Note : Comme c'était indiqué dans la mise au point, Orieul a été punie. Voilà donc la charmante mission qu'elle a reçue.
Rapport d'enquête numéro six : Je suis très inquiet pour mon petit Yuu quand je ne suis pas à la Congrégation de l'Ombre. Mange-t-il bien ? S'entend-t-il bien avec ses petits camarades ? En résumé, pourriez-vous me décrire une journée type de mon petit Yuu quand il n'est pas en mission (du lever jusqu'au coucher) ?
Client : Froi Tiedoll
Enquêtrice : Orieul
Boulot de merde… Y a pas pire que ce genre de mission à mes yeux et vous le saviez très bien quand vous m'avez remis ce dossier – certainement pour cette raison qu'il était noir d'ailleurs… J'aurais dû le voir venir ce coup-là et de loin ! Ce qui était encore pire que la mission de surveillance en elle-même, c'était l'identité de la personne à suivre : Yu Kanda alias le type au katana qui ne pouvait visiblement pas m'encadrer à cause de ma couleur de cheveux… Super… J'aurais préféré rester collée aux basques de quelqu'un d'autre pendant une semaine entière que de suivre ce taré toute la journée.
Déjà, je me suis amusée un bon moment pour trouver un moyen de voir ce qu'il fabriquait quand il était seul dans sa chambre. Si c'était possible de me rembourser les miroirs et autres trucs que j'ai utilisés pour ça, ce serait bien… Mais connaissant la maison, je ne me fais pas trop d'illusions…
Alors, à quatre heures et demie du matin, il s'est levé, s'est habillé rapidement – en gros, il a mis un pantalon et le premier haut qui lui soit tombé sous la main –, a passé un bon quart d'heure à peigner sa tignasse – j'ai un peu exagéré sur ce point mais c'était pour bien faire comprendre qu'il avait pris le temps de se coiffer – avant de prendre son katana et d'aller en salle d'entraînement.
Pendant environ une heure il a fait quelques exercices de frappe dans le vide, a travaillé ses déplacements… Les trucs classiques en gros. Il s'est ensuite assis au sol en tailleur et a médité durant une heure – j'en ai eu des fourmis dans les jambes à force d'attendre qu'il se décide à bouger un cil. Après ça, il a fait de rapides étirements puis a récupéré ses affaires et est retourné dans sa chambre.
Une fois dans son antre, il s'est déshabillé – en laissant traîner ses affaires un peu partout dans la pièce… j'ai d'ailleurs eu un doute sur la propreté de son caleçon avant de me souvenir de l'enquête faite par mes camarades – puis il est allé prendre une douche. Pendant qu'il se lavait – si j'ai bien compté, il était resté dix minutes dans la salle d'eau… Ça faisait long quand même –, j'avais jeté un coup d'œil rapide à sa chambre et, sincèrement, ce type a-t-il été informé de l'existence d'un truc appelé « Plumeau » et qui dont l'utilité principale était de faire le ménage ? J'en étais pas si certaine en voyant la belle quantité de poussière chez lui. On se serait cru chez un antiquaire ou dans un musée.
Quand il eut enfin terminé sa toilette corporelle, il s'est vêtu d'une chemise et d'un pantalon puis il a attaché ses cheveux en queue de cheval avant de sortir de sa chambre et d'aller à la cafétéria.
Un truc pas mal : dès qu'il arriva dans le réfectoire, tous ceux qui portaient un manteau d'une couleur que je ne saurais définir ont très rapidement déserté une des tables qu'ils occupaient ainsi que toutes celles qui étaient autour.
Pour en revenir au taré au katana, il est allé voir le chef cuistot et a commandé des sobas avant d'aller s'asseoir à la table libre depuis peu. Un rouquin est venu s'asseoir face à lui et l'a appelé par son prénom, ce qui lui a valu un regard particulièrement noir en retour. Ils mangèrent tranquillement – si l'on peut dire que les menaces de mort régulières de la part du brun envers son camarade n'étaient pas grand-chose – avant que celui que je surveillais ne quitte la table en y laissant son plateau.
Je me suis demandée un instant s'il ne m'avait pas repérée étant donné que j'avais réussi à le perdre de vue – faut dire que, pour une raison qui m'échappe encore, il y avait eu une fumée noire qui sortait des cuisines à ce moment-là – mais je l'ai retrouvé à la salle d'entraînement en train de… ben de se battre contre quiconque venait le défier – j'ai arrêté de compter le nombre de victimes quand il a dépassé la vingtaine… Ça m'avait trop rappelé la fois où vous aviez fait la même chose mais avec vos coups bas…
Il est ensuite retourné dans sa chambre pour prendre une douche rapide aux alentours de deux heures de l'après-midi puis il est retourné à la cafétéria où il a mangé… des sobas avec des tempuras aux crevettes… Juste avant qu'il ne termine de manger, mon charmant ami aux cheveux blancs et le beau blond sont venus s'installer à sa table – j'ai halluciné en voyant la quantité de nourriture qu'ils avaient amené… –, ce qui n'a pas été du goût du brun vu le regard noir qu'il avait lancé à Allen. Ça avait failli se finir par une bagarre entre eux deux mais ils ont vite été séparés par le blond et d'autres personnes présentes à ce moment-là.
De nouveau il est allé s'entraîner un bon bout de temps – il a d'ailleurs été défié par Allen avant six heures et ça s'est terminé en un beau bordel… On aurait dit des gosses quand on les entendait se parler et qu'on les voyait se tirer les cheveux ou tenter de mordre l'autre jusqu'au sang.
Cette fois-ci, il est directement allé manger après – il a pris des makis au thon avec des sushis au saumon pour accompagner ses sobas ce coup-ci et il a demandé un supplément de wasabi – puis, quand il eut fini, il est allé prendre une nouvelle douche dans sa chambre avant de se mettre au lit. De ce que j'ai entendu, il ne ronfle pas la nuit mais je l'ai vu dormir avec son katana à moins de dix centimètres de lui… Au secours…
J'ai donc terminé – laborieusement – cette mission et par pitié, je ne veux plus avoir à surveiller ce type ! Si encore il avait reçu une copine ou un copain en cachette…
Note de Salomé : Toujours dans les extrêmes à ce que je vois. Et pour rappel : un homme se bat comme un homme et une femme se bat comme une femme. Point. Plusieurs hommes contre une femme donc, forcément, j'utilise mes propres armes contre eux. Pas de ma faute si aucun d'eux ne s'était protégé à cet endroit précis.
Note de Belphégor : La patronne et son mythique coup de pied entre les cuisses… Au fait Orieul, t'as fait quoi dans cette cuisine ?!
Note de Chandra : Elle a réussit à laisser je ne sais quoi sur un feu. Les analyses sont encore en cours à ce qu'on m'a dit.
Paiement : Dix bouteilles de rhum et dix bouteilles de Bordeaux.
Auteur vs Persos :
Orieul (boit ses bouteilles récemment reçues)
Kaleiya : Whaou…
Belphégor : C'est toujours impressionnant de voir la descente qu'elle a…
Kaleiya : Je ne pourrais pas personnellement…
Belphégor : Idem…
Chandra : Le pire, c'est qu'elle est quasiment jamais ivre…
