Bonsoir à tous !
Oui, honte à moi, j'ai fait de la rétention de chapitre, mais bon, ça ne rend celui-ci que plus savoureux, non ? Enfin, nous y sommes, nous chapitres, alors faîtes-vous plaisir.
Bonne lecture et à bientôt !
- Hey ! Comment était ton rendez-vous ? demanda Tony quand Kate arriva au boulot.
Kate regarda Tony avec perplexité.
Comment savait-il qu'elle avait eu un rendez-vous hier soir ? En fait, c'était monsieur qui s'était intéressé à ce qui ne le regardait pas.
Abby arriva et demanda joyeusement comment s'était passé son grand rendez-vous de la nuit dernière, elle aussi. Kate se contenta de foudroyer Tony du regard et s'en alla.
- Qu'est-ce que j'ai dit ? demanda Abby.
- Il n'a pas eu lieu, lui expliqua Tony.
- Ouuuuh… et il a donné quelle excuse ?
- Chirurgie.
Abby eut un petit rire en réponse devant l'excuse plus qu'improbable.
Gibbs débarqua à cet instant, avec l'habituel « prenez vos affaires ». Aller en Virginie de l'Ouest, c'était presque le Paradis pour Tony.
- Tôshirô ne vient pas ? demanda Kate.
- Non. Il est en cours.
Tony continuait de parler tout seul sur les joies de la région, jusqu'à un regard noir de Gibbs qui le pressa pour prendre ses affaires. Gibbs revint à la carte et montra la ville de Clarksburg.
- Un chiffonnier est tombé sur une jambe.
- On va là-bas pour une jambe ? commenta Kate, perplexe.
- La jambe d'un marine, précisa Gibbs en partant vers l'ascenseur.
- Comment peux-tu le dire à partir d'une jambe ? demanda Tony, perplexe.
Gibbs arriva sur la scène de crime pour voir la jambe sur un escalier. Mais autre chose attira son attention.
Ducky discutait avec un homme blond dans un rapide japonais. L'individu le marqua par sa tenue assez traditionnelle, couplait d'un bob vert, strié de blanc (Bêta : Yes, yes, yes, voilà le timbré de service !). Homme qui masqua son sourire, en croisant le regard de Gibbs, derrière un éventail.
- Ducky ! rappela à l'ordre Gibbs.
- Mes excuses, j'arrive !
Gibbs jeta un dernier regard au légiste, avant de se pencher sur la jambe. Le chiffonnier l'avait apparemment balancée là en réalisant ce qu'il tenait.
Bien sûr, la remarque sur la jambe, la qualifiant de « funny » dans la façon dont elle semblait monter les marches, lui valut une réprimande de Gibbs au shérif en charge du district.
Ducky arriva à cet instant et examina la coupure, la jugeant post-mortem.
- Heure de la mort ?
Ducky eut un pauvre rire.
- Tu veux que je te dise ça à partir d'une jambe ? Jethro, trouve-moi un foie dans cette jambe et je te donnerai l'heure de la mort.
Gibbs ne fit aucun commentaire et regarda le périmètre, à la recherche d'un indice ou peut-être, avec de la chance, une âme qui pourrait l'aider.
- Tu ne trouveras pas d'esprit dans les environs, Gibbs, souffla Ducky en rejoignant son ami. Kisuke l'aura déjà purifiée.
Gibbs regarda Ducky, puis le blond qui regardait de sous l'ombre de son chapeau, les enquêteurs au travail, depuis l'extérieur de la zone protégée.
- C'est lui qui m'a initié au monde spirituel… et apparemment, il connaît notre jeune ami rouquin et ton fils.
Gibbs leva un sourcil mais Ducky eut un sourire rassurant, avant que Kate ne les interpelle, ayant trouvé quelque chose sous la semelle de la chaussure.
Il s'agissait d'une graine.
- Appelez-moi si vous avez besoin de moi. J'ai vu un petit café dans les environs, je vais y boire quelque chose de chaud avec mon vieil ami Kisuke.
Et Ducky s'éloigna. Il était presque arrivé à son fourgon que Gibbs le rappela avec un sourire.
En soupirant profondément, Ducky revint sur ses pas et dit à Gibbs :
- Je refuse de spéculer sur l'heure du décès du marine à partir d'une jambe. Tout ce que je peux te dire, c'est que cette jambe ne peut pas être morte il y a moins de vingt-quatre heures !
Le sourire de Gibbs s'élargit.
- Je t'appellerai si j'ai besoin de toi.
Ducky le salua de la tête et alla rejoindre le dénommé Kisuke. Gibbs partit poser quelques questions au chiffonnier, laissant Tony embêter Kate qui prenait des photos, s'intéressant au tatouage sur le mollet de la victime.
- Je comprendrais jamais l'intérêt des gens à se faire tatouer, commenta Tony.
- Je vais le rajouter à la liste toujours croissante des choses que tu ne comprends pas, assura Kate.
