Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation de la traduire.

Auteur:Helena Dax

Titre : Atrapa ese snitch

Rating/ Paring :M ; Slash HD

Disclaimer : Malheureusement tous les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'histoire à Helena Dax

Important : Pour tous ceux qui m'envoient des reviews anonymes laissé moi votre e-mail pour que je vous réponde car c'est interdit d'y répondre dans les chapitres. Votre adresse ne sera visible que par moi, sinon je vous remercie beaucoup pour vos messages !

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CHAPITRE 7 Les huitièmes de finale (1) : France – Suède

''Merci pour la potion. Si c'est l'une de tes recettes, tu devrais la commercialiser.

Bonne chance contre la Suède.

H.''

Draco la lut deux fois avant de la plier en deux et de la ranger dans sa poche.

-Des mauvaises nouvelles ? –lui demanda Luc, allongé sur son lit.

-Non.

-C'est du type avec lequel tu as passé la nuit.

-Ne deviens pas une commère.

Luc le regarda avec curiosité.

-Tu ne vas rien me raconter ?

-Non.

-Ca à l'air d'être plus qu'une aventure d'une nuit.

-Tu penses mal, parce que c'est tout ce que s'était.

Si Luc pensait réellement ça, il se trompait. Draco savait que ce qu'il s'était passé cette nuit était basé sur l'alcool. Mais ce qu'il ne pouvait pas s'enlever de la tête était le fait qu'Harry, qui, légalement, n'avait aucune raison de ressentir la moindre sympathie pour lui, avait agi comme si le passé n'avait pas d'importance, il lui avait dit qu'il l'aimait bien. Et même s'il n'allait pas penser qu'il ne le méritait pas (son auto-estime avait chancelé entre ses dix-sept et ses dix-huit ans, mais maintenant elle allait parfaitement bien, merci), au fond de lui il était conscient qu'il avait imaginé un Harry très fier de lui déjà pour ses statues de vaillant héros du monde magique mais aussi pour avoir des rapports avec n'importe qui n'étant pas à la hauteur de ses vertueux principes et de sa conduite irréprochable.

Et lui, de son côté, il était tombé sur le fait qu'il aimait bien aussi cet Harry qui appuyait sa tête sur son épaule, qui était accablé par sa célébrité et qui faisait ces petits bruits pendant le sexe.

Accepter qu'il vivait dans un univers où lui et Harry Potter pouvaient baiser et s'entendre bien exigeait de profonds remaniements sur sa façon de comprendre le dit univers, très semblable à ce qu'il avait fait quand il avait accepté que son père était un idiot pour suivre Voldemort ou qu'après la guerre il vivait dans un monde ou n'importe quel squib recevait plus de respect qu'un Malfoy :

''Jamais deux sans trois'', se dit-il, avec une résignation philosophique.

Il ne douta pas un moment que ce qu'il s'était passé cette nuit avait été un incident isolé. Il ne voulait pas attirer encore plus l'antipathie de la communauté anglaise, il ne voulait pas qu'Harry voit les cicatrices de son dos et, évidemment, il n'avait aucune envie d'essayer d'être aimable avec Ron Weasley. En plus, il était sûr qu'Harry pensait la même chose : tout était arrivé parce qu'il avait voulu lui montrer qu'il était capable de faire une mauvaise action.

Les choses étaient ainsi et ça lui allait parfaitement.

Mais cette nuit, il rêva de lui, de sa langue explorant sa bouche, de ses doigts caressant son sexe. Draco se réveilla, aussi perplexe qu'excité. Son pénis était dur et exigent et, après s'être assuré que Luc était toujours en train de dormir, il l'entoura d'une main et la bougea de bas en haut, en pensant à Harry et à sa fantastique manière de baiser jusqu'à ce qu'il jouisse en se mordant les lèvres pour ne pas faire de bruit.

Quand il se nettoya d'un coup de baguette et se prépara à retourner dormir, il était encore en train de penser à Harry. Dommage que ce fusse seulement l'histoire d'une nuit. Il aurait aimé le baiser.

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''Cher fils,

Comment vas-tu ? Tu aimes ton nouvel hôtel ? Ton père et moi avons logé là une fois, peu après ta naissance, mais j'ignore s'il a encore la même qualité.

