-Qu'est-ce que c'était ? demanda Ginny terrorisée.

-Je ne sais pas, avoua Harry. Ca vient d'en bas.

Il sortit de son lit et se dirigea vers la porte.

-Non ! Tu restes ici, ordonna Hermione.

-Mais tu as entendu ce cri ?

-Oui, Harry, je l'ai entendu. Mais on reste ici.

Bien qu'elle essayait de prendre un voix assurée, elle tremblait. Elle sortit sa baguette. Harry, Ron et Ginny en firent autant.

-Dis moi où ils sont ! dit une voix menaçante.

-JE SAIS PAS, JE SAIS PAS ! Sioupley, laissez moi tranquille... J'ai rien fait d'mal, ils m'ont juste d'mandé une chambre... Parce que chez eux, qu'ils m'ont dit, ils s'sentaient plus en sécurité...

-Quand sont-ils partis ?

-J'sais plus... s'maine dernière p'têtre... Mais ne m'faites plus d'mal, sioupley...

-Où sont-ils partis ?

-J'sais pas... M'ont rien dit... On m'dit jamais rien vous savez...

-Endoloris !

-AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Ginny sursauta à l'entente du cri. Ron se plaça devant elle pour la protéger au cas où. Hermione et Harry restaient en avant, leurs baguettes pointées sur la porte.

-Maintenant, petite sotte, tu vas me dire où les Gerdain sont partis !

-J'sais pas...

-Endoloris !

-Non... mais qui vous êtes ? Sioupley...

-Bon, tu deviens vraiment très encombrante. Puisque tu ne veux pas parler, tes clients s'en chargeront. Avada Kedavra !

Le silence. Hermione avait étouffé un cri. Le Mangemort montait. Oui, maintenant ils en étaient sûrs. Seul un Mangemort pouvait agir de cette façon par les temps qui courraient. Il ouvrit la chambre 11, en face de la leur. Deux cris: celui d'un homme et celui d'une femme. Une incantation prononcée, et le silence s'installa de nouveau.

Harry se mit devant Hermione. Trop de gens dans le futur mourrait pour lui, il était hors de question qu'il en soit de même dans le passé... La porte s'entrouvrit... La pointe de la baguette apparaissait...

-Expelliarmus ! lança Harry avec assurance.

La baguette s'envola et Hermione l'attrapa. Harry entendait sa respiration saccadée. Le temps semblait terriblement long. Le Mangemort entra dans la chambre.

-Mais je vous connais ! s'écria Harry sans prendre garde aux conséquences.

-Moi, je ne te connais pas, répondit le Mangemort d'un ton menaçant.

Comprenant son erreur, Harry fit reculer ses amis.

-Vous êtes Amycus Carrow.

-Exactement, mon garçon. Sois donc poli, présente-toi.

-Thomas Logan.

-Ton nom ne me dit rien, tu n'est pas un Sang pur.

-Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? répliqua Harry. Beaucoup d'enfants de Moldus valent bien mieux que vous.

-Harry, non ! murmura Hermione à son oreille.

-Votre copain Voldemort est un sang mêlé, vous savez, dit courageusement Harry. Mais il n'a pas du vous le dire. Je suis sincèrement désolé que vous l'appreniez de cette façon...

-Tu souilles le nom du Seigneur des Ténèbres, infâme Sang de Bourbe !

-Je suis également désolé de vous dire que mes parents ne sont pas des Moldus.

-Insolent ! Tu vas le regretter !

-Oui, mais voyez-vous, Carrow, nous sommes quatre contre vous seul et vous êtes désarmé.

-Harry, supplia Hermione, arrête...

-Ecoute la jeune fille, Thomas... Elle a raison...

Harry ne répondit pas. Il ne savait pas quoi faire. Ils ne pouvaient pas rester indéfiniment dans cette chambre miteuse à regarder droit dans les yeux Carrow.

