Disclamer : Les personnages est l'univers de St Seiya appartiennent à Masami Kuramada, l'univers et les personnages de Bleach à Tite Kubo
Bonne lecture à tous et merci de votre fidélité et de vos encouragements. Bonne rentrée à tous !
Chapitre 7
Soul Society
Ils furent accueillis par Yamamoto en personne. Des shinigami qui faisaient leur ronde lui avaient fait un rapport préliminaire et le vieil homme voulait voir de quoi il en retournait de ses propres yeux. Mais quand il vit les hommes en armures qui avaient effectivement changées, et un zanpakuto, voir deux pour Shun et Mu, à la main, il sut que les dire des sentinelles étaient fondés. Dans la salle de réunion le Sotaisho ne posa qu'une question.
- Comment est ce possible ?
- Eh bien... Comment vous expliquer ? Nos armures ont la possibilité d'évoluer quand certains critères sont réunis, commença Shaka.
- Mais encore ?
- Quand nos armures sont blessées pendant ou après un combat, nous leur donnons notre sang pour leur rendre vie, après quoi, je les répare, continua Mu. Toutefois il y a des exceptions, je ne vais pas entrer dans les détails, je m'attarde juste sur celle qui nous intéresse ici. Quand les armures reçoivent le sang d'un Dieu, celles-ci se transforment seules pour devenir plus fortes, plus belles et plus solides... Et vous êtes tous des shinigami, soit des Dieux de la mort.
- Ce qui explique la transformation de vos armures, dit Hisagi. Mais pour les zanpakuto?
- Je pense qu'elles se sont simplement adaptées au monde dans lequel elles vivent en ce moment, répondit Mu. Il faudrait que je parle avec elles pour en avoir le cœur net mais je pense que c'est ça.
- Faites donc ! l'y encouragea Yamamoto. Et en ce qui concerne le contact par rapport à votre monde ?
- Nous irons un peu plus tard Sotaicho, expliqua Toshiro. Nous avons été surpris par l'attaque et nous sommes rentrés juste après.
Ce qui sembla satisfaire ce dernier qui clôt la réunion et décida d'une nouvelle après le repas du soir, une fois que Mu aurait parlé aux armures et qu'ils auraient de nouveau été chez Urahara. Apres avoir déposé les armures avec leurs nouveaux équipements chez Shunsui, le Bélier se mit directement au travail, les autres restaient impuissant face à cela alors ils préférèrent se retirer dans leur division respective.
Mu avait préféré s'enfermer seul dans la salle des armures, même s'il avait senti que Shunsui aurait aimé être avec lui. Mais en l'occurrence, il avait besoin de toute sa concentration :
- Si je reste bien sage dans un coin ? avait insisté le shinigami avec un regard implorant.
- Et comment veux-tu que j'accorde toute mon attention aux armures pour comprendre, alors qu'un chaton malheureux sera à l'autre bout de la salle ? Crois-moi, cette fois laisse-moi seul, je finirai bien plus vite. Et en plus tu es blessé, tu dois te faire soigner, fais-moi plaisir, file à la division quatre, conclut-il en lui déposant un petit baiser sur le bout du nez avant de s'enfermer dans la salle.
Shunsui soupira et s'apprêtait à lui obéir quand deux membres de la division quatre justement arrivèrent. Mise au courant par le commandant en chef, le capitaine Unohana avait envoyé des troupes chez chacun des shinigami concernés par cette attaque.
Matsumoto courrait dans tous les sens en les guettant pendant que Hyoga changeait le pansement de fortune qu'ils avaient fait chez Kisuke au bras de son homme, tout en lui reprochant et le remerciant à la fois de l'avoir sauvé :
- Faudrait finir par te décider Hyoga, le coupa Toshiro en souriant tendrement. Tu m'en veux ou tu me remercies ?
- Les deux baka ! s'exclama le chevalier en l'enlaça pour lui voler un baiser, faisant quand même attention de ne pas lui faire mal.