Tu nous ferais une grande faveur si tu pouvais nous envoyer cinq entrées pour le prochain match de l'équipe anglaise. Ton père les a promis à un fonctionnaire du ministère pour qu'il puisse y emmener sa femme et ses enfants. Je ne pense pas que tu le connaisses, ils sont devenus amis récemment.

Ton père a obtenu une audience au Magenmagot fin août pour parler de nouveau de sa baguette. J'ai embauché des avocats américains qui se sont installé à la maison pour l'aider à préparer son cas. Evidemment ces avocats ne peuvent pas être avec lui au tribunal, mais ils ont convertis ton père en un expert en loi. Nous aimerions tous les deux que tu sois avec nous ce jour là, même si nous comprendrions que tu es d'autres plans.

Tu seras content de savoir que la petite de Daphné et Théo Nott est née. Nous sommes allés il y a deux jours chez le père de Nott et nous avons pu la voir. C'est une fille adorable, elle ressemble à sa mère. Ils vont l'appeler Cassiopée, comme la mère de Théo. Ils te présentent tous les deux leurs salutations.

Enfin, chéri, j'espère que tu n'auras pas de problèmes pour avoir les billets de quidditch. Bonne chance pour le match contre la Suède. Ton père et moi avons décidé que nous viendrons te voir jouer les quarts de finales même s'il ne peut pas m'accompagner. Je ne pourrais pas resté longtemps parce que tu sais que je n'aime pas le laisser seul dans cette situation, mais au moins je te verrais jouer.

On t'aime,

Narcissa Malfoy.''

Draco rangea la lettre tandis qu'il chassait rapidement le sous-entendu de sa mère sur les enfants. Etre gay n'était pas en soi un problème; c'était un sorcier, il y avait d'autres méthodes. Mais, simplement, il n'était pas encore prêt à se ranger. Le plus important de la lettre était ses cinq entrées de quidditch. Draco savait lire entre les lignes et il n'eut aucun doute sur le fait que c'était un ''stimulant pour une collaboration'', qui était comme son père les appelait des pots-de-vin et qui devait avoir un rapport avec l'audience pour sa baguette.

Il n'y aura pas de problèmes pour obtenir les entrées, vu que tous les joueurs en recevaient pour les distribuer à leur famille et à leurs amis. La seule chose qu'il avait à faire était d'envoyer une lettre à Miles Bletchey lui demandant si entre lui et Flint, ils pouvaient les lui obtenir. Pendant que la chouette s'en allait en volant vers l'hôtel des anglais, Draco se demanda si ça ferait une différence pour son père. Il espérait que oui, mais il avait peur du contraire. Il n'aimerait pas que les membres du Magenmagot lui rient au visage et lui refusent sa baguette.

Quand il retourna dans sa chambre, Luc lui dit que Lacroix, leur entraîneur, voulait parler avec lui.

-Eh, Draco, Lecroix veut parler avec toi.

-De quoi ?

-Aucune idée.

-Où est-il ?

-Au bar en train de parler avec des types ayant l'air de fonctionnaires. Tu ne t'es mis dans aucune embrouille, n'est-ce pas ?

Draco fit semblant de réfléchir un peu.

-J'ai couché avec ta mère, ça compte ?

Luc se mit à rire et il lui lança l'oreiller au visage.

-Enfoiré… En plus, de toute façon, t'aurais couché avec mon père.

Draco sortit à la recherche de l'entraîneur, se demandant ce qu'il voulait. Il n'avait aucune raison de penser que ça puisse s'agir de quelque chose de mauvais, mais ces dernière années la phrase ''fonctionnaires du ministère'' étaient remplies de connotations négatives.

Dès qu'il les vit au bar, il sut pourquoi Luc les avaient décrits ainsi. C'étaient un couple, un homme et une femme, et ils avaient tous les deux l'air d'être comme des poissons dans l'eau derrière une table pleine à craquer de papier. Mais, à sa surprise, ce n'étaient pas des fonctionnaires, mais des représentants de Santa Brunilda, l'un des hôpitaux magiques allemands. Ils voulaient qu'il fasse partie d'une délégation de joueurs qui allaient rendre visite aux enfants hospitalisés.

