Boooooonjour tout le monde !!!
... sans rancune pour la fin horrible de l'autre fois ? lol
C'est moi Tohru donc ! Comment ça va ?
Vous êtes prêts ??? Impatients ??? Après avoir vu que j'avais coupé méchant ??? XD Et à quel point je vous ai fait attendre ?... ToT
Alors VOICI LA SUITE !!!
BISOUUUUUS À TOUUUUUUUS !!!
Et, le plus important : bonne lecture !
Tohru
Chapitre 6
¤ L'été passa.
Dôméki n'avait plus eu de rendez-vous avec de quelconque femme. L'incident avait rendue la famille froide avec Shizuka. D'ailleurs, il n'avait pas eu de nouvelles depuis sa dernière conversation avec sa mère. Alors qu'en général cela lui convenait très bien, il dût avouer qu'il se sentait un peu seul.
Ses relations avec Watanuki étaient restées amicales, et ses sentiments amoureux refoulés ( oooh leuuuh névrosééé euh ! XD Pardon, je viens d'étudier Freud en philo ... traumatisant ) se faisaient de plus en plus forts. Il faisait très attention à ce qu'il faisait, et s'il avait eu comme résolution de l'inviter moins souvent, Mitsuki avait toujours le dernier mot et Watanuki passait le plus clair de son temps chez les Dôméki ...
19 Septembre.
Les prémices de l'automne laissaient tomber ses premières feuilles, mais le froid n'était pas encore arrivé.
Il était quatre heures et Watanuki, un paquet cadeau sous le bras, sonna à la porte des Dôméki ...
On lui ouvrit aussitôt. ¤
Dôméki : Hiro-kun. Bonjour.
Watanuki, tout sourire : Bonjour !
¤ Il se serrèrent la main.
S'il le pouvait, Dôméki tirerait sur le bras de Watanuki pour le faire tomber dans ses bras. Il en avait l'envie la plus puissante ...
Il se sentit tout de suite mal ... ¤
Mitsuki, se mettant bien entre eux : Hiroooooo !!!
Watanuki, lâchant la main de Dôméki : Mitsuki ! Tu es ravissante aujourd'hui !
¤ En effet, elle portait une jolie petite robe bleue avec des collants bleus. ¤
Mitsuki : C'est mon papa qui me l'a donnée, regarde !
¤ Elle tourna sur elle-même très vite pour offrir son plus beau sourire à son Hiro qu'elle aimait tant. ¤
Mitsuki : Ze suis grande maintenant ! Alors maintenant ze m'habille comme une grande !
Watanuki : Mais oui ! C'est ton anniversaire aujourd'hui ! Tu as quel âge aujourd'hui ?
Mitsuki, comptant sur ses doigts progressivement : Uuuun...deuuuux...troiiiiis... Quatre ans !
Watanuki, super mignon : Mais tu es vraiment grande alors !
Mitsuki : Vouiiiii ! Et ze sais compter zusqu'à dix !
Watanuki : Wouaaaaah ! C'est bien ça ! Tu es très intelligente !
Mitsuki, s'armant de ses dix petits doigts : Et regarde comment ze sais bien compter ! Uuuun...deuuuuux...troiiiiiis...
Dôméki : ...
¤ Il ne put s'empêcher de remarquer que Watanuki et sa fille s'entendaient à merveille. Et les voir ensemble l'attendrissait ...
... l'angoissait ...
Il fronça les sourcils, ferma les yeux, puis les rouvrit, calmé. ¤
Dôméki : Allons nous installer, le goûter est prêt.
Watanuki, se relevant : Oui ! On arrive !...
Mitsuki, très contente : ... Dix !!! T'as vu comment z'ai bien compté ?!
¤ Ils se retrouvèrent tous les trois à table, face à un joli gâteau à la mousse de fraise toute rose.
Mitsuki gesticulait dans sa chaise face aux quatre bougies qui étaient devant elles.
Les deux hommes attendaient le moment crucial où elle allait souffler. Mais rien que pour les embêter, elle patientait, patientait, ... ¤
Dôméki : Souffle vite, les bougies fondent ...
Mitsuki : Hi hi hi !
