Bonjour à tous, me revoilà. Alors, commençons dès maintenant, j'essaierais à partir de ce moment de poster plus souvent, c'est-à-dire tous les deux semaines, le vendredi toujours, pas le lundi soir comme avec ce chapitre, juste qu'exceptionnellement je n'avais pas mon ordinateur à portée de main, j'avais mal géré mon week end, afff stupide workshop ! Mais je n'ai pas oublié de le poster quand même, il était écrit en plus :)
Voilà, que dire d'autre, mon blog est en construction, c'est fou dès que je commence à avoir le temps d'écrire, les profs me rattrapent par les chaussettes pour me rappeler que je suis en prépa, méchant prof ! Oh faut que j'écrive le chapitre 8 tiens !
Allez, c'est parti, bonne lecture à tous et a dans deux semaines :) (ps: si mon rythme se régularise, vous aurez un chapitre par semaine mais pas pour le moment ! )
Alfred
Il y a des fois où Arthur aurait préféré qu'il reste dans le lit, qu'il le laisse tranquille, au moins une heure. Ne serait-ce qu'une heure. Alfred le savait, il lui avait dit, l'autre ne trouva rien d'autre à faire de mieux que de bouder pour le moment.
Du moins l'instant d'avant, car oui, Alfred ne boudait plus.
-« On va à la salle de jeu ? Je veux jouer, je m'ennuie !
- Non merci, et ne me demande pas pourquoi. »
Quelle question, il allait demander pourquoi, Arthur attendait la suite. Alfred le fixait de ses grands yeux bleus, l'américain semblait vouloir y noyer Arthur. Un sourire en coin, il demanda finalement pourquoi.
-« Je suis fatigué. »
Alfred s'agitai, il comprenait l'Anglais, depuis bien longtemps qu'il le comprenait, mais il voulait tant que l'Anglais soit moins….Anglais ? Il ne trouva rien d'autre à faire que de gentiment grogner en direction de son ami. Puis se laissa tomber sur la chaise de bureau qui roula subitement vers le lit de leur colocataire. Il souffla et balbutia une histoire de victoire par abandon qu'Arthur ne sembla même pas daigner écouter. « Il m'écoute » se disait-il dans ces moments-là. Il espérait qu'il l'écoute, non pas qu'il avait l'impression de parler dans le vide mais un héros sans attention n'était pas un héros accompli !
La chaise buta dans le lit.
Il balançait ses jambes d'avant en arrière. Peut-être qu'il préférait écouter Francis. Encore ce matin, il était là, avec lui. Il l'avait rencontré en allant manger, dans le même internat c'était possible. Il pensait à ce qu'on lui avait raconté ce matin justement. Féli avait fait du bruit, il avait rencontré un extra-terrestre, c'était sûr. Ca arrivait cela aussi. Ses jambes s'interrompirent. Et si Féli savait que c'était l'extra-terrestre qui avait tué le collégien. Non, c'était quoi déjà ? Un suicide, un accident surement…Un meurtre entreprit par un extra-terrestre. Finalement ses jambes reprirent le mouvement. C'était le mouvement d'un hélicoptère, il en était sûr aussi. Pauvre collégien, il ne montera jamais dans un hélicoptère. Il l'avait connu ? Un héros connait beaucoup de monde, mais Alfred avait tendance à oublier le monde qui l'entourait. En quelle classe était ce collégien ?
Il s'aperçut que la chaise avait butée dans le lit du colocataire absent des deux anglophones.
-« Tu fais quoi ? » dit-il sachant tout à fait son activité.
Arthur accoudé à son bureau, les lunettes sur le nez, ne se retourna pas à sa question, mais prit la peine de lui répondre malgré tout.
-« Je travaille.
- Ah, c'est un peu déprimant ! » L'image d'un Arthur avec des lunettes rondes était beaucoup moins déprimante. Il se leva, lui piqua ses lunettes, et mis sur le nez de l'Anglais les siennes. Ce n'était pas exactement rond, mais c'était amusant ! Le travail était toujours plus drôle avec une vision brouillée. Pas de réaction du côté d'Arthur, du moins pas encore. Il résistait.