Cette idée n'enthousiasmait pas trop Draco, mais il savait que l'entraîneur ne lui donnerait pas le choix et que, de toute façon, il serait idiot de ne pas accepter. C'était une excellente opportunité pour laver un peu son nom. Ainsi il essaya d'avoir son regard ''qui ne voudrait pas remonter le moral de ces pauvres enfants ?'' et il acquiesça.

Seulement après, il pensa qu'il reverrait peut-être Harry là-bas.

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Mais d'abord il devait jouer le match contre la Suède. Il fut beaucoup plus facile qu'il ne s'y était attendu. Après dix minutes de jeu, alors que le vif d'or ne s'était toujours pas montré, un Batteur français envoya un cognard bien visé sur l'Attrapeur suédois et il le renversa de son balai. Une Rattrapeuse retint sa chute et un Poursuiveur suédois laissa sa position pour le remplacer. Le joueur volait bien, mais il n'était pas Attrapeur. Quand le vif d'or apparut enfin, Draco mit un peu de temps à l'attraper, dû à ses mouvements erratiques, mais le joueur suédois ne fut d'aucun danger.

La France passait en quarts de finale et elle affronterait le vainqueur du Pérou-Nigéria, qui se jouait dans deux jours. Un délégué de l'équipe gauloise dit à Draco que son maillot était devenu le deuxième le plus vendu des joueurs du Mondial, derrière celui d'Harry Potter. La seule exception à ces chiffres était en Angleterre, mais Draco s'y attendait. Il ne pouvait même pas imaginer les papas Gryffondors acheter à leurs enfants des maillots avec le nom Malfoy dans le dos.

Draco se réveilla le lendemain du France-Suède conscient qu'il avait rêvé de sa potentielle rencontre avec Potter à l'hôpital. Le rêve n'avait pas été sexuel, mais il savait que s'était dû, simplement, au fait qu'il s'était réveillé avant qu'il ne puisse aller dans cette direction. ''Tu devrais peut-être te calmer, Draco'', se dit-il, pendant qu'il rentrait dans la douche. ''Ca n'est pas bon pour l'image des Malfoy de rendre visite à des enfants malades avec une érection de cheval''.

Après s'être douché, Draco s'habilla avec le costard de l'équipe française et fit le nœud de sa cravate devant le miroir. Il resta un moment à contempler son apparence sobre, mettant ces cheveux en arrière avec du gel comme quand il était à Poudlard, mais après il décida qu'il ne voulait pas avoir l'air trop sévère et il les laissa comme d'habitude, la frange lui tombant docilement sur les sourcils et le reste pas trop court comme Narcissa aimait et pas trop long comme le désirait Lucius.

Quand ils eurent terminé de déjeuner, Draco et Marcel Pignon, le délégué de presse de l'équipe française, voyagèrent par Cheminette jusqu'à l'hôpital Santa Brunilda. D'autres joueurs étaient déjà arrivés : l'Attrapeuse titulaire du Pérou et du Nigéria, récupérant encore de leurs blessures (s'étaient les suppléants qui joueraient le match de huitième), deux Batteurs jumeaux de l'équipe australienne qui devaient avoir un géant parmi leurs ancêtres, les Attrapeurs du Mexique et d'Allemagne, le gardien de l'Espagne, la belle Poursuiveuse du Luxembourg… C'étaient tous des stars indiscutables du quidditch au niveau mondial. Draco salua courtoisement ceux qu'il connaissait tandis qu'il se demandait si Harry avait été invité, après tout, mais au moment même il le vit sortir de la cheminée avec la déléguée de presse anglaise.

Comme les autres, il portait le costard de son équipe. Le sien incluait un pantalon couleur crème et une veste bleu marine, presque de la même couleur que le maillot des français. Ses cheveux en pointe et emmêlé déparer l'aspect formel du costard, comme pour l'uniforme scolaire quand il était enfant, mais même ainsi Draco ressentit une faible chaleur sous son nombril rien qu'en posant son regard sur lui. Harry, de son côté, sursauta un peu et regarda autre part.