- Oh qu'ils sont mignons, commenta Matsumoto avant de crier à tue-tête. Vous croyez vraiment que c'est le moment ! Alors que le taicho se vide de son sang !
Heureusement la quatrième division arrivait.
Mais il s'avéra rapidement que les blessures reçues étaient légères et que personne n'en souffrirait bien longtemps.
Mu étant toujours enfermé avec les armures deux heures plus tard, ils décidèrent de tous se restaurer en l'attendant. Shunsui lui, faisait les cents pas autour du bâtiment où il lui démangeait d'entrer. Mais il avait promis.
Hisagi, de son côté, n'en revenait toujours pas. Celui qu'il avait vu sur le champ de bataille était bien loin du Shun qu'il connaissait. D'ailleurs ce dernier était redevenu lui-même dès le combat terminé. Cela lui prouvait la valeur inestimable du combattant qu'il était et il ne l'en admirait que plus encore :
- Tu vas bien ? Tu es sûr ? lui demandait justement son ange.
- Shun, tu t'es battu comme un lion ! C'est à toi qu'il faut demander ça ! Pas à moi, tu m'as protégé avec tes chaînes, je n'ais rien, même pas une égratignure !
Byakuya et Camus, après s'être félicité mutuellement, avaient bu une coupe de sake et discutaient de l'évolution des armures qui paraissait encore incroyable à tous.
Et Shiryu attendait impatiemment de retourner sur terre voir comment se portait Ichigo, qui y était resté.
Kenpachi ne voulait pas laisser la division quatre s'occuper de ses blessures et il fallut toute l'autorité d'un Shaka le menaçant d'un coup de son tout nouveau zanpakuto pour qu'il accepte enfin de se laisser soigner :
- Non mais, quel gamin tu fais parfois ! s'exclama Shaka.
- Quoi ? Moi un gamin ? Tu veux t'battre ? râla Kenpachi tout en essayant de mettre la main sur son zanpakuto, mais Shaka le lui montrait.
- Soigne-toi d'abord ! On verra après.
- Pas besoin de soin ! Il essaya de se lever mais le regard du capitaine Unohana l'en dissuada. - T'as rien ? finit-il par demander.
- Non pas la moindre égratignure
- Tant mieux.
Le capitaine de la quatrième division eut du mal à garder son sang-froid, il était rare que Kenpachi s'inquiète pour autrui. Shaka devait vraiment avoir quelque chose de spécial, de très spécial vu que la division au complet l'idolâtrait et que Yachiru l'appelait « maman ». Et la chose la plus bizarre dans l'histoire, c'est que ça ne semblait choquer personne. Shaka venait d'envoyé Ikkaku et Yumichika prendre des nouvelles des autres, et ils s'étaient exécutés sans rechigner. Comment avait-il fait pour que tout le monde soit à ses pieds ?
- Blondinette tu veux bien dormir avec moi ce soir ? demanda Kenpachi se foutant royalement des témoins.
- Bien sûr. Je vais préparer un truc sucré pour Yachiru, avant qu'elle ne se fâche parce qu'on ne lui a pas ramené ses bonbon préférés... Et laisse Unohana-taisho faire son travail !
- Tss… Tu perds rien pour attendre !
- Même pas peur !
Shaka disparut derrière la cloison, laissant le zanpakuto du capitaine assez loin de sa portée. La capitaine de la quatrième division voulu demander quelque chose mais elle n'en n'eut pas le temps.
- Ken-chan, il parait que tu t'es battu ! Ils étaient forts ? Tu t'es bien amusé ? Maman s'est amusé aussi ? Tu m'as ramené des bonbons ? fit la tornade rose.
Le capitaine fronça les sourcils, ils étaient assez forts oui, mais le truc qu'il n'avait pas aimé, c'était leur méthode sournoise pour essayer d'atteindre sa blondinette et le fait qu'on ait essayé de lui faire du mal. Son sang n'avait fait qu'un tour, il n'avait pas apprécié du tout.
- Qu'ils se ramènent tous, que je les rétame les uns après les autres ! Maman est en train de te préparer un truc.
