Je poste vite, parce que je risque d'être absente pendant près d'une semaine par la suite. J'ai donc passé beaucoup moins de temps sur ce chapitre (ce qui doit se sentir), mais en même temps il est moins important à mes yeux que le précédent. Je suis désolée pour celles qui ont trouvé la "résurrection" de Spock peu crédible, je sais, mais je ne voyais pas trop comment faire autrement... Retour à une tonalité beaucoup plus légère ici. Juste une petite question : j'hésite à poster un chapitre avec le POV de Jim juste après celui-ci, ça vous tente ou pas ? J'ai commencé à l'écrire mais je peux laisser tomber aussi et passer directement à l'épilogue. Vous pouvez me dire ce que vous préférez si vous voulez. Bonne lecture !
Chapitre 7 : A bord du Franklin
- Bien sûr, je tiens à vous, Leonard, murmura le Vulcain. Je croyais pourtant que le respect que je vous porte était clair. Les échanges que nous avons eus au fil des années…
- C'est bon, Spock. Vous n'avez pas besoin de le dire.
Ils avait à peine quitté la grotte, cinq minutes auparavant, que Spock avait dû se laisser tomber sur un rocher, incapable de faire un pas de plus. Il avait tout de même tenu, quoi ? Trente secondes ? Pour être honnête, McCoy n'aurait pas cru que le Vulcain serait capable de se mettre debout, encore moins de marcher, même après trois heures d'un sommeil agité. Le médecin n'avait pas fermé l'œil, vérifiant le rythme cardiaque du blessé toutes les cinq minutes et osant à peine croire à leur chance (toute relative, mais enfin ils étaient vivants tous les deux, ce qui était plus qu'il n'en aurait espéré une heure auparavant). Cette histoire d'aube miraculeuse à laquelle Spock avait fait allusion lui semblait passablement douteuse, mais lorsque, à son réveil, il avait interrogé le premier officier à ce sujet, ce dernier avait déclaré (plutôt sèchement) qu'il n'avait « aucun commentaire à faire sur le sujet ». Une fin de non-recevoir que le médecin avait acceptée avec joie, car elle indiquait que Spock était de nouveau parfaitement lucide, en possession de ses pleines facultés mentales, et plus Vulcain que jamais.
Physiquement, en revanche…
- Je ne vais pas dire « Je vous l'avais bien dit », mais… je vous l'avais quand même bien dit, avait soupiré McCoy en aidant Spock à s'asseoir.
Il avait laissé le Vulcain reprendre son souffle et, pour ce qui lui semblait la millième fois, avait sorti son émetteur-récepteur de sa poche.
- McCoy et Spock à l'équipage de l'Enterprise. Enterprise, répondez ! N'importe qui…
Il avait replié l'appareil et avait été tenté, pendant un bref instant, de le balancer contre les rochers, juste pour avoir le plaisir d'entendre un son sortir de ce truc. Spock avait raison, ces maudites montagnes bouchaient l'horizon de tous côtés. Il fallait sortir d'ici au plus vite. Pour arriver où, il n'en savait rien, mais il fallait pourtant essayer. Sans lui demander son avis, Bones avait passé le bras droit du commandant par-dessus son épaule et ils avaient repris leur marche.
Deux cent mètres plus loin, ils s'étaient retrouvés encerclés par trois navettes ennemies.
Et dire que je pensais que ça ne pouvait pas empirer, pensa McCoy.
- C'est bon, Spock. Vous n'avez pas besoin de le dire.
A quoi bon mettre des mots sur ce qu'ils savaient parfaitement tous deux – et feignaient tous deux d'ignorer ? Bien sûr qu'ils étaient amis, qu'ils se souciaient l'un de l'autre, qu'ils tenaient l'un à l'autre, que…
Ce n'était pas le moment de devenir sentimental.
- Au moins, je ne mourrai pas seul…
Non que ce fût d'un grand réconfort. Il n'avait pas maintenu le Vulcain en vie avec autant de difficultés pour le laisser se faire tirer dessus maintenant.
