Bonsoir les gens,

Ayant fini plus tôt, j'ai pu vous préparer le chapitre et prendre le temps de vous le poster.

Merci encore pour vos reviews, fav et follow :)

Je vous laisse donc découvrir ce chapitre et vous souhaite une bonne lecture ;)


Toujours assise sur le lit depuis le départ de Dean, Kensi commença à trouver le temps long. Jusqu'ici, elle s'était refusée à découvrir les différents « accessoires » qui partageaient sa chambre. Qui sait, peut-être qu'elle pourrait y trouver un semblant d'arme. C'est donc avec appréhension et curiosité qu'elle se leva. Un petit banc se situait sur sa droite ainsi que la croix Saint André sur laquelle Dean l'avait sodomisé plus tôt. Peu désireuse de se rappeler cet évènement, elle ne s'y attarda pas et se dirigea vers une étagère vitrée –et fermée à clé- contenant une multitude d'objets. Fouets, badines, vibromasseurs, menottes… Une quantité d'objets qui l'effrayait autant qui l'intriguait. Son regard s'arrêta alors sur un des martinets. Petit, il ne payait pas de mine et semblait misérable par rapport à d'autres. Mais les lanières étaient plus épaisses et faites dans une matière différente.

Absorbée par ce qu'elle découvrait, elle n'entendit pas Dean rentrer et l'observer. Ses yeux fixaient attentivement la jeune femme en train de contempler sa collection. Il avait délibérément laissé la visibilité de cette vitrine pour qu'elle puisse se familiariser avec l'univers SM et était ravi de constater qu'elle prenait enfin l'initiative de « visiter » les lieux. Contrairement à sa captive, il savait que la vitrine était incassable puisqu'il avait prit toutes les dispositions nécessaires avant de l'accueillir.

- Vous aimez ? La fit-il sursauter.

- Pas vraiment, fut-elle franche.

Il pinça des lèvres. Il s'était, bien entendu, attendu à cette réponse.

- Les préjugés sont tenaces.

Bien qu'elle ne veuille aucunement discuter avec, Kensi se retourna pour lui faire face. Mieux valait l'avoir en visuel en cas d'approche.

- Préjugés ? Leva-t-elle des sourcils.

Il s'était assis sur le lit et semblait la contempler avec un mélange de froideur et de fascination. Cela la dérouta légèrement mais au moins, il se trouvait éloigné. Elle aurait le temps de réagir au moindre mouvement suspect.

- SM, douleur, maso…

- Ce n'est pas ce que c'est ? L'interrompit-elle avec ironie.

- Oui et non. Il y a deux types de clans. Ceux qui, pour une raison inexpliquée, aime souffrir et ne servent que de « défouloir ». Ce sont les véritables masochistes. Et ceux, pour qui tout ceci n'est qu'un jeu. Un simple jeu d'obéissance. Et comme tout jeu, il y a des gages en cas d'erreur. Vous fautez, vous êtes punie. C'est ainsi que vous devez prendre les choses. En vous comportant correctement, vous vous évitez les ennuis.

Donc, on en était là. Finie les doutes.

- En me comportant en esclave ?

S'il parut étonné de l'entendre poser cette question, il ne le montra pas.

- Vous êtes disposée à m'écouter ?

- Vous êtes disposé à m'expliquer ? Répliqua-t-elle sur le même ton.

- Si vous commencez, je vais simplement m'en aller et revenir plus tard.

Pour toute réponse, elle alla s'adosser au mur et croisa ses bras sur sa poitrine.

Un léger rictus se dessina sur les lèvres de Dean en la voyant faire.

- Jusqu'alors, vous n'avez pas vraiment était attentive.

- Je le suis désormais.

Et c'était vrai. Mais la phrase marquait également un nouveau tournant. Elle avait laissé la peur et la stupeur l'envahir mais c'était fini désormais. Il fallait qu'elle soit forte si elle voulait s'en sortir. Et la première chose à faire était de changer son comportement.

Il l'étudia tout en souriant plus franchement.

- Attentive et calme. Bien qu'un poil rebelle.

- C'est ça qui vous excite non ?

- Vous êtes observatrice. Ca devrait vous aider pour la suite.

- S'il y en a une.

Son regard se contraria légèrement.

- Vous souhaitez revenir sur ce sujet ?

- J'attends des réponses, c'est tout, haussa-t-elle les épaules.

Il sourit. Dangereusement.

- Vous avez des questions précises ?

- Une multitude. Mais c'est vous le maître du jeu, je vous laisse le soin de tout me dire sans que je ne parle.

