Chapitre 6

Auteur:MotsEtPlumes

Titre:Juste le temps d'un mensonge.

Résumé:Et si Draco Malfoy venait à épouser Harry Potter? Ne serait-ce pas la meilleure façon d'enterrer la hache de guerre entre deux clans ennemis? Sauf qu'aucun des deux prétendus amants n'aimait l'autre; tous deux avaient juré loyauté, amour et sincérité à leur conjointes respectives; Hermione et Ginny. Suivront-ils le chemin de leurs cœurs ? Ou prendront-ils celui de la raison ?

Rating: M.

Paring:DMHP.

Note de l'auteur: Visiblement un chapitre par mois ! Vos reviews sont toujours les bienvenues !

RAR :

Brigitte26 :

Je n'aime pas Ginny cela se voit, elle est toujours très dévalorisée, décrite de manière péjorative, on peut facilement ne pas l'aimer. Hâte que tu découvres les réactions !

Livyn :

Pour la séduction, on verra bien ! Severus a toujours eu ce petit côté """"diabolique"""" bien que caché sous ses airs de grandeur, j'aime énormément ce personnage. J'aimerais bien savoir ce ue tu en penses, question sentiments ; un énorme dilemme !

OoO

La cloche sonna et tous les élèves quittèrent la classe en courant, pressés de pouvoir débattre sur ce baiser qui semblait choquer tout le monde, tout le monde sauf le professeur Rogue, bien sûr, qui, visiblement, trouvait la situation fort drôle. Dans toutes allées et couloirs, on ne parlait que de ce baiser endiablé qui avait enfin pu confirmer tous les doutes qui planaient sur cette histoire. À présent et aux yeux de tous, Draco Malfoy et Harry Potter n'étaient définitivement plus des ennemis, encore moins de simples amis; ce baiser avait changé bien des choses et détruit pas mal de liens ; maintenant, on savait que Malfoy et Potter étaient amants.

Hermione courait dans les couloirs, complètement perdue. Tout le monde la dévisageait, se demandant ce qu'elle pouvait bien penser du fait de voir son ex petit copain qui embrassait son meilleur ami avec autant de fougue et de plus juste devant ses yeux. Au fond, la jeune femme ne savait pas qu'en penser non plus, s'étaient-ils vraiment embrassés de leur plein gré? Au fond, elle n'en savait rien. Depuis le mois de janvier, Draco et Harry ne se quittaient plus, en une dizaine de semaines à peine, ils avaient pu créer et renforcer un lien qu'ils repoussaient tous les deux depuis huit longues années. Mais Draco l'aimait, il le lui disait la veille encore. Aurait-il menti ?

La jeune femme fut coupée dans ses pensées par l'arrivée de son autre meilleur ami, ses cheveux roux cachaient son regard colérique, qu'on pouvait facilement deviner à ses joues rouges bourrées de taches de rousseur.

« Je n'arrive pas à croire qu'Harry ait pu nous faire ça ! Te faire ça à toi ! Et à Ginny ! Beuglait-il toujours aussi en colère. Heureusement qu'on a pu tout découvrir grâce à la potion, sinon...

—La potion ! Mon Dieu, oui ! Voilà ! L'avait-elle coupé, soudainement aussi excité qu'une puce. Oui, Ronald, tout s'explique

Hermione lui donne alors des livres et se mit à courir vers un couloir isolé, où personne n'osait s'aventurer. Elle évitait regards et approches, n'accordant aucune importance à ceux ou celles qui l'interpellaient, bien trop occupée à analyser la scène. C'était donc ça, de l'Amortentia truqué. Draco ne l'avait pas trompé; Harry et lui s'étaient fait avoir.

Hermione Granger s'était arrêtée devant une vielle porte où araignées et insectes vivaient. Poussant un gémissement de dégoût, elle toqua à la porte avant d'entrer, découvrant deux jeunes hommes, assis l'un devant l'autre, dévisageant une bouteille d'antidote vide. Ils n'avaient pas parlé depuis qu'ils avaient quitté leur classe.