Son bureau était comme à l'habitué, bien rangé. Quelques livres de littérature qui trainaient, il aimait lire, du moins il avait l'impression, en le voyant dévorer ses bouquins le soir. Il avait cours de littérature, une option bien chiante en apparence. Alfred ne l'avait pas lui, ça ne lui plaisait pas. Près du bureau était posé une guitare, ça faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas utilisée, elle était légèrement tordu au niveau du manche. Une pile de livres sur l'étagère du dessus s'était fracassée dessus l'année dernière. Comment une étagère pouvait supporter le poids d'autant de livres aussi.
En face, la même disposition, une chambre symétriquement parfaite. Disposition identique, mais rangement très différent ! Un bazar complet qui empêchait de dire si le bureau était de la même couleur des deux côtés. Alfred ne s'en souciait pas, il n'aimait pas travailler sur un bureau, le lit était plus à l'aise, et plus chaud. Quand la femme de ménage passait c'était une autre histoire, chaque fois, il se retrouvait avec un mot de la dame, mécontente. Mais quel boulot pour ces dames aussi que de nettoyer la chambre d'adolescent bordélique vivant 24h/24h dans une petite chambre doté de grands tapis. C'était bien mieux aussi pour les pieds, et puis quand on tombe par terre, c'est plus doux. Même agréable d'être par terre. Il pensait à ce que pouvait être une nuit sur le sol de la chambre. Du côté de leur colocataire c'était plus doux encore, toute les nuits sa couette se retrouvait par terre, ça lui valait des rhumes à répétition. Ils étaient deux à être bordéliques dans la chambre, Alfred et l'australien en face du lit de l'américain. Aaron, un type complètement décalé, Alfred et lui s'entendait bien, ils étaient du même âge, de la même classe. C'était la chambre du triple A comme aimait l'appeler Francis. Aaron passait sa vie en dehors de la chambre, il rentrait aux heures obligatoires et repartait tôt le matin, enfin tôt. Alfred avait l'impression qu'il partait si tôt ! Pendant ces présences à la chambre 251 pas le temps de ranger ne serait-ce qu'un minimum. L'espace au milieu était grand, de quoi faire une partie de Monopoly à cinq au moins ! Et manger des hamburgers tous ensemble.
Alfred sentit des lunettes se poser sur sa tête, l'Anglais avait craqué. Il lui faisait enfin face, il arrêta donc son agitation permanente, fixant ainsi l'Anglais qui récupérait ses lunettes du nez de son ami.
-« Salle de jeu et tu me laisse tranquille après ?
- RAZ-DE-MAREE ! » Hurla le blond aux yeux bleus, s'écrasant sur les genoux de son ainé pourtant bien plus petit que lui, poussant la chaise à roulette qui buta dans le lit derrière. Ses yeux pétillaient, il avait réussi à obtenir un peu de temps de son ainé. L'Anglais regrettait déjà de devoir passer du temps avec lui, tant il devenait insupportable en ce milieu de journée.
Enfin ça aurait dû marcher comme ça.
Un bruit résonna contre la porte qui s'ouvrit brusquement, laissant apparaitre Féliciano. Les anglophones furent surpris de le voir, d'autant plus qu'Arthur et lui ne s'adressaient jamais la parole, leur seul point commun étant Francis. Quant à Alfred, ce n'était pas une relation très intense, mais ils s'entendaient bien. Le voir ici était étrange mais son expression fit réagir le cœur du héros qui se releva subitement.
-« Francis n'est pas là ? Demanda l'Italien.
- Pas vu depuis ce matin. » Répondit l'Anglais. Perplexe, il s'assura de sa santé. Féliciano restait peu bavard, il semblait embêté. En bon Anglais, Arthur se leva et posa sa main sur son épaule le rassurant, Féli en oublia sa peur de l'Anglais. Alfred laissa faire les choses, du moins pendant quelques secondes, et prit d'une secousse, alla la partager avec le monde. Il secoua l'Italien perdu et l'Anglais encore en mode compatissant puis leur fit la lecture d'une histoire de trois jeunes amis parcourant les couloirs d'un internat douillait, jusqu'au saint graal, la salle de jeu. Il fit une pirouette sortit de nulle part et s'avança dans le couloir.
-« Tu nous suit ?
- Pourquoi pas.
- Dure journée ?
- Il n'a pas fait très beau aujourd'hui. »
