Naruto et Nodoka avançait à grande vitesse dans la ville, tout en abattant plusieurs Onheil au passage. Soudain, ils furent entourés de quatre de ces monstres assoiffés de sang. Naruto réfléchit quelques secondes, puis il prit sa décision.
- Nodoka, écoute-moi, ordonna Naruto.
- Quoi ? demanda la brune.
- Tu vas continuer seule. Je vais rester ici et t'ouvrir la voie.
- Quoi ?! Mais tu veux mourir ?! cria la Yamanaka.
- Laisse-moi faire, j'ai un plan. Alors tu fais ce que je dis, ordonna le Jinchûriki de Kyûbi.
- Mais tu es fou ! continua Nodoka, folle de rage.
- Fais ce que je dis ! Il est plus urgent de sauver tout le monde ! Un seul d'entre nous doit arriver au sceau pour le réparer ! Alors tu fais ce que je dis ! cria Naruto, dont une de ses pupilles était devenue rouge sang.
Nodoka acquiesça doucement après avoir vu l'œil rouge du blond. Naruto, quant à lui, fit quelques mudras.
- Fûton, Souffle d'arcane, annonça le blond en dirigeant ses mains devant et derrière lui.
Aussitôt un courant d'air puissant et gelé sortit des mains du Jinchûriki de Kyûbi. Un Onheil se retrouva complètement gelé. Naruto ne perdit pas une seconde et jeta son équipière au-dessus de l'Onheil gelé. Elle se releva et observa Naruto. Celui-ci arborait une sorte de sourire démoniaque, assoiffé de sang.
- Files, Nodoka. Il vaut mieux que tu ne voies pas la suite.
Ni une, ni deux, Nodoka fila entre deux immeubles en ruines. Pendant ce temps, l'Onheil gelé retrouva sa forme normale, et tous les autres se rapprochaient du blond. Celui-ci eut un sourire. Il se mordit le pouce, ce qui fit tomber quelques gouttes de sang au sol. Puis le Jinchûriki de Kyûbi posa sa main sur lui-même.
- C'est parti ! Kuchiyose no jutsu, Kyûbi, Strate un ! cria Naruto.
Une déferlante de chakra déchira le quartier entier. Le chakra bouillonnait autour de Naruto. Une gangue de chakra à neufs queues apparut sur le blond. Une grande quantité de chakra bouillonnait dans cette gangue de chakra, qui était de loin supérieure à celle des Onheil. Naruto regarda les monstres qui s'approchaient à grande vitesse de lui. Il sourit, une nouvelle fois, en sortant toutes ses dents. Il frappa un des Onheil dans le ventre, ce qui eut pour effet de l'envoyer dix mètres plus loin.
- Et d'un ! cria Naruto, victorieux.
Cependant, l'Onheil en question sortit de là où il avait été envoyé. Et il fondit sur Naruto à une vitesse bien plus impressionnante que les autres.
- Gamin, fais-toi plaisir ! Tu as du chakra illimité pendant quelques minutes ! Mwahahah ! rigola Kyûbi.
- Je connais toutes les conséquences de ce que je viens de faire, maugréa le blond au renard.
Naruto sortit de ses pensées pour esquiver un assaut simultané des Onheil, qui étaient de plus en plus nombreux. Naruto se demandait bien quand leur nombre allait diminuer.
- Géhenne, dit Naruto en faisant une longue suite de mudras.
Aussitôt, l'endroit où se battait Naruto avec une trentaine d'Onheil désormais, devint noir, d'un noir total. Puis un courant d'air absolument glacial passa dans cette sphère noire. Suivi de très près par son opposé, un courant de chaleur épouvantable, faisant croire à un désert. Puis plus rien. Aucun bruit, aucun mouvement, de qui que ce soit, aucun évènement. Rien.
…
Pendant ce temps, Taiyô réparait déjà le sceau. Il avait mis au tapis le peu d'Onheil qui s'étaient interposés entre lui et le sceau. Peut-être était-ce du au fait que la partie du sceau à réparer était la plus proche de leur point de départ.
- Ce sceau est compliqué, ma parole ! C'est la première fois que je vois ça ! s'étonna le chauve.
Taiyô posa ses mains sur la base du sceau, et celui-ci se reforma lentement, très lentement même. Mais le pire, c'était le fait que reformer un sceau à trois bases dont deux brisées était très éprouvant pour les nerfs et le chakra.