A vrai dire, ni Draco, ni Harry ne savait quoi penser de la situation. Ils savaient qu'ils avaient été pris au piège et que, ni chez l'un, ni chez l'autre cela à provoquer quelque chose. Ce n'était qu'un vulgaire baiser, pourquoi en faire tout un drame ? Ils n'étaient juste pas prêts et n'avaient pas envie d'en parler. En voyant Hermione, Draco ne put bouger, mais Harry profita de l'occasion pour s'activer.

« Du thé, 'Mione ? Demanda le brun en s'agitant dans son salon, totalement gêné mais aussi ravi de la venue imprévue de son amie, qui allait peut-être alléger l'atmosphère.

— Oui, Harry, je veux bien, dit-elle en s'asseyant aux côtés de son petit ami aussi droit qu'un piquet.»

Tout en tremblant, Harry alla servir ses deux amis, mais lui, opta pour un café bien serré afin de se remettre les idées en place.

« L'Amortentia, commença la jeune femme dans l'espoir de pouvoir éclaircir un mystère qui fut déjà élucidé avant son arrivée.

— A été trafiqué, on le sait Hermione, répondit Draco sur un ton assez sec qui avait fait frémir la jeune brune.»

L'atmosphère pesait lourdement sur la pièce, une gêne venait de s'installer, coupant cour à toute parole ou discussion possible, une gêne que tout le monde essayait vainement de dégager. Un raclement de gorge se fit entendre ce qui attira l'attention de Draco et d'Hermione.

« Et sinon, Rogue nous a donné des devoirs à faire ?»

Avait demandé Harry, un sourire gêné sur les lèvres, espérant que la situation prenne une nouvelle tournure.

Et c'est là qu'Hermione comprit qu'il n'y avait pas de choses à redire ; que le sujet était définitivement clos.

OoO

« Et c'est ainsi qu'on fait une potion tue-loup ! Avait annoncé Draco avec très peu d'enthousiasme. Tu as compris, Potter .»

Pour seule réponse, Harry souffla, se laissant tomber sur la table avec mollesse.

« Peut-on en parler, Malfoy ? C'est... très pesant...

— Je ne vois pas ce qu'on peut dire là-dessus, répondit-il sèchement. C'est un baiser, c'est tout, ce n'est pas la fin du monde. Ne me dis pas que tu n'as jamais embrassé d'hommes quand même !

— Eh bien, justement ! Gémit-il désespéré. Il se trouve que tu en es un toi aussi ! Un homme ! Bon Dieu, comprends-moi, je ne suis pas ...

— Gay, oui, on a compris, on l'a tous compris, Potter, crois-moi.»

Draco Malfoy retenait son rire du mieux qu'il pouvait, il trouvait vraiment cela drôle de voir Harry Potter, si... lui-même, paniquer pour un simple baiser échangé avec un homme, un faux baiser, par-dessus tout.

Exaspéré par l'état calme du blond, le survivant faisait les cent pas dans son séjour, tentant d'exprimer ce à quel point il était perdu, sauf que cela ne menait à nul part, Draco se moquait ouvertement de lui tout en buvant son thé, le nez plongé dans un livre ancien qu'il avait toujours sur lui.

« Saint-Potter, le retour.» Murmura-t-il à peine, le narguant narquois.

Harry se tourna vers son interlocuteur, ses pommettes avaient viré à l'écarlate et ses yeux lançaient des éclairs. Il s'approcha dangereusement de lui, collant son front au sien.

« Ne m'appelle plus comme ça, Malfoy ! Je ne suis pas... saint, putain !»

Pour seule réponse, les lèvres fines et douces de Malfoy s'étirèrent en un joli sourire machiavélique avant de se poser sur celles du brun, lui offrant un rapide baiser pour ensuite se dégager, inondant la pièce de son rire à présent qualifié de "mélodieux" par le grand Harry Potter.

« AH ! Avait hurlé le bouclé en brandissant sa baguette. Malfoy, tu es un homme mort !»

Et ce fut ainsi qu'ils se retrouvèrent à jouer au chat et à la souris; Harry Potter poursuivait un Draco Malfoy beau et insouciant qui riait aux éclats, lui jetant toutes sortes de sortilèges pour le neutraliser, dans une suite qui faisait trente mètres carrés.