¤ Puis elle souffla enfin, et fit disparaître les petits flambeaux qui ne brûlaient que pour elle. ¤
Watanuki et Dôméki : Wouaaaaaaaah !
Dôméki : Bravo Mitsuki.
Watanuki : Bravo !
Mitsuki : C'était trop fastoche ...
¤ Watanuki rit aux éclats devant la petite mine de l'enfant, tandis que Dôméki se contentait d'un sourire, comme à son habitude. ¤
Watanuki : Regarde, j'ai un cadeau pour toi !
¤ Il lui tendit un paquet cadeau plat, et rectangulaire.
Tout de suite, Mitsuki était très enthousiaste à la vue du cadeau.
Elle le prit à pleines mains et n'attendit pas une seconde pour déchirer le papier. ¤
Mitsuki, très heureuse : Kyaaaaaaaaaaaaaah !!!
¤ C'était un grand livre avec d'immenses images colorées.
Elle s'empressa de l'ouvrir et de regarder les belles illustrations avec de grandes billes marrons ...
Ainsi que le texte, très simple, qu'elle essayait de lire ... ¤
Dôméki : Merci pour tout. Je suis sûr que ça lui fait plaisir.
Watanuki : Elle aime beaucoup qu'on lui lise des histoires, et je l'ai choisi spécialement pour qu'elle apprenne à lire. Les mots sont très simples. Vous pourrez l'aider à apprendre à lire.
Dôméki : Elle lit déjà quelques hiraganas. Mais elle a encore du mal avec les katakanas ... et elle ne sait lire aucun nom.
Watanuki : Ce n'est pas donné à tous les enfants de lire aussi tôt ! Mais j'avais vu qu'elle s'intéressait à la lecture de très près ... Elle regarde toujours le texte quand je lui lis des livres.
Dôméki : C'est vrai.
¤ Watanuki lui sourit.
Tous deux se tournent vers elle, et la regardent lire. ¤
Mitsuki, concentrée : ...neeekoooo-noooo-koooo...noooo...ooootooo-saaaannnn...
¤ Elle se tourne vers son père. ¤
Mitsuki, montrant le symbole à Dôméki : Papaaa ! C'est quoi çaaaa ?
Dôméki : C'est "wa".
Mitsuki : Merci !...........waaaaaaaa...
Watanuki : Elle es précoce.
Dôméki : Oui. J'ai peur qu'elle s'ennuie à l'école ...
Watanuki, interpelé : Ah ? Parce qu'elle va aller à l'école l'année prochaine ?
Dôméki : Oui, je pense qu'elle a besoin de s'habituer à l'extérieur maintenant. Elle est fragile et très sensible à ce qui l'entoure ... c'est aussi pour ça qu'elle est si intelligente. Je ne sais pas si les autres enfants l'accepteront, ils sont durs entre eux ... mais il n'y a pas de raison pour qu'elle ne se fasse pas d'amis en cours de route, et quoiqu'il arrive je serais toujours là pour elle.
Watanuki, se faisant un peu grave : ...
Mitsuki : ¤bâille¤
¤ Elle referme le livre. ¤
Mitsuki : Hiro, Papa, vous disez quoi ?...
¤ Il était vrai que la discussion n'était pas très joyeuse pour un anniversaire ... ¤
Dôméki : On te regardait lire, ma puce.
Watanuki : Tu es très douée.
Mitsuki, très fière : Ouaiiiiiiiiis ! Ze sais faire plein d'trucs ! Ze sais dessiner !!! Attends, z'ai fait un dessin de Papa tout à l'heure ...
¤ Elle descend de sa chaise et court vers l'entrée pour se diriger vers l'étage ... ¤
Dôméki, la suivant au pas de course : Eh Mitsuki ! Ne cours pas dans les escaliers !...
Watanuki, riant un peu : Je vous suis.
¤ Il traversa la maison et monta les escaliers juste derrière eux.
C'était la première fois qu'il allait voir les talents de dessinatrice de Mitsuki, et il avait vraiment hâte !
Il entra dans sa chambre, et vit un Dôméki un peu à l'écart, mal à l'aise ...
La petite fille lui tendit un dessin avec son grand sourire d'ange. ¤
Watanuki, le prenant : Fait voir ...
¤ Il le regarde bien ...
