Et voili c'est la fin ...merci à tout le monde qui a suivi, suis contente que ça vous aie plu. Evidemment je vous donne RDV pour la prochaine que je vais finir de ce pas. Et sur ce, bonne lecture !!
Riza ferma la porte de sa chambre le cœur battant. Des enfants, il avait des enfants ! La jeune femme sentait son cœur se briser. Cette fois, Roy était définitivement hors d'atteinte. Le lieutenant mit une main devant sa bouche, cherchant à contenir ses larmes. Dans la salle d'attente, nos trois amis étaient pétrifiés. Lily fut la première à se ressaisir.

« Rattrape-la papa ! »

« Euh oui ! » fit Roy.

Lily lui donna sa photo de famille en passant. Les jumeaux se regardèrent un moment, puis allèrent voir. Le colonel entra doucement dans la chambre. Riza finissait de s'habiller.

« Lieutenant … je vous dois quelques explications. » fit Mustang mal à l'aise.

« Vous n'avez pas à vous justifier. Vous avez des enfants, c'est très bien. » répondit-elle sèchement.

Elle commença à attacher ses cheveux. Roy se rapprocha d'elle.

« Mais il faut que je vous dise qui est leur mère. » reprit-il.

« Non ! Je ne veux pas le savoir ! » dit Hawkeye en lui faisant face.

Le beau brun vit de la douleur dans ses yeux, et du reproche. Il la saisit par les épaules.

« C'est très important : vous devez savoir qui est la mère de mes enfants. »

« Je m'en moque ! Votre vie privée ne m'intéresse pas ! » s'exclama-t-elle.

Riza sentait qu'elle allait craquer et éclater en sanglots devant lui, ce qu'elle voulait à tout prix éviter.

« Lâchez-moi maintenant. » reprit la jeune femme.

« Pas tant que vous ne saurez pas avec qui je les ait eu. Ou plutôt avec qui je les aurais. »

Riza le regarda sourcils froncés. Comment ça ils les aura ? Ils sont déjà là non ?

« Qu'est-ce que vous racontez comme idioties encore ? Vos gosses sont déjà nés je vous rappelle ! » siffla-t-elle.

Son supérieur sourit.

« Oui et non. Mais mes gosses comme vous dites … sont aussi les vôtres. »

Ah enfin, pensèrent les jumeaux. Ils commençaient à se dire qu'il n'arriverait jamais à le lui dire.

« Si nous avions eu des enfants ensemble, colonel, il me semble que je m'en souviendrais. » répondit Riza.

« Mais comme je vous l'ai dit, je ne les ai pas encore. Peut-être que ceci … vous aidera à mieux comprendre. » reprit Roy.

Il sortit la photo de famille. Riza écarquilla les yeux en se découvrant dessus. Elle la prit, et l'examina attentivement. Elle paraissait plus âgée, et se tenait aux côtés de son supérieur. Lily et Nathan était devant eux.

« Que … comment avez-vous fait ça ? » demanda Riza.

« Je n'ai rien fait. C'est notre fille qui me l'a donnée, et elle est authentique. Regardez la date derrière. »

Le lieutenant tourna le cliché, pour découvrir qu'il datait de 1935.

« Mais … c'est impossible ! »

« C'est ce que j'ai cru au début. Mais vous vous souvenez du cercle de transmutation que j'ai reproduit lors du début de l'enquête ? Il permet d'ouvrir une brèche dans le temps. J'y ajouté mon sang par inadvertance, et c'est ça qui les a fait venir du futur. » expliqua Roy.

Riza secoua la tête, ne parvenant pas à y croire. Elle gardait les yeux fixés sur la photo. Quand enfin elle releva la tête, elle aperçut les jumeaux à la porte.


Roy se tourna également, et leur sourit.

« Venez les enfants, approchez. Venez dire bonjour à votre mère. » dit-il en faisant un signe de la main.

Hésitants, pour ne pas dire craintifs, les adolescents entrèrent, fermèrent la porte et s'avancèrent vers Riza. La blonde recula inconsciemment quand ils furent près d'elle.