OoO

Harry Potter venait de se réveiller dans son lit, il avait mal partout, un œil au beurre noir et le nez cassé. Les souvenirs de sa soirée lui revenaient lentement; des cris, des coups, de la douleur et du sang. Oui, du sang.

Il se leva lentement de son lit, gémissant faiblement de douleur. Les pieds à terre et les yeux baissés vers ces derniers, il tâtait de sa main sa table de nuit à la recherche de sa paire de lunettes rondes. Ce fut de travers qu'il les enfila, grommelant des jurons que seul lui pouvait comprendre. D'un pas lent et paresseux, Harry se rendit jusqu'à sa salle de bain où il rencontra pour la première fois son reflet, depuis la veille.

« Merlin ! Qu'est-ce que c'est que ça?» Gémit-il en se touchant la paupière.

Un cri assez aigu suivit le toucher, poussant Harry à retirer son propre doigt, par pur réflexe.

« Je ferai mieux d'aller voir Madame Pomfresh avant d'aller voir Dumbledore. Putain, il ne m'a pas raté...»

Il s'approchait du miroir, voulant vérifier de plus près. Son nez avait légèrement enflé et on ne voyait presque plus son œil droit. Toujours d'aussi mauvaise humeur, le Grand Harry Potter alla se glisser sous l'eau brûlante dans sa cabine de douche, lavant son corps du mieux qu'il pouvait, évitant les zones sensibles où des plaies encore fraîches le brûlaient.

Ses pensées divaguèrent le temps d'un instant, et il se laissa porter par ces dernières, se remémorant les événements catastrophiques de la veille. Tout s'était passé si rapidement; le départ de Draco tardif, après une énième séance de révision— étrangement plus tendue au début qu'à l'habitude—, l'arrivée de Ron, son poing dans le nez d'Harry, la dispute, le bras cassé du roux et le coquard qui menaçait la vue du brun. Il n'arrivait toujours pas à croire que son meilleur ami -depuis huit ans déjà- et lui en étaient venus aux mains. Tout ça à cause de Ginny qui n'arrêtait de se victimiser aux yeux de son grand frère. Il se demandait comment il avait pu sortir avec une aussi mauvaise personne ? Le pire dans tout cela, c'est qu'elle était bien présente; elle regardait Harry se faire tabasser sans réagir, convaincu que le baiser était bel et bien réel et que, lui, comme Draco, devait souffrir physiquement. Cette fille était définitivement une vraie folle.

Ce fut à onze heures qu'Harry quitta sa chambre pour aller à l'infirmerie, il avait évité de se rendre à la Grande Salle, n'ayant pas spécialement envie de voir qui que ce soir, ce jour-là. Personne ne savait pour la dispute; Harry avait dû user de la magie pour faire sortir le dernier fils Weasley de la chambre, jetant un regard meurtrier à la spectatrice qui pleurait à chaudes larmes, murmurant pour plates "excuses" un vulgaire "Désolé, Harry... Mais tu le mérites".

Merlin ce qu'il était écœuré par cette fille. C'était certain à présent, il ne l'avait jamais aimé et jamais il ne l'aimera, pas une seule fois dans sa vie. Il ne voyait en elle autrefois qu'une amie, mais il s'est avéré que mademoiselle était bel et bien le diable en personne.

Madame Pomfresh avait hurlé en voyant le jeune élève de dernière année aussi amoché, elle se mit à l'harceler, lui posant mille et une questions auxquelles Harry avait répondu par de simples grognements, ne voulant pas que cela se sache.

« Episkey ! Dit-elle en pointant sa baguette vers le nez d'Harry qui gémit une énième fois pour la journée. Voilà, mon petit Potter, ton nez est intact, mais pour ton œil, je n'ai rien à faire à part te donner une pommade à base de roses, de terre et d'ailes de chauves-souris. Elles sont très bien pour la guérison rapide. »

Avait-elle ajouté en souriant, vantant les bienfaits miracles des ailes de chauve-souris tout en retournant l'infirmerie pour en trouver.