- J'espère que ça se passe bien pour les autres. Pensa le jeune Jounin.
…
De son côté, le chef d'équipe, Furuo Inuzuka, pensait exactement la même chose, sauf qu'il n'avait pas trop le temps d'y penser en profondeur. Lui et les autres ninjas résistaient aux assauts répétés des Onheil, sans avoir le temps de récupérer.
- Dîtes-moi, les civils ont été évacués ? demanda Furuo.
- Oui, nous avons eu le temps de tous les évacuer, répondit un homme au passage, avant de reprendre le combat.
Furuo sauta et envoya un explosif sur l'Onheil aux prises avec un des ninjas. Celui-ci le remercia. Furuo néanmoins, n'allait pas le laisser s'en aller ainsi.
- Pourquoi ne peut on pas s'en aller simplement ? Le repli est la meilleure solution ! cria Furuo.
- Nous devons la protéger. Expliqua l'homme en continuant de se battre.
Sur ces paroles, Furuo se bloqua. Il comprenait l'allusion de l'homme avec qui il discutait, mais il voulait en être sûr.
- La protéger ? Vous voulez dire... commença Furuo.
- Oui. Nous devons protéger son œuvre, qui repose ici. Elle a pris tous les risques pour rester ici, pendant très longtemps, alors nous ne pouvons pas la laisser mourir définitivement ! cria l'homme.
- On ne peut pas les battre ! Ils viennent en illimité ! Il faudrait une technique pour... commença Furuo avant de s'arrêter.
…
Furuo se tenait dans le bureau de l'Hokage, Chisato Kubaya. Le descendant des Inuzuka tenait dans sa main un papier, ou plutôt une sorte de cv, mais façon ninja.
- Pourquoi le mettre dans mon équipe ? demanda Furuo.
- Il a un chakra de type très particulier. D'après les recherches du quatrième labo, son chakra pourrait détruire le Newel Wou, expliqua Chisato.
- Détruire le Newel Wou ?! s'égosilla le brun.
- Bref, ses pouvoirs pourraient nous être utiles, et à vrai dire, je ne l'ai gardé que pour cela, expliqua Chisato, tandis que son visage s'était noirci, révélant un sourire mauvais.
- Vous voulez dire que... commença Furuo.
…
Furuo sortit de ses pensées. Il regarda autour de lui. Les autres ninjas commençaient à fatiguer. C'est alors qu'il aperçut Taiyô venir dans sa direction.
- Taiyô, va chercher ce que protège ces ninjas, comme ça on évacue ensuite ! ordonna le jonin responsable de l'équipe.
- Oui sensei ! acquiesça le chauve avant de partir.
- Moi, je vais aller chercher Naruto, pensa Furuo avant de partir.
…
De son côté Nodoka était en train de finir de réparer le sceau, mais une zone persistait pour ne pas redevenir normale. Mais pourquoi ? pensa la belle brune. Soudain, la Yamanaka sentit une présence derrière elle. La brune sauta sur le côté, stoppant la restructuration du sceau. Elle regarda son adversaire, qui ne s'était pas rué sur elle ensuite.
- Toi ?! s'étonna la brune.
Face à Nodoka se tenait un homme qui devait avoir vingt-cinq ans, tout au plus, habillé d'un pantalon noir et d'un débardeur marron, ainsi que d'une cape en arrière. Nodoka pouvait voir de longs cheveux noirs tirés en arrière, avec une frange devant, lui camouflant ses yeux partiellement.
- Que fais-tu là ? demanda la brune aux yeux bleus, d'un ton inquisiteur.
- Ne me poses pas de questions sur ce ton, Nodoka-chan, prévint l'homme.
Aussitôt, une aura meurtrière flotta autour du dit homme. Nodoka n'arrivait plus à bouger, tellement elle était pétrifiée de peur. Des gouttes de sueur perlaient du visage de Nodoka. Elle osait à peine respirer. L'homme la regardait en souriant de manière machiavélique. Après quelques secondes, la brune se releva doucement, sa peur passée.
- Sur quel ton dois-je te le demander ? demanda Nodoka, crachant tout son mépris sur le visage de l'homme.
Un sourire encore plus grand s'ancra sur le visage de l'homme à la cape. Un sourire à faire peur à n'importe qui. Cependant, l'homme aux cheveux noirs ne garda pas ce sourire longtemps, puisqu'il éclata de rire.