- Super ! Je vais le voir !
Il ne fallut pas longtemps pour entendre dans toute la division.
- Des crêpes !
Shaka était simplement heureux, pas de piédestal, pas de chichi, pas de prise de tête. Kenpachi avait raison, la vie est belle. Le chevalier avait ouvert les yeux et regardait Yachiru manger ses crêpes. Elle était toute mignonne avec du chocolat partout sur le visage. Il sentit l'arrivée de Kenpachi dans son dos mais ne se retourna pas avant de sentir le capitaine poser son bras sur ses épaule.
- Promet-moi que tu n'as vraiment rien.
- Je te le promets, fit Shaka décelant toute l'inquiétude qu'il y avait dans la prunelle visible du capitaine.
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La porte de la salle des armures s'ouvrit enfin, laissant entrevoir un Bélier épuisé. Shunsui se précipita vers lui et appela pour qu'on leur serve un repas.
Mu regardait l'homme qui le maintenait debout jusqu'à la table.
- J'ai si mauvaise mine ? demanda l'Atlante.
- Encore pire, tu es presque transparent...
- Tant que t'y es dis que je ressemble à un macchabé.
- C'est toi qui l'as dit...
L'atlante s'était arrête pour faire face au shinigami, prêt à lui répondre, mais quand il vit sa mine chiffonnée par l'inquiétude. Mu sut que c'était vrai. Shunsui avait toujours été franc et direct avec lui, même si au début il pensait que pour lui tout n'était que plaisanterie, il avait très vite remarqué que ce n'était qu'une apparence, sauf peut-être pour la partie dragueur. Il avait même essayé avec lui, mais le chevalier l'avait rembarré plus d'une fois, pourtant il revenait toujours à la charge, et ils finissaient toujours par partager une coupelle, voire plus, de sake. Mu avait eu de plus en plus de mal à rentrer de son coté, il aimait vraiment beaucoup la compagnie de cet homme. Puis quand il y eut le changement de domicile, il s'était senti paniqué. Mais Shunsui restait Shunsui en beaucoup plus tendre.
L'Atlante savait qu'il ne pouvait plus reculer et qu'il ne pourrait plus dormir dans un lit seul, il savait qu'il était tombé dans les filets du capitaine et était conscient aussi qu'il ne voudrait jamais s'en défaire. Il était simplement tombé amoureux de lui. Doucement, Mu noua ses bras derrière la nuque du capitaine et l'embrassa tendrement, de tout son cœur. Le capitaine ne perdit pas une seconde, pour le serrer contre lui et répondre à ce baiser tant attendu.
- Désolé de vous déranger, mais le repas est servi, les interrompis Nanao qui s'inquiétait de ne pas les voir arriver et elle eu bien du mal à les séparer. Toutefois, il le fallait bien, tout le monde attendait des réponses par rapport au « phénomène » et ils avaient encore des tas de choses à faire.
- Merci Nanao-chan ! fit Mu.
Ils avançaient tous les trois alors que Shunsui boudait comme un gosse faisant rire le chevalier ainsi que la lieutenant même si on ne le voyait pas.
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Dés que Mu eut un peu récupéré, les chevaliers et leur escorte passèrent à nouveaux les portes vers le monde des vivants. Shiryu fonça directement chez Ichigo où sa sœur lui ouvrit et lui cria dessus pour avoir inquiéter de la sorte son aîné. Les deux jeunes hommes se rassurèrent en chemin, tous les deux étaient mort d'inquiétude pour l'autre, mais arrivés chez Urahara ils se sentaient bien mieux.
Le scientifique ne demanda même pas après les armures, ni même ce qu'il s'était passé, il le saurait bien assez tôt, et puis avec le combat du matin, il avait eu un beau spectacle. Et des tonnes de données à étudier, même s'il soupçonnait les hommes de ne pas leur avoir encore tout dévoilé. Il les mena directement au téléphone où Mu composa de suite le numéro du Sanctuaire. La communication était mauvaise mais il finit par entendre la voix lointaine de son maître :
- Que s'est-il passé ? On a ressenti vos cosmos ? demanda inquiet Shion à l'autre bout du fil.