Sur ces mots, la vieille femme alla chercher ce dont elle avait besoin, venant appliquer de la pommade fraîchement composée sur le coquard d'un Harry aussi dégoûté que grincheux. Pompom Pomfresh lui remit une petite boîte en main avant de le renvoyer de l'infirmerie, sous prétexte qu'elle avait des choses à faire.

Harry fourra le boitier dans sa poche avant d'aller voir le directeur. Hélas, ce dernier semblait être au ministère pour une affaire urgente, c'était Minerva McGonagall qui assurait la direction de l'école ce samedi-là.

Debout dans le couloir à discuter avec Sirius Black, elle n'avait pas remarqué son élève qui se tenait à quelques mètres plus loin. Ce fut après une longue discussion qu'elle laissa le nouveau professeur partir, venant ainsi se placer devant Harry Potter, une expression horrifiée sur le visage.

« Par Merlin ! Potter ! Comment vous êtes-vous fait ça ? hurla-t-elle en pointant son œil de son doigt.

— C'est une bien trop longue histoire, professeur...»

McGonagall se pencha de plus près, examinant la blessure qui semblait bien trop récente à son goût.

« J'exige des explications, dit-elle fermement, les lèvres pincées de mécontentement. Sinon, vous serez collés pour le restant de l'année !»

Harry soupira et lui conta en bref sa dispute avec son meilleur ami, mentionnant même les raisons qui se cachaient derrière. Après tout, elle savait bien pour Draco et lui, autant tout lui dire, il se sentirait peut-être mieux après. Peut-être.

« Ne dites rien, professeur, il ne connaît pas la vérité.

— Une punition est obligatoire, Potter. Je ne peux tolérer de la violence dans cette école !»

À peine avait-elle tourné les talons que Harry l'interpela une seconde fois dans la même journée, se rappelant la vraie raison de sa venue.

« Professeur, je me demandais si je pouvais me rendre à Londres aujourd'hui, j'aimerais aller voir mon ami Nick, j'ai besoin de ...vous savez... discuter un peu...»

Ce fut l'expression mal à l'aise d'Harry qui avait convaincu le professeur. Après tout, il n'était plus mineur et donc n'avait plus besoin d'une quelconque autorisation pour quitter l'école le weekend.

« C'est d'accord, mais, si vous comptez y passer la nuit, envoyez-moi un hibou ! Comme ça je vous ajouterai à la liste. »

Elle griffonna quelques mots sur une feuille qu'elle envoya à son bureau grâce à sa baguette avant de se tourner vers Harry.

« Vous comptez partir seul, Potter? demanda-t-elle un peu plus distraite qu'au début.

— Oui, professeur ! Avait-il répondu après une longue réflexion.

— Faites attention à vous. Et soyez là avant le souper du dimanche soir au plus tard !

— Ne vous inquiétez pas professeur ! J'y serai !»

Tous deux se quittèrent sur un sourire réservé et poli. Minerva McGonagall regagna son bureau et Harry alla faire son sac, rédigeant pour l'occasion une lettre à son ami Nick, qu'il ne termina pas ; il avait préféré arriver à sa bibliothèque par surprise. Il aimait beaucoup Nick, c'était un très beau garçon et un très bon ami qui s'était montré très loyal à l'époque où ils étaient encore ensemble à l'école. Même que Ron l'avait jalousé lors de leur quatrième année, vu que Glorden semblait bien plus proche d'Harry que lui ne l'était. Ah ce qu'ils avaient passé de bons moments à Poudlard, que ça soit sur le terrain de Quidditch, à pré-au-lard comme à la forêt interdite, ils avaient vécu quatre fabuleuses années ensemble.

Sur des pensées positives, Harry quitta le château à midi, prenant la direction du village à côté où il comptait transplaner pour pouvoir rejoindre la grande ville. Il s'était promis d'aller voir Nick, il avait grandement besoin de lui parler; au courant de son homosexualité, comme le restant des sorciers et moldus qui le connaissait, Harry savait que seul lui pouvait l'aider à mieux comprendre.

OoO

Ah Londres, si grande, si belle et si ... bruyante.