Le médecin jeta un coup d'œil derrière son épaule…
… et Spock disparut.
Et Bones resta seul.
Face à trois vaisseaux ennemis.
Super. Merci, les mecs. Sympa, vraiment. J'apprécie.
Il ne comprenait pas ce qui s'était passé. Si Scotty ou n'importe qui d'autre avait réussi à rétablir une plate-forme de téléportation, pourquoi ne l'avait-il pas rapatrié lui aussi ? N'était-il pas visible sur les scanners ? Y avait-il eu (comme par hasard, avec le bol qu'il avait) un problème juste au moment où ils s'apprêtaient à le faire disparaître ?
Et qui allait opérer Spock s'il n'était pas là pour le faire ?
Il en était à peu près là de ses réflexions lorsqu'il sentit autour de lui avec un soulagement infini les picotements familiers de la téléportation.
- Ravi de vous revoir en un seul morceau, docteur !
McCoy, passablement nauséeux, tâta son torse et son abdomen pour être certain de la réalité de cette affirmation. Oui, il était en un seul morceau. C'était toujours ça de pris. Il cligna des yeux plusieurs fois, osant à peine croire à ce qu'il voyait : Scotty, tout sourire, qui s'avançait vers lui Jim, à côté de Spock un vaisseau – un vaisseau avec, probablement, une infirmerie et du matériel médical. Bones ne reconnaissait pas les contours familiers et rassurants de l'Enterprise, mais peu importait.
Ils n'étaient plus seuls.
- Un seul morceau, vous êtes sûr ? J'ai l'impression que mes tripes ont été passées à la moulinette, protesta Leonard pour la forme.
- Ah, c'est que ces vieilles plates-formes n'ont jamais été utilisées que pour les marchandises, donc je les ai un peu bidouillées. J'ai pensé qu'il serait préférable de vous téléporter l'un après l'autre, ajouta Scotty en désignant le Vulcain, pour éviter de vous… mélanger.
Le médecin jeta un coup d'œil à Spock, qui faisait son possible (sans trop y arriver, pour être franc) pour se tenir droit aux côtés du capitaine (qui n'avait même pas remarqué la blessure du Vulcain, parce que Jim était comme ça : tout à sa joie d'avoir retrouvé ses deux amis, il ne voyait rien d'autre).
- Beurk. Quelle horreur. Je ne peux même pas imaginer, commenta-t-il.
Encore une fois, les railleries étaient tellement, tellement plus faciles à manier… S'il avait laissé parler les sentiments en lui, il aurait étreint son meilleur ami avant de forcer Spock à s'allonger. Mais il était tellement épuisé qu'il ne savait plus trop ce qu'il devait faire.
- Je suis si content de vous récupérer ! s'exclama Kirk. Ça va ?
C'est tout Jim, pensa Leonard, partagé entre l'exaspération et une bouffée d'affection pour ce gamin impossible, incapable de voir l'évidence jusqu'à ce qu'on la lui mette sous le nez. L'uniforme de Spock était couvert de sang (OK, vert, mais cela restait du sang), la pâleur du Vulcain faisait peur à voir, et la façon dont il se tenait penché en avant indiquait qu'il allait tomber dans les pommes dans les deux minutes – mais Jim demandait « Ça va ? » comme s'ils revenaient d'une petite promenade de santé. Quant à Spock, il ne se comportait pas beaucoup plus intelligemment. A qui, au juste, espérait-il faire croire qu'il allait bien ?
McCoy se demanda brièvement, et pas pour la première fois depuis qu'il avait pris place à bord de l'Enterprise, si lui et Uhura étaient les deux seuls adultes responsables de ce vaisseau.
Il était médecin, pas baby-sitter.
- Moi, je vais bien, mais Spock est blessé.
- Je suis parfaitement opérationnel, capitaine, protesta le premier officier de sa voix sans émotions.