Il voit un cou fait d'un trait, qui soutient une très grosse tête recouverte de quelques cheveux plats ...
Il n'était pas très souriant et avait deux traits en guise d'yeux.
Watanuki sourit.
Pinça les lèvres ...
... ses épaules tremblèrent ...
Un petit rire commençait à envahir la salle. ¤
Dôméki, gêné : Hiro-kun ...
¤ L'adolescent explosa de rire. Il regardait Dôméki, puis le dessin, puis Dôméki, puis le dessin, ...
Il n'en pouvait plus. ¤
Watanuki, lui rendant parce qu'il ne pouvait plus le regarder : Il est très bien Mitsuki !... Très très bien !...
Mitsuki, perplexe devant les rires de Watanuki : ...
Watanuki, rouge : Pfffffff !!!
¤ Il avait du mal à comparer le si beau, si parfait Dôméki avec ce dessin caricatural de petite fille, qui ne manquait pourtant pas de vérité.
C'était mignon.
Mais aussi d'un humour sans nom. ¤
Mitsuki : C'est quoi qui est marrant ?...
Watanuki : Ce n'est rien, Mitsuki ... c'est que ... ton dessin est très ressemblant ... pffffff !
¤ Et il repartit pour une bonne tranche de rigolade.
Mitsuki se demandait vraiment ce qu'il y avait de drôle.
Mais elle fût emportée par la bonne humeur, et se mit à rire elle aussi.
Dôméki se sentit bien seul ... ¤
Dôméki : ...
¤ Finalement, il sourit un peu, avant de reprendre son sérieux. ¤
Dôméki : Tu veux montrer quelque chose d'autre à Hiro-kun ? D'autres...
¤ Il ressentit un brin de stupeur ... ¤
Dôméki : ...dessins ?
Mitsuki : Nan ! Ze veux manzer du GÂTEAU !!!
Watanuki, à son tour mal à l'aise : C'est vrai ! Nous n'avons toujours pas commencé à le manger ...
Mitsuki : Mais c'est pas grave hein Papa ?
Dôméki : Bien sûr que non. Allons manger.
Watanuki : Je suis sûr que le gâteau de ton papa est vraiment très bon !
Mitsuki : Vouiiiiiiiii !
¤ Il lança un petit regard ... tendre, au concerné.
Le coeur de Dôméki fit un bond, et chauffait sa poitrine ...
Puis, le pas léger, il suivit Watanuki, qui avait prit la main de Mitsuki pour descendre les escaliers ...
La fin de l'après-midi passa, et le père de famille avait trouvé que les heures avaient passé trop vite.
Il était 19 heures, et bien que l'invitation se soit prolongée pour Watanuki, Dôméki aurait voulu le garder plus longtemps, au moins pour le dîner. ¤
Dôméki : Qu'allez-vous faire ce soir ?
Watanuki : Eh bien ... je ne sais déjà pas ce que je vais me préparer à manger ...
¤ Est-ce que les rêves du grand brun s'exauceraient ?
Tout s'était bien passé jusqu'à présent, et si sa fille n'avait pas montré le dessin, il n'aurait eu aucune réaction louche.
En plus, Mitsuki boudait à l'idée que l'invité parte.
L'occasion rêvée pour l'inviter. ¤
Dôméki : Je pensais que...
Watanuki, un adorable sourire au visage : Oui ?...
Dôméki : ... vous ...
¤ L'expression du jeune homme était si douce ...
Il ravala sa salive. ¤
Dôméki, fronçant les sourcils : ... vous pourriez ... prendre le dîner avec nous ?...
¤ Il l'avait dit.
Il l'avait dit, et fait.
Ce n'était pas la première fois qu'il l'invitait, mais cette fois il avait vraiment eu peur.
Watanuki rayonnait de bonheur à la proposition faite. ¤
Watanuki : C'est vraiment gentil de votre part !
Dôméki : Ca me fait plaisir.
¤ Alors que Watanuki reposa son manteau, Mitsuki poussa un cri thiomphant. ¤
Dôméki : Chut, Mitsuki ! Tu vas déranger les voisins !...
Mitsuki : Hi hi hi hiiiiiiii !
¤ Ainsi, ils passèrent le repas ensemble ...