-Nous sommes tous là maintenant –dit, satisfaite, l'un des responsables du centre.

Les journalistes, expliqua-t-elle, attendaient dans le hall de l'hôpital. Chaque étage avait une petite partie réservée exclusivement aux enfants, même si d'autres personnes plus tellement enfants avaient véhément exprimé leur désir de rencontrer aussi quelque une de leurs idoles. Tandis qu'il l'a suivait avec les autres, Draco écoutait seulement à moitié, plus occupé à s'assurer qu'il ne regardait pas du tout Harry.

Les patients lui servirent vite de distraction. Il devait sourire, signer des autographes, poser pour les journalistes et les photos des particuliers… Ce n'était pas la première fois qu'il faisait quelque chose comme ça et il se laissa porter par son instinct, se souvenant très bien que chacun de ses petits fans grandiraient en admirant le nom Malfoy. Ca lui était égal que la majorité soit allemand ; le gouvernement anglais concluait aussi des marchés et des négociations avec le gouvernement allemand et ces enfants seraient un jour adultes.

Draco regarda du coin de l'œil l'Attrapeuse péruvienne, qui était en train de parler avec animation avec un enfant d'une dizaine d'années d'apparence émacié. Il y avait quelque chose, une lumière, dans les yeux de la joueuse qu'il savait qu'elle n'était pas présente dans les siens. Draco pensa que la majorité des joueurs qui étaient là avaient une sincère compassion pour ces enfants, mais lui ne pouvait rien trouver de semblable en son for intérieur. Il n'était pas là pour eux, mais pour lui, parce que ça lui convenait. Oui, il aurait préféré qu'ils soient saints –c'étaient des admirateurs, finalement-, mais c'était tout.

''Ah, rien que pour ça ils diront toujours que les Malfoy sont des monstres'', se dit-il, d'un humour noir. Il ne se sentait pas coupable pour eux. On ne lui avait jamais dit qu'il y avait des personnes capables de vraiment s'inquiéter pour de parfaits inconnus. Son amour avait toujours était un peu aussi féroce qu'exclusif, dirigé en premier lieu, à ses parents, et après à un petit groupe d'amis du collège : Pansy, Blaise, Greg, Théo et Daphné. Peut-être Luc et Gérard, un joueur des Chevaliers. Les autres, qu'ils l'aiment ou pas, ils ne comptaient pas.

-Eh, Malfoy –susurra Potter, ayant soudainement l'air près de son oreille-. Félicitation pour votre passage en quarts de finale.

Draco eut la chair de poule et il résista à l'impulsion de fermer les yeux pendant qu'il se maudissait en son for intérieur. L'idée d'agrandir la liste de ceux qui comptait pour lui ne l'attirait pas trop.

-Merci –répondit-il, sur le même ton de voix-. On verra ce que tu feras contre la Turquie.

-Gagner, j'espère. Quand allez-vous à Dresde ?

-L'entraîneur veut que nous restions à Nuremberg jusqu'à ce que tous les matchs de huitièmes soient joués.

La déléguée de presse anglaise tira fermement et aimablement Harry par le bras pour l'emmener dans une autre chambre. Draco la remercia, fâché contre lui-même par la réaction de son corps. D'où venait ce stupide désir pour Potter ? Aussi attirant qu'il soit, il y avait milles sorciers beaucoup plus beaux que lui dans le monde, ce n'était pas nécessaire de se mettre dans ces états. Avec un grognement étouffé de frustration, Draco suivit la déléguée de presse française dans une autre chambre.

-Il s'appelle Gunther –lui expliqua un médecin. Draco parlait assez bien l'allemand pour ne pas avoir besoin d'un traducteur-. Il s'est empoisonné accidentellement pendant la classe de Potions et c'était très grave, mais maintenant il est presque guéri.

''Merlin, un petit Longdubat'', pensa Draco, s'efforçant à sourire aimablement et à ne pas lever les yeux au ciel. Mais la commissure de ses lèvres se tendirent un peu en se rendant compte qu'Harry étaient là aussi, écoutant le petit comme s'il comprenait quelque chose à ce qu'il était en train de lui dire.

