Merci, merci, MERCI pour vos reviews ! Cette semaine vous avez fais exploser ma moyenne et j'étais vraiment très heureuse ! Merci aussi aux lecteurs fantômes, aux mises en favoris et alerte :)
Soph28 : Je suis contente que tu aimes mes matchs de Quidditch parce que j'adore les écrire ! Bon courage pour la prépa :) Une prépa de quoi d'ailleurs ?
Alix Grey : Oh ta review m'a filé un grand sourire :) Je fais en sorte de ne pas écrire de façon alambiqué ou compliqué parce que souvent ce sont les petits détails qui font qu'on rentre dans une histoire ou pas. En fait, j'ai appris à écrire comme ça quand je faisais mon mémoire, ma directrice de recherche me répétait qu'il fallait faire des phrases simples et compréhensibles et ça m'est resté ^^ En tout cas merci beaucoup !
PotatoKiwi : Bonjour mon petit kiwi ! Je vois qu'on aime le même genre d'histoire :) J'aime bien écrire des OS quand j'arrive à les garder en OS parce que cette fic devait à l'origine être un très long OS ou TS XD
Pourquoi ne pas écrire un triangle amoureux comme tu aimerais en lire ? Moi je te lirais avec joie :) Dans mon autre fic il y en aura probablement un mais ça ne durera pas, Hermione devra forcément faire un choix ^^
Sinon merci de ta review ! En fait quand j'écris j'essaye de retrouver l'ambiance des livres en parlant de petits détails, des autres élèves etc. et je suis très heureuse que ça fonctionne ! A vendredi prochain :) Signé : Nanafruit.
Aurlie : Je garde le vendredi alors :) Merci beaucoup de ta review, elle m'a fait vraiment plaisir !
J'en profite pour souhaiter une très bonne rentrée à ceux qui sont rentrés cette semaine et à ceux qui vont le faire dans les jours prochains (personnellement je rentre le 28 septembre donc j'ai le temps ^^).
Chapitre 07
Théodore rentra dans la salle commune en compagnie de Blaise qui semblait très énervé. Il ne s'en formalisa pas et pensa qu'il avait simplement dû se prendre le bec une fois de plus avec Ginny Weasley, Reeta Skeeter, ou les deux. Il monta dans le dortoir, enleva sa robe de soirée et se glissa entre les draps tièdes de son lit à baldaquin. Malefoy, Crabbe et Goyle dormaient sans doute déjà, les ronflements sonores qui s'élevaient du lit de Crabbe prouvaient que lui au moins dormait. Blaise ne monta pas et Théodore resta quelques instants étendu sur le dos à fixer le plafond. Pour la première fois depuis qu'il avait mis les pieds à Poudlard, il était heureux d'avoir quelqu'un à qui parler. D'habitude, il appréciait plus que tout sa solitude et n'éprouvait pas le besoin de faire partie d'une quelconque bande – et surtout pas celle de Malefoy. Pourtant, l'amitié d'Hermione – et le reste il ne fallait pas se mentir – était très agréable, en particulier parce qu'elle était aussi intelligente que lui et qu'il pouvait discuter d'à peu près tout. Il se tourna sur le côté et ferma les yeux. Il s'endormit à peine quelque minute plus tard sans se rendre compte que ni Blaise, ni Goyle ne dormait.
Le lendemain matin, l'ambiance était pesante à la table des Serpentard dans la Grande Salle. Une nouvelle vague d'arrestation avait eu lieu et le père de Pansy Parkinson avait été interpellé par les Aurors du ministère. Pour être tout à fait honnête, Théodore s'en fichait comme de sa première robe de sorcier et était occupé à lire un chapitre de son livre moldu qu'il avait appuyé contre le pichet de jus de citrouille. Il mâchouillait distraitement ses pancakes lorsque Hel se posa à côté de lui. Elle se laissa caresser avec plaisir puis grignota un morceau de pancake que Théo lui proposa. Il était bien partie pour avoir la paix le reste du petit-déjeuner mais Blaise se laissa tomber à côté de lui, l'air de mauvaise humeur.
– Tu lis quoi ? demanda-t-il en guise de préambule.
– Un livre moldu, répondit machinalement Théo.
– Depuis quand tu lis des livres moldus ? s'étonna-t-il.
Comme à chaque fois qu'on lui posait une question à laquelle il ne souhaitait pas répondre, il se tut. Blaise n'insista pas et se servit une assiette de porridge.
Leur premier cours de la journée était celui de sortilèges. Le cours se révéla assez amusant puisque Flitwick leur apprit le sortilège de Dissimulation qui consistait à devenir invisible pendant un laps de temps relativement court. Théodore se plaça dans son endroit favori, près de la fenêtre, et s'entraîna activement. Au bout d'une heure, il réussit à se rendre transparent et récolta dix points pour Serpentard.
– Tu as l'air d'un fantôme, fit remarquer Malefoy quand Théodore eut reprit quelques couleurs.