Les rires étaient au rendez-vous, comme toujours quand Mitsuki est là. Elle aimait bien faire tourner les adultes en bourrique. Elle se sentait bien supérieure.
Mais le marchant de sable passait bien tôt, et ses paupières devinrent lourdes ...
Elle bâilla longuement en laissant tomber sa tête ... ¤
Dôméki, se levant : Ah, c'est l'heure d'aller se coucher ...
Mitsuki : ... mais z'ai pas sommeil ...
Dôméki, la soulevant dans ses bras : Ca, c'est ce qu'on dit ! Allez hop, au lit !
Watanuki : Je peux venir ?
Dôméki, mal à l'aise : ...
Mitsuki, armée d'yeux de cocker : Dis oui Papaaaaaaa ...
Dôméki, ne pouvant refuser : Oui, il n'y a pas de problème ...
¤ Watanuki sourit, et monta pour la deuxième fois à l'étage. Mais il n'entra pas tout de suite.
Dans la chambre, Dôméki voulut aider la petite fille à mettre son pyjama, mais cette dernière ne voulait pas. ¤
Mitsuki : Attends Papa ! Ze peux le faire !...
¤ Elle prit son pantalon et voulut entrer un pied dedans ...
... mais elle bascula, et tomba sur les fesses. ¤
Dôméki, souriant un peu : Tu es une grande fille mais tu y arriveras mieux quand tu seras plus grande encore ...
Mitsuki : Mais...
Dôméki : Chuuuut ! C'est pas grave !...
¤ Il prit donc le pyjama et lui enfila ... ¤
Watanuki, derrière la porte : Je peux entrer ?
Dôméki : Oui, allez-y ...
¤ Il fit un pas dans la petite chambre ...
Une Mitsuki au lit et un Dôméki en tailleur à son chevet l'attendaient.
Dôméki regarda le jeune homme, puis ses yeux retombèrent sur sa fille. ¤
Dôméki : Fais de beaux rêves, ma puce.
Mitsuki : Diiiiis !
Dôméki : Oui ?
Mitsuki : Je veux que toi et Hiro lisez mon livre !
¤ Ah. Nouveauté.
Il ne savait pas trop quoi répondre. Lire une histoire avec Watanuki pour Mitsuki ... cela raisonnait comme "couple" à ses oreilles. Une fois de plus, il se retrouvait mitigé entre son amour et sa raison.
Finalement, sa fille aimait lui tendre des pièges ... à croire qu'elle voulait vraiment que son père finisse homo. ¤
Watanuki : Moi je suis d'accord ... mais je ne sais pas si vous, Dôméki-san, vous ...
¤ Aux yeux de Dôméki, Watanuki était vraiment innocent. Ne se rendait-il pas compte de l'ambigüité que cela pouvait avoir ?
... ou cherchait-il la confusion ?...
... à le séduire ?...
Cette idée lui paraissait impossible. Pourtant elle traversa son esprit, et son coeur battait une incessante chamade en imaginant cette situation.
Mais de toute façon, jamais cela n'arriverait. Alors il n'avait pas à se faire des idées ... ¤
Dôméki : Pourquoi pas. Venez par ici.
¤ Il lui fit une place à côté de lui. Watanuki se baissa pour s'installer à tailleur à proximité de son amoureux. Il aimait sentir sa chaleur envahir son corps et respirer son odeur langoureuse ...
Dôméki ressentait la même chose. Son coeur réagit au contact de son genoux sur la jambe de son invité ... Sa main tremblait à l'idée de prendre la sienne.
Au lieu de cela, il s'empara du livre qui était posé sur la table de chevet. Doucement, il l'ouvrit ... ¤
Dôméki, jetant un coup d'oeil à Watanuki : Je commence ?
Watanuki, d'une voix douce : Allez-y.
Dôméki : D'accord ...
¤ Il râcla légèrement sa gorge, puis de sa grosse voix grave il commença. ¤
Dôméki : Dans un royaume lointain, chez le prince, vivait un petit chat qui buvait trop de lait. Le papa du petit chat le grondait, parce qu'il n'y en avait plus pour sa soeur et son frère le matin.
Mitsuki : Hi hi hi hiii !
Dôméki, passant le livre à Watanuki, timidement : Tenez ...