« Vous … vous êtes vraiment … ce sont mes … » bredouilla-t-elle.

« Oui Riza, ce sont nos enfants. Vous en avez la preuve dans les mains. » fit Mustang.

« Bonjour maman. » dit Lily avec un petit sourire.

Riza ouvrit la bouche, la referma, puis dit d'une voix émue :

« Bon … bonjour les enfants. »

Les jumeaux sourirent, et se serrèrent contre elle. Roy soupira doucement de soulagement, quand il vit qu'elle leur rendait leur étreinte.

« Je n'arrive pas à croire ce que je vois. Mes enfants sont devant moi … » dit-elle en leur passant une main dans les cheveux.

« Parce que vous pensez que moi j'ai pas trouvé ça bizarre ? » intervint le colonel en croisant les bras.

« Ca me rappelle que nous n'avons toujours pas fouillé les placards de ton appartement. » dit Lily.

Roy leva les yeux au ciel, pendant que sa subordonnée souriait et que leur fils ricanait.

« Personne d'autre que nous ne sait … que ce sont nos enfants ? » demanda Hawkeye.

« Si Maes : il l'a vite découvert, il sait que je suis fils unique. » répondit le brun.

« On va te laisser te reposer maman, je crois t'en as bien besoin. » intervint Nathan.

En s'entendant appeler de la sorte, le lieutenant rosit.

« Ouais, nous allons rentrer, on a des fouilles à faire. » ajouta sa fille.

« T'as intérêt à ranger après ! » avertit Roy.

« Oui papa. »

Là, Riza rougit carrément. C'est vrai que c'était lui le père. Avec toutes ces émotions elle avait pratiquement oublié. Les enfants sortirent, laissant un silence embarrassé. Riza croisa les bras. Des enfants avec Roy Mustang … c'était bien plus que ce qu'elle avait espéré. Leur regard se croisèrent, vite détourné et avec en prime une coloration des joues.

« Alors euh … comment vous sentez-vous ? » demanda Mustang pour rompre le silence.

« E-eh bien … tout ça est encore assez confus. Mais sinon … ça va bien. » répondit-elle en entortillant une mèche de cheveux.

« Voui … c'est vrai que c'est pas facile à admettre cette histoire. Mais vous verrez, c'est pas si désagréable. » sourit-il espiègle.

« Si ... si vous le dites. »

« Oh mais vous vous en rendrez vite compte. Tenez vous avez un jour de congé demain, vous n'aurez qu'à les prendre avec vous. »

« Moi mais … »

« Oui vous. Vous êtes leur mère, que je sache. »

Riza sentit ses joues chauffer. Roy sourit encore, puis déclara qu'il allait demander si elle pouvait sortir. La permission fut accordée aussitôt. Le colonel raccompagna sa subordonnée chez elle, pour la fin de l'après-midi.

« Je vous déposerais les petits de bonne heure demain matin, d'accord ? » annonça-t-il.

« D'accord. »

« Reposez-vous bien Riza, et à demain. » susurra-t-il.

Roy se pencha, et l'embrassa sur la joue. L'alchimiste repartit en laissant une Riza complètement déboussolée. Elle s'adossa à sa porte, et son chien vint aux nouvelles.

« Je suis maman … enfin je vais l'être … et … et ce sont aussi les enfants du colonel. Tu te rends compte Hayate ? Je vais fonder une famille avec Roy ! » s'exclama-t-elle en le soulevant.

« Et moi je vais être malade si tu continue à me faire tournoyer comme ça ! » pensa le chien.


Quand Roy rentra, il trouva ses enfants affalés sur le canapé.

« Alors ? Mes placards vous ont plu ? » demanda-t-il en suspendant son manteau.

« C'est ce que je disais au début : c'est un vrai trou cet appart. » lâcha Lily.

« Navré que ça ne te plaise pas, fifille. On va aller manger, et demain vous passerez la journée avec votre mère. »

« Génial ! »

Le colonel sourit. Il s'activa aux fourneaux, aidé de sa progéniture. Et le lendemain matin, il les déposa devant chez Riza. Elle ouvrit sa porte, assez anxieuse. Les enfants saluèrent leur père, et se précipitèrent vers leur mère.