- Être piqué des millions de fois par une aiguille pour faire un dessin… Non merci.
- C'est plus qu'un simple dessin, Tony.
- Sur une femme, peut-être…
- WHAT ?
- Tu sais, sur une femme ça veut dire qu'elle est prête à tout !
- Abby a des tatouages.
Cela fit rire Tony. Pas de commentaire sur Abby et ses tatouages.
- Et moi alors ? Tu penses que je suis prête à tout ?
- Tu n'as pas de tatouage, se moqua Tony.
- Et si j'en avais un ? Cela renverrait ta théorie aux oubliettes.
Tony se tut l'équivalent d'une minute et demie. Puis il rebondit :
- Ok, supposons pour une minute que je crois que tu en aies un. Où est-il ?
Kate cessa de prendre pendant un instant des photos et dit en souriant à son ami et collègue :
- Là où tu ne le verras jamais.
La nécessité, la mère de toutes les inventions. C'est ce que se disait Ducky dans le laboratoire de Abby en regardant la jambe qu'ils avaient enfermée dans une cuve de verre, remplie de super glue sous forme gazeuse, permettant d'obtenir des empreintes digitales.
- J'ai toujours adoré la pub où ce gars se mettait de la colle sur un casque et restait suspendu à une poutre, grâce à ça… annonça Abby en mettant en marche l'appareil.
Ducky la regarda en levant un sourcil.
- J'ai essayé avec mon petit frère, avoua la gothique en souriant.
- Je sens que cette anecdote n'a pas eu de fin digne d'un livre de conte…
- Si, si… si tu aimes les histoires qui finissent avec des gamins de sept ans chauves. Il s'énerve encore à chaque fois que je l'appelle Kojak.
Ducky secoua la tête avec amusement et revint à la jambe.
- Tony dit que tu as retrouvé un vieil ami durant l'enquête ? fit Abby.
- Kisuke ? Oh, oui. Je l'ai rencontré durant un séminaire au Japon. Il m'a sauvé la vie là-bas. J'ai presque peur d'imaginer ce que vous pourriez inventer si vous vous rencontriez. Vous avez presque le même caractère joueur et taquin, et le même intérêt pour les sciences.
Abby le regarda avec des yeux ronds.
- Alors pourquoi tu ne nous présentes pas ?! (Bêta : Tous aux abris !)
- Parce que j'aimerais éviter que vous détruisiez le continent Américain, chose probable à vous deux.
Ichigo était en train de chercher à retrouver son corps quand il reçut un message de Gibbs.
Curieux, il l'ouvrit.
« Le nom de Kisuke, c'est familier ? »
Ichigo rangea Zangetsu, s'assit sur le toit sous ses pieds et appela Gibbs.
« Gibbs ?»
- Ossan, c'est Kurosaki. Je viens de recevoir le message. D'où vous tenez le nom de Kisuke ?
« Un crime en Virginie. Mon légiste a rencontré un gars apparemment de ton espèce, là-bas, qu'il désigne avec le nom de Kisuke. Gars qui vous connaîtrait, toi et Tôshirô. »
- Blond, en kimono et geta, avec un bob sur le crâne et une canne dans le creux du bras ? Il cache son sourire derrière un éventail ?
« Exact. »
- Urahara Kisuke, ancien capitaine shinigami, spécialisé dans la recherche et le développement. C'est lui qui a mis au point le gigai de Tôshirô et qui m'a permis de développer plus ou moins mes pouvoirs. Je ne sais pas ce que fiche Geta-boshi ici, et je veux pas le savoir. Mais vous en faîtes pas, il ne trahira pas Tôshirô.
« Qu'est-ce qui t'en rends si certain ? »
- Outre que ce n'est pas Benihime qui va le protéger de mon pied dans la figure s'il s'avise de jacasser ? Il a aucun intérêt. Il ne fait plus partie du Gotei. Il est indépendant et exilé. Une sale affaire qui date d'un siècle en arrière où on lui a fait porter le chapeau à tort pour des expériences de Hollowfication. C'est lui aussi qui a sauvé la vie de ma mère et qui a fourni un gigai à mon père, quand il a quitté la Soul. Je l'ai assez côtoyé pour m'attendre à tout de sa part, mais pour savoir aussi que c'est une tombe. Tôshirô ne risque rien.
Ce qui allait leur permettre d'identifier leur victime ? Une prothèse, certainement mise en place à la suite d'un accident, car la jambe était visiblement trop jeune et les os en trop bon état pour que ce soit à cause de l'arthrose. En retirant la prothèse, ils auraient un numéro de série… et l'affaire serait dans le sac pour l'identification !
Pour le coup, Tôshirô débarqua dans le bureau, avec sur l'écran de Tony, toutes les firmes qui auraient pu faire la prothèse, mais DiNozzo pas du tout à sa place, demandant à Kate si c'était « sur ses fesses. »
Clac !
- Merci, Tôshirô, sourit Kate en voyant la claque dans la nuque que c'était pris Tony.