- On a eu une visite peu amicale, on s'est juste défendu et tout est rentré dans l'ordre. On va tous bien, on n'a même pas une égratignure, le rassura le Bélier.
- On a bien reçu votre papillon, on travaille avec les données et on devrait même pourvoir vous envoyer…
Mais la communication fut coupée. C'était bien plus court qu'a l'accoutumée. Toutefois, Mu n'avait pas envie d'avoir une conversation avec le scientifique, il avait d'autres choses à penser et il était épuiser par cette longue journée. Après les remerciements, ils se promenèrent un peu dans la ville, faisant quelques achats, avant de rentrer au Seiretei. Ichigo avait même décidé de les accompagner, Shiryu avait beau lui dire qu'il pouvait rester sur terre avec lui, le shinigami remplaçant n'avait rien voulu entendre.
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Le Sotaicho les y attendait de pied ferme, décidé à obtenir plus d'informations sur la mystérieuse transformation des armures et ils ne coupèrent pas à la réunion :
- Alors ? demanda ce dernier, une fois qu'ils furent tous dans la salle, avez-vous obtenu plus d'informations ?
- Eh bien, commença Mu, les armures ont effectivement décidé de se protéger et donc de nous protéger avec les moyens adéquats dans ce monde. Mais je n'ai pas pu en apprendre davantage avec mon maître, vu que notre communication a été écourtée. Visiblement, il semble difficile de parvenir à stabiliser un passage entre les deux mondes…
- Et cela est permanent ? demanda encore le Sotaicho.
- Je l'ignore, il est tout à fait possible qu'elles décident de reprendre leurs formes originelles si nous regagnons notre monde, ou même d'évoluer encore… en fait avec des armures tout est possible… tant que certaines contions sont remplies, tout peu se produire et mon père me disait toujours que les armures n'en faisaient jamais qu'à leur têtes… et je ne sais même pas comment lui annoncé cette nouvelle…
- Il serait même souhaitable qu'elles ne gardent pas ces zanpakuto dans notre monde, intervint Camus. Les chevaliers n'ont pas d'armes, il vaut mieux rien lui dire pour l'instant, il le découvrira bien assez tôt.
- Pas une seule arme ? s'étonna Ukitake.
- Ce n'est pas tout à fait exact, continua Shaka, un seul chevalier d'or possède douze armes comme nous vous l'avons déjà expliqué. Mais elles ne sont utilisées que dans des cas extrêmes et avec l'autorisation du chevalier en question.
- Ça doit être quelqu'un ce type-là, remarqua Ichigo impressionné.
- En fait, actuellement, c'est mon maître et aussi mon père, Dohko le chevalier d'or de la Balance, expliqua-t-il.
- Rappelle-moi ça quand tu me le présenteras, glissa le shinigami remplaçant qui grimaçait à l'oreille de son petit ami faisant pouffer Shiryu. Et dire que je me plaignais de mon père !
- Mais si elles reprennent leurs formes originelles dans notre monde, demanda le Cygne, changeront-elles à nouveau de forme si on revenait ici ?
- Cela aussi, je l'ignore Hyoga…
- Donc, dans l'immédiat pas plus d'informations, conclut le Sotaicho.
- Non, mais je continuerais à travailler avec le capitaine Kyôrakû, s'il le veut bien, ajouta Mu.
- Pas de soucis ! répondit ce dernier avec un grand sourire.
- Bien, alors dans ce cas, je ne vous retiens pas plus longtemps, mais dorénavant, vous vous entraînerez également à la maîtrise des zanpakuto ! ordonna Yamamoto avant de les libérer.
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Les jours qui suivirent furent riches en nouvelles sensations pour les chevaliers qui pouvaient maintenant partager les entraînements avec les shinigami, même s'ils continuaient à se retrouver en privée de temps à autres pour ne pas perdre leurs propres techniques, bien trop dévastatrices pour les shinigami ordinaires. Seuls ceux possédant un bankai pouvaient éventuellement leur tenir tête dans le cas où ils combinaient leurs techniques avec leurs toutes nouvelles armes.