- Si tu veux savoir, supplie-moi ! s'écria l'homme.
- Te supplier ? Mais pourquoi ? demanda la brune aux yeux bleus.
- Pour que je vous pardonne, toi et ta famille qui m'aviez envoyé en prison ! cria l'homme.
Désormais, son visage était couvert par la haine. Nodoka le regardait fixement, les yeux dans le vague. La tristesse submergea la demoiselle. Elle se donna une claque mentalement pour retourner dans la réalité.
- Tu... tu as... commença fébrilement Nodoka.
- J'ai ? demanda l'homme, curieux de savoir ce que la brune descendante des Yamanaka avait à dire.
…
De son côté Naruto combattait encore des Onheil. Il ne pensait pas que ces monstres bizarres pouvaient être aussi résistants. Il devait en avoir abattus une cinquantaine, et de beaucoup de manières. Il en avait trouvé une qui marchait superbement bien, d'ailleurs. Des pièges avec des Leemte, pouvant absorber ces gangues de chakra gênantes. Puis des attaques groupées, en général au Fûton, qui marchait merveilleusement bien.
Cependant, le blond, suite à sa Géhenne d'avant, était en train de fatiguer. Pas au niveau physique, mais mental. Ses pensées et ses mouvements semblaient avoir du mal à se coordonner, ce qui faisait prendre au blond des risques inconsidérés. Heureusement pour le blond, ses clones n'étaient pas touchés, donc ceux-ci se contentaient de le couvrir de loin, à l'abri dans un bunker improvisé dans des ruines d'une cuisine et d'un salon. Alors que le blond se reposait en attendant la prochaine vague d'Onheil, son capitaine, Furuo, arriva devant lui.
- Il se passe quelque chose ? demanda Naruto.
- Ouais. Je vais aider Nodoka, toi, va à ma place au centre de la ville, et empêche les Onheil d'avancer, expliqua Furuo en sautant sur un immeuble.
- Mais pourquoi ? demanda le blond, tandis qu'il n'y avait plus personne.
…
Taiyô, le jeune homme chauve de l'équipe, entra dans un bâtiment, avec un des ninjas qui résistait. C'était une sorte de dédale, sombre, fait de pierre et de ciment, qui devait dater de plusieurs siècles. Le chauve soupira.
- Que t'arrives-t-il ? demanda le ninja à côté de lui.
- J'aime pas les trucs comme ça... murmura Taiyô.
Le jeune fit un pas en avant dans le couloir, qu'une flèche passa devant ses abdominaux, déchirant un peu sa veste au passage. Puis Taiyô recula d'un pas, heureux de n'avoir pas été transpercé par la flèche.
- Ca va pas être de la tarte... maugréa le chauve.
- C'est sans doute un sol qui détecte la pression des pas, pour pouvoir lancer la flèche avec précision, analysa l'homme à côté de Taiyô.
- T'as sans doute raison. Comment on va passer ? se demanda le jeune Jounin.
…
Pendant ce temps, Nodoka été au sol, se tenant faiblement le ventre d'une main en sang. L'homme qui était venu l'avait frappé au ventre avec une force inouïe, qui l'avait littéralement assommée sur le coup.
- Tu m'as écouté ?! cria l'homme en recoiffant ses cheveux. Je n'en suis pas responsable moi, de leur mort ! cria-t-il une nouvelle fois.
- C'est comme si tu les avais condamné ! cria Nodoka en se relevant sèchement, fixant de ses yeux bleus son ennemi.
- Mais je te dis que non, espèce de conne ! cria l'homme en frappant d'une force monumentale Nodoka.
Nodoka, au contact du poing de l'homme sur ses côtes, sentit ses os céder un à un, comme si son corps abandonnait pour elle. Pour qu'elle ne puisse plus se relever et se faire démolir. Néanmoins, Nodoka fit abstraction de la douleur et se releva. Ses yeux bleus qui respiraient la joie de vivre ou la tristesse était empreint que d'une chose. La haine, à l'état pur.
- Tu n'es qu'un... commença Nodoka.
L'homme allait rétorquer en demandant ce qu'il était, mais la Yamanaka le gifla, sans mettre de chakra ni rien dans son coup. Mais la gifle était d'une puissance démesurée et fit tomber l'homme par terre.
- Assassin... tu n'es qu'un assassin... un putain d'assassin... qui a ruiné ma vie... avant même que j'en profite, murmura Nodoka mollement.