-Merci d'être venu, monsieur Malfoy –dit le père du petit, avec une expression dans les yeux qui reflétait quelque chose de moins reconnaissant-. Gunther est l'un de vos plus grands admirateurs.

Draco en déduisit qu'il était devant un homme qui aurait préféré que son fils admire quelqu'un de moins mangemort que lui.

-C'est un plaisir –salua-t-il, avec la meilleure courtoisie-. Salut, Gunther. On m'a dit que tu étais presque guéri, hein ?

Le gamin était petit et blond, d'une douzaine d'années et il souriait comme si c'était le plus beau jour de sa vie.

-Salut…

Le délégué de presse donna une photo à Draco.

-Je t'ai emmené une photo de moi –dit-il, en la donnant au garçon.

-Merci. –Il regarda alors les deux Attrapeurs-. C'est vrai que vous étiez dans la même classe.

-Oui.

Potter acquiesça aussi quand on lui traduisit la question.

-Et c'est vrai que vous êtes ennemis ? –demanda de nouveau Gunther, avec une expression curieuse et résignée.

Draco resta un peu surprit et regarda Harry, qui était en train d'écouter la traduction. Pendant un instant, lui aussi ne su pas quoi dire. Mais après il secoua négativement la tête avec énergie et mit une main sur l'épaule de Draco.

-Non, pas du tout. Sur le terrain nous sommes rivaux, mais en dehors du terrain on s'entend assez bien.

Un peu abasourdi par la vitesse qu'avait subitement prit son cœur, Draco traduisit au petit la réponse d'Harry.

-Oui, nous ne sommes pas ennemis –ajouta-t-il, aussi en allemand.

Harry lui serra un moment l'épaule et après il le lâcha, mais Draco pouvait encore sentir sa peau lui brûler. Il dû recourir à tout son self-control pour se concentrer et maintenir avec Gunther la brève conversation de rigueur et lui souhaiter de vite guérir pour ne pas passer tout l'été ici. Quand Marcel Pignon lui toucha discrètement le bras, il dit au revoir à la famille et sortit de la chambre avec soulagement.

-Je vais un moment aux toilettes –dit-il au délégué. Il avait besoin de se mouiller le visage avec de l'eau fraîche et de passer cinq secondes seuls pour reprendre le contrôle.

-Je t'accompagne.

-Pourquoi ? Tu vas me tenir la bite pendant que je pisse ?

Ils se connaissaient tous les deux maintenant, ainsi Pignon souffla seulement et feint de l'ignorer lui et sa grossièreté délibérée. Draco alla aux toilettes, qui étaient au tournant du couloir. Avant de tourner, il regarda derrière lui et ses yeux accrochèrent ceux d'Harry, qui était aussi sorti de la chambre. Draco eut la certitude qu'Harry l'avait cherché du regard en revenant dans le couloir.

''Ose venir, Harry, et tu sauras ce que c'est que de te faire baiser jusqu'à revenir à l'envers''.

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Harry s'était aussi rappelé de cette nuit en passant par différents états d'esprits. Il y avait des moments isolés où il s'attendait réellement à ce que Draco utilise cette cuite contre lui. D'autres où les souvenirs lui faisaient esquisser un sourire discret, comme quelqu'un qui se remémorerait une nuit sauvage. Mais la majeure partie du temps, ses narines semblait se remplir de l'odeur de Malfoy, et sa chair et ses os lui disaient qu'ils voulaient plus, que ces heures entachées d'alcool n'étaient pas suffisante le moins du monde. Et il écouta le France-Suède à la radio en souhaitant la victoire gauloise parce qu'une défaite renverrait Draco en France peu après, en vacances, et il voulait qu'il reste en Allemagne, où il pourrait le rencontrer.

Harry aurait aimé le dire à quelqu'un, mais ça lui aurait été difficile de trouver un confident, même en Angleterre. Pratiquement toutes les personnes qu'il côtoyait avaient été blessées, insultées ou enlevées par l'un des Malfoy et il ne pouvait pas leur demander de l'écouter avec impartialité. Et il ne pouvait pas leur demander non plus qu'ils le comprennent parce que lui-même il ne le comprenait pas, comme le fait que le garçon blond de la terrasse n'avait rien à voir avec le Draco Malfoy de Poudlard.