- Et mon cul, il est opérationnel ? s'exclama Bones, stupéfait de tant de mauvaise foi.
- Capitaine, reprit Spock sans tenir compte de l'interruption (Mais quel ingrat ! pensa McCoy. Qu'il se noie dans son sang et qu'il se débrouille tout seul, s'il tient tant que ça à mourir !), nous avons découvert que l'artefact dérobé provient de cette pla…
Evidemment, les jambes de Spock refusèrent de le porter un instant de plus. Il serait tombé en avant si Jim et Bones (sa trop grande bonté le perdrait, vraiment) ne s'étaient pas précipités pour le soutenir.
- Merde, Spock ! s'écria le médecin, oubliant tous ses griefs envers le Vulcain en constatant avec horreur que du sang coulait de nouveau à travers le tissu de l'uniforme. Il y a du matériel médical sur ce vaisseau ?
Deux minutes plus tard, il farfouillait dans un tas d'outils complètement obsolètes mais miraculeusement en état de marche. Pour la première fois depuis qu'il avait quitté l'Enterprise, il s'autorisa à respirer. Il y avait là de quoi arrêter l'hémorragie, contenir l'infection, faire baisser la fièvre, bref remettre Spock sur pieds pour un jour ou deux. Ça ne tiendrait pas très longtemps et il lui faudrait une vraie opération chirurgicale le plus rapidement possible, dans un environnement sain, avec du matériel décent, mais par rapport à leur situation désespérée, à peine dix minutes auparavant, les circonstances étaient plus que favorables.
Bon, tout cela manquait cruellement d'anesthésiants, mais il ne fallait pas trop en demander.
McCoy, pendant qu'il examinait le matériel, avait laissé le Vulcain aux bons soins de Jim et de Scotty, qui l'avaient soutenu jusqu'à une banquette basse sur laquelle le médecin avait jeté son dévolu. Il jeta un rapide coup d'œil à Jim. Ce dernier s'efforçait d'installer Spock de la manière la moins inconfortable possible sur la table d'opération improvisée, roulant en boule une veste d'uniforme sous la nuque du premier officier.
- Comment on va s'en sortir, cette fois, Spock ? On n'a plus de vaisseau, plus d'équipage. Nos chances sont plutôt minces…
Bones fut saisi d'entendre tant de vulnérabilité dans la voix de son ami. S'ils sortaient tous indemnes de cette mission cauchemardesque, comment Jim ferait-il sans Spock ? En fin de compte, c'était toujours sur lui qu'il se reposait – et il fallait admettre que, neuf fois sur dix, le commandant apportait une solution au problème posé.
- Nous allons faire ce que nous avons toujours fait, répondit le Vulcain avec fermeté. Nous trouverons espoir dans l'impossible.
Ses mâchoires se contractèrent sous l'effet de la douleur et il ferma brièvement les yeux.
- On va d'abord s'occuper de vous… murmura Jim.
Sa voix tremblait légèrement, nota le médecin. Celle du Vulcain, en revanche, ne marqua aucune hésitation :
- Capitaine, vous devez concentrer tous vos efforts sur le sauvetage des membres de l'équipage.
- Je sais, mais pour ça j'ai besoin de vous, Spock.
Ces quelques mots laissèrent le premier officier sans voix (une première ! à retenir pour la prochaine fois, ne put s'empêcher de penser le médecin, même s'il ne s'imaginait pas, en un million de vies, avouer à voix haute qu'il avait besoin de Spock). McCoy retint une grimace lorsqu'il vit que le Vulcain s'était tourné vers lui et cherchait désespérément son regard, comme pour lui demander quelque chose. Quoi ? Il pensait peut-être que c'était le bon moment d'annoncer qu'il quittait Starfleet ? Un truc bien spockien du genre Capitaine, que vous ayez besoin de moi n'a aucune importance car les besoins du plus grand nombre passent avant ceux des individus ?
