Disclamer :

Rien ne m'appartient, à part les idées tordues qui, je l'espère, feront de cette fic une histoire intéressante. La trame de fond (lieux, personnages, termes magiques -sauf les miens !-) est l'entière propriété de Mrs J.K Rowling (la veinarde !), et je ne touche rien pour faire profiter les lecteurs de mon imagination débordante (dommage… éè).


Bon, pas de RAR puisque pas de reviews au chapitre précédent.

Je vous laisse lire…


Chapitre 7 - Une voix dans la nuit

(Le désir transforme l'être qui nous approche en un monstre qui ne lui ressemble pas - François Mauriac)

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Halloween arriva avec un vent glacé venu du nord. Il s'insinuait dans l'encadrement des fenêtres, s'infiltrait sous les portes, frigorifiant les élèves qui s'empressaient de passer d'un cours à l'autre pour se réchauffer à la chaleur des feux de cheminée des salles de classe.

A la tombée de la nuit, les elfes redoublaient d'efforts pour alimenter les âtres dans la plus grande discrétion et c'est ainsi que Dobby apparut un soir dans la chambre de Fiona pour voir si elle ne manquait de rien.

Elle était assise en tailleur sur son lit et tournait les pages d'un énorme grimoire qui nécessitait toute sa concentration lorsqu'elle entendit un léger toussotement la ramener doucement à la réalité.

- Dobby ! se réjouit-elle en levant la tête.

L'elfe lui adressa un large sourire et s'avança vers la cheminée où deux bûches supplémentaires apparurent subitement.

- Miss Mandelsen ne doit pas prendre froid, annonça t'il ensuite en s'approchant du lit.

- Tu ne m'appelles plus Miss Fiona ? s'étonna t'elle d'un air mutin en haussant un sourcil.

- Miss Mandelsen a bien grandi depuis et Dobby n'ose plus, s'excusa t'il d'un air gêné.

- Ce n'est pas une raison, objecta Fiona. Je ne veux rien perdre de notre complicité, alors appelle-moi comme tu veux mais évite les formules un peu trop courtoises que les autres résidents du collège m'accordent à longueur de journée.

L'elfe hocha la tête pour exprimer son accord.

- Dobby voit que Miss Fiona est studieuse dans son travail, observa t'il en voyant le grimoire sur le lit.

- Oui, mais tout cela est parfois d'un compliqué, soupira la jeune femme. J'apprends mais ne suis pas sûre de pouvoir mettre mes connaissances en pratique un jour…

- Dobby connaît quelqu'un qui pourrait vous aider, Miss. Quelqu'un d'une grande patience qui vous apprendrait des exercices simples, pour commencer.

- Qui ça ?

- Miss Granger est la meilleure élève de ce collège. Dobby la connaît bien et il est sûr qu'elle acceptera de passer un peu de temps pour vous guider.

- C'est la jeune fille qui est souvent en compagnie d'Harry Potter et qui passe de longues heures à la bibliothèque ? supposa Fiona.

Dobby rentra la tête dans les épaules en s'amusant de reconnaître la description si conforme aux habitudes de l'adolescente.

- Miss Granger va avoir des examens à passer à la fin de l'année, fit-elle remarquer. Et je ne veux pas la déranger dans son travail.

- Oh, elle connaît déjà tellement de choses qu'elle n'a pas besoin de réviser. Elle le fait toujours mais Dobby sait qu'elle n'a pas besoin de cela pour y arriver. Dobby lui parlera, Miss.

- D'accord, accepta Fiona. Mais assure-toi qu'elle ait vraiment le temps de le faire et que ça ne nuira pas à son emploi du temps déjà chargé.

- Dobby le promet, Miss, assura l'elfe. Mais Dobby doit retourner travailler à présent.

Fiona le remercia d'un sourire tendre et regarda disparaître la créature d'un simple claquement de doigts.