- Il a trouvé quoi comme excuse pour t'embêter ? demanda le jeune en déposant ses affaires sur le bureau de son père.
- Tatouage. Monsieur ne comprend pas l'intérêt des tatouages et je lui ai laissé entendre, pour rigoler, que j'en avais un. Tony est persuadé que je l'ai sur mon arrière train. En attendant, le fabriquant a envoyé la prothèse à l'hôpital de Bethesda pour notre marine en 1999.
Tony retourna à son bureau avec ces éléments et obtint immédiatement une réponse. La prothèse avait été réceptionnée le 14 Mai 2000 par le docteur Brent Peter. Kate prit son téléphone et appela immédiatement Gibbs.
Tony se laissa aller en arrière, regardant Kate d'un air songeur.
- Ton tatouage n'est pas un papillon, finit-il par dire, pour le plus grand agacement des deux autres.
Avec un soupir, Tôshirô retira le polo qu'il avait sur sa chemise, et commença à défaire les boutons.
- Tu nous fais quoi ? demanda Tony.
- Puisque tu as développé une telle obsession pour les tatouages, je te montre le mien dans l'espoir que cela te calme.
Avant que Tony ne puisse protester, ou Kate émettre une objection, la chemise fut ouverte sur la poitrine musclée et imberbe du jeune homme.
Silence.
- Une fleur ? se moqua Tony.
- C'est un narcisse, Tony. Dans le langage des fleurs, c'est associé à la froideur, mais aussi à l'amitié. Quant au vert, en plus de son association à la nature, c'est le symbole de l'ingéniosité ; de l'instabilité ; l'excentricité et le mouvement, annonça Abby en arrivant.
Cela résumait parfaitement la fleur que Tôshirô avait de tatouer en vert foncé sur son pectoral gauche. Fleur entourée d'une chaîne. Un observateur attentif verrait que ledit tatouage semblait craquelé presque fissuré.
Gibbs s'était rendu à l'hôpital qui avait fait l'opération. Le médecin qui l'avait pratiquée s'en souvenait parfaitement, car ce n'était pas la pratique qu'ils faisaient généralement pour des accidents impliquant la cheville, mais le pauvre gars avait eu celle-ci totalement broyée dans un accident de voiture.
Là où le problème se posa, c'est quand le médecin s'enquit sur la décomposition de la jambe.
Ducky disait que la jambe ne pouvait pas avoir été coupée il y a moins de 24h, pourtant.
Mais d'après le dossier du marine… il était mort il y a deux ans.
Les choses allèrent de mal en pis, car le Docteur de la ville de Harmony avait signé le certificat de décès sans faire l'autopsie, du marine Thomas Dawrn.
Il avait envoyé Tony et Kate en mission là-bas, avec Tôshirô pour les surveiller.
Il voulait voir Kurosaki en privé.
Une fois Abby passée lui faire un rapport (pas de donnée sur l'empreinte partielle et le morceau d'herbe séchée était du foin plus que banal), le rouquin lui envoya un message lui annonçant qu'il était au café du coin. Gibbs attrapa sa veste et descendit le rejoindre.
Il le retrouva au siège habituel, un froncement de sourcil plus prononcé qu'à l'habitude.
- Des ennuis ?
- Dur de mentir à des alliés, répondit Ichigo. Je ne suis pas très proche de cette nana, surtout en sachant ce qu'elle a vécu avec la trahison d'Aizen, mais elle considérait Tôshirô comme son petit frère… mais elle est dans le Gotei, je peux pas me permettre de laisser filtrer la moindre info sur le sujet.
- Je vois. C'est justement à ce sujet que je voulais te voir.
Gibbs commanda un café et sortit les portraits robots faits par Abby. Pendant qu'il buvait sa boisson, Ichigo les consulta, montrant des signes évidents de familiarité.
- Tôshirô s'est rappelé seul de ces visages. Notre scientifique fait des recherches, à côté des enquêtes, pour les identifier, mais outre des infos sur toi, ta sœur et ton père, je crois, elle revient bredouille.
- Vous allez lui dire ?
- Non. Peu importe ce qu'il est et son âge, c'est mon fils. Et je n'ai pas l'intention de le mettre en danger. Si pour ça, je dois cacher quelque chose, je le ferai. J'aimerais juste savoir qui sont vraiment ces personnes.
- Vous connaissez déjà les Kurosaki, donc on va passer… elle, c'est Matsumoto Rangiku. C'était son bras droit quand il était capitaine. Quand mon vieux était en charge de la division, elle avait déjà le poste et Tôshirô était troisième siège… Ah Hinamori Momo. C'est elle sa 'grande sœur'…
Il identifia d'autres shinigamis. Certains morts, comme Ichimaru Gin ou Ukitake Jushiro, d'autres toujours en vie, comme Kyoraku ou Abarai Renji.