Mais aussi bien pour l'un que l'autre camp, les entraînements à ce niveaux étaient, bien qu'épuisants, forts appréciés et rapprochaient même davantage les deux protagonistes qui tentaient de mêlés leurs techniques de combats pour décupler leur puissance. Ainsi Camus et Byakuya ne se quittaient plus guère, de même que Shaka et Kenpachi, ou tous les autres d'ailleurs. Ichigo venant régulièrement s'entraîner avec Shiryu.
Hisagi découvrait chaque jour toute la détermination dont pouvait faire preuve son ange en tant que combattant impitoyable si la situation le lui imposait, mais également toute sa délicatesse et son aversion pour les combats inutiles. Et pas seulement à l'entraînement d'ailleurs, il se retrouva ainsi presque forcé de déléguer une partie de son travail et ce presque même s'en apercevoir mais Shun était passé par là et avait fait en sorte qu'il ne puisse rien y trouver à redire.
Ainsi quelques jours plus tard, il se retrouva libre de tout travail en fin d'après-midi. Peu habitué à ce genre de situation d'avoir un peu de temps pour lui, il en fut d'abord tellement surpris qu'il traîna un long moment dans sa division à la recherche d'une tâche quelconque, jusqu'à qu'un de ses hommes lui dise que Shun était parti se promener. Il décida aussitôt de le rejoindre.
Le chevalier avait passé les après-midi précédents à explorer les alentours pour finalement trouver un coin de rêve, une petite clairière où se trouvait une source chaude naturelle comme il y en avait tant au Japon, son pays d'origine. Abritée du vent par ses rochers d'un côté, et des arbres de l'autre et parsemé d'herbe et de fleurs sauvage. C'était l'endroit parfait pour un pique-nique et une soirée à deux !
Andromède voulait un endroit où ils seraient bien et à l'abri des dérangements intempestifs des subordonnés d'Hisagi, où ils pourraient profiter pleinement l'un de l'autre. Il se débrouilla donc pour que son petit ami soit libre et le retrouve facilement, ce qui ne manqua pas d'arriver :
- Quel endroit magnifique, fit ce dernier après avoir embrassé son ange et en regardant émerveillé autour de lui.
- N'est-ce pas ? Et j'ai même prévu de quoi se restaurer !
- Machiavélique petit ange, murmura Hisagi, si tu savais comme je t'aime…
Ils partagèrent un nouveau baiser passionné.
- Allons nous baigner ! dit Shun en s'écartant un peu chamboulé, on a largement le temps avant le dîner.
- A tes ordres mon ange !
Hisagi se retrouva très vite dans l'eau chaude.
-Tu viens petit an... le reste de la phrase mourut dans sa gorge.
Shun était encore sur l'herbe, se débêtissant avec lenteur, il était un peu angoissé alors il prenait plus de temps que nécessaire, ne se doutant pas une seconde du spectacle érotique qu'il offrait au lieutenant. Une fois en tenue d'Adam, il rejoignit son petit ami.
- L'eau est bonne ! soupira d'aise Andromède.
- Tu as raison, et il n'y a que nous pour en profiter ! ajouta le tatoué.
Shun avait de plus en plus du mal à se retenir en présence du jeune homme, cela faisait un bon nombre de jours qu'il fantasmait sur son lieutenant, et dormir toute les nuits dans ses bras le rendaient totalement dingue. Il l'aimait tellement, mais il voulait l'aimer totalement. C'était pour cela qu'il avait mit en place cet après-midi. Pour l'instant tout s'était déroulé sans anicroche, maintenant restait la partie la plus délicate.