Watanuki, le récupérant : Merci.
¤ Il éclaircit sa voix à son tour. ¤
Watanuki : Un matin, le petit chat se leva, mais sa soeur et son frère avaient tout bu !
Mitsuki : Ooooh ...
Watanuki : Il décida d'aller voir la vache pour lui demander du lait, mais elle n'en avait plu, et il fallait la traire ! Mais le petit chat voulait du lait.
¤ Il lui rendit le livre, et Dôméki continua à son tour, alors que Watanuki le regardait avec ses yeux doux ... ¤
Dôméki, ravalant sa salive : Merci ...
¤ Ils continuèrent à lire, mais la petite s'endormit vite ... ¤
Watanuki : Ah ...
Dôméki : ...
¤ Elle était tombée dans un sommeil profond, que rien ni personne ne pouvait troubler.
Les deux hommes, attendris par la scène, se laissèrent envahir par l'amour qu'ils ressentaient pour la petite fille.
Puis ils se regardèrent tous les deux, avec tout autant de tendresse ... tout comme un couple le ferait à un moment comme celui-ci.
Watanuki se remémora cette soirée à la fête foraine. Cette soirée où ils étaient si proches ... si proches qu'ils auraient pu faire confondre leurs lèvres ...
Il y avait cru, cette soirée-là. Et il s'en souvenait comme si c'était hier. Depuis, il se disait qu'il était peut-être possible de séduire Dôméki.
C'est pour cela qu'il refusait de détouner le regard, maintenant qu'il le tenait. Il allait le garder rien que pour lui.
Mitsuki dormait ... elle ne se rendra compte de rien. Et de toute façon, elle le saura un jour ou l'autre ...
Il posa une main sur le sol, à côté du flanc de son voisin, et ancra son regard dans le sien.
Il esquissait un petit sourire un peu carnassier face au malaise qu'affichait ce dernier.
Il s'en approcha si lentement, qu'on ne pouvait savoir s'il s'avançait vraiment.
Il tenait à savourer ce moment ...
L'estomac de Dôméki fit un saut périlleux, en imaginant une possible initiative de sa part. ¤
Dôméki, rougissant un peu : Je crois que... nous devons la laisser dormir.
Watanuki, s'arrêtant : ...
¤ Game over.
Son humeur gourmande déserta son visage, qui redevint enfantin. ¤
Watanuki, se levant avec Dôméki : Oui. Elle a eu une bonne journée, mais une journée épuisante, n'est-ce pas ?
Dôméki : Elle était trop excitée aujourd'hui.
Watanuki : Comme tous les enfants dont c'est l'anniversaire !
¤ Ils sortirent de la chambre, en jetant un dernier coup d'oeil sur leur petite belle au bois dormant ...
µµµµµµ
Ils descendirent les escaliers tout doucement, puis s'installent sur le canapé, dans le salon.
Il y faisait bon, et même si les amoureux s'endormaient, ils voulaient profiter de la présence de l'un et de l'autre ...
Watanuki surtout voulait en profiter. Il était enfin seul avec lui ...
Ils parlèrent de tout et de rien ... jusqu'à ce que Dôméki évoque le sujet qui fâche. ¤
Dôméki : Vous travaillez en ce moment ?
Watanuki : Oui, je me prépare aux examens pour faire sciences humaines cette année encore ...
Dôméki : Vous ne vous laissez pas abattre, c'est bien.
Watanuki : Je me sens prêt cette fois ! Il n'y a pas de raison que je ne réussisse pas ! Je me suis entraîné à fond quand j'avais du temps libre !
Dôméki : Peut-être auriez-vous voulu plus de temps pour vous entraîner ... il s'agit de vos études et je l'aurais confiée à ma tante quelques jours si besoin, ce n'était pas un problème ...
Watanuki : Non non. Je suis heureux que vous m'accordiez autant de confiance.
¤ À ses mots, il sourit tendrement. ¤
Watanuki : Les meilleurs moments que je passais étaient avec Mitsuki ...
¤ Il ferma les yeux ...
... et jeta son regard langoureux vers Dôméki ... ¤
Watanuki : Et surtout avec vous ...
¤ Lentement, il glissa une main vers celle de Dôméki ...