« Salut m'man ! »

« Euh bonjour. Entrez. »

« Aaaah enfin un appartement digne de ce nom ! » fit Lily.

« Celui du colonel ne te plaît pas ? » interrogea Hawkeye.

« Booof. »

Elle regarda ses enfants caresser Hayate, qui semblait ravi d'avoir de la compagnie. Riza se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir faire avec eux. Elle n'eut pas besoin de réfléchir longtemps : les ados déclarèrent qu'ils voulaient aller faire un tour en ville. La blonde obtempéra, et ils se retrouvèrent tous les trois à arpenter les rues de Central. Ils bavardaient de tout et de rien, et le lieutenant se sentit rapidement à l'aise.

La matinée se termina par un pique-nique au parc. Nathan jouait avec Hayate, pendant que sa sœur et sa mère préparaient le déjeuner. Le déjeuner se passa dans la bonne humeur. Riza repéra chez les enfants plusieurs traits de caractère hérité d'elle-même ou du colonel. Lily était aussi sacarstique qu'elle, et Nathan affichait la même mine contrariée que sa mère.

Tous deux en revanche, savaient user de leur charme et connaissaient déjà la mine de bébé boudeur ou de chat potté, qu'arborait parfois le colonel. Lily était aussi autoritaire que sa mère, comme Riza s'en rendit compte à sa façon de donner des ordres à Black Hayate.

« Plus de doutes possible : ce sont vraiment mes enfants. » se dit-elle.

Mais alors qu'elle rêvassait, elle ne vit pas une silhouette se profiler derrière elle.

« Tiens mais ce sont les petits du Mustang ! » fit une voix masculine.

Riza sursauta, et se retourna. Kimblee … les mains dans les poches, en train d'observer les enfants jouer avec Hayate.

« Major … » dit froidement Hawkeye.

« Vous permettez que j'aille leur dire bonjour ? » reprit l'Ecarlate.

Le lieutenant fut fortement tentée de lui répondre non. Pas question que ce fou s'approche de ses enfants. Riza n'était peut-être pas encore maman, mais elle sentait déjà l'instinct maternel effleurer. De son côté, Lily avait repéré l'alchimiste. L'air de rien, elle informa son frère de ce qui s'était passé. De sorte que Nathan se tint lui aussi sur ses gardes. Mais après avoir regardé les jumeaux durant un instant, Kimblee s'éloigna.

Riza poussa un soupir de soulagement. Cet homme la mettait mal à l'aise. Les ados reprirent leur jeu, pendant que leur mère sortait un livre. La balle que lança Nathan atterrit dans les bois.

« Ah zut ! » dit-il.

« Vais la chercher. » annonça Lily.

La jeune fille partit avec le chien. La balle avait roulé assez loin mine de rien. Alors qu'elle fouillait un buisson, Hayate se mit à gronder. Aussitôt des flammes apparurent sur le dos de l'adolescente.

« Urgh ! » entendit-elle.

« Vous revoilà, je savais bien que vous ne lâcheriez pas l'affaire. » fit Lily en se retournant.

Kimblee avait essayé de l'atteindre, et avait failli se brûler une nouvelle fois. Hayate se tenait aux pieds de la fille de Riza, le poil hérissé et les crocs dévoilés.

« Tu m'as l'air d'avoir une alchimie intéressante. » sourit l'Ecarlate.

Il remarqua le cercle sur son poignet droit. Le même que Mustang … étrange.

« Je t'ai dit que tu aurais de mes nouvelles. » reprit-il.

« Et moi que vous vous feriez très mal si vous m'attaquiez. Vous tenez donc à ce que je vous réduise en cendres ? » répliqua la jeune fille.

Elle n'avait pas l'air d'avoir peur, nota Zolf. Mais serait-elle assez rapide pour l'éviter ? Hypothèse qu'il voulut vérifier immédiatement. Ses cercles étaient toujours enclenchés. L'alchimiste se rua vers elle. Lily s'écarta, et prit feu immédiatement. L'Ecarlate eut ainsi en face de lui un énorme serpent de feu. Lily n'était plus visible. La bête se jeta en avant et l'atteignit au flanc, causant de profondes blessures.