- T'es qu'une idiote qui ne sait pas réfléchir ! T'es une pourrie gâtée, et désormais, tu crois avoir ton mot à dire ? demanda l'homme en se relevant.
Désormais, Nodoka pouvait voir ses yeux. Rouge sang, fendus au milieu. De quoi donner la chair de poule à n'importe qui. L'homme avait un sourire d'un chasseur fou qui avait trouvé son gibier. Il sortit une lame de son dos et allait frapper Nodoka, quand il s'arrêta à quelques centimètres du visage de Nodoka, qui ne pouvait pas bouger, pétrifiée par la peur de mourir.
- Depuis quand écoutes-tu la conversation, Furuo ? demanda l'homme avant de se retourner.
Désormais, il avait Furuo Inuzuka en face de lui. Celui-ci avait sa grande épée en main, prêt à se battre. Le sourire de celui qui allait tuer la jeune femme quelques instants plus tôt s'agrandit encore plus.
- Tu vas me punir, Furuo ? demanda l'homme.
- Nodoka, retournes au Reisigers, ordonna Furuo. Quant à toi, Kagi, tu vas mourir ici, dit Furuo en guise de réponse à la provocation de son adversaire.
- Ouh, arrêtes tu me fais peur, Furuo, se moqua Kagi.
Soudain, une atmosphère lourde régna sur tout le quartier. Les deux combattants étaient dans des stades de concentrations très élevés. Furuo fut le premier à faire le pas. Il se rua sur son adversaire, et les coups de sabres s'enchaînèrent. Mais Kagi prit rapidement le dessus sur son adversaire. Il arriva à repousser Furuo, ce qui déséquilibra ce dernier.
- Tsûga ! cria Kagi en tournoyant sur lui-même à une vitesse folle.
Furuo poussa un juron et roula sur le côté, mais il reçut quelques dégâts. Son flanc droit était un peu coupé. Kagi s'arrêta quelques mètres plus loin, le sourire aux lèvres.
- Comment fais-tu pour aller aussi vite avec Tsûga ? demanda Furuo.
- Secret, Furuo. Reprenons. Tsûga ! dit-il en répétant sa technique.
- Il n'a jamais été du style puissant, donc il doit miser sur des attaques rapides, pensa Furuo. Tsûga ! cria Furuo en exécutant la même rotation que Kagi.
Les deux crocs s'entrechoquèrent dans un éclat de bruit, de béton, de pierre, de poussière. Furuo céda, à cause de la trop forte rotation et puissance de son adversaire. Il tomba dans les débris d'un immeuble.
- T'es ridicule, Furuo ! Un Tsûga aussi lent ne peut atteindre sa vraie puissance ! cria Kagi.
Furuo était dans les débris, et réfléchissait. Il se souvint d'une chose. Qu'être trop sûr de soi amenait sa propre perte. Le brun se releva et enleva le haut de sa veste. Il revint en deux sauts. Son aura était absolument terrifiante.
- Petit frère, tu n'aurais pas du venir me chercher des noises, commença Furuo, furieux. Arcane Inuzuka, Crocs Démoniaques, Annonça Furuo en faisant le mudra du tigre.
Les muscles de Furuo, à l'origine plutôt développés, doublèrent de volume. Il prit également quelques centimètres en hauteur.
- Qu'est-ce que... ? demanda Kagi, horrifié.
- T'inquiètes pas, frérot, je reprendrai ma taille initiale. Seulement après t'avoir tué. Expliqua Furuo. Tsûga ! cria-t-il en fonçant sur son petit frère.
- C'est pas parce que tu as grossi et pris du muscle que tu vas me battre ! cria Kagi en se lançant dans la même technique que son frère.
Les deux s'entrechoquèrent une nouvelle fois, sauf que cette fois-ci, ce fut Kagi qui lâcha prise en premier. Il revint peu de temps après. Une lueur de détermination, comme une sorte de flamme, brillait dans ses yeux.
- Je vais te battre, grand frère ! Tu peux en être sûr ! cria Kagi.
Aussitôt, une gangue de chakra rougeâtre apparut sur l'épiderme de l'adversaire de Furuo. Le chakra bouillonnait faiblement, comme s'il était cuit à feu doux.
…
Pendant ce temps, Naruto et les autres ninjas avaient repoussé les Onheil temporairement. A l'aide d'un Fûinjutsu réalisé à cinq, qui a permis d'enfermer les Onheil dans une barrière infranchissable de l'intérieur.