- D'après moi, si Tôshirô commence à se rappeler de ça, c'est que le sceau doit commencer à ne plus pouvoir contenir ses pouvoirs, et donc Hyôrinmaru n'est plus autant en sommeil qu'auparavant. Il a montré des traces d'usage de son énergie spirituelle ?
- Suivant son humeur, la température pique du nez et plus d'un objet se recouvrent de glace. Il arrive aussi à produire des sortes de bandelettes de couleur qui lui donnent des indications sur les gens autour de lui.
- Pas étonnant… il est un prodige pour une bonne raison. Il doit avoir quasiment autant de reiatsu que moi, et être toujours en pleine croissance… Le sceau doit sérieusement être en train de lâcher.
- On peut le renforcer ?
- Il faut qu'il soit conscient et qu'il sache ce qu'on veut faire. Il était restreint quand on lui a appliqué le premier, donc, pas d'accès à sa puissance. Outre le limiteur, il n'y a rien qui retienne Hyôrinmaru. Et malgré tout ce que le Clown veut prétendre, il n'est pas tout puissant. Et ça finira par céder. On n'a pas de solution miracle. Soit on lui bloque de nouveau son reiatsu, en devant l'assommer pour qu'il ne réalise rien, soit on laisse sa puissance croître et le risque que le sceau cède. Il aura rapidement accès à ses souvenirs et saura comment réagir. Il n'est pas fou pour retourner à la Soul par la suite.
Ils étaient en route pour Harmony.
Tôshirô regardait pensivement par la fenêtre, assis à l'arrière, pendant que Kate et Tony discutaient à l'avant.
Il en était presque certain, son père savait plus qu'il ne voulait le laisser entendre sur son passé.
Il se rappela de la fois où il avait voulu trouver Kurosaki pour la première fois. Quand Tôshirô avait eu son père en ligne juste après, celui-ci n'avait pas eu l'air surpris d'apprendre qu'il lui avait fait faux bond.
- Tu as l'air de très bonne humeur, Kate, nota DiNozzo.
- J'ai simplement hâte de visiter Harmony, apprit Kate.
- Tu es attiré par les petites villes ?
- Oui… la paix, la tranquillité. Tout le monde qui t'appelle gentiment par ton prénom… pas la moindre chaîne de fast-food. Comment ne pas aimer ça ?
Tony le lui prouva… en tournant tous les arguments de Kate en désavantages.
- Une petite ville n'apporte pas la même chose qu'une grande ville. C'est plus simple comme façon de vivre. On y vit plus détendu.
- Pas de matchs de baseball, pas de grands concerts de rock, pas de femmes avec toutes leurs dents…
- Oui, c'est une obsession chez toi, je sais, commenta Kate avec un sourire.
- Tu vois ? Encore des sarcasmes !
- Je préfère les grandes villes, marmonna Tôshirô.
- Eheh ! C'est un truc de mec ! sourit victorieusement DiNozzo.
- Je serais du même avis que Kate si dans les petites villes, les gens avaient l'esprit aussi ouvert que dans les grandes. Vous voulez parier combien que je vais me faire remarquer mille fois plus avec mes cheveux ?
- Tu as demandé à Abby de jeter un œil sur tes gènes ? demanda Kate. Cela pourrait vous aider.
- Déjà fait, et rien n'est revenu.
Finalement, ils se garèrent et avant de sortir de la voiture, Tôshirô mit sur son crâne la capuche de son sweet. Une fois dehors, il mit à son épaule l'étui de plastique contenant Hyôrinmaru et suivit les deux agents dans le cabinet du médecin. Tôshirô eut un soupir exaspéré en voyant la ravissante petite blonde qui servait de secrétaire.
- Pourquoi tu ne lui fais pas de palpation mammaire ? proposa Kate devant le tour de charme de son collègue, une fois la fille partie.
- Mais j'y compte bien !
Clac !
Tony se frotta le crâne là où Tôshirô l'avait frappé.
Ils furent reçus par le docteur, une femme assez âgée. Elle leur raconta que leur homme était venu de lui-même, comme tombé du ciel, à son cabinet, puisqu'à l'époque, il n'y avait pas d'autre médecin à près de soixante kilomètres à la ronde. Telma, l'ancienne infirmière de la vieille médecin qui les recevait, aurait pu leur raconter ce qu'il en était, mais elle était morte.
L'attention de Tôshirô s'accentua.
Une autre crise cardiaque, comme la soi-disant cause du décès de leur marine.
Il écouta la façon dont la vieille femme raconta comment ça s'était passé. Il fronça les sourcils, et jeta un œil à Kate et Tony. Kate croisa un instant le regard bleu du jeune homme et rapporta son attention sur le médecin.
- Elle ment… !
Tôshirô tourna la tête, cherchant à savoir d'où venait la voix.
La femme continuait sa petite histoire. A l'époque, elle était aussi le coroner bénévole du comté. La prise de sang et les symptômes avaient été largement suffisants pour se passer de l'autopsie.