C'était toujours mieux que Pansy qui avait réussi à rendre invisible seulement sa propre tête.
– Elle est tellement mieux comme ça, commenta Théodore en regardant Pansy.
Malefoy ricana et le suivit lorsqu'il sortit de la salle. Théo se demandait encore comment il réussissait à la supporter et c'est avec le sourire qu'il vit que Pansy était obligé de se rendre au cours suivant avec la tête manquante. Ou du moins, invisible. Ils retrouvèrent ensuite les Serdaigle pour leur cours commun de métamorphose. De loin, au pied des escaliers, il vit Hermione de dos qui rangeait ses livres tandis que Potter, Weasley et le reste des Gryffondor ricanaient de la tête de Pansy. Ou plutôt de son absence de tête. Hermione releva la tête, croisa son regard et lui sourit. Il aimait bien quand elle était ainsi, naturelle avec ses longs cheveux bouclés ébouriffés comme si elle venait de prendre l'air. Elle monta ensuite à l'étage supérieur et Théodore espéra la recroiser avant la fin de la journée.
Le cours de métamorphose se révéla aussi ardu que d'habitude. Théodore prenait autant de note qu'il le pouvait mais les soupirs constant de Blaise ajoutés aux « mais qu'est-ce qu'elle raconte ? » de Drago ne l'aidaient pas tellement. Il redemanda même des précisions une ou deux fois et McGonagall soupira en constatant qu'il n'y avait bien que lui pour suivre un tant soit peu ce qu'elle disait.
Il se réfugia ensuite à la bibliothèque et s'installa sur une table non loin de la fenêtre. Il sorti son exemplaire de Sherlock Holmes et caressa doucement la couverture. Si son père était encore en vie, il aurait clairement honte que son fils unique lise de la littérature moldue et il serait horrifié d'apprendre qu'il sortait avec une née-moldue. Il ouvrit le petit livre et continua sa lecture. Il ne s'était jamais bien entendu avec son père qui aurait clairement préféré qu'il soit différent. Son père aurait préféré un enfant comme Malefoy, pas un rat de bibliothèque comme lui. Après la mort de sa chère mère, le fossé s'était creusé un peu plus chaque année entre eux deux. Incapable de communiquer, campé sur ses positions, son père n'avait fait qu'accélérer ce qu'il craignait par-dessus-tout : que Théodore ne soit pas le futur Mangemort qu'il espérait. Cette pensée, il n'avait jamais eu à le formuler et pourtant son père avait dû le sentir venir.
Théodore n'avait jamais prit position au sein des Serpentard. Il se contentait d'être solitaire et évasif, voire sarcastique, ce qui provoquait beaucoup de méfiance parmi ses camarades de classe. Cela dit, on lui fichait une paix royale. Théodore détestait l'idée qu'on le regarde avec méfiance, voire terreur, juste parce que son père était un Mangemort. Quoique, à la réflexion, c'était tout de même une bonne raison mais il n'empêche que c'était très désagréable quand une bande de minuscule premières années le fuyaient à toute vitesse en murmurant « Mangemort ! » comme c'était arrivé pas plus tard que la semaine dernière.
Il songea nerveusement à Hermione tout à coup. Ils se montraient très discrets tous les deux, déjà parce que l'idée d'être aussi démonstratif que Weasley avec Brown lui donnait envie de rendre son déjeuner et ensuite parce qu'il ne voulait pas que les Serpentard soient au courant. Certes Blaise l'était et n'avait pas dit grand-chose, Malefoy semblait également le savoir mais restait étrangement silencieux envers les Gryffondor ces derniers temps, mais les autres pourraient leur causer quelques problèmes et ça, il tenait à l'éviter autant que possible.
Le mois de mai laissa bientôt sa place à celui de juin et par conséquent aux examens. Le planning fut affiché la première semaine dans chaque salle commune et les élèves purent noter le jour et l'heure de chacune de leurs épreuves. Les sixièmes années ayant pour la plupart moins de cours, les examens s'étalaient sur une seule semaine. Cela dit, la charge de travail était telle que les salles communes étaient silencieuses pendant de longues heures et ce, jusque tard dans la nuit. Hermione travaillait de nombreuses heures à la bibliothèque en compagnie de Théodore. Même si ni l'un, ni l'autre ne parlait beaucoup, ils appréciaient de pouvoir être ensemble et s'aidaient mutuellement dans leurs révisions. Harry et Ron n'eurent donc d'autres choix que de soit se débrouiller tout seul, soit supporter la présence du Serpentard à leurs côtés. C'est donc à contrecœur le premier jour qu'ils s'installèrent sur une des tables les plus reculées de la bibliothèque afin de profiter du cerveau d'Hermione – et de ses notes. Malgré tout, Harry et Ron comprirent bien vite que Théodore ne les gênait pas tant que ça. Après tout il n'était pas prétentieux ou imbu de lui-même mais plutôt discret et solitaire comme l'avait affirmé Ginny. Cela dit, ils comprirent aussi bien vite qu'il était très intelligent et que ses connaissances n'avaient rien à envier à celles d'Hermione.