- Gamin, on te remercie. Sans toi, la barrière n'aurait pas pu être faite. Dit un chûnin d'une trentaine d'années.
- C'est normal. Dit Naruto en s'asseyant sur un rocher.
Soudain, Naruto sentit le chakra de Kyûbi déborder hors de lui, comme si le chakra du démon rentrait en éruption. Immédiatement Naruto rentra dans sa conscience.
Sa conscience était particulière. En général, les consciences sont faites d'une grande salle en cercle, couverte de portes dont la couleur correspond à l'émotion éprouvée à ce moment là. Les couleurs sont noir pour la tristesse, la dépression, tout ce qui est considéré comme les sentiments les plus tristes. Blancs pour les sentiments neutres. En général, les portes blanches disparaissent rapidement de la mémoire. Ensuite vient la couleur jaune pour les souvenirs joyeux. Les trois couleurs vont en dégradés, selon la puissance des sentiments.
Cependant, dans le cas du Jinchûriki de Kyûbi, les choses étaient bien différentes. Lui avait non pas trois couleurs, mais cinq ! Les trois couleurs de base, plus deux couleurs. Le rouge et le bleu foncé. Ceux-ci correspondaient à ses moments passés avec Kyûbi. Les portes rouges étaient les moments pendant lesquels Naruto n'était pas en froid avec Kyûbi, contrairement aux bleues, qui indiquaient les moments pendant lesquels les deux ne se parlaient pas, où quand ils étaient dans leurs coins.
La forme de la conscience de Naruto aussi était étrange, ce n'était pas une salle ronde, mais un grand couloir blanc avec les portes de ses souvenirs sur le côté, et la porte menant à Kyûbi au bout de ce couloir. Le blond y fonça. Il ouvrit la grande porte orange derrière laquelle se trouvait Kyûbi. C'est alors qu'il put voir ce qui se tramait.
Le chakra du démon renard à neuf queues quittait celui-ci. Naruto recula d'un pas en arrière. Le chakra fonçait sur lui. Par pur réflexe, il ferma la porte et la verrouilla à l'aide de verrous placés sur le côté de la porte.
- Kyûbi, tu m'entends ? demanda Naruto assez fort pour être entendu par le démon renard.
- Gamin... dit une voix étouffée par la porte épaisse.
- Il s'est passé quoi ? demanda Naruto.
- Mon chakra... souffla le démon renard. Je l'ai senti... au loin. Dans cette ville. Termina Kyûbi.
- Dans la ville ? pensa Naruto. Kyûbi, tu vas t'en sortir ? demanda Naruto.
- Ouais, gamin, haleta le démon. J'ai besoin de récupérer. C'est tout. Dit la voix de Kyûbi.
Naruto aperçut au bas de la porte le chakra de Kyûbi passant lentement. Le blond eut un petit sourire.
- Parfait pour utiliser ce style de combat. pensa Naruto. Enfin, je vais pouvoir l'essayer, sourit le blond en repartant vers la sortie de sa conscience.
- Amuses-toi bien, gamin... souffla la voix puissante du renard à neuf queues.
Naruto retourna dans la réalité. Des ninjas s'étaient regroupés autour de lui. Comme il était rentré dans sa conscience, il avait laissé sa place dans la réalité.
- Tu vas mieux ? demanda un homme.
- Oui, merci de vous inquiéter pour moi, sourit Naruto, les yeux rouges.
- Tes yeux ! sursauta une femme d'une trentaine d'années.
- C'est rien, seulement une technique. Je peux savoir où en sont mes équipiers ? Demanda Naruto.
- Taiyô-san est presque à la fin de la cachette, depuis qu'il a donné son dernier message. Et Furuo-san ainsi que Nodoka-san sont encore en train de réparer le sceau, puisqu'ils ne sont pas revenus, expliqua le chef des ninjas.
- Je suis rassu... commença le blond. Ils ne sont pas encore revenus !? demanda Naruto en se levant précipitamment.
- Non, mais tout est normal, t'inquiètes pas. Continua le chef.
Naruto ne l'écoutait pas. Il se mordit le pouce, fit quelques mudras, puis posa sa main au sol.
- Fûinjutsu, Sceau de détection du chakra ! s'exclama Naruto.