Le regard de Tôshirô s'arrêta sur la vieille femme qui continuait de raconter sa petite histoire et nota une chaîne attachée au bras du médecin, disparaissant il ne savait où.
Les choses s'aggravèrent.
Apparemment, la sœur du marine avait souhaité faire incinérer le corps.
La façon dont elle parla du désir de la sœur, de son chagrin, mais surtout le mot découper, donnait limite envie à Tôshirô de brandir Hyôrinmaru.
Tony devait avoir le même instinct que Tôshirô car il brandit la photo de leur marine à la femme qui le regarda, et nia le reconnaître… reconnaître l'homme mort pourtant sur le sol de son cabinet. Chose dont elle se souvenait avec précision.
Elle regarda alternativement Tony, puis la photo, mais son silence parlait pour elle.
Le trio finit par sortir du cabinet et Kate demanda à ses camarades masculins leur opinion.
- Je pense à l'Eau de Rose.
- Son parfum ?
- Oui. Les vieilles dames semblent en raffoler. Une de mes ex-copines s'en aspergeait.
- C'est pour ça que c'est une ex-copine ?
- Exact. Vous croyez que ça existe une sœur qui ne reconnaît pas son frère ?
- A moins qu'il y ait eu un accident de l'une des parties, ou qu'ils n'aient pas grandi ensemble ou ne se soient pas connus, ce n'est pas faisable, lui dit Tôshirô.
- On n'est pas obligé de parler de l'autopsie dans le rapport… tu nous couvriras auprès de ton père, hein Tôshirô ?
Tôshirô le regarda comme s'il était fou.
- Est-ce que ce serait un peu d'affection dans ton petit cœur, Tony ? taquina Kate.
Tony s'arrêta un instant devant leur voiture, pris d'une illumination.
- C'est ça, n'est-ce pas ton tatouage ! C'est un cœur !
- Et c'est reparti…
- Je t'imagine simplement pas avec un tatouage.
- J'étais ivre.
- Je ne te vois pas non plus ivre.
Tôshirô regarda une dernière fois vers le cabinet médical et monta dans la voiture pour entendre Kate dire qu'il s'agit d'une rose sur son derrière. Il attacha sa ceinture et mit une claque à Tony quand il demanda à Kate s'il était question de la fesse droite ou de la fesse gauche.
Abby avait des résultat d'une analyse de sang, notant la présence d'un produit utilisé pour les problèmes cardiaques. Assez pour tuer un bœuf et pour provoquer une crise cardiaque. Il était fort probable que la jambe et cette fameuse crise cardiaque ne soient pas une coïncidence.
Abby et Gibbs atteignirent le bureau en même temps que Kate et Tony se disputant, Tôshirô marchant derrière eux avec un air blasé.
- C'est parfaitement normal !
- Sur un circuit de course ! contredit Kate.
Tôshirô eu un soupir exaspéré.
- C'est excitant d'essayer de battre son propre record !
- Je déteste quand les hommes font ça ! pointa Abby en comprenant immédiatement de quoi il s'agissait
- Tu vois, c'est une allergie féminine.
- C'est la chose la plus stupide qui soit, annonça Tôshirô, charitable.
- Tu es dans mon camp ou le leur ?
- Qu'est-ce qu'on a ? demanda Gibbs.
- Un Jibakurei.
Gibbs regarda son fils sans comprendre.
- Je connais pas ce terme, fils, désolé. C'est au sujet des cris bizarres ?
- Presque.
- Je vois.
Abby, Tony et Kate regardèrent le duo père/fils sans les comprendre.
- Qu'est-ce qu'on a sur l'enquête ? demanda Gibbs.
Tony et Kate lui firent le topo : petite ville avec médecin/coroner + femme se prétendant la sœur du marine qui sort le grand jeu pour demander la crémation sans autopsie. Leur mort avait une demi-sœur, d'après le dossier militaire et Kate avait essayé (pendant qu'ils prenaient les virages à toute allure) de retrouver sa trace.
- Je n'aime pas cette femme… sa mémoire est trop claire sur l'incident, et pourtant, elle était incapable d'identifier l'homme, pointa Tôshirô.
- L'enquête sert à ça, Tôshirô. Discerner le vrai du faux. Il y a une possibilité aussi que ce soit quelqu'un d'autre qu'on a présenté au médecin et que la sœur a faussement identifié. Tony, les clefs.
Gibbs allait prendre la voiture pour rendre visite à la sœur de leur mort, avec Kate.
Pendant ce temps, Tony demanda à Abby si elle savait où était le tatouage de Kate. La gothique lui sourit d'un air malicieux en lui répondant que oui… sans plus de précision.
Tôshirô se dit qu'il aurait dû accompagner son père, quand plus tard, Kate lui envoya un message disant simplement 'rouquine'. Son père et les rousses… heureusement que Matsumoto était blonde.
Les pensées de Tôshirô s'arrêtèrent.
Matsumoto… blonde…
- Abby !
Abby regarda Tôshirô qui avait l'air d'avoir une épiphanie.