Il régna un silence inhabituel à Poudlard lors de la semaine des examens. Dehors, l'été était là, amenant avec lui un temps clair et un soleil chaud, comme pour les narguer de devoir rester enfermer à réviser.
Leur première épreuve était celle de Métamorphose le lundi matin à neuf heures. Ce fut sans nul doute l'examen le plus difficile de tous. Comme Théodore l'avait prédit, il porta sur la métamorphose humaine. Hermione se métamorphosa en un arbre parfaitement réaliste mais ce ne fut pas le cas de Ron dont le visage resta visible sur l'écorce. Harry s'en sortit mieux mais il eut beaucoup de mal à revenir à son apparence normale ce qui lui enleva quelques points. Après un déjeuner rapide dans la Grande Salle ils eurent l'examen des potions. Il régnait une chaleur étouffante autour des chaudrons ce qui troubla leurs concentrations déjà quelque peu fragile. Le professeur Slughorn leur demanda de réaliser un antidote à une potion très difficile appelée la Goutte du Mort-Vivant. Sans son Manuel avancée de préparations des potions, Harry était pâle et semblait sur le point de vomir. Hermione termina quarante-cinq minutes plus tôt et passa le reste de son temps à vérifier qu'elle avait fait tout ce qui fallait. Théodore se débrouillait plutôt bien et termina une demi-heure avant. Malefoy ne s'en sortait pas trop mal non plus et paraissait même satisfait de lui-même. Daphné Greengrass semblait également contente, partant sans doute du principe qu'une potion qui ne dégage pas d'énormes bulles jaunes fluo est une potion réussie. Ron, en revanche, ne s'en sortait pas bien et abandonna à mi-chemin en grimaçant, tout comme deux élèves de Serdaigle. Au moment de rendre leur fiole de potion, Hermione vit Harry effacer son chaudron d'un coup de baguette magique et fouiller dans son sac. Bien qu'elle pensait que ce n'était pas juste qu'il ait d'aussi bonnes notes, elle se sentit mal pour son ami. Comme elle se trompait ! Harry sortit un petit objet racornis de son sac et elle comprit bien vite que c'était un bézoard, un antidote à la plupart des poisons. Elle écarquilla les yeux et se demanda s'il oserait donner ça en guise d'antidote et si Slughorn allait s'en offusquer. Leur professeur regarda Harry d'un air ahuris avant d'éclater d'un rire tonitruant.
– Harry mon garçon vous êtes formidables ! s'exclama-t-il. Une telle audace et en même temps c'est d'une telle évidence que je m'étonne que vous soyez le seul à avoir trouvé cette solution. Bravo !
Malefoy regardait Harry avec l'envie de lui faire avaler le bézoard par le nez et Théodore semblait également furieux.
– Pourquoi tu ne m'en as pas donné ? dit Ron d'un air vexé à la sortie de l'épreuve.
Harry haussa les épaules.
– Je n'en avais qu'un et ça aurait semblé suspect tu ne crois pas ?
Hermione avait également l'air furieuse, pas nécessairement contre Harry mais contre Slughorn qui avait laissé passer ça.
– Je suis désolée Harry mais je trouve que ce n'est pas juste, lui avoua-t-elle une fois qu'ils furent revenus dans la salle commune de Gryffondor. C'est audacieux mais injuste.
Harry eut l'air un peu contrit et Hermione décida d'oublier ça. Elle prit ses livres de botanique et de sortilèges et descendit à la bibliothèque retrouver Théodore. Il était déjà là, installé à leur place habituelle et grignotait une tablette de chocolat de chez Honeydukes en cachette. Elle croisa Neville qui avait étalé plusieurs livres sur les plantes – dont certains d'un niveau avancé – autour de lui et révisait avec acharnement. Il était très doué en botanique et Hermione espéra de tout cœur qu'il ait la meilleure note.
Elle s'assit à côté de Théo qui lui tendit un carré de chocolat.
– Fais attention, Madame Pince est particulièrement de mauvaise humeur aujourd'hui… lui dit-il en souriant.
Ils révisèrent leurs cours sur l'ensemble des plantes qu'ils avaient étudié cette année-là plus quelques livres supplémentaires.
– Je suis sûre qu'on va avoir des questions sur les plantes aquatiques, dit Théodore au bout d'une heure et demie. Chourave a laissé sous-entendre que ça tomberait et on doit les étudier intégralement l'année prochaine.
Hermione releva le nez de Mille herbes et champignons et sourit. Étudier les plantes aquatiques dans les serres numéro sept et huit seraient passionnant !
– Comme les oursins d'eau douce ailés ? questionna Hermione.
Théodore hocha la tête. C'était assez amusant de voir ces petites choses pleines d'épines voler au dessus du lac de Poudlard.