Shun regardait son amour qui avait les yeux fermés et la tête penchée en arrière, profitant des biens faits de l'onsen. Il prit place sur les genoux d'Hisagi en lui faisant face et il déposa un baiser rapide sur ses lèvres avant de plonger vers son cou. Le lieutenant le laissa faire, c'était une des petites habitudes qu'avait Shun, lui embrasser le cou. Mais là, il y avait quelque chose de différent, pas les baisers en soi, mais de temps à autres il sentait la langue du jeune homme parcourir les contours de son tatouage, et ça électrisait tous ses sens. Et l'homme qu'il était réagit immédiatement à ce doux traitement, l'affolant :
- Shun… murmura-t-il d'une voix rendu rauque parce qu'il sentait monter en lui.
- Hum… répondit ce dernier sans cesser ce qu'il faisait pour autant, il avait bien trop envie, le goûter, le caresser, le dévorer…
Un soupir échappa au Shinigami quand les lèvres du jeune homme vinrent lui mordiller le lobe de l'oreille, le rendant un peu plus fou de désir encore qu'il ne l'était déjà. Comme si… son ange faisait tout pour cela ?
Analysant rapidement la situation, Hisagi n'eut plus aucun doute, Shun voulait bien plus qu'une soirée de détente avec lui… son ange voulait partager bien plus ce soir… cette simple pensée suffit à faire jaillir dans ses veines une envie bien plus forte encore, un besoin frénétique de toucher à son tour, de caresser et de découvrir, d'aimer.
Se redressant légèrement, il emprisonna son corps de ses bras, plaquant son bassin contre le sien, à peine surpris de le découvrir en état d'excitation intense, tout aussi forte que la sienne.
Shun gémit à la pression de son sexe dur et douloureux contre celui de son compagnon dans un état similaire et ferma un instant les yeux pour savourer l'instant. Les rouvrant, il rencontra ceux enfiévrés du shinigami :
- C'est vraiment ce que tu veux mon ange ? dit ce dernier comme pour s'assurer de ce qu'il devinait si bien.
Le jeune homme encra son regard émeraude dans le sien.
- Oui mon âme sœur, c'est vraiment ce que je veux. Je veux que nous ne fassions plus qu'un.
- C'est également mon souhait...
- Je t'aime, se dirent-ils d'une même voix, les faisant sourire.
Shun noua ses jambes autour des hanches d'Hisagi et se mit à onduler du bassin frottant leurs deux virilités. Cette fois ce fut au tour du lieutenant de grignoter le cou du chevalier allant même jusque titiller les perles roses sur le buste du chevalier. Les gémissements d'abord timides, s'intensifiaient. Shun prit leur deux virilité dans sa main et entama un long va et vient.
Ces gestes, ils les avaient rêvés, fantasmés tant de fois le chevalier, qu'il en devenait impatient, comme s'il voulait tout découvrir à la fois. Les sensations l'assaillaient de toutes parts, son corps tout entier semblait devenu sensible au moindre toucher, à la moindre caresse, l'entraînant dans un autre monde. Il ne maîtrisait plus rien.
Mais Hisagi savait qu'il ne résisterait pas longtemps à cette impatience bien naturelle, mais aussi que celui permettrait de mieux le découvrir ensuite, alors il fit descendre sa main sur la sienne, les guidant vers cette première communion de leurs corps et qu'il comptait bien parfaire tout au long de cette soirée. Il était l'aîné, le plus expérimenté aussi et saurait le guider vers ce monde de plaisir.
Pour l'instant le corps de son ange se mouvait de plus en plus vite, de plus en fort. Ses gémissements s'étaient transformés en petits cris, sa tête se pencha en arrière. Hisagi intensifia le rythme de sa main, se plongeant avec délices avec lui vers cette communion. Leurs corps réagirent d'instinct se tendirent en criant, avant que la délivrance ne se répandent entre leurs deux corps.
Quand ils eurent repris quelque peu leurs esprits, Shun vint se lover contre lui en murmurant boudeur :
- Je voulais plus encore….
- Et nous avons tout notre temps pour ça, se moqua gentiment son futur amant, mais pour l'instant on sort de là, j'ai faim moi !
- Estomac sur jambes ! fit le chevalier moqueur.