- Je me souviens du nom de l'une des personnes dont on a fait le portrait-robot.
- Vraiment ?! Attends !
Abby se mit au bureau de Gibbs, tapota un peu, puis afficha tous les portraits qu'ils avaient fait. Tony se pencha d'un côté de l'écran pour voir, Tôshirô étant juste à côté d'Abby pour pouvoir lui indiquer.
- Elle !
Il pointa du doigt l'image d'une blonde, tirant légèrement sur le roux, avec un joli visage, une moue assez sensuelle sur ses lèvres légèrement charnues.
- Matsumoto. Prénom Rangiku, dit Tôshirô d'un air excité. Je suis certain que c'est son nom ! J'ai l'image d'une femme avec une forte poitrine, paresseuse qui aime un peu trop boire. Je m'entends lui hurler dessus, comme si j'avais autorité sur elle.
- Jolie poupée, commenta Tony.
Tôshirô jeta un regard glacial à Tony.
Abby rajouta le nom sur la photo.
- Autre chose ?
Tôshirô eut un air pensif, réfléchissant intensément, avant de souffler tout bas :
- Haineko. J'ai l'impression que c'est son équivalent de Hyôrinmaru.
- C'est tout aussi dingue de nommer une arme que d'avoir des tatouages, commenta Tony.
Tony eut droit à un regard noir des deux autres. Abby prit tout de même le nom en note, et revint à la galerie totale.
- Autre chose ?
- Tu peux retirer les Kurosaki de la liste. J'ai mis la main sur l'aîné. Il joue à l'anguille, mais je sais où le trouver.
- Où ? demanda Tony.
- Ma fac. Il n'est pas dans le même département, mais il y étudie. Je l'ai croisé à la bibliothèque universitaire.
- Qu'est-ce que ça a donné ?
- « Plus tard ». Il me parlera, mais plus tard.
Tôshirô regarda l'écran. Le mystère de ses origines se dévoilait légèrement.
« -MATSUMOTO ! POURQUOI IL Y A DES BOUTEILLES DE SAKE PARTOUT ?!
La blonde voluptueuse eut un sourire charmeur et innocent.
- Taisho ! Vous commencez enfin à vous comporter comme un jeune normal avec l'arrivée de Karin-chan ! Il faut fêter ça !
- MATSUMOTO ! »
La femme était seule dans une grande maison.
Pendant que Gibbs l'accompagnait à la cuisine, pour faire du café, apparemment pas insensible à ses charmes, Kate fouilla la maison très discrètement.
- Je suis seule avec deux chats. Vous aimez les chats ?
- Non, je leur déplais.
- Pourquoi dîtes-vous ça ?
- Ils me jettent des regards furibonds.
Et il imita les yeux noirs que lui faisaient les chats en le croisant. Tôshirô avait voulu plus d'une fois en congeler un en représailles. Cela fit rire la femme qui lui dit que les chats n'avaient qu'une seule expression. Elle lui donna le café, que Gibbs jugea parfait.
Et elle y but à même la tasse, restant proche de lui, accrochée à son poignet, juste en débardeur, espérant charmer le vieux marine.
- J'adore votre tatouage.
En entendant ça, durant la fouille, suivi du petit rire de la femme, Kate redressa la tête, avec une expression très WTF.
Gibbs fit la traduction des caractères sur le bras de la femme.
- Paix. Santé. Prospérité.
- Vous parlez le chinois ?
- J'ai appris à le lire en même temps que le japonais.
- Auriez-vous d'autres talents cachés que je saurais apprécier ?
- Je suis capable de faire le glaçage d'un gâteau sans y laisser d'empreinte.
- Whouawe…
Qui faisait du charme à qui, dans cette histoire ? Parce que la rouquine avait l'air mordue.
Gibbs finit par partir avec Kate.
- J'ai prévenu ton fils, lui dit Kate.
- Et ? s'enquit Gibbs.
- Tu ne t'es tout de même pas laissé avoir par tout ça ?
- Tout ça quoi ?
Kate soupira. Gibbs se montrait obtus.
- Est-ce si difficile de croire que je peux faire cet effet à une femme ? demanda le vieux marine avec un sourire. Enfin, tu as vu quelque chose qui justifie une perquisition ?
- Elle t'a dit qu'elle vivait seule avec deux chats, mais la lunette des toilettes n'était pas baissée.
Rien qui justifie une perquisition.
Gibbs ramassa un des fruits du sycomore voisin dans une pochette plastique pour indice. Ils auraient peut-être quelque chose finalement. Il regarda une dernière fois la maison, écoutant les hurlements d'un esprit haineux dans les environs.
Il connaissait un shinigami qui aurait du boulot
Au retour, il s'avéra que Tony avait trouvé un possible mobile de crime. L'argent. Leur mort avait souscrit à une police d'assurance trois mois avant sa mort, et la bénéficiaire était sa demi-sœur.