Ron remarqua qu'il était un peu étrange et c'était clair qu'il suspectait que c'était en rapport avec la nuit de sa cuite, mais il resta toujours discret et il feint d'accepter son explication que c'était simplement la tension du Mondial. Quand il se montrait ainsi sensé, Harry se sentait un peu coupable de ne pas lui avoir dit. Au fond de lui, il savait que Ron le verrait comme une trahison. Mais il refusait de céder à la culpabilité : Ron, qui en général était une patte, devenait complètement irrationnel quand il s'agissait de Draco. Harry avait trouvé sa rancœur ennuyeuse quand il pensait encore que Draco était un raciste désagréable et un traître, et maintenant qu'il avait découvert qu'il n'était pas ainsi, cette rancœur incassable et implacable le dérangeait encore plus. S'il lui disait, la seule chose qu'il obtiendrait serait une dispute monumentale. Et plus ou moins, il avait assuré à Draco qu'il ne le dirait à personne.

Harry alla à l'hôpital avec Maureen Davies, sa déléguée de presse, en sachant que Draco pouvait aussi être là. Remonter le moral d'enfants malades n'était pas son style, mais il aurait été étonné qu'il ne profite pas de cette opportunité pour bien se conduire devant le public. Ron l'aurait considéré comme un hypocrite de son côté, mais Harry, qui comprenait un peu mieux les Serpentards grâce à la fréquentation d'Andromeda Tonks, pensait que c'était inévitable. C'était aussi très probable qu'on ne lui ait pas laissé le choix, si les choses fonctionnaient comme dans les clubs anglais et son équipe nationale. Les joueurs professionnels, en signant le contrat devaient, bien-sûr, accomplir des actes sociaux et protocolaires.

Pas très convaincu, Harry se dit que c'était la même-chose qu'il le voit ou pas. Que s'il avait envie de le revoir, c'était seulement pour s'assurer qu'ils pouvaient encore se comporter aimablement l'un envers l'autre. Mais quand ses yeux le localisèrent parmi les autres stars du quidditch, ce qu'il ressentit fut beaucoup plus charnel et primaire. Son corps criait ''mien'' et son esprit l'assaillait de souvenirs de la nuit qu'ils avaient passé ensemble et la folie chimique qui avait surgi entre eux.

Mon Dieu, ce n'était pas normal d'autant désirer quelqu'un.

S'occuper de ses petits fans fut plus difficile que les autres fois. Ses yeux étaient plus en attente d'attraper les lueurs de Draco, et ses oreilles de capter sa voix. Au milieu d'une conversation avec une adorable petite fille avec des tresses blondes, la pensée ridicule de Malfoy complètement nu sous ses vêtements lui vient et il ne put s'enlever cette idée de la tête. Il s'approcha de lui, cherchant n'importe quelle excuse pour entamer la conversation, aussi incapable de l'éviter qu'une lime en fer de ne pas se sentir attirée par un puissant aimant, et il dut faire un effort surhumain pour ne pas envoyer promener Maureen quand elle l'éloigna de lui pour l'emmener dans une autre chambre.

Quand il vit que Draco entrait aussi dedans, son cœur eut un soubresaut digne d'un adolescent de quinze ans et il resta muet quelques secondes parce que les seules phrases qui lui passaient par la tête n'étaient pas adéquates pour être dites en public. Il récupéra seulement la parole en entendant la question de si Malfoy et lui étaient ennemis. Sa main s'était automatiquement mise sur son épaule, cherchant, sans le savoir, une confirmation à travers ce contact. Et cette confirmation arriva, un petit frémissement de Draco. ''Il est comme moi'', pensa Harry, content de voir qu'il n'était pas le seul affecté, que Malfoy ne dominait pas du tout la situation, comme il le craignait.

Harry avait l'impression que tout le monde dans cette chambre pouvaient remarquer les étincelles qui sortaient entre Draco et lui, en faisant attention de ne pas se regarder, ni de se toucher. Il sentait que s'il ne faisait pas vite quelque chose il allait exploser. Draco s'en alla alors et il le suivit peu après d'une façon instinctive, comme un prédateur après une piste.