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Le jour suivant à l'heure du déjeuner, Dobby s'arrangea pour faire apparaître un message dans l'assiette de Fiona, avant qu'elle ne se serve, lui indiquant qu'Hermione serait ravie de pouvoir l'aider. L'adolescente lui donnait rendez-vous dans le hall à neuf heures en soirée et la conduirait dans un endroit tranquille pour lui donner ses premières leçons.

Fiona replia discrètement le morceau de parchemin et regarda la table des Gryffondor où Hermione lui adressa un large sourire. La jeune femme le lui rendit et attendit avec impatience que la journée se termine pour aller à son rendez-vous.

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Après le dîner, qu'elle avait joyeusement partagé avec ses collègues dans la Grande Salle redécorée à l'occasion d'Halloween, Fiona monta dans sa chambre pour réviser un peu. Elle avait été plutôt sereine aujourd'hui à l'idée de peut-être se découvrir enfin certaines aptitudes à pratiquer la magie traditionnelle, mais à présent, elle angoissait comme une adolescente de devoir se retrouver devant ses propres faiblesses qu'elle n'était pas sûre de pouvoir surmonter.

Rassemblant son courage, elle redescendit à l'heure convenue et attendit patiemment l'arrivée d'Hermione dans le hall mais, à sa grande surprise, elle ne vit pas arriver la jeune fille par le grand escalier, comme elle s'y attendait. Hermione se glissa doucement à l'intérieur du château par la porte d'entrée. Les joues rougies par le froid et les cheveux ébouriffés, elle salua poliment la jeune femme en reprenant son souffle.

- Je croyais que les étudiants du collège ne devaient pas s'aventurer dehors aussi tard, fit remarquer Fiona d'un air faussement réprobateur.

- Ce sera notre petit secret, haleta Hermione en débarrassant sa tignasse de quelques feuilles et brindilles.

- Alors disons que je n'ai rien vu, convint Fiona avec complicité.

Elles se dirigèrent ensemble vers le grand escalier et tombèrent nez à nez avec Rogue qui remontait des cachots. Il fut surpris mais surtout intéressé par cette étrange découverte.

- Miss Granger, lâcha t'il de sa voix doucereuse. Peut-on savoir ce que vous faites à cette heure-ci hors de votre salle commune ? De toute évidence, ce n'est pas de là que vous venez pour avoir une apparence aussi négligée.

- Je… euh… enfin c'est que…, balbutia la fautive.

- C'est moi qui lui ai demandé de sortir, annonça résolument Fiona.

Rogue arqua un sourcil faussement étonné et croisa les mains dans son dos.

- Tiens donc, murmura t'il. Et de quoi aviez-vous besoin pour justifier l'escapade nocturne d'une élève qui n'est en aucun cas autorisée à le faire ?

- Vous posez beaucoup de questions, Monsieur Rogue, pour quelqu'un qui donne l'impression de tout savoir…, répliqua sèchement Fiona en renforçant sa détermination d'un regard assassin.

Curieusement, Severus parut à peine vexé par l'affront. Il afficha même son rictus favori des jours de gloire et lança fièrement en se tournant vers Hermione :

- 20 points de moins pour Gryffondor, Miss Granger.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire de points ? se méfia Fiona en regardant l'adolescente.

- Euh… c'est… eh bien…, commença t'elle.

- Laissez donc de côté votre légendaire promptitude à répondre à une question, Miss Granger, jubila Rogue de la voir si désappointée -il s'orienta à nouveau vers Fiona-. Il s'agit d'une pratique instaurée depuis des siècles qui consiste à attribuer ou retirer des points à chacune des quatre maisons lorsque les actions de leurs étudiants le justifient. Malheureusement, la décision d'en disposer est principalement réservée aux professeurs et je crains que votre condition à l'intérieur de ces murs ne vous permette pas de bénéficier de cet heureux privilège.

La rage qui s'empara de Fiona de se voir ainsi rabaissée ne fit qu'attiser sa détermination.