... mais ce dernier, angoissé, l'écarta ... ¤
Watanuki, souriant d'autant plus : ... il est timide ...
¤ Alors il n'insista pas ... en tout cas physiquement.
Son regard séducteur ne lâcha pas l'adulte, qui se sentait de plus en plus frustré ...
... il serrait les poings ... ¤
Watanuki : Je regretterai les moments passés avec vous l'année prochaine.
Dôméki : ...
Watanuki : Je n'ai jamais été aussi proche avec quelqu'un qu'avec vous.
Dôméki : ... moi de même ...
Watanuki, baissant le regard : Je ne veux plus redevenir seul comme autrefois ...
Dôméki, s'empêchant de trembler : Hum ...
Watanuki : ... le mois de Février va vite arriver ...
Dôméki : Je ne pense pas couper les ponts avec vous.
Watanuki, surpris de la réaction soudaine de Dôméki : ...
Dôméki : C'est ... mal me connaître.
¤ Disait-il pour se justifier.
Pour ne pas avoir à dire qu'il regretterait son départ lui aussi.
Qu'il l'aimait profondément.
En pensant à leur séparation, il sentit que son coeur lui faisait mal ... il avait l'impression qu'il saignait.
L'expression anglaise "my heart bleed for him" n'est pas si fausse après tout. ¤
Dôméki : ... et je ne veux surtout pas perdre votre amitié.
¤ Watanuki était soulagé.
Il avait au moins gagné l'amitié de Dôméki. Une amitié sincère.
Mais malgré tout, il cherchait plus ... ¤
Watanuki : Moi non plus ...
¤ Il n'en pouvait plus de se contenir ...
... depuis tout à l'heure, il essayait de lui faire comprendre ses intentions ...
Il fallait qu'il lui dise. ¤
Watanuki, la voix un peu tremblante mais gardant sa sûreté : Dôméki-san.
Dôméki, le regardant : ?...
¤ Watanuki pinçait les lèvres.
Il était bloqué ...
Il n'arrivait plus à respirer, il faisait de l'apnée. ¤
Dôméki : ... que voulez-vous me dire ?...
Watanuki : ... vous savez ...
Dôméki, à l'écoute : ...
Watanuki : ...
Dôméki : ?...
Watanuki : ... vous ...
Dôméki : ...
Watanuki : ... pouvez ... venir chez moi, quand vous voulez ... pour quoique ce soit ...
¤ Il s'était dégonflé.
Si le draguer tout à l'heure était un jeu, il avait beaucoup plus de mal à en parler. C'était tout autre chose ... c'était plus intime. Si les corps peuvent se toucher sans rien prouver, les mots font accéder l'autre à son coeur. ¤
Dôméki : ...
Watanuki : ...
Dôméki : Merci. Vous aussi, vous serez toujours le bienvenu à la maison.
Watanuki, rougissant un peu : ... merci ...
¤ Il était rassuré par la réponse de Dôméki ...
Il était au moins sûr qu'il allait garder un bon contact avec lui.
Ainsi se termina la soirée.
Dans le calme et la confession.
Bien
que Watanuki n'ait pu accomplir la sienne.
µµµµµµ
Tard dans la nuit ... ¤
Dôméki, devant la porte avec Watanuki : Faites attention sur le retour.
Watanuki : Merci. Et vous faites attention à ne pas déraper dans les escaliers ...
Dôméki, un peu perplexe face à cette blague : ... ouais ...
¤ Cette réaction fit rire Watanuki. ¤
Watanuki : Allez, j'y vais.
¤ Il ouvrit la porte, et offrit un sourire à son cher Dôméki. ¤
Watanuki : Faites de beaux rêves !
Dôméki, sentant une légère chaleur envahir ses joues : ... merci, vous aussi ...
Watanuki, tout mignon : Merci !
¤ Et, sous le regard enamouré de l'adulte, Watanuki s'en va.
Le pauvre Dôméki est frustré. Un petit câlin de "au revoir" n'aurait pas été de trop ...
... un baiser non plus ...
Ses bras et ses lèvres tremblaient presque de ne pas avoir pu le faire ...
...
Il en avait vraiment assez de cacher ses sentiments, même si c'était à lui-même qu'il se les cachaient.
Mais il le faisait pour le bien de sa fille ...