Dans le couloir, il vit Draco s'éloigner seul et tourner en direction des toilettes. Le regard qu'il lui adressa avant de disparaître à l'angle fut l'invitation dont il avait besoin.

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Quand il entra dans les toilettes, il trouva Draco en train de se laver les mains face au miroir. Il avait le visage un peu rouge et les pointes de la frange humides. Dès qu'il vit qu'Harry était là, il se redressa et le regarda fixement. Il ne dit rien, mais ses yeux parlaient pour lui et Harry se perdit dans cet argent orage comme un loup-garou sous la pleine lune. Respirant fortement, il se retourna pendant qu'il sortait sa baguette et lança un Fermaportus sur la porte.

Ce fut lui qui fit le premier pas vers Draco et ce dernier tendit la main pour l'enserrer par la taille, l'attirant vers lui et l'embrassant voracement sur la bouche. C'était la même anxiété que la nuit sur la terrasse, mais cette fois ils n'avaient pas les sens embrouillé par l'alcool. Harry participa au baiser, ouvrant la bouche, léchant sa langue, ses dents, son palais. Sans arrêter de s'embrasser, Draco le poussa petit à petit contre le lavabo et mit sa jambe entre les siennes, les écartant. Harry gémit en sentant la friction de ses hanches, son érection chaque fois plus dure, et il haleta quand Draco commença à le caresser par-dessus son pantalon.

-Que tu es dur, Harry. Tout ça pour moi ?

-Oh, mon Dieu… Ne fais pas ça si… si tu ne vas pas…

Draco l'empêcha de continuer d'un autre baiser possessif et dominant. Sa main continua ses caresses appuyées, un peu rudes, et Harry, à moitié accroché au lavabo, se laissa emmener par lui. Après, Draco commença à lui déboutonner le pantalon.

- Retourne-toi –lui dit-il à l'oreille, d'une voix impatiente, insinuante.

Harry se retourna avant de se rendre compte de ce qu'il faisait et s'appuya fermement au lavabo, écartant les jambes autant que le permettait son pantalon à moitié descendu. Draco se colla contre lui, lui mordillant la nuque, et Harry le vit à travers le miroir tendre le bras vers le distributeur de savon pour en mettre une bonne quantité dans la paume de sa main. Son érection tremblait d'anticipation et il se pencha un peu plus.

Le savon était un peu froid et Harry sursauta un petit peu quand il sentit que Draco le répandait autour de son entrée. Après, son autre main se ferma fermement sur son érection et Harry se mordit les lèvres pour ne pas gémir trop fort.

-Si seulement nous avions plus de temps –dit-il, de nouveau près de son oreille, sans cesser de le préparer-. Je t'aurais fait supplier. Je t'aurai rendu fou.

Mais ils n'avaient pas beaucoup de temps. Harry sentit les doigts savonneux quitter son intérieur et ils furent remplacés par quelque chose de beaucoup plus dur et chaud.

-Oh, oui, viens, viens… -le pressa-t-il, lançant à la porte un regard angoissé.

Draco commença à bouger avec des coups secs et rapides pendant qu'il commençait à le masturber sur le même rythme et Harry fit un bruit guttural, satisfait. Ses mains s'encrèrent fermement au lavabo pour ne pas perdre l'équilibre à cause des grands coups. Ses genoux commencèrent à flageoler et les gémissements devinrent plus difficiles à contenir. Harry se laissa emmener par les vagues de plaisir qui s'étendaient dans son corps et il jouit dans un cri étouffé, sentant Draco se tendre et se coucher sur lui.

Pendant quelques secondes ils restèrent ainsi, Harry incliné sur le lavabo et Draco sur lui, son front en sueur appuyé contre son épaule. Mais après, Harry se retourna et l'embrassa avec le peu de force qu'il lui restait.

-Je veux être avec toi à n'importe quel endroit –susurra-t-il, sans trop y penser, parce qu'il ne fallait penser à rien quand on savait quelque chose avec autant de certitude-. Je veux que tu me fasses supplier et que tu me rendes fou. Je veux te baiser jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher droit.