Un courant d'air frôla le sol, en partant de la main de Naruto. Aussitôt, celui-ci repéra plusieurs chakras. Il marmonna des paroles incompréhensibles, sauf pour lui-même.
- Une personne arrive. C'est sans aucun doute Nodoka. Deux personnes se battent à l'endroit du sceau. Furuo et un ayant le même chakra que moi, expliqua le blond. Ou plutôt que Kyûbi, pensa-t-il ensuite.
Naruto se précipita en direction de la personne s'approchant. Il rencontra une dizaine de secondes plus tard Nodoka. Elle courait comme une dératée. Apercevant Naruto, elle s'arrêta devant lui.
- Il se passe quoi, là-bas ? demanda Naruto.
- Furuo-sensei se bat contre un homme surpuissant. Il m'a dit de partir, et de te dire de garder le centre-ville, en prévision de l'évacuation à venir, raconta la brune, en nage.
- Merci, mais je n'obéirai pas, annonça sur un ton irrévocable Naruto.
- Quoi ?! demanda Nodoka, étonnée.
- Ce type m'a piqué du chakra, et maintenant, mon corps réagit à ça, dit le blond en pointant ses yeux.
- Oh mon dieu... fut tout ce que put dire Nodoka.
- Ne t'inquiètes pas, ça partira dans peu de temps. Au centre-ville, des ninjas sont blessés. Tu peux les soigner ? demanda Naruto.
- T'inquiètes pas pour ça, c'est du gâteau. Dit Nodoka en levant un pouce victorieux par avance.
- Bien. Moi, je vais régler le problème là-bas. Dès que Taiyô sera revenu, tu lui diras de venir nous chercher, puis on se replie. Ok ? demanda le blond.
- Ca marche. A tout à l'heure ! cria Nodoka à Naruto qui avait déjà reprit sa route. Revenez vivants, Naruto, Furuo-sensei… pensa-t-elle en priant pour ses équipiers.
…
De son côté Furuo était en train de dominer le combat, grâce à sa forme plus massive, qui lui avait fait prendre de la force et de la vitesse grâce au développement des muscles.
- Mais comment fais-tu ? demanda Kagi, rage de colère envers son grand frère.
Furuo sourit, mais il se mit à cracher du sang. Beaucoup de sang. Kagi le regarda, perplexe, avant d'avoir ce qu'on appelle un éclair de génie.
- Tu as donné ton corps en guise de tribut pour égaler mon niveau. Idiot ! cria Kagi.
- C'était le seul moyen de te battre. Dit Furuo en recrachant une bonne dose de sang.
Furuo redevint normal, mais le choc interne le fit s'écrouler à terre, haletant et suant comme un boeuf. Son frère s'approcha du brun, ramassa l'épée de celui-ci. Il avait eu de la chance, dans cette histoire.
- Une dernière parole, cher frère ? demanda Kagi, amusé.
- Va te faire foutre. Cordialement.
L'homme aux cheveux noirs allait frapper, mais il se retint. Il ne bougeait plus, mais un sourire s'agrandit sur son visage.
- Tu es enfin là ? Naruto Uzumaki. Tu dois te demander comment je t'ai repéré ? L'odeur, mon ami, l'odeur, expliqua Kagi avec son éternel sourire.
- Non. Je m'en fous de ça. Je te demande, comment as-tu pris mon chakra ? demanda le blond, évitant de faire penser que ce chakra n'était pas le même, et ainsi que d'évoquer une piste pour trouver Kyûbi.
- Tu ne le sauras qu'à une condition. Prévint l'Inuzuka.
- Laquelle ? demanda Naruto, septique.
- Me battre. Dit simplement Kagi.
- C'est mon genre de trucs, ça. J'avais envie de me défouler. Je m'emmerdais avec ces Onheil, dit Naruto en faisant craquer ses phalanges et en se plaçant en garde de combat.
- Frimes pas gamin, sinon tu vas perdre, prévint Kagi en se mettant aussi en position de combat.
Le blond était impatient d'en découdre, comme il l'était auparavant. Mais cette fois-ci, ce n'était pas pour en découdre, c'était pour tuer. Le besoin de voir le sang de celui qui lui avait pris le chakra de Kyûbi. Autrement dit, Kagi avait volé l'essence de vie du démon renard, celui qui avait formé Naruto pendant un long moment dans la prison de glace. Naruto ne se sentirait apaisé qu'après la mort de Kagi, c'était certain.