Bien décidée à rentrer dans son jeu, elle avait presque minaudé ses paroles. Non sans y ajouter un léger sarcasme.

- J'hésite entre me réjouir de votre revirement de comportement ou m'en inquiéter.

- A vous de voir. Vous me connaissez par cœur, le choix ne devrait pas être trop dur.

Là, elle se moquait. Ouvertement. Et tant pis, s'il le comprenait.

- Faites attention au ton employé, l'avertit-il calmement. Je tolère beaucoup mais j'ai également mon point de rupture.

Elle souhaitait le provoquer pour lui montrer qu'il ne l'effrayait plus. Après tout, qu'est-ce qu'il pourrait lui faire de pire ? La frapper ? Elle pouvait y faire face. La violer ? Même si c'était dur à admettre, il venait de lui prendre bien pire. Elle était réduite à être nourrie, doucher. Son seul moyen de rester réaliste et de ne pas sombrer était de continuer à se rebeller. D'une part pour lui montrer qu'elle n'était pas qu'une poupée qu'on pouvait utiliser à sa guise mais également pour sa propre santé mentale. Elle devait continuer à exister.

Cependant, elle ne voulait pas le faire sortir de ses gonds avant d'avoir eu des explications. Aussi, se radoucit-elle.

- Alors, ces réponses ?

Pendant plusieurs minutes, il ne dit rien. Se contentant de la fixer. Lire en lui était extrêmement difficile. Si bien, qu'elle crut qu'il allait partir en la laissant dans de nouveau dans l'ignorance. Cela ne l'aurait d'ailleurs pas étonné. Il n'était pas le genre de personne à obéir mais plutôt à se faire obéir.-

- Je vais vous expliquer ce que moi j'attends de vous, commença-t-il finalement. Je vous veux obéissante, à mon écoute et docile. Je veux que vous me respectiez. Peu importe ce que je vous fais. Je veux que vous ne parliez que quand je vous y autorise ou que je vous pose une question. Vos phrases seront toujours finies par Monsieur et je ne veux ni voir, ni entendre une trace de rébellion. Pour l'instant, ce sera tout ce que je vous imposerai.

Il s'arrêta, patientant, pour voir la réaction de Kensi. Il s'attendait à des protestations ou une remarque désobligeante mais à sa grande surprise, elle resta impassible. Prête à écouter la suite.

- En ce qui concerne mon client, il vous veut pour remplacer une de ses filles.

- Une de ses filles ?

Il avait bien choisi ses mots et se réjouit de constater qu'elle réagissait comme il l'avait prévu.

- Plusieurs femmes sont à son service. De ce qu'il m'a dit, il n'aime pas la routine et change donc régulièrement de compagne. Vous ferez les tâches ménagères toute ensemble jusqu'à ce qu'il désigne celle qu'il veut pour la journée.

Kensi écarquilla des yeux.

- Vous êtes en train de me dire qu'il a un harem ?

- On pourrait le qualifier comme ça.

- C'est immonde, lâcha-t-elle durement.

Au ton de la jeune femme, il se leva.

- Voyez le bon côté des choses, vous ne serez pas toujours sollicitée.

- L'esclavage est interdit, ne bougea-t-elle pas, malgré le fait qu'il s'avançait vers elle.

- C'est bien pour ça qu'on a simulé votre mort.

- Et vous faites ça souvent ?

Il stoppa sa progression à quelques mètres de sa captive.

- En général non. Mais là n'est pas la question. Vous me parlez d'esclave, revenons-en justement.

- Vous allez m'enseigner les joies du ménage ? Vous verrez que j'ai ma propre vision du rangement.

Si Deeks était là, il ne manquerait pas de la charrier, du simple fait qu'elle ose l'avouer.

- Je vous donnerai des corvées à faire mais ce ne sera pas pour tout de suite.

- Et donc, en quoi va constituer mon travail ? Ouvrir les jambes et le laisser faire sans rechigner ? Demanda-t-elle plus posément qu'elle ne l'aurait pensé.

Un fin sourire carnassier ébranla les lèvres de son ravisseur.

- Vous aurez également le plaisir de le faire pour moi, lui donna-t-il cette phrase pour toute réponse.

- C'est bien là que ce sera le souci. J'espère qu'il aura des attaches aussi solides que les votre.

- Vous aimez bien menacer. Il faudra que ça ch…

- C'est une simple information, le coupa-t-elle.

Il la regarda durement.

Kensi ne sut dire si c'était son interruption ou le contenu de sa phrase qu'il n'appréciait pas. Sûrement les deux au vu de son regard noir.