– Et les branchiflores, ajouta-t-il. Tu te souviens comme elle en a parlé longuement la dernière fois ?
Hermione grimaça et chercha fébrilement son livre de Plantes aquatiques magiques des lacs d'Écosse dans sa pile de manuels.
– Si ça tombe sur la branchiflore, Harry va réussir haut la main vu qu'il en a utilisé pour la deuxième épreuve du Tournoi des Trois Sorciers, grommela Hermione.
Théodore grimaça.
– Son coup avec le bézoard c'était…
Il ne trouvait pas ses mots mais sa grimace en disait long.
– Je sais, répondit-elle. Je lui ai dis aussi… disons qu'il fallait y penser.
– Cela dit, reprit-il, je suis à peu près sûr d'avoir réussis l'épreuve de Métamorphose.
– Moi aussi ! Je pense avoir un Optimal…
Théodore ajouta que lui aussi et ferma son manuel de botanique pour celui de sortilèges. Une heure avant le dîner, ils trouvèrent une salle de classe vide et s'entraînèrent au sortilège de Dissimulation qu'Hermione était sûre de voir tomber à l'examen.
– Le professeur Flitwick l'a laissé sous-entendre, dit-elle d'un ton sans réplique.
Harry et Ron les rejoignirent, accompagnés de Ginny et Luna qui passaient leurs BUSE cette année. Fort heureusement, la salle était suffisamment grande pour qu'ils puissent s'entraîner sans dommage. Ginny et Luna s'entraînaient à pratiquer le sortilège d'attraction et cette dernière fit accidentellement voler Ron à travers toute la salle.
– Ce n'est pas si mal, commenta-t-elle de sa voix rêveuse une fois que Ron eut atterrit au sommet d'une armoire.
L'épreuve théorique de Botanique porta sur les différentes propriétés de la Tentacula Vénéneuse suivit de plusieurs questions sur l'utilisation des plantes aquatiques marines. Hermione eut un sourire et tourna la tête vers Théodore qui lui fit un clin d'œil. Il avait vu juste. En revenant face à sa copie, elle croisa le regard de Malefoy qui la regardait en grimaçant. Elle le fusilla du regard et reprit son écriture. Lorsque la sonnerie retentit, elle avait écrit deux parchemins de plus que nécessaire.
A l'heure du déjeuner, Harry paru très satisfait et expliqua qu'il avait détaillé entièrement tous les effets de la Branchiflore sur le corps humain. Il paraissait fier de lui, mais ce n'était rien en comparaison de Neville qui rayonnait d'avoir pu placer toutes les connaissances possibles sur les plantes. Il était le seul à avoir écrit autant qu'Hermione. L'après-midi, l'épreuve de sortilège se déroula au deuxième étage. Le professeur Flitwick les appelait un par un, tandis que le reste de la classe patientait dans le couloir. Hermione vit Parvati s'entraîner au sortilège de d'Allégresse tandis que Dean et Seamus passaient en revus les sortilèges plus courant au cas où.
Comme prévu, Flitwick leur demanda d'effectuer le sortilège de Dissimulation. Hermione réussit haut-la-main et le professeur lui posa quelques questions supplémentaires avant de la laisser ressortir, ravi.
Elle partie à la bibliothèque et attendit qu'Harry, Ron et Théodore la rejoignent. Ce dernier fut le premier à arriver, il l'enlaça doucement alors qu'elle cherchait un manuel d'Astronomie dans le rayon consacré aux étoiles.
– Tu as réussis ? demanda-t-elle alors qu'il l'embrassait dans le cou.
– Oui et très bien même, répondit-il en souriant. En revanche, je ne suis pas sûr de réussir aussi bien l'Histoire de la magie…
Harry arriva une demi-heure plus tard. Apparemment il était surprit mais heureux d'avoir réussit aussi bien et s'empressa d'envoyer une lettre détaillée à Sirius. Ron arriva plus d'une heure après et semblait plutôt satisfait de lui-même. Ils révisèrent l'Histoire de la magie en silence et Hermione prêta ses notes qu'elle connaissait, de toute façon, pratiquement par cœur. Elle empoigna son manuel d'Histoire de la magie de Batilda Tourdesac et lut le chapitre concernant l'attaque des vampires de 1882. Le soleil commençait à décliner lorsqu'ils s'étirèrent, épuisés par les révisions. Le parc était baigné de lumière et quelques élèves révisaient paresseusement, allongés dans l'herbe. Hermione passa une main dans ses cheveux et referma son livre. Théodore ne travaillait plus non plus puisqu'il gribouillait machinalement sur son manuel d'Astronomie.
– Hermione… commença-t-il nerveusement après qu'ils aient quitté la bibliothèque.
Harry et Ron marchaient devant en parlant de la nouvelle dispute qui avait eu lieu entre Lavande et lui. Ils avait prit un passage secret, puis deux escaliers en colimaçon et étaient à présent en train de marcher dans un couloir totalement inconnu mais menant probablement au hall d'entrée.