Et il ne pouvait pas l'atteindre, au risque de se brûler les mains. Il se résolut à esquiver du mieux qu'il pouvait les attaques enflammées du serpent. Tout à coup, il sentit une douleur intense à l'épaule.

« Ouargh ! »

Et un autre coup à la deuxième épaule. A genoux, il vit ce qui semblait être deux pattes. En relevant la tête il découvrit un aigle aux côtés du cobra. Le serpent siffla, prêt à une nouvelle offensive. L'oiseau écarta les ailes un instant et secoua la tête avent de regarder l'alchimiste.

« Merde ! » fit Kimblee.

Contre ces créatures son alchimie était inutile, car il n'y avait aucune prise sur elles. Et il avait été déjà bien brûlé, aux épaules et au flanc. Cette fois … il devait se résoudre à fuir. Idée qui lui déplaisait profondément. D'habitude, c'était devant lui qu'on fuyait. C'était lui qui achevait un combat, qui infligeait des blessures. Soudain le cobra jaillit vers lui, et d'un coup de queue le frappa au côté gauche jusque là intact.

Ensuite l'aigle tenta de le picorer, et fit de grands trous dans ses habits. La chaleur qu'irradiaient les créatures était insupportable. Kimblee parvint à se relever, et déguerpit fulminant de rage. Les jumeaux reprirent leur apparence habituelle. Lily tourna la tête vers son frère.

« Je trouvais que tu mettais bien du temps pour chercher une balle. » dit-il.

« Ouais, et à la place j'ai trouvé un boulet. Merci de ton aide. »

« Je t'en prie, c'est toujours un plaisir. »

Le sol autour d'eux était noir. Lily trouva le jouet d'Hayate. Ce dernier s'était mit à l'abri dans un buisson fleuri. Les jeunes retournèrent auprès de leur mère, qui ne semblait pas avoir remarqué leur absence. Hormis l'affrontement avec Kimblee, la journée passa paisiblement.


Le soir, le lieutenant ramena les enfants chez le colonel.

« Ca s'est bien passé ? » demanda ce dernier en les faisant entrer.

« Super ! Merci beaucoup m'man ! » déclara Nathan.

« De rien. » répondit Riza en entrant à leur suite.

« Mais maintenant … il faut qu'on rentre dans notre époque. » dit Lily.

« Ah … ben euh … la feuille avec le cercle est sur la table basse. » dit Roy.

Lui et Riza les suivirent au salon. Nathan posa le cercle par terre, et modifia un symbole.

« On a pu comprendre comment il marchait. On va vous laisser maintenant, on se reverra vite. » dit-il.

« Merci de votre aide les enfants. » répondit Roy.

« Et merci d'être venus me délivrer. » ajouta Riza.

« Ca été un plaisir ! A plus tard ! » sourit Lily pendant que son frère activait le cercle.

Il y eut des éclairs puis un flash, et les enfants Mustang disparurent.

« Ah là là ! Je sens qu'ils vont me manquer ces petits. J'ai vraiment envie de les revoir pas vous ?» fit Roy.

« Mais … mais … colonel ! » rougit Riza.

« Eh ben quoi ? Ca va arriver alors autant s'y préparer. » répondit-il.

« Ou-oui mais … »

« Vous êtes libre ce soir ? » renchérit-il.

Riza hocha mécaniquement la tête.

« Dans ce cas, nous pourrions dîner ensemble. Hm ? »

Il s'était considérablement rapproché d'elle, et posa une main sur sa joue. Accrochée à ses yeux, Riza avança inconsciemment, et posa une main sur son torse. Roy l'attira à elle, avant de l'embrasser sur le visage, pour finir par ses lèvres. Le temps parut s'arrêter durant un moment.

« Allez venez, il est temps d'aller manger. » murmura le brun.

« D'accord. » répondit-elle sur le même ton.

Le colonel la serra contre lui encore un instant, avant de lui prendre la main pour sortir.