-Je te propose un marché, Thomas. L'un de vous se bat contre moi. Je n'utiliserai pas de sortilèges impardonnables. Si vous gagnez, je m'en irai. Par contre, si je gagne, je tuerai celui qui s'opposera à rejoindre le Seigneur des Ténèbres. Je vous laisse choisir mon adversaire, ajouta-t-il avec un sourire mauvais.

Harry se retourna vers ses amis.

-Je vais me battre contre lui.

-Harry... dit Hermione, je...

-Non, Hermione. C'est mon combat. Je dois éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la survie de mes parents.

-Harry est le meilleur en Défense contre les Forces du Mal, remarqua Ron. Laisse-le faire, Hermione. S'il y a un problème, on viendra t'aider. Ca m'étonnerait qu'il nous laisse partir comme si on venait de lui acheter des billets de loterie. Il n'hésitera pas à tricher. Ca se voit sur sa tête.

-Ginny ? Ca va aller ?

-Oui, Harry, ne t'inquiète pas...

-Ecoute-moi, je veux que tu envoies un Patronus à mon père. Ses parents pourront prévenir le Ministère et nous envoyer des Aurors. Ron, Hermione, vous la cacherez. Il ne faut pas que cet imbécile voit ça...

Ron et Hermione acquiescèrent d'un signe de tête. Harry prit profondément sa respiration. Hermione lui donna la baguette de Carrow.

-Votre baguette, dit-il sur un ton de défi.

-Merci, mon grand... Alors, saluons-nous.

Harry baissa légèrement sa nuque, ses yeux toujours levés en direction de Carrow.

-Mademoiselle, auriez-vous l'amabilité de compter jusqu'à trois ? demanda Carrow à Hermione.

-Je... euh... oui, bien sûr. Un... d...

-EXPELLIARMUS ! lança Carrow.

-Protego !

Harry remercia Merlin de l'avoir doté de tels réflexes.

-Alors, Thomas, on est rapide ?

-RICTUSEMPRA !

Carrow fut propulsé à travers la chambre et s'écrasa contre un mur. A ce moment, Harry tourna la tête pour voir si Ginny s'en sortait avec son Patronus. Il le vit s'envoler vers la fenêtre.

-On se croit malin ? dit Carrow en se relevant.

La colère se lisait sur son visage. Harry serra sa baguette aussi fortement qu'il le pouvait. Il sentait ses mains devenir moites.

-ENDOLORIS !

Harry se jeta à terre pour échapper au sort.

-Vous aviez dit qu'on utiliserait pas de sortilèges interdits ! protesta Harry. Je savais que je ne pouvais pas vous faire confiance ! Hermione, viens !

Hermione se mit à côté de Harry et brandit sa baguette, plus déterminée que jamais.

-Oh mais je vois que tu ne peux pas te battre seul... Si c'est ce que tu v...

Hermione agita sa baguette et le Mangemort fit plusieurs saltos arrière. Merlin, que Hermione maîtrise bien les sortilèges informulés, pensa-t-il.

Carrow se releva et s'approcha d'eux. Ron leur fit signe de ne plus bouger. Alors que Carrow était de plus en plus proche, Ron se glissa lentement derrière le Mangemort.

-SECTUSEMPRA ! hurla-t-il de toutes ses forces, SECTUSEMPRA !

Le Mangemort essaya de se retourner mais son dos était en sang. Il tremblait, il avait du mal à tenir debout. Il s'écroula sur le sol. Harry attrapa vite sa baguette et la maintint brandie sur le Mangemort.

-Il est mort ? demanda timidement Ginny.

-Je ne crois pas, répondit Harry. Ron l'a juste... beaucoup affaibli et un peu amoché.

Harry sentit Ginny se détendre. Ron s'assit sur le lit et soupira. Hermione prit place à ses côtés et l'enlaça. Il était temps, pensa Harry qui ne put s'empêcher de sourire à cette idée.

-Oh ! s'exclama Ginny. Un hibou express !