– …je me demandais, poursuivit-il, si tu accepterais de venir passer quelques jours chez moi pendant les vacances.
Hermione tourna la tête vers lui, un peu surprise. Il semblait mal à l'aise et triturait l'attache en argent de sa cape nerveusement.
– Pourquoi pas, répondit-elle en souriant. Tu habites où exactement ?
– Dans un manoir au nord du village de Bristol en Angleterre, expliqua-t-il. Bon, le manoir est un peu… sinistre je trouve mais tu t'y plairas peut-être. Je ferais du ménage, ajouta-t-il précipitamment en se sentant un peu idiot.
Hermione eut un petit rire.
– Ne t'inquiète pas, lui assura-t-elle, la maison des Black a un bon niveau de sinistrose aussi et je m'y sens quand même bien. Surtout depuis que Sirius a décroché les têtes des elfes de maison.
Théodore lui lança un regard étonné, se demandant si elle plaisantait ou pas.
– Cette famille était… spéciale, dit-elle en grimaçant.
– Chez moi il n'y a rien de tout ça heureusement, ajouta-t-il.
Ils marchèrent jusqu'à la Grande Salle où ils se séparèrent pour prendre leur dîner. Ginny était déjà là et paressait satisfaite de son épreuve de Défense contre les forces du Mal. Elle avait ouvert son manuel de Mille herbes et champignons et révisaient l'examen des potions qu'elle aurait le lendemain matin. Hermione se servit du saumon avec un peu de haricots verts et mangea avec avidité.
– Théodore m'a invité à passer quelques jours chez lui cet été, annonça-t-elle.
Elle avait tenté de contrôler le rougissement intempestif qui la prenait quand elle était mal à l'aise mais c'était peine perdu.
– Vraiment ? s'exclama Ron en laissant tomber la louche du potage dans la soupière.
Il éclaboussa la nappe et Ginny grimaça en voyant une tâche de soupe sur son chapitre concernant la potion de Confusion.
– Oui, affirma-t-elle. J'ai accepté.
Elle vit Harry échanger un coup d'œil amusé avec Ginny qui frottait à présent son livre pour enlever la tâche.
– Tu n'as pas peur ? ne put s'empêcher de demander Ron.
– Peur de quoi ? demanda Hermione.
Ginny referma son livre d'un coup sec et fusilla Ron du regard.
– Sa maison doit être bourré de magie noire… commença-t-il.
– Le 12 Square Grimmaurd aussi, l'interrompit Ginny. Ça n'empêche pas Sirius d'être un très bon sorcier.
Ron ouvrit la bouche et la referma, les oreilles rouges.
– Peut-être mais on ne le connait pas, ajouta-t-il. Savoir Hermione seule avec lui… imagine que ça soit un piège !
– Un piège ? ricana Ginny. Et pourquoi ça ?
– A cause de la mort de son père, insista Ron avec l'air de celui qui voulait absolument trouver quelque chose. Il veut peut-être se venger.
Harry fixait le fond de son assiette en priant probablement qu'on ne le prenne pas à parti.
– Ron tu es complètement obtus, conclu Ginny. Tu refuses qu'Hermione puisse être heureuse et encore moins avec un Serpentard simplement parce que toi tu n'as pas su saisir ta chance !
Il était difficile de dire qui paraissait le plus en colère. Hermione les regarda avant de soupirer d'exaspération, elle avait espéré que personne ne mentionnerait ça.
– Ça suffit ! coupa-t-elle avant que Ron ait pu répliquer. Je vais y aller et je suis la seule à décider ça. On s'est retrouvé tous les deux seuls très souvent cette année et il n'a jamais paru le moins du monde agressif. Il serait temps d'essayer de faire un peu confiance aux Serpentard parfois…
– Confiance ? Serpentard ? répéta Ron.
– Oui exactement ! Ce n'est pas en les traitants comme des Mangemorts que ça les dissuadera d'en devenir, bien au contraire.
Ginny approuva d'un hochement de tête.
– A mon avis plus personne ne deviendra un Mangemort, cru bon d'ajouter Harry. Que je ne me sois pas cassé la tête pour rien en tuant Voldemort…
– Je le sais bien Harry, mais c'était pour l'idée, répliqua Hermione.
Ils montèrent se coucher en silence, Ron étant vexé que personne ne prennent en compte ses arguments. Hermione s'installa dans son lit avec ses notes d'histoire de la magie et les relu de nombreuses fois avant de tomber de sommeil.
