De retour au QG improvisé, l'ambiance était… pesante si l'on peut dire. Les médecins ne pensaient pas que le lieutenant allait s'en sortir. Au moins, un gang avait été anéanti. Mais ce n'est pas à ça que Tony pensait alors qu'il s'écroulait dans son fauteuil. Au milieu de l'open space, Gibbs lança un « La journée a été difficile. Rentrez chez vous » avant de déguerpir.

- On va boire un verre ensemble ce soir ? proposa McGee.

Ziva voulut consulter Tony du regard mais il ne leva pas les yeux.

- Désolé le bleu, répondit Tony. Mais je suis crevé. Une autre fois ok ?

- Ca marche.

Le soir, Ziva ne pouvait pas fermer l'œil. Elle se demandait si Tony se souvenait vraiment. Si c'était le cas, il n'avait pas l'air enchanté. Elle se leva et alla dans le salon allumer la télévision, en espérant se changer les idées. Après quelques minutes, elle reçut un message de Tony : « On peut parler ? ». Que répondre à ça à part : « Oui » ?

Toc…toc…toc

Elle savait que c'était lui mais elle n'aurait jamais pensé qu'il vienne à cette heure-ci, juste pour parler. Elle ouvrit la porte et se retrouva face à un Tony totalement désemparé.

- Je…je peux rentrer ?

Sans un mot, elle se décala sur le côté pour le laisser passer et fermer la porte derrière lui. Elle se retourna ensuite vers lui. Il restait de dos.

- Je ne sais même pas par où commencer, murmura-t-il.

Ziva ouvrit la bouche puis la referma, ne sachant toujours pas quoi dire. Il se retourna vers elle et commença à se rapprocher mais sans la regarder dans les yeux.

- On a encore failli y passer Ziva. J'essaye de te protéger. Je te jure. Mais je n'y arrive pas. Je t'ai mis en danger en t'entrainant dans l'ascenseur. Je suis un poison pour toi et pourtant… tu… tu… tu as vraiment dit ces mots là Ziva ? Tu le pensais vraiment ?

Comment réagir à ça ? Comment même respirer après ça ? Mais il fallait bien débloquer la situation.

- Tu n'es pas du tout un poison pour moi Tony.

- Tu ne réponds pas à ma question.

Il s'impatientait...

- Je… je croyais que j'allais te perdre. Encore une fois.

Tony réagit au quart de tour et commença à partir. Ziva le rattrapa par le bras.

- Tony attends !

- Tu as répondu à ma question. Tu ne le pensais pas vraiment. Tu l'as dit sous le coup de l'émotion. J'ai compris.

- Non. Non, tu n'as rien compris. J'ai failli te perdre Tony ! Est-ce que tu comprends ça ?

- Bien sûr que je comprends ! s'énerva-t-il. Je t'ai déjà perdu plusieurs fois !

- Alors tu sais combien c'est difficile !

L'atmosphère s'apaisa un peu.

- Si tu étais mort, et que j'avais gardé ça pour moi, je l'aurais toujours regretté. Je n'aurais jamais pu supporter de te perdre sans que tu saches ce que je ressens pour toi. J'en fais des cauchemars rien que d'y penser.

- Tu…tu le pensais vraiment alors ?

A ce moment là, Ziva fixa son regard dans celui de Tony, et elle n'eut même pas besoin de parler. Tony se rapprocha d'elle et prit ses mains dans les siennes.

- J'ai souvent imaginé ce moment Ziva. Mais tes yeux ne brillaient pas autant. Et mon cœur ne battait pas si fort. On ne peut pas faire ça Ziva. C'est contre les règles. Ca parait tellement mal et tellement bien à la fois.

- Qu'est-ce que tu veux faire Tony ? Qu'est-ce que tu ressens ?

Il lâcha une de ses mains pour venir lui caresser le visage. Sa main resta sur sa joue et il sourit car elle ne fuyait pas. Les mots vinrent naturellement.

- Je t'aime Ziva. Je ne sais pas pourquoi j'ai mis tellement de temps à l'admettre. Je m'en veux d'avoir oublié ce que tu m'as dit dans l'ascenseur. Je suis tellement désolé.

- Tu es en train d'enfreindre deux règles Tony. Ne t'excuse surtout pas.

- C'est un signe de faiblesse. Pour l'autre règle…

A ce moment là, Tony combla l'espace qui séparait ses lèvres de celles de Ziva. Un premier baiser doux mais qui en disait tellement. Il se recula et la regarda dans les yeux. Elle sourit et l'embrassa à nouveau. Plus fougueusement, plus passionnément. Elle aurait voulu que ça ne s'arrête jamais. Pour la première fois de sa vie, elle se rendait compte qu'il était sa constante. Cette chose permanente qu'elle désirait tant. Sans se lâcher d'un millimètre, ils reculèrent peu à peu. Dans l'émotion et l'euphorie du moment, ils eurent du mal à trouver le chemin de la chambre. Alors ils se contentèrent du canapé.

Et voilà! Ça s'arrête là! Je vous laisse imaginer la suite. A bientôt! En espérant que ça vous a plu et que les producteurs de NCIS contenteront ENFIN les tivaïstes dans la saison 10!