Elle l'attrapa et prit la lettre à sa patte.

Thomas,

J'ai bien reçu la chose argentée de Susy (qu'est-ce que c'est ?). Mon père s'est empressé de prévenir le Ministère et vient de partir à l'instant de la maison (il est Auror). Ils veulent aussi que vous veniez passer le reste des vacances à la maison. Ils ne sont jamais allés en Irlande, ils n'y connaissent absolument rien. Racontez pleins de trucs sympas dessus, et ils seront persuadés que j'ai beaucoup de chance de vous avoir pour amis. Sirius vous souhaite bonne chance si vous êtes encore en train de vous battre.

James.

Harry sourit et Carrow grogna. On aurait dit Dudley qui n'avait pas reçu le nouveau jeu vidéo super tendance le lendemain de sa sortie. Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il n'entendit même pas Mr Potter et l'autre Auror entrer dans la pièce.

-Que s'est-il passé ? demanda une voix familière.

-MAUGREY FOL-OEIL ? s'exclama Harry.

-Oui, oui c'est moi... Bon, qui l'a mis dans cet état ?

-Moi, dit timidement Ron.

-Quel age as-tu ?

-Quinze ans, répondit Ron avec un peu plus d'assurance. Je rentre en cinquième année à Poudlard.

Maugrey sembla surpris pendant que Mr Potter hochait vivement la tête pour montrer son étonnement.

-Tes camarades ont le même âge, je suppose ? continua Maugrey.

-Oui, répondit Ron.

-Eh bien ! C'est ce qu'on appelle avoir des prédispositions pour la Magie, ça ! s'exclama Maugrey.

Les quatre amis rougirent.

-Amycus Carrow, déclara Mr Potter en regardant le visage du Mangemort. Un séjour à Ste Mangouste sous haute surveillance sera nécessaire. On ne fera pas de marché avec lui. Il est trop dangereux en liberté.

-William, on peut lui dire qu'on va faire un marché, même si ce n'est pas vrai.

-Alastor, je n'aime pas ce genre de technique.

-Mais ça marche.

Mr Potter soupira pour s'avouer vaincu.

-Tu t'en occupes, je dois ramener ces jeunes gens chez moi. Ils connaissent mon fils, James, dit-il.

Harry remarqua la fierté qu'il avait quand il prononçait le nom de son fils.

-Par contre, dit Maugrey, avant que vous ne partiez, j'aurais besoin de vos noms.

-Oh bien sûr, dit rapidement Harry. Je suis Thomas Logan, voici Rory Bennet et eux, ce sont les faux jumeaux Julian et Susy Hobrean.

Maugrey griffonna les noms sur un calepin qui rappelait horriblement celui sur lequel Ombrage écrivait des horreurs sur les différents professeurs au cours de leur cinquième année.

-Bonne nuit, William, dit Maugrey en attachant sur un brancard Carrow.

-Bonne nuit, Alastor. Je suppose que vous ne savez pas transplaner...

-Non, mentit habilement Hermione.

-Accrochez-vous à mon bras, dans ce cas...

Quelques minutes plus tard, ils étaient devant la maison de taille convenable des Potter.

-James ne m'avait pas précisé qu'il y aurait deux demoiselles...

-Nous avons des liens de parenté, dit Hermione.

-Ah, dans ce cas, il n'y a aucun problème si vous dormez tous les quatre dans la chambre de James avec son ami Sirius.

-Vraiment aucun, assura Harry avec un immense sourire.

Ron le regarda, ne se souvenant pas d'avoir vu un jour Harry aussi heureux.


Un petit peu d'action (je ne crois pas que les scènes de duel soient mon point fort).
Les chapitres deviendront un peu plus longs par la suite (à partir du retour à Poudlard).
J'ai pleins d'idées mais tout ça est très désordonné (à mon image quoi) donc désolée si ça avance un peu lentement...

La suite... avant lundi promis D

Candice.