L'épreuve d'histoire de la magie porta sur l'attaque des vampires au XIXe siècle. Il était difficile de se concentrer, la chaleur étant étouffante dans la salle de classe. Hermione attacha ses cheveux et tenta de tout faire rentrer dans ses deux parchemins mais elle cru bon d'ajouter les différents combats entre les vampires et les loups-garous en 1865, ainsi que les procès des généraux vampires de 1884 à 1888. Au final, elle écrivit deux parchemins de plus que nécessaire mais elle était satisfaite de son travail. Elle attendit patiemment que l'encre sèche et en profita pour voir où en était Harry et Ron. Harry écrivait avec application, le nez penché sur son parchemin et ses lunettes glissants sur son nez. Ron n'écrivait pas mais ses sourcils froncés indiquaient qu'il réfléchissait intensément. Quelques rangs plus haut, Malefoy terminait sa dissertation tandis que Goyle tentait vainement de copier sur lui. Zabini venait de terminer et relisait ses trois parchemins, la tête penchée sur son pupitre. Théodore était un peu loin mais il semblait également avoir fini. Ses parchemins étaient soigneusement roulés et il nettoyait distraitement ses lunettes avec un pan de sa robe de sorcier.
Lorsque Binns annonça la fin de l'examen, tout le monde poussa un soupir de soulagement.
– Ça n'était pas si difficile, commenta Hermione lorsqu'ils furent sortis.
– Parle pour toi, marmonna Ron en fourrant le sujet tout au fond de son sac.
Ils avaient instaurés un accord tacite sur le fait de ne pas reparler de leur dispute de la veille. Les sixièmes années avaient l'après-midi de libre puisque l'épreuve d'astronomie aurait lieu à vingt-deux heures en haut de la plus haute tour.
– Il ne restera que la Défense contre les forces du Mal jeudi matin et après c'est la fin ! s'exclama Dean Thomas très enthousiaste.
– Pas pour moi, rétorqua Hermione. J'ai encore l'étude des runes et l'Arithmancie demain et vendredi matin.
Elle repartie à la bibliothèque et retrouva Théodore à leur endroit habituel. Il était déjà assit et avait étalé ses cartes du ciel sur trois tables différentes.
– Ça t'arrive de manger ? questionna-t-elle en constatant qu'il n'était pratiquement jamais à la Grande Salle.
Il eut un sourire un peu coupable.
– Et bien… commença-t-il, maintenant que tu m'as montré les cuisines, je vais parfois y faire un tour.
Elle secoua la tête mais sourit quand il lui proposa un croissant. Elle le grignota tout en prenant garde à ce que Madame Pince ne les voit pas.
– Plus que quatre examens, marmonna-t-il en regardant d'un air abattu son croquis de Jupiter et de ses lunes.
– Plus que quatre examens, confirma-t-elle. Je me demande ce que le professeur Rogue va nous demander…
– Le sortilège du Patronus, répondit presque automatiquement Théodore. J'en suis pratiquement sûr.
Hermione releva la tête derrière son manuel d'astronomie.
– Tu as l'air plutôt sûr de toi, fit-elle remarquer. Tu as l'air même meilleur que Trelawey pour deviner les sujets des examens.
Il rougit légèrement.
– Le professeur Rogue nous l'a laissé très fortement sous-entendre, répondit-il.
Hermione secoua la tête et reprit sa lecture des différentes constellations. Théodore se leva et fit glisser sa chaise juste à côté d'elle, puis il passa un bras autour d'elle et l'attira contre lui.
– On ne va pas se plaindre si Rogue laisse échapper deux ou trois informations, se justifia-t-il. Moi, je fais très innocemment circuler tout ça.
– J'ai toujours pensé que tu étais bien moins innocent que tu en avais l'air, le taquina-t-elle en souriant.
Elle posa sa tête sans son cou et se laissa bercer quelques instants. Elle n'avait pas envie de réviser, elle rêvait en revanche de sortir se prélasser dans le parc avec lui.
L'épreuve d'Astronomie se déroula sans anicroche et Hermione ressortie satisfaite de la tour. Elle hésita à réviser une dernière fois le sortilège du Patronus mais se souvint qu'elle le maîtrisait parfaitement bien, sans compter qu'elle avait des souvenirs très heureux en réserve ces derniers temps. Elle monta se coucher non sans avoir livré l'information aux autres Gryffondor de sa classe en leur faisant promettre de ne rien dire. Tous savaient très bien de quoi elle était capable – les éternelles pustules sur la figure de Marietta Edgecombe en étaient la preuve – et elle put donc se coucher l'esprit tranquille dans son lit à baldaquin.
– Ça va être une catastrophe, marmonna Harry au petit-déjeuner le lendemain matin.
– Harry, tu maîtrises le sortilège du Patronus mieux que personne, lui rappela Ginny.
– Rogue fait déjà comme si je n'existais pas en cours, rétorqua-t-il. Donc là, soit il va sauter mon nom, soit il va regarder en l'air, moi par terre et ça va être un fiasco.
– Ou alors vous allez vous disputer et mettre les choses à plat, proposa Ron.
Harry grommela qu'il avait envie de vomir et ne mangea rien. Ils montèrent au premier étage où tous les élèves attendaient le teint verdâtre. Seuls les anciens membres de l'A.D. semblaient relativement confiant surtout depuis qu'Hermione leur avait confié la probabilité du sujet qui allait tomber. Rogue arriva à neuf heures pile, sa longue cape noire flottant dans son dos et aboya à Hannah Abott d'entrer.