Lord Voldemort se promenait dans les locaux du ministère de la magie, voulant se refaire une vraie identité au sein de la communauté sorcière. L'endroit semblait mieux fonctionner depuis le changement de ministre, tout semblait parfait, un peu trop parfait à son goût.

Il fut accueilli par un employé qui l'avait invité à le rejoindre dans son bureau, lui offrant un café et un sourire radieux.

« C'est pour les papiers, j'imagine ? Demanda le sorcier en sortant un énorme livret, dont les feuilles jaunies par le temps, sortaient de partout.

— Oui, j'ai déménagé de l'Amérique le mois dernier pour m'installer à Londres, se justifia le jeune mage.

— Vous étiez reconnu comme sorcier, là-bas ?

— Oui, vous avez besoin de mes papiers moldus ? J'ai perdu mes affaires de sorcier, en arrivant sur place...»

Un petit rire sonore qui sonnait bien faux avait accompagné ses rires, mais l'employé semblait bien trop distrait par les feuilles devant lui pour le remarquer.

« Oui, s'il vous plaît.» Avait répondu le jeune homme.

Tom Jedusor sortit les papiers utilisés quelques jours plus tôt avant de les poser sur la table, les poussant du bout du doigt vers l'employé. Il semblait bien trop perdu dans les feuilles pour être professionnel, attirant déjà le mépris du grand Lord.

« James Diallan, lit-il sur la carte d'identité. C'est Américain ?

— Oui, s'empressa-t-il de répondre. Je suis de sang-mêlé, mon père était mordu et ma mère sorcière. Elle fait partie de la lignée de la grande Isolt Sayre.

— Isolte Sayre ? N'était-elle pas de la lignée du grand Salazar Serpentard? Enfin, sa tante l'était.

— Nous ne sommes pas là pour parler histoire, monsieur, et oui, elle l'est, répondit-il du tac au tac, agacé par ce manque de concentration perçant.

Très bien, dit-il en roulant des yeux. Nom complet.

— James Thomas Diallan.

— Âge?

— Vingt-deux ans.

— De sang ?

— Mêlé, avait-il prononcé avec dégoût; il était ce qu'il haïssait le plus.

— Établissement scolaire moldu ou sorcier ? Nom de l'établissement.

— Sorcier. Ilvermorny, école de sorcellerie au sommet du mont Greylock.

— Profession actuelle ?

— Je recherche du travail, je compte postuler au ministère de la magie.

— On fait la formation de nouveaux Aurors, vous pouvez aller voir dès maintenant, je m'occuperai du reste seul, laissez-moi vos papiers et un numéro moldu ou une adresse où vous joindre. Au cas où vos informations sont erronées, on vous contactera pour plus d'informations.»

Tom sourit et hocha la tête avant de quitter le bureau, prenant le chemin du troisième étage, où son nouvel emploi l'attendait. Sauf que rien ne se passa comme prévu et il heurta un jeune homme dans la petite vingtaine qui semblait quitter ce même bureau.

« Excusez-moi, je ne vous avais pas vu, se justifia le jeune homme en levant les yeux vers lui.

— Ça ne fait rien, répondit ledit James, plus agacé que ce qu'il laissait paraître.

— Eh mais je vous connais, vous ! Renchérit le fautif. Vous êtes le nouveau voisin qui vient d'emménager dans l'appart maudit ! Je ne savais pas que vous étiez sorcier !

— C'est bien moi. James Diallan.»

Il lui tendit une main que le jeune sorcier saisit instantanément, lui offrant un grand sourire que Tom rendit. Ses cheveux bruns cachaient les beaux yeux miel de son interlocuteur.

« Enchanté, moi c'est Glorden, enfin, Nick Glorden !»

Le lord reconnut ce nom de famille mais n'y prêta pas plus attention, ils se serrèrent la main avant de se remettre dans leurs positions initiales.

« Tu es là pour affaire ? Demanda curieusement Tom.

— Oui, je venais déposer mon dossier pour le nouveau poste.

— Moi aussi, répondit le brun en regardant par-dessus son épaule. Tu m'accompagnes? On pourra aller boire un café à Londres. Je suis nouveau et j'ai besoin qu'on me fasse visiter un peu.