- Je suis sûre que vous êtes de ceux qui se plaisent à en abuser à leurs heures perdues, répliqua t'elle en osant son sourire le plus charmeur. Et à vous voir, je suis persuadée qu'elles occupent une grande partie de vos journées.

Sans attendre de réponse de la part du maître des potions, dont le visage commençait à virer au vert, Fiona posa une main sur l'épaule d'Hermione et l'entraîna vers l'escalier.

- Merci, chuchota l'adolescente en arrivant en haut des marches. C'est gentil à vous d'être intervenue mais vous allez vous attirer des ennuis.

- Ça ne fait rien, assura Fiona. Je te devais bien ça et je saurai le remettre à sa place s'il lui prend l'envie de se venger.

- Je vois ça, oui, s'amusa Hermione. Mais je vous assure que je ne faisais rien de mal. C'est juste que je devais rendre service à quelqu'un qui…

- Je ne veux rien savoir, jeune fille, l'interrompit Fiona d'un air mutin. Tu as le droit d'avoir tes petits secrets et d'après ce qu'on m'a dit, tu es bien trop sérieuse pour t'adonner à je ne sais qu'elle bêtise susceptible de nuire à tes camarades. C'est plutôt toi qui m'inquiètes, je vois bien que tu as dû te rendre dans cette forêt qu'on dit dangereuse et je ne voudrais pas que tu prennes de risques inconsidérés.

- Oh, je ne risquais pas grand-chose, j'étais avec Hagrid, lui avoua Hermione.

- Dans ce cas…, conclut Fiona d'un air entendu.

Hermione la conduisit dans la salle qui servait d'entraînement à l'AD, dont Harry s'occupait toujours. Elle sortit son livre des Sorts et enchantements qu'elle avait étudié en première année et commença par enseigner à Fiona le sortilège de Lévitation en lui prêtant sa propre baguette.

Pendant deux heures, Fiona s'exerça à faire léviter une plume en n'obtenant que de maigres résultats. Mais Hermione lui assura qu'il n'y avait rien d'étonnant à cela et qu'elle était sur la bonne voie. Elle remonta même le moral de la jeune sorcière en lui affirmant que son niveau était égal aux élèves de première année et qu'elle progresserait rapidement en pratiquant des exercices réguliers. Hermione suggéra que deux séances par semaines serait un bon rythme et choisit les deux jours qui correspondaient aux entraînements de l'équipe de Quidditch de Gryffondor où, de toute façon, elle n'avait rien de particulier à faire puisque Ron et Harry y participaient.

Pour éviter les rencontres hasardeuses, Fiona raccompagna ensuite Hermione jusqu'à la tour de Gryffondor et retourna elle-même dans sa propre chambre.

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Pendant les jours qui suivirent, Fiona s'organisa au mieux pour concilier son travail, la lecture des grimoires de la bibliothèque, et les leçons que lui donnait Hermione. Elle consacrait maintenant toutes ses soirées à l'étude des livres qui l'aidaient beaucoup à reproduire ensuite ce qu'elle avait appris et restait souvent très tard à la bibliothèque, bien après le départ de Madame Pince.

Un soir de la mi-novembre où Fiona n'était pas allée dîner, le professeur Rogue se rendit à la bibliothèque et trouva la jeune femme endormie sur une pile de livres étalés devant elle, la tête posée sur ses bras. Il observa un moment les longues ondulations brunes de ses cheveux qui masquaient son visage et descendaient en cascade jusqu'au milieu de son dos. Puis, il l'appela doucement à plusieurs reprises.

N'obtenant aucune réponse, il prit un des livres sur la table, en consulta rapidement le sujet et le ferma d'un coup sec en reportant son attention sur Fiona. La jeune femme sursauta et s'éveilla enfin. Elle replaça ses cheveux en arrière et s'aperçut qu'elle était toujours à la bibliothèque.

- C'est tout ce que vous avez trouvé pour signaler votre présence ? s'agaça t'elle en fonçant les sourcils.

