tu n'as rien contre les sorciers nés de moldus ?
-Si seulement je savais…
Elle allait continuer quand une voix glaciale s'éleva dans le couloir.
-Tiphaine Patraque, on peut savoir ce que tu crois faire ici ? Demanda une silhouette semblant émerger de l'ombre.
-Oh, bonjour Mémé ! Je faisais connaissance avec cette jeune fille.
-Aurais-tu oublié ce dont nous avons parlé hier ?
-Non Mémé, mais c'est elle qui…
-Ça suffit, tu vas me suivre et on va avoir une petite discussion toutes les deux.
-Euh, intervint timidement Hermione, c'est de ma faute si votre petite fille s'est attardée Madame, ne la disputez pas pour ça.
Les deux sorcières la regardèrent avec le même regard éberlué. Puis celui de l'ainée se fit perçant et elle dit d'une voix sourde.
-Je ne suis pas sa grand-mère, mais les rapports que j'entretiens avec elle ne vous regarde pas, aussi je vous conseillerais vivement de ne plus vous approcher d'elle. Avez-vous compris ?
Tiphaine était trop sonnée pour comprendre ce qui se passait, qu'on la prenne pour la petite fille d'Esméralda Ciredutemps aurait été un honneur pour n'importe qu'elle jeune sorcière de sa connaissance, mais elle était terrorisée par cette perspective (en y réfléchissant posément plus tard, elle se dit que n'importe qui serait terrorisé d'être parent avec Esméralda Ciredutemps). En plus, Tiphaine avait déjà une grand-mère, certes morte depuis quelques années maintenant, mais qu'elle puisse envisager de la remplacer par une grand-mère de substitution était inconcevable pour elle. En plus, Mémé n'avait rien, mais alors rien d'une vraie grand-mère.
En attendant, Mémé vient de faire la seule chose qui pousserait n'importe quelle sorcière normalement constituée à te fréquenter : elle vient de formellement interdire à Hermione de te voir. Mémé est bien trop maligne pour ne pas l'avoir fait exprès. Elle cherche à vous rapprocher, reste à comprendre pourquoi.
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(1 : de toute façon, quiconque ose pénétrer dans l'habitation d'une sorcière le fait à ses risques et périls, alors tenter de le faire durant son absence revient à commettre un suicide selon la définition de la police d'Ank-Morpork. Autre exemple de suicide célèbre : se faire appeler « L'invincible » dans n'importe quel bar mal famé de la cité)