Il vola encore un baiser avant de sortir de l'eau, Shun voulu se rhabiller mais la main d'Hisagi l'en empêcha.
- Nous sommes seul mon ange... Laisse-moi te regarder, je reste dans la même tenue que toi... ajouta-t-il coquin.
Shun accéda bien volontiers à sa demande, il ne résistait jamais aux demandes du lieutenant et encore moins quand il avait ce regard si doux... et ces joues teinté de rouge.
Le jeune homme sortit les victuailles, ils mangeaient tout en discutant de tout et en se dévorant du regard se rapprochant toujours plus l'un de l'autre, sans même s'en rendre compte tellement ils étaient attirés l'un par l'autre. Avec l'aide d'une multitude de baisers, Hisagi fini par allonger Shun sur la couverture et le surplomba.
- Merci pour ce repas, et je suis sûr que c'est toi qui l'a préparé.
Le chevalier n'eut pas le temps de répondre, car les lèvres d'Hisagi venaient de capturer les siennes et le bout de sa langue demandait à ce que celle de Shun la rejoigne.
Ce que le chevalier lui accorda bien vite, leurs langues entamant un ballet mille fois renouvelé et toujours plus merveilleux à chaque fois. Tout en l'embrassant passionnément, le shinigami laissa ses mains partir à la découverte du corps offert. Il ne fallut guère plus de temps pour que celles de Shun fassent de même, d'abord timidement, osant à peine caresser, puis plus franchement.
Hisagi, laissa sa bouche pour partir à l'assaut de son cou, tout en continuant des mains une merveilleuse exploration du torse fin et musclé. Leurs tenues rendant chaque frôlement de peau à la limite du supportable. Sa bouche suivit ses mains alors que celles-ci s'attardaient maintenant sur l'aine du chevalier frémissante.
Mais Shun était loin d'être en reste, lui aussi découvrait, parcourait, redessinait les muscles de son amant, tout comme il goûtait la peau tannée et pourtant si douce sous sa langue.
Ils changèrent dix fois, vingt fois de positions, recherchant toujours celle qui leur permettaient de mieux encore se découvrir. Ils n'avaient plus de limites. Temps et espace avaient disparus et ne vivaient plus que par le corps, la bouche, ou le sexe de l'autre qu'ils s'appropriaient, telle la plus belle des récompenses, un court instant, se frustrant mutuellement au possible l'un comme l'autre, mais décuplant tout aussi vivement leurs soifs de l'autre.
Shun était littéralement aux portes du paradis, et il lui en fallait peu pour qu'il les traverse. Il attrapa les doigts de son âme sœur et se mit à les sucer onctueusement, les lubrifiants. Hisagi le regardait stupéfait, comment son petit ange pouvait-il être si érotique? Mais il ne put penser plus loin car Shun se positionnait de façon à ce que les doigts du Shinigami touchent son intimité. Encouragé, Hisagi se mit à caresser la rose secrète de Shun, tendrement, il mit une petite pression, l'ouvrant délicatement pour entrer dans l'intimité du jeune chevalier. Le faisant sursauter, sans brusquerie aucune, Hisagi entreprit une caresse intime jusqu'à ce que Shun gémisse plus fort, le tatoué sut alors qu'il avait trouvé « le » point qui ferait chavirer son amant.
Chavirer était un faible mot, Shun fut littéralement aspiré dans une véritable tempête, d'émotions, de sensations toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Puis vint le besoin impérieux et dévorant. Il cria son nom, supplia même en se trémoussant sous les doigts experts. Il en voulait plus, bien plus.
Hisagi ne le fit pas attendre plus longtemps, ressentant lui aussi ce même besoin d'assouvir enfin cette union, de le faire sien tout en sachant qu'il aimerait tout aussi bien lui appartenir et qu'il le ferait également. Mais plus tard. Demain peut-être.
Il allongea de nouveau son ange sous lui, il voulait le voir, saisir chacune de ses expressions et les graver dans sa mémoire. Un dernier baiser et il souleva les jambes tremblantes d'impatience, y déposa quelques rapides baiser et les cala sur ses épaules avant de se positionner pour lui faire le moins mal possible.