- Je vous ai appelée, se défendit Rogue dans un murmure teinté d'une certaine perversité. Ainsi donc vous vous intéressez à l'histoire de la magie, dit-il en reposant doucement le livre qu'il avait pris sur la table. Je ne vois aucun grimoire traitant de l'art des potions parmi ceux que vous avez choisis, observa t'il en regardant rapidement les autres ouvrages.

Les yeux sombres de Fiona transpercèrent ceux du professeur.

- Peut-être que je n'en vois pas l'utilité, suggéra t'elle d'un ton sec.

- Vous avez tort, assura posément Severus. Ce sont elles qui vous ont permis d'être aujourd'hui parmi nous. C'est une science subtile, indispensable dans bien des circonstances.

- Vous êtes venu ici pour essayer de m'en convaincre ? demanda Fiona en commençant à refermer quelques grimoires.

- Non, je suis venu vous dire que Monsieur Dumbledore souhaitait vous voir.

Fiona releva la tête vers le professeur, se demandant s'il parlait sérieusement.

- A cette heure-ci ? s'étonna t'elle.

Pour toute réponse, Rogue haussa un sourcil confirmateur et croisa les bras en s'asseyant sur le coin de la table. Fiona se leva, empila les livres qu'elle venait d'étudier et alla les remettre un à un dans les travées où elles les avaient pris, sous l'œil observateur de Severus. Il la rejoignit lorsqu'elle se dirigea vers la sortie.

- Dumbledore vous a t'il dit pourquoi il voulait me voir ? demanda t'elle en verrouillant la porte derrière eux.

- Non bien sûr…, fit Rogue avec un sourire en coin. Je suis d'ailleurs surpris qu'il trouve encore du temps à vous accorder, dit-il en accompagnant les pas de Fiona. Le directeur est très occupé, vous savez.

- Je suppose que vous aussi, répondit-elle en espérant ainsi le voir partir. Je suis certaine que vous avez mieux à faire que vous promener dans les couloirs en ma compagnie.

- C'est sur mon chemin, lâcha Rogue en écartant les mains d'un air innocent, comme s'il venait de lui annoncer une bonne nouvelle.

Fiona soupira d'agacement et accéléra son allure à la suite du professeur. Ils avancèrent sans un mot pendant un moment et perçurent des voix venant d'un couloir transversal sur leur droite. Fiona s'arrêta soudain.

- Vous pensez vraiment qu'il va nous recevoir ? disait la voix d'un homme.

- Bien sûr, assura Cornelius Fudge. Dumbledore a toujours du temps à consacrer aux employés du Ministère quand l'urgence s'en fait sentir.

Rogue se retourna en n'entendant plus les pas de la jeune femme derrière lui. Fiona, debout au milieu du couloir, était livide et respirait difficilement. Elle recula peu à peu lorsqu'elle aperçut l'ombre des deux hommes qui s'allongeait sur le sol au fur et à mesure qu'ils approchaient. Prise de panique, elle tenta d'ouvrir la première porte venue mais celle-ci était fermée et elle retourna sur ses pas pour essayer d'ouvrir la suivante. Severus se précipita sur elle.

- Qu'est-ce qui vous prend ? demanda t'il en l'attrapant fermement par le bras.

Elle se dégagea d'un violent coup d'épaule.

- Je ne peux pas, s'affola t'elle. Il ne faut pas que…

Mais la porte s'ouvrit enfin sur la salle de classe du professeur Flitwick et elle s'engouffra à l'intérieur en essayant de la refermer derrière elle. Rogue repoussa le battant avant qu'elle ait pu réussir, se glissa dans l'entrebâillement et entra à son tour.

- Allez-vous enfin me dire ce que vous avez, à la fin, s'énerva t'il en se plaçant devant Fiona adossée au mur près de la porte.

- Qui sont ces hommes ? demanda t'elle dans un souffle.

- Comment le saurais-je, répondit Rogue en haussant un sourcil. L'un d'eux n'est rien de moins que le Ministre de la Magie, accompagné d'un de ses employés, je suppose.