Et qui était l'assureur ? Un gars de Baltimore que Tony et Kate allèrent interroger.
- Otôsan je peux te parler ? demanda Tôshirô, quand il fut seul dans le bureau avec son père.
- De quoi donc, fils ?
- Tu le sais, n'est-ce pas ? Qui je suis… Mais toi aussi, comme Ducky, je pense et ce Kurosaki, tu gardes le silence.
Tôshirô regardait l'homme qu'il considérait comme son père avec un air dur.
Gibbs regarda son fils sans rien dire, puis se leva pour s'asseoir sur le bord de son bureau, juste devant le jeune.
- Une partie. Pas la totalité, mais une partie.
- Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis encore le seul dans le noir ?!
- A la base, on m'a demandé de te cacher. Aujourd'hui, tu es pour moi un fils. Et cela fait que je veux te protéger. Et j'ai peur qu'en te disant les choses, tu sois en danger, sans être prêt à te défendre. Parce que la seule protection que je peux t'offrir, c'est cet anonymat et ce noir. Ce qui te menace, ce n'est pas quelque chose que je peux faire disparaître en le mettant en prison ou en lui mettant une balle dans la tête.
Gibbs prit les épaules de son fils entre ses mains, le regardant droit dans les yeux.
- Les choses sont en train de s'accélérer. Je sais que bientôt, tout ça ne servira certainement plus à rien, dès l'instant où tu te souviendras de ton passé. Mais tu es mon fils. Quoi qu'il advienne, tu resteras mon fils. Alors, tant que je le peux encore, je veux te protéger. A défaut d'avoir réussi à protéger Kelly, je peux te protéger toi.
Tôshirô baissa les yeux, tremblant. Il voulait tellement savoir, qu'il n'avait pas songé à l'autre côté de l'équation. Il considérait Gibbs comme son père… mais la réciproque était vraie. Gibbs le voyait en fils. Tôshirô ne connaissait que trop bien le tempérament de son père pour savoir pourquoi il tenait absolument à le protéger. Il voulait savoir, mais pas au point d'inquiéter cet homme qui avait pris soin de lui et se faisait du souci pour lui.
- Désolé, Otôsan. Merci d'être honnête.
- Je t'en prie, j'aurai agi de même. Viens fils.
Gibbs serra Tôshirô dans une ferme étreinte paternelle.
Au fond de l'esprit de Tôshirô, Hyôrinmaru esquissa un sourire dans son demi-sommeil. Si Matsumoto voyait ça, elle aurait eu un cri de joie.
L'interrogatoire du gars s'étant occupé de verser l'argent de l'assurance apporta des éléments intéressants. Lui-même n'avait pas voulu verser l'argent, mais si la femme avait porté l'affaire en justice, ils auraient dû reverser des intérêts de plusieurs millions. C'était moins cher, d'après les supérieurs.
Bien sûr, ils avaient fait une enquête, mais rien de concluant ne pouvant tenir devant un jury, en cas de procès.
Pourquoi faire de la bénéficiaire la seule parente : une demi-sœur ?
Pourquoi avoir fait la crémation avant l'autopsie obligatoire, et à la demande de la sœur ?
Il y avait toujours d'autres arguments, mais facilement démontables.
Tout ce que leur interlocuteur espérait, c'était qu'on prouve l'arnaque. Il n'espérait pas revoir l'argent. Juste pointer du doigt l'affaire louche serait suffisant pour lui.
Ducky monta dans les bureaux pour voir le sixième gobelet de café finir à la poubelle. Et il n'était pas encore midi.
- Cette affaire me rend malade, soupira Gibbs en se prenant la tête dans les mains.
- C'est ce que dit Abby. Tu lui as fait faire le même test. Deux fois.
Mais l'affaire n'avait rien pour les aider. La jambe de Dawrn réapparaissait dans une poubelle, alors que le gars était censé être mort il y a deux ans. Le médecin ayant constaté la mort n'avait pas fait l'autopsie et n'identifiait pas leur homme comme le moribond. Et pour ne pas arranger les choses, on avait un corps incinéré envoyé aux quatre vents.
Gibbs soupira.
- Tôshirô sait qu'on lui cache quelque chose, grommela Gibbs.
- Ah. Voilà qui ne facilite pas non plus les choses.
- J'ai pu l'apaiser, mais pour combien de temps, je l'ignore. J'ai noté aussi que le tatouage sur sa poitrine semble craquelé. Si je m'en réfère à ma conversation avec cet Ichigo Kurosaki, c'est le sceau qui retient et ses pouvoirs, et sa mémoire.
- Je vois. J'en toucherai un mot à Kisuke.
Gibbs fixa le vide un instant, puis demanda à Ducky :
- Qui aurais-tu choisi à la place de Dawrn pour jouer le rôle du macchabée ?
- Toi, lui dit Ducky, sans hésitation.
Gibbs eut un rire… avant d'être touché par l'illumination.