... et pour son bien aussi ... ¤
Dôméki : ¤soupire¤
¤ Pourquoi fallait-il que ça lui arrive à lui ?
Comme s'il n'avait pas assez de problèmes comme ça ... ¤
Dôméki : ...
¤ Cette fois-ci, il se posait vraiment la question ...
Il osait enfin ... ¤
Dôméki : ...suis-je réellement...amoureux...d'Hiro-kun ?...
¤ Son coeur battait violemment en ayant cette pensée. Son ventre fit des noeuds trop serrés. Sa tête devenait lourde.
Il rougit comme il n'a jamais rougit depuis son adolescence.
... ¤
Dôméki, se dirigeant à pas lourds vers la cuisine : ... il faut que je boive un verre d'eau ...
¤ C'est à pas lourds qu'il se dirigea vers la cuisine. Il se laissa tomber dans une chaise.
Sa fatigue l'avait perdu.
Il sentit un vide inexpliqué, une souffrance sans
Il avait froid.
Il se sentait seul.
Il se fit tenir compagnie par son verre d'eau glacée, qui n'avait rien d'un calmant.
Il la sentait douloureusement passer le long de son oeusophage.
Le froid resta le long de sa gorge.
Il passa sa main le long de son cou, cherchant à apaiser la douleur. Sans effet.
...
Il se laissait s'enfoncer dans sa chaise.
Le temps passait, l'horloge faisait résonner les tics de l'aiguille des secondes.
...
...
...
Le rythme de ses émotions ne suivait plus son rythme cardiaque, qui prenait trop d'avance.
Il eut la chair de poule, les jambes et les bras en coton ...
Il ne pouvait pas accepter ça. Il ne pouvait pas vivre avec ça.
C'était complètement immoral. Watanuki était un homme, et un gamin de surcroît.
Au début, il pensait que ce n'était qu'une hallucination provenue d'une comparaison entre Watanuki et son ex-femme, qui faisaient les mêmes activités ménagères dans la maison.
Mais maintenant, il ne pouvait plus fermer les yeux. La vérité lui faisait face.
Il s'était laissé attendrir par le charme de son visage aux traits si fins, la tendresse de ses paroles, la douceur qui émanait de son corps fragile, ...
... et la chaleur de son souffle, dont il ne cessait de se remémorer lorsqu'il l'avait près de lui ...
... ce souffle qui balaya ses lèvres une fois de plus ...
... ce simple souvenir arrêtait le temps ...
...
Il fallait qu'il empêche la catastrophe qui était en train de se produire.
Mais comment faire ?...
... comment ?...
µµµµµµ
La porte du petit appartement se ferma, et le dos de Watanuki vint s'y appuyer.
Il avait passé une soirée certes un peu mouvementée, mais ce n'était pas sans plaisirs.
Certes, il avait raté la toute première tentative de séduction de toute sa vie ... Et c'est vrai que ce n'était pas le moment.
Mais il avait reçu des mots du plus grand réconfort ... ¤
"... vous serez toujours le bienvenu à la maison ..."
¤ Et rien que ça, ça le faisait fooooondre ...
À pas légers, il regagna son lit, où il se laissa tomber de bonheur, et soupira, ne pouvant retirer cette pharse de son esprit ...
Il n'avait pas envie de dormir.
Il n'avait pas envie d'allumer la télévision.
Il n'avait pas envie de lire.
Il n'avait envie de se faire un souper.
Il n'avait envie de rien qui se proposait à lui à l'instant.
La seule chose dont il avait envie, c'était lui.
...
Ses yeux, en parcourant la pièce, s'arrêtèrent sur l'hamonica, qu'il gardait précautionneusement sur sa table de chevet.
Il
se redressa alors, et s'asseya sur le bord du lit.
Il s'empara de
l'instrument. Au travers, il y vit son amoureux ...
Il porta délicatement l'objet à ses lèvres, et souffla dedans.
Il joua un air improvisé ...
... avec passion ...
Il aimait le son de cet harmonica qui lui rappelait son bien-aimé ... ¤
Tsuzuku
Voisin du dessus : EH !!! C'EST PAS UN PEU FINI CE BORDEL !?!
Hontou ni, tsuzuku ...