- Eux aussi ils vont chez Dumbledore…, comprit-elle en détournant les yeux d'un air inquiet vers les tables impeccablement alignées.

- Exact, confirma Severus. Ce qui veut dire que vous allez devoir patienter, j'en ai peur. Vous comprendrez qu'il n'est pas question de faire attendre des gens de cette importance, jubila t'il de pouvoir souligner une fois de plus l'infériorité de la jeune femme.

Fiona se ressaisit et lui adressa un regard noir.

- Quand allez-vous enfin me foutre la paix avec vos remarques désobligeantes, Monsieur Rogue, siffla t'elle avec colère. Vous m'exaspérez avec votre arrogance suffisante, votre froideur de pacotille qui n'exprime rien d'autre que la faiblesse que vous avez à ne pas savoir reconnaître les qualités des gens qui vous entourent.

- Taisez-vous ! tonna Rogue en resserrant les poings.

- …Votre mépris n'a d'égal que votre incapacité à comprendre que vous n'êtes pas le centre de ce monde, Monsieur Rogue…

- Je vous ai demandé de vous taire…

- …Ce qui fait de vous un être abject alors que je suis sûre que vous avez su faire preuve un jour de compassion…

- Arrêtez…

- …Mais bien sûr, vous avez préféré renoncer à vos émotions, fermer votre âme aux douceurs de la vie et enfermer votre cœur dans un étau de pierre pour ne plus voir ce que vous n'avez jamais su comprendre… !

Pour toute réponse, Rogue plaqua ses mains sur le mur de chaque côté de la jeune femme et la fit taire en déposant ses lèvres sur les siennes, lui imposant ainsi un baiser contestataire à ce qu'elle venait d'affirmer si durement.

Puis, il se recula enfin et découvrit le visage dénué d'expression de Fiona. Il se retourna, alla poser les mains sur le dossier d'une chaise un peu plus loin et baissa les yeux sur la première table venue pour essayer de retrouver son calme.

- Pardonnez-moi, lâcha t'il dans un murmure. Je ne voulais pas. Pas comme ça…

Fiona, toujours silencieuse, observa le profil du professeur un moment avant de pivoter doucement vers la porte et posa sa main sur la poignée.

- Attendez, recommanda Severus en relevant la tête.

Il la rejoignit en quelques pas et ouvrit lui-même en jetant un coup d'œil prudent à l'extérieur. Puis il sortit.

- Suivez-moi, dit-il en guettant le bout du couloir. Je vous ramène dans votre chambre mais nous emprunterons un chemin détourné.

Fiona se décida à avancer et suivit son guide à travers les couloirs. Ils passèrent sous des tentures, enchaînèrent les allées, franchirent des portes dissimulées derrière des armures, montèrent de sombres escaliers et débouchèrent enfin dans le couloir que Fiona connaissait bien. Rogue s'arrêta devant la porte de sa chambre.

Ils ne s'étaient rien dit durant le trajet qui avait paru durer une éternité à la jeune femme. Elle ouvrit la porte et se tourna vers Severus.

- Merci…, murmura t'elle simplement.

Il resta un instant à regarder le bois usé de la porte et se rendit au bureau de Dumbledore. Aux voix qu'il perçut avant d'actionner le heurtoir, il comprit que les employés du Ministère n'étaient pas encore partis.

- Entrez, fit Dumbledore, interrompant la conversation de ses hôtes.

- Monsieur le directeur, commença Rogue. Je crois que l'entretien que vous deviez avoir devra être remis à plus tard.

Dumbledore l'observa intensément par-dessus ses lunettes.

- Rien de fâcheux qui ne nécessite ma présence immédiate, j'espère ? demanda t'il en essayant de masquer son inquiétude.

- Non, Monsieur, assura Severus.

- Très bien, Monsieur Rogue. Je vous remercie de m'avoir prévenu.

Rogue salua brièvement les deux hommes debout devant le bureau de Dumbledore, referma la porte derrière lui et redescendit vers les cachots.