Une heure plus tard, ce fut le tour d'Hermione. Le professeur Rogue griffonnait sur son cahier lorsqu'elle arriva et il lui fit signe de se placer au centre de la pièce vide. Hermione enleva sa veste, releva ses manches et se tint prête. Elle passa en revu tous les sorts qu'elle connaissait et était certaine d'obtenir un Optimal.
– Vous allez commencer par le sortilège du Patronus, annonça-t-il.
Il semblait particulièrement de mauvaise humeur et se demanda si c'était à cause de la perspective de revoir Harry ou si c'était parce qu'il n'avait pas encore pu infliger de mauvaises notes. Toujours est-il qu'elle produisit un joli patronus qui gambada à travers la pièce avant de s'évaporer. Hermione n'avait pas eu à chercher bien loin pour trouver des souvenirs heureux. Rogue ne la félicita pas mais elle savait qu'elle avait fait un excellent travail. Il lui demanda ensuite de réaliser divers autres sortilèges vu en cours d'année et la laissa finalement partir une demi-heure plus tard. Elle se dépêcha d'aller déjeuner et sortit ses notes d'études des runes qu'elle étala autour d'elle sur la table de la Grande Salle. Neville arriva peu après l'air pas franchement convaincu mais au moins Rogue ne lui avait pas fait perdre tous ses moyens. Il sourit quand Hermione lui rappela qu'il était en vacances désormais et se servit un peu de chaque plat. Harry la rejoignit peu après et il était furieux.
– Une retenue ! s'écria-t-il en s'asseyant à côté d'elle.
– Pardon ? s'exclama Hermione.
– Il m'a donné une retenue !
Hermione le fixa incrédule.
– Mais… mais enfin pourquoi ? demanda-t-elle.
– Parce que j'ai trébuché bruyamment en sortant de la salle, lâcha-t-il en se servant un grand verre de jus de citrouille.
Rogue était certes du genre à donner des retenus sous divers prétextes plus ou moins légitimes mais là c'était complètement injuste.
– Il veut peut-être te parler de ce que tu as vu dans la Pensine… proposa-t-elle.
– Dans ce cas il ne peut pas le dire ? grogna-t-il.
Hermione haussa les épaules, l'air désolée.
– Et ton épreuve ? questionna-t-elle.
– Oh ça, ça allait, grommela-t-il. Si je n'ai pas un Optimal, je vais verser du poison dans son verre !
Harry continua de déblatérer sur l'idiotie de Rogue pendant un bon quart d'heure et Ron arriva, l'air ravi d'être en vacances. Il perdit néanmoins son sourire lorsque Harry lui parla de sa retenue et se rangea de l'avis d'Hermione.
– Tu l'imagines dire : « Potter je dois vous parlez des souvenirs gênants et intrusifs de ma vie privée et de l'amour inconsidéré que je porte à votre mère », dit Ron d'une voix rassurante. Je pense qu'il a prit le premier prétexte venu.
Harry sembla s'apaiser un peu.
– Quand est-ce que tu as ta retenue ? demanda Hermione en ouvrant son livre de traduction.
– Demain soir à vingt et une heures, soupira Harry.
L'après-midi, Harry et Ron partirent disputer une partie amicale de Quidditch avec quelques membres de l'équipe de Serdaigle tandis qu'Hermione se rendait à son épreuve d'étude des runes. Malgré une confusion entre deux mots, tout se passe plutôt bien et elle sortie de la salle soulagée de n'avoir plus qu'une seule épreuve. Elle attendit Théodore à la sortie de l'épreuve et ils prirent tous les deux la direction de la bibliothèque.
Caché dans le rayon désert dédié aux Soins aux créatures magiques – l'endroit le plus éloigné de Madame Pince – ils s'embrassaient doucement. Hermione se tenaient sur la pointe des pieds parce qu'il était vraiment grand et tentait de faire taire la petite voix en elle qui lui soufflait qu'elle avait un examen d'Arithmancie à réviser. Théodore glissa ses mains sous sa chemise et caressa son dos nu. Elle ne put s'empêcher de sourire et songea vaguement qu'elle avait une matière à réviser mais, à cet instant précis, elle était bien incapable de dire laquelle.
Le lendemain matin, Hermione avait été une des premières à arriver à la Grande Salle. Dissimulée derrière son exemplaire de Numérologie et grammaire, elle relisait plusieurs de ses cours à la fois et paraissait extrêmement tendue. Harry et Ron arrivèrent peu de temps après et prirent leur petit-déjeuner avec appétit. Ginny les rejoignit et se laissa tomber sur le banc en baillant. Elle se servit un chocolat chaud accompagné d'un morceau de tarte à la citrouille et mangea avec enthousiasme jusqu'à ce que le courrier arrive. Un hibou se posa près d'elle, suivit d'une dizaine d'autre, se battant pour être le premier à donner leur lettre. Son visage s'empourpra.