- Vous voulez plus de détails, s'approcha-t-il encore jusqu'à pouvoir plaquer ses mains au mur et faire rempart avec son corps pour l'empêcher de faire le moindre mouvement. Vous devrez faire l'entretien de sa demeure mais également sa cuisine et le servir. S'il exige que vous léchiez les toilettes pour les nettoyer vous le ferez. Et sans rechigner. S'il veut vous conquérir comme un gentleman ou vous baiser comme un sauvage, il le pourra. Parce qu'il sera libre et pas vous. Et s'il veut vous vendre à un de ses amis, il en aura le droit car vous serez sa propriété.

L'agent féminin avait cessé de respirer et n'avait pas cligné une seule fois des paupières. Ses yeux vairons étaient ancrés dans ceux d'Evans qui étaient durs et menaçants.

- Et combien de temps cela va prendre pour me former ? Articula-t-elle.

- J'espère moins d'un an. Ca ne dépendra que de vous.

Un an. Trois cent soixante cinq jours. Ce chiffre lui donna le vertige.

- Autant de temps, juste pour que je devienne quelque chose que je ne souhaite pas.

Elle avait délibérément employé le mot chose car le programme qui l'attendait ne visait qu'à la réduire au statut d'objet.

- Une esclave, employa-t-il le terme pour elle. Je vous ai dit que je vous apprendrai à le devenir. Le déclic doit se faire au niveau de votre cerveau.

Il baissa le ton.

- Et croyez-moi quand je vous dis que si pour l'obtenir je dois vous briser, je le ferai sans hésitation, vint-il lui chuchoter à l'oreille de manière glaçante.

Il se détacha finalement d'elle pour se reculer légèrement.

Kensi, elle, n'osa faire un geste. Elle avait cruellement eu envie de le repousser lorsqu'il était venu l'entourer mais elle n'avait rien fait. Son esprit manquait d'ouverture sur les évènements à venir et elle restait comme paralysée.

- Et les autres femmes ? Demanda-t-elle en replongeant son regard dans le sien.

- Vous voulez savoir si elles sont d'accord ?

- Elles le sont ?

Il sourit. De son sourire à faire froid dans le dos.

- Absolument.

Cette réponse immédiate la chamboula.

- Vous mentez.

- Vous devriez savoir que je ne mens jamais.

En effet, elle l'avait déjà supposé.

- Vous allez me faire croire que ces fe…

- Je ne veux rien vous faire croire, la stoppa-t-il. Vous constaterez par vous-même que ces filles sont heureuses et que ce sont elles qui ont choisi ce mode de vie.

Rien dans sa voix ou dans son attitude ne le trahissait. Soit il mentait très bien, soit il était vraiment sincère.

- C'est… dur à imaginer, lâcha-t-elle.

- Je me doute. Mais j'espère que votre esprit s'ouvrira suffisamment pour que vous preniez conscience que cela peut être agréable.

- Agréable ? Répéta-t-elle, incrédule. Je ne vois pas ce qu'il aura d'agréable dans le fait d'être prisonnière.

- Ca, c'est ce que je vais m'efforcer de vous montrer.

Elle avait sérieusement du mal à le croire. Mais soit. S'il voulait essayer, et perdre son temps, ça le regardait. Elle ne lui faciliterait simplement pas la tâche. Et puis tant pis si son comportement ne lui plaisait pas.

La voix grave et autoritaire de Dean la sortit de ses pensées.

- Arrêtez de réfléchir. Vous réfléchissez beaucoup trop. C'est là qu'est tout le problème.

Cessez de réfléchir ? Cela revenait à abandonner la partie. Elle ne le ferait certainement pas.

- Je devrai appliquer vos règles à partir de quand ? Préféra-t-elle ne pas répondre.

- Vous comptez vous y plier ?

Elle marqua un temps de réflexion avant de formuler sa réponse.

- Non. Je voulais juste savoir à partir de quand je devrai m'attendre à être punie.

Il fronça des sourcils.

- C'est de l'humour ? La fixa-t-il.

- Absolument pas.

Kensi le vit tiquer mais ne se démonta pas. Elle garda ses yeux ancrés dans les siens.

- Qu'est-ce qui vous effraye le plus ? Lui demanda-t-il alors d'une voix calme. Etre retenue ici, avec moi et contre votre gré ou obéir aveuglement et finir par prendre conscience que vous aimez le fait de ne plus contrôler ?


Voilà. Je finis délibérément ce chapitre sur une question.

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire ce que vous aimez ou ce que vous n'aimez pas. Je ne mors pas ;)

J'espère que cela vous a plu et je vous dis donc à la prochaine ;)