Draco avait les yeux fermés et il tremblait un peu.

-Harry…

On avait l'impression qu'il croyait qu'il y avait une stupide raison pour refuser et Harry lui lécha le lobe de l'oreille.

-Dit quand et où. Je serais là.

-Mais…

-Tu sais que tu le désires –dit-il, le tentant-. Tu sais que tu meurs d'envie de me mettre à quatre pattes, demandant plus.

Draco avala sa salive.

-Oh, Merlin… D'accord.

Des coups contre la porte retentirent alors et ils s'écartèrent tous les deux d'un saut coupable.

-Harry ! Harry, tu es là ?

C'était Maureen, sa déléguée de presse. Harry échangea un regard de panique avec Draco et ils sortirent leurs baguettes à toute vitesse pour se nettoyer.

-J'arrive ! Une seconde !

-Pourquoi la porte est-elle fermée ? Tu es avec Malfoy ?

Une voix masculine demanda après Draco en français et Harry supposa que c'était le délégué de presse de l'équipe gauloise.

-Merde –s'exclama Draco, à voix basse, pendant qu'il remontait son pantalon et rentrait sa chemise dedans-. Oui, oui, un instant !

Harry le regarda tandis qu'il faisait la même chose : ils avaient tous les deux l'air de deux personnes qui venaient de baiser et il ne voyait pas comment on pourrait penser le contraire.

-Harry, ouvre la porte !

-Oui, j'arrive !

Après s'être assurer en se regardant dans le miroir que ses vêtements étaient bien à leur place et qu'il n'y avait pas de tâche suspecte à aucun endroit, Harry regarda Draco et celui-ci acquiesça, adoptant une expression neutre. Harry ouvrit la porte et les deux délégués de presse entrèrent presque en même temps, les regardant avec suspicion. Le français dit quelque chose qu'Harry ne comprit pas et Draco haussa les épaules d'un soufflement dédaigneux.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? –lui demanda Maureen, en lançant un regard accusateur à Draco comme si elle pensait que c'était de sa faute-. Pourquoi la porte était-elle fermée ?

-Rien, je ne sais pas.

Le délégué gaulois redit quelque chose et cette fois Draco répondit par un torrent de mots en français. Si Harry n'avait pas été aussi nerveux, il l'aurait trouvé absolument sexy.

-Harry, vous étiez en train de vous disputer ?

-Non, non… -répondit-il, l'attrapant par le bras pour sortir de là et l'emmener avec lui.

-Alors… ? –Mais elle s'arrêta et le regarda d'une façon différente, suspecte-. Vous n'avez pas… ?

Elle se tut, sans oser continuer, mais Harry comprit qu'elle avait senti la vérité et il devint encore plus nerveux.

-Ce n'est rien. –Et essayant alors de dissiper ses suspections, il se tourna vers Draco-. Et toi et moi nous réglerons ça la prochaine fois que nous nous verrons sur le terrain, Malfoy.

Après une seconde de désarroi absolu, Draco réagit et essaya de jouer le jeu.

-Pfff… Pfff –souffla-t-il. Il avait l'air d'être en train de chercher désespérément une bonne réplique, sans la trouver. Finalement, il leva le nez avec toute l'arrogance qu'il put réunir-. Vive la France !

Harry cligna des yeux, confus et il comprit que la meilleure chose qu'il pouvait faire était de s'en aller d'ici le plus vite possible et de couper le ridicule à la racine, ainsi il tira du bras Maureen et sortit des toilettes. Il passa un bon moment à répondre vaguement à ses questions et à l'assurer que sa supposée discussion avec Draco n'avait aucune importance. Mais quand ils retournèrent à l'hôtel et que Maureen le laissa seul, la seule chose à laquelle il put penser fut si Draco déciderait d'être avec lui ou pas.

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Et voilà la suite avec l'avancée petit à petit de la relation de nos chers persos !!! Une petite (ou grande) review s'impose car si vous, vous attendez impatiemment les chapitres, ben nous on attend les reviews lol !!! Voilà à la semaine prochaine pour la suite et n'oubliez pas la review !!!!