— Ce serait avec plaisir ! Répondit Nick toujours aussi souriant. Viens, mon père tient ce bureau au ministère, tu as l'air fort gentil, je suis sûr qu'il voudra bien te donner une chance !»

C'est alors qu'ils regagnèrent ce bureau, un rictus illuminant le visage de chacun.

OoO

Harry Potter marchait dans les rues londoniennes, de l'argent moldu dans les poches. Il avait fini par atterrir à Gringotts, voulant échanger quelques Gallions contre des livres sterling, profitant de l'occasion pour s'acheter un nouveau ballait; il pouvait dépenser son argent comme bon lui semblait; il gagnait de l'argent sans rien faire. Au moins, sa célébrité payait, c'était bien le seul fait positif.

De loin, il apercevait déjà la grande porte de la fameuse bibliothèque et dès qu'il y mit un pied, l'odeur des livres anciens mêlée à celle d'un délicieux thé le frappa de plein fouet, le faisait sourire niaisement. Cet endroit était l'un des plus calmes et des plus beaux, c'étaient bien pour ça que les gens s'y rendaient ; il y a toujours du bon thé, des livres du monde entier, et de belles tables en bois ici et là où l'on pouvait s'asseoir pour déguster le nectare chaud et délicieux tout en lisant. Peu importe le nombre de personnes présentes, les pièces semblaient toujours plus grandes, un sortilège d'agrandissement en était le secret.

Perdu dans ses pensées, Harry analysait l'odeur assez spéciale de cet endroit, une odeur assez familière; il l'avait reconnu, il l'avait senti quelque part, il en était certain !

« L'Amortentia !» Avait-il déduit, complètement horrifié.

Son visage pâlit d'un coup et ses mains se mirent à trembler, qu'est-ce que diable cela signifiait-il ?Cela ne voulait rien dire, Nick n'était qu'un ami autrefois.

Il allait se remettre à tout analyser une seconde fois mais une main sur son épaule le retourna pour le plaquer contre un torse parfait de laquelle la même odeur se dégageait. Toujours sous le choc, Harry ne bougea pas, laissant son ami l'étreindre.

« Harry ! s'enthousiasma le plus âgé. Quelle belle surprise !»

Nick lâcha son vieil ami, le dévisageant horrifié.

« Salut, Nick... Hm, désolé de ne pas avoir prévenu avant de venir, je voulais te faire une surprise ! » Dit-il en souriant timidement, la carrure de son ami l'ayant toujours intimidé.

En remarquant l'épouvante que son visage, si doux et harmonieux à la normale laissait paraître, Harry s'empressa de le rassurer.

« Ce n'est rien, une dispute ne t'inquiète pas.»

Il grimaça, non-convaincu de cette réponse, mais il finit par hausser les épaules avant de le tirer à l'intérieur, affichant son plus beau sourire. Son cœur tambourinait de joie mêlée à un amour fou qu'il éprouvait à son égard. Ce fut avec des yeux pétillants de bonheur et d'admiration que Nick le regarda attendant une réaction d'Harry qui mit quelques secondes à arriver. Un sourire, un simple sourire.

Ledit Nick sourit encore plus, posant une main rassurante sur le bas du dos du plus jeune, l'entraînant vers le fin fond de la bibliothèque, où un joli sorcier au regard rouge buvait son thé tout en lisant un livre.

« Viens Harry, je vais te présenter ! »

Tenant Harry contre lui, Glorden fils toussa pour attirer l'attention de son voisin. Il poussa Harry pour le présenter, avant de se placer entre les deux jeunes hommes.

« Harry, je te présente James, mon nouveau voisin, il vient d'Amérique, il est sorcier aussi ! Dit-il avant de se tourner vers Tom. James, voici Harry Potter, un ami de longue date!»

Tom Jedusor se leva de son siège, déposant sa tasse sur la table. D'un pas félin, rempli de grâce, il se posa devant le survivant, affichant son éternel rictus au coin des lèvres.

« Nous voilà enfin rencontrés, Harry Potter ! »

OoO

NDA : Alors, l'amortentia ? Draco ou Nick ?