Evidemment que Jim a besoin de vous bien plus que les gobelins de votre espèce – voilà ce que Bones avait envie de lui dire, mais évidemment, il ne pouvait pas. Il se contenta d'esquisser un léger signe de tête négatif, puis, se rendant compte que le capitaine le fixait également avec perplexité, il haussa les épaules avant d'annoncer, comme s'il n'avait été question que de cela :
- Ces trucs sont antédiluviens.
- Bones… commença Jim, le visage contracté par l'angoisse.
Ce dont McCoy n'avait absolument pas besoin maintenant, c'était d'avoir à gérer une crise de panique en plus de tout le reste. La respiration de Spock était devenue erratique et il laissa malgré lui échapper un gémissement.
- Ce machin doit être un protoplaseur, expliqua Bones en s'asseyant à côté du Vulcain. Ça devrait arrêter l'hémorragie interne… du moins je l'espère.
Il ne voulait cependant pas se réjouir trop vite. La blessure était trop sérieuse pour être prise à la légère.
- Les malheureux… n'ont d'autre remède que l'espérance.
Leonard leva les yeux au ciel. Il avait joué cette pièce – Mesure pour mesure – au collège (une éternité auparavant) et se souvenait de cette réplique, mais comment Spock s'y prenait-il pour connaître la littérature anglaise comme s'il était né à Londres ?
Avoir une mémoire eidétique devait aider, probablement.
- Aux portes de la mort, et il nous cite Shakespeare… ironisa McCoy.
Puis il découvrit la blessure, et sentit très nettement Jim se tendre à côté de lui dans une inspiration douloureuse.
C'est sûr, pensa Bones, ce n'est pas beau à voir.
- Est-ce que quelqu'un peut m'apporter de l'eau chaude et n'importe quoi pour me laver les mains ? demanda-t-il à la cantonade, tentant de maîtriser tant bien que mal les battements de son cœur. Je vais arrêter l'hémorragie, ajouta-t-il en se retournant vers Spock, et après je vais nettoyer la plaie, correctement cette fois. Mais je n'ai rien pour vous anesthésier. Je vous préviens tout de suite : ça va faire mal. Je vais essayer d'y aller doucement.
Le Vulcain risqua un léger sourire.
- Il me semble vous avoir déjà entendu dire ça, docteur. Et ce qui s'est ensuivi n'avait rien de précisément « doux ».
- Oh, ne soyez pas mélodramatique.
Bones fit un clin d'œil à Spock, sous le regard incrédule de leur capitaine, qui semblait signifier Comment pouvez-vous plaisanter dans un moment pareil ?, et appliqua l'appareil sur la plaie.
Ensuite, il perdit la notion du temps.
Leonard s'essuya le front, surpris de se trouver en nage, avant de réaliser qu'il avait passé près de deux heures à s'occuper du premier officier. Après cinq minutes, il avait viré Jim, qui, incapable de se tenir tranquille, l'empêchait de se concentrer. Scotty, en revanche, s'était montré étonnamment calme et révélé d'une grande aide durant l'opération.
- Merci, Scotty, vous avez vraiment fait du bon travail. Vous n'envisagiez pas une reconversion, non ? Parce que je pourrais sans problème vous trouver une place à l'infirmerie.
- Non merci, docteur, répondit l'Ecossais avec une grimace. Je préfère réparer des vaisseaux que des êtres humains. Est-ce que… Est-ce qu'il va s'en sortir ? ajouta-t-il un peu plus bas en désignant le Vulcain, toujours inconscient (il s'était évanoui très rapidement, heureusement, et c'est ce qui avait valu à Kirk d'être jeté hors de la salle d'opération, car le mouvement paniqué qu'il avait alors fait en direction de Spock avait bien failli lui coûter la vie).
- Il va s'en sortir, déclara McCoy. Vous pourriez aller en informer Jim ?
L'ingénieur spatial lui frappa sur l'épaule.