Une première fois est toujours un peu douloureuse, même en prenant un luxe de précautions, ce qu'Hisagi avait fait, car Shun n'avait pas oublié les ingrédients nécessaires à ce qu'il mijotait déjà. Le chevalier le savait aussi mais rien ne l'avait préparé à ça. Sa bouche s'ouvrit en grand sans pour autant sortir un son. Ses yeux grands ouverts se perlaient de larmes et cherchaient le réconfort et l'assurance dans ceux de son amant qui le avait stoppé tous ses mouvements, légèrement inquiet.
Cela suffit à le rassurer et d'un sourire, il lui indiqua de continuer, ce que fit le shinigami tout en douceur, autant qu'il pouvait le faire du moins. Quand son corps se fut enfin habitué, que la douleur s'évacua quelque peu, Shun sut qu'il avait gagné, alors il laissa doucement glisser ses jambes, emprisonnant la taille de son amant avant de bouger doucement à son tour.
La suite se perdit pour l'un comme pour l'autre. Les sensations devinrent les maîtresses de leurs deux corps en feu, les menant à un rythme effrayant et magnifique. Le bruit de leurs corps se percutant, les cris, les soupirs, tout se fondit dans cette tempête dévastatrice qui s'empara d'eux, ne leur laissant aucune échappatoire. Hisagi, ayant juste la présence d'esprit de saisir le sexe tendu de son amant pour qu'ils puissent associer leurs deux jouissances.
Le corps de Shun s'arqua soudain, se soulevant presque du sol, précipitant l'extase de son amant qui pourtant prolongea autant qu'il en fut capable ce moment extraordinaire. De sa longue vie durant, il n'avait jamais ressenti ce moment avec une telle intensité, il sut alors qu'il avait vraiment trouvé son âme sœur.
Ce ne fut que bien plus tard, quand leurs souffles se calma enfin, que leurs cœurs reprirent un rythme bien plus normal, qu'ils s'embrassèrent encore une fois, avant de s'endormir pour quelques heures, sous une couverture que le shinigami attrapa, avec la lune et les étoiles pour seuls témoins.
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- Es-tu inquiet par quelque chose ? demanda Byakuya quand il remarqua les sourcils froncés de Camus alors qu'ils dégustaient un thé dans le jardin à la leur des étoiles.
- Disons que quelque chose me chiffonne.
- Au sujet de vos zanpakuto ?
- Du tout, je suis plutôt inquiet par ce qu'à dit le grand Pope, « on va pouvoir vous envoyer...». Mais nous envoyer quoi ?
- Ne te prend pas la tête avec ça tu verras avec le temps.
- Tu as raison, je ne devrais pas me soucier de ça pour l'instant.
- J'aime quand tu me tutoies, fit Byakuya.
- Permets-moi de continuer de le faire alors.
- Avec plaisir, si je peux faire pareil.
Le français eut pour toute réponse un énorme sourire.
Ooo000ooO
Shaka se rendit doucement dans la chambre de Kenpachi. Celui-ci sortait justement de la salle de bain avec une trainée de vapeur autour de lui et une serviette autour de la taille une autre sur ses cheveux les essuyant d'un geste énergique. Le chevalier se prit à le regarder, il était musclé, grand, des épaules larges une taille fine, des fesses rebondies de longue jambes... Il était bien bâti, vraiment bien bâti.
- Bonsoir ! fit Shaka pour annoncer sa présence.
- Lut'!
- Je peux revenir...
- Tsss, t'y es, t'y restes !
Shaka sourit et prit place sur le futon.
- Pas question de méditer blondinette, pas envie de voir ma chambre transformée en champs de fleurs, le prévint le capitaine voyant que le chevalier prenait la position du Lotus.
- Ce n'était pas mon intention, là j'allais simplement continuer à te reluquer sans vergogne...
- Ha ha ha! Toi aussi tu aimes les belles choses !
- Erreur, j'aime les choses rares qui sont belles...
A suivre…