– Non mais je rêve ! s'exclama-t-elle en faisant de grands gestes pour éloigner les hiboux.
Elle se leva et s'apprêta à hurler copieusement sur Zabini, assit à la table des Serpentard à l'autre bout de la Grande Salle, lorsqu'elle s'aperçut avec stupéfaction qu'il était dans le même cas qu'elle. Une chouette avait même atterrie dans son porridge. Ron avait déballé un des paquets et observait la couverture de Sorcière Hebdo avec une grimace qui en disait long.
– Ron… commença Ginny.
– C'est… trois fois rien, marmonna-t-il en tentant de cacher le magazine.
– Ron, donne-moi ça ! s'exclama-t-elle en tentant de reprendre le journal.
Elle lui arracha des mains et son visage se décomposa lorsqu'elle vit la Une. Harry et Hermione lurent par-dessus son épaule et comprirent aisément son expression de dégoût. Une immense photo d'elle et Zabini s'étalait en première page, encadrée d'un immense cœur et portant le titre racoleur de : « Ils s'aiment envers et contre tous ! ». L'article s'étalait sur vingt pages comportant le récit de leur histoire par Rita Skeeter, diverses photos et le témoignage de plusieurs témoins.
Ginny semblait à cour de mot.
– Tout ça c'est de sa faute ! s'écria-t-elle tout à coup.
Tandis qu'à l'autre bout de la salle, Zabini fulminait en répétant :
– Et tout ça, c'est de sa faute !
Ginny enroula le magazine, le jeta dans son sac, brûla toutes les lettres et mangea avec rage. Soudain, une Beuglante explosa à la table de Serpentard et une lectrice de Sorcière Hebdo, manifestement en colère, hurlait à Blaise qu'il ferait mieux de laisser Ginny tranquille au lieu de faire comme sa mère. Rouge de honte, Zabini avait la tête dans sa main et regardait la Beuglante prendre feu d'un air consterné. Pour couronner le tout, il reçu une lettre de sa mère dans la foulée et Ron vit également fondre Errol vers eux. Les autres élèves chuchotaient bruyamment en les montrant du doigt et quelques uns ricanaient.
– Je croyais qu'Errol ne devait plus faire de long voyage, dit Hermione en voyant le malheureux volatile s'effondrer sur les genoux de Harry.
– Maman doit être au courant, maugréa Ginny en détachant la lettre de la patte d'Errol. Cette saleté de Rita Skeeter a tout inventé, je vais lui arracher les cheveux, les ongles et tout ce qui dépasse de sa misérable tête vide !
Toujours à l'autre bout de la salle, Zabini lisait la lettre longue de quatre-vingt centimètres, recto-verso, que sa mère venait de lui envoyer. Consterné, il ne cherchait même plus à ôter les tâches de porridge sur sa robe de sorcier. En face de lui, Malefoy lisait la fin de la lettre d'un air amusé. Il avait lui-même reçu du courrier qui l'avait mit de très mauvaise humeur. Un peu plus loin, Théodore relisait ses cours en essayant de ne pas trop prêter attention à Blaise qui poussait des soupirs toutes les deux minutes.
– Non mais… commença-t-il, elle s'écoute parler des fois ?
– Là elle te dit qu'elle te comprend je crois, marmonna Drago qui lisait à l'envers.
Blaise retourna l'immense lettre et leva les yeux au ciel.
– Ben tiens et là elle me fait le coup de la mère compréhensive mais bon sang elle le sait que cette idiote de Skeeter invente toutes ses histoires ! s'exclama-t-il en jetant un regard noir à Pansy qui ricanait en lisant l'article.
– Elle en profite bien même, ajouta Théodore en rajoutant un peu de sucre dans son thé.
– Tant que ça lui profite à elle, ça oui elle en profite, mais là il s'agit d'un mensonge.
Théodore lui lança un regard éloquent.
– Quoi ? répliqua Blaise. Tu vas dire que c'est de ma faute c'est ça ?
– C'est de ta faute, approuva-t-il posément.
– Merci de ton soutien, railla-t-il.
Il rangea rageusement sa lettre et entreprit de nettoyer sa robe de sorcier. Drago mâchait distraitement ses céréales en grimaçant et regardait une photo d'un air morne. Son petit frère était en réalité une petite sœur – tout le monde peut se tromper dixit le Médicomage – et était née la veille et ça n'était pas une bonne nouvelle pour lui. D'ailleurs, il la trouvait clairement très moche.
Ce chapitre est un tout petit peu plus petit que les autres (6500 mots au lieu des 7000 ou 8000 de d'habitude) mais c'est surtout un chapitre de transition :)
J'ai très très hâte de vous faire lire la suite en tout cas ! J'espère que vous avez aimé ce chapitre et à vendredi prochain pour la suite !