- Vous êtes le meilleur. Je vais chercher le capitaine, et vous allez vous reposer.
Bones s'assit sur la banquette à côté de Spock et acquiesça mécaniquement. Se reposer… Oui, il en rêvait, mais…
Il s'empara d'un vieux tricordeur. Les constantes du commandant n'étaient plus alarmantes. Respiration normale, rythme cardiaque 260 (mais comment faisaient les Vulcains pour supporter ça ?), température 36°C. Rien de génial, bien sûr, cela pourrait être mieux, mais cela aurait aussi pu être tellement pire… Il poussa un soupir de soulagement. En fait, il ne s'était jamais senti aussi soulagé de toute sa vie.
- Bones ! Comment est-ce que…
La voix de Jim était tellement paniquée que Leonard lui répondit sans lui hurler dessus.
- Ca va aller. Mais, s'il-te-plaît, la prochaine fois que je suis en train d'utiliser un autosutureur, évite de te jeter sur mon patient. Ça t'évitera un œil au beurre noir, d'abord, et puis ces trucs sont très dangereux. Un faux mouvement peut avoir des conséquences dramatiques.
- Je suis désolé. J'ai eu un peu peur.
Le médecin ricana. Il n'était pas le seul à avoir « un talent certain pour les euphémismes ».
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda le capitaine en se passant la main dans les cheveux. Qu'est-ce qui vous est arrivé là- bas ?
McCoy soupira. Il n'avait pas envie d'avoir cette conversation maintenant, mais Jim devait être mis au courant de l'essentiel.
- On s'est écrasés à bord d'un appareil ennemi et Spock a reçu un morceau de métal dans le ventre. J'ai fait une réparation de fortune avec les moyens du bord.
Il n'avait pas envie d'en dire davantage, pas envie de revivre cette nuit d'angoisse. Il espérait que Jim comprendrait.
- Mais… Comment…
Visiblement, non.
- Ecoute, je suis fatigué, le coupa Bones en essayant de ne pas se montrer trop sec. Je n'ai pas dormi de la nuit, j'ai été sous tension continue depuis le moment où on a quitté l'Enterprise et je ne meurs pas d'envie de te raconter par le menu tout ce qui s'est passé depuis hier. Crois-moi, tu n'as pas très envie de savoir.
- Tu n'as pas dormi de la nuit ? demanda Jim, comme s'il s'agissait de la seule information importante.
- Non, j'étais plutôt occupé à empêcher Spock de me claquer entre les doigts, si tu veux tout savoir.
Pendant un instant, McCoy crut que son ami allait lui poser une nouvelle question, mais il referma la bouche, regarda le Vulcain avec une expression indéchiffrable, puis se tourna de nouveau vers le médecin.
- Merci, Bones, chuchota-t-il. Je suis désolé. Tu ferais mieux d'aller dormir maintenant.
Leonard secoua la tête.
- Non, je reste avec lui.
Il n'en démordrait pas, malgré son besoin de sommeil. Il ne se sentait pas capable de le laisser, pas encore, pas tant qu'il ne serait pas réveillé.
- Mais…
- Jim, s'énerva McCoy, qui est médecin ? Toi ou moi ?
- Ça ne me semble pas judicieux de continuer à t'épuiser au cas où Spock ait besoin d'une autre intervention. Tu trembles déjà pas mal.
Bones regarda distraitement ses mains, qui bougeaient toutes seules, et ses cuisses, qui ne semblaient pas capable de rester immobiles. Oui, il tremblait pas mal.
- Je vais m'étendre un moment ici, finit-il par dire en désignant une banquette non loin de celle où était allongé le Vulcain. S'il se réveille, je serai là.
- Je vais rester aussi.
McCoy n'avait ni la force ni l'envie de protester. Tout son corps réclamait le repos. Il s'allongea en murmurant :
- S'il se réveille, tu me réveilles, d'accord ?
Et il sombra dans le sommeil.