Un peu plus tard, il était au camp, parlant à celui qui avait été l'instructeur de leur mort. Ils en apprirent un peu plus : leur gars se droguait, mais il allait pas tarder à être réformé ; son meilleur pote, un certain caporal Morgan avait disparu suite à l'accident et enfin, tous les deux fréquentaient la même personne, une femme du nom de Melissa, une jolie rouquine, avec un comportement qui ne ressemblait pas du tout à celui d'une demi-sœur.
Un plan se formait dans le crâne de Gibbs sur ce qui avait dû se passer… Morgan avait servi à se faire passer pour Dawrn et avait été tué, afin qu'ils puissent toucher l'assurance vie. Dawrn avait fini par gêner et avait été tué à son tour.
Le comportement d'une mantereligieuse ou veuve noire.
En rentrant au NCIS, Gibbs eut un résultat positif de la part de Abby, lui apprenant bien que leur homme était venu récemment chez Melissa.
Ils avaient un mandat de perquisition.
Ichigo avait suivi en shunpo le fourgon du NCIS. (Bêta : il devrait monter dessus, se fatiguerait moins à se laisser porter)
Quand il arriva devant la maison, il entendit parfaitement les hurlements dont lui avait parlé Gibbs.
- Et après, c'était moi que l'on appelait l'oiseau de mauvais augure, commenta Ichigo. Je vais suivre ce DiNozzo, je pense que l'esprit est là-bas.
Gibbs acquiesça discrètement la tête et suivit Kate dans la maison. Pendant qu'elle fouillait les papiers, Gibbs passerait la rousse à l'interrogatoire.
Tony arriva dans la grange et passa le sol et les murs au crible de la lumière bleue. Mais c'était propre. Très propre. Presque trop propre pour une grange.
Jusqu'à ce que son regard s'arrête sur des traces au sol.
Plusieurs traces.
Parfaitement positionnées pour qu'on puisse imaginer le corps d'un homme que l'on aurait tailladé là, au niveau de la tête, des bras et des jambes.
Ichigo eut une grimace en entendant Tony émettre l'hypothèse à mi-voix et chercha du regard ce pourquoi il était là. Le Jibakurei lui apparut, poussant un hurlement. Tony se releva, une main sur son flingue et regarda les environs.
- Mon imagination…
Et il retourna au travail.
Ichigo le regarda un instant, fronçant les sourcils, puis soupira et tira la plus petite de ses lames de Zangetsu.
- Bon, mon gars… quelle destination pour toi ? La Soul ou l'Enfer ? Je peux pas te laisser ici à pourrir, Grimmjow aura ma tête si tu te retrouves au Hueco Mundo.
Et un esprit en moins et un !
Plus tard, il retourna dans la maison, pour voir Tony faire son rapport… et monter à l'étage avec Gibbs en entendant du bruit, pendant que Kate restait à surveiller la femme.
Les deux agents revinrent plus tard avec le Docteur Sharmers, la bonne vieille femme qui avait soi-disant déclaré le décès de Dawrn.
Et elle tenta d'embrouiller les pistes, rejetant la faute sur Melissa pour l'escroquerie d'une compagnie d'assurance. Pour ce qui est de l'overdose de digitaline, donc un meurtre, personne ne pourrait rien prouver, vu que Melissa avait demandé la crémation.
- La vieille ira aux Enfers. J'ai presque envie de laisser le Jibakurei attaché à elle. Il va bientôt devenir un Hollow. Et c'est connu, un Hollow s'attaque à ses proches en premier. Misère, je deviens cynique… grommela Ichigo, les bras croisés dans son shihakusho.
Melissa était en train de craquer. La vieille femme avait tout manigancé, mais elle essayait de la faire taire, la cantonnant au crime d'escroquerie aux assurances. Mais la rousse déballa tout. Quand le docteur dit que cela ne tiendrait pas devant un juge, Gibbs lui pointa placidement qu'on avait lu ses droits à sa fille… et qu'elle y avait renoncé. Tout ce qui avait été dit serait utilisé dans un tribunal.
La mère regarda sa fille avec froideur, la traitant d'idiote.
- J'adorais Tommy… et tu me l'as tué… tout ça n'a plus d'importance…
- Mon offre tient toujours, proposa Ichigo à Gibbs.
- Vous savez… si je le pouvais, je ferais en sorte que vous ayez une mort digne de ce que vous avez fait subir à ces deux hommes, docteur, fit Gibbs. Mais je suis un agent du NCIS. Mon devoir est de faire la justice, pas la vengeance. A votre âge, vous serez bientôt devant le Créateur. On saura à ce moment-là la conclusion finale de l'affaire… je parie sur l'Enfer, moi aussi. Je vous mets toutes les deux en états d'arrestation.
Ichigo soupira, saisissant le message et purifia le Hollow en devenir accroché au médecin.
Kate, Abby et Tony étaient devant un écran montrant les différents endroits où on avait retrouvé les morceaux du corps. Il manquait toujours la jambe gauche et la tête de leur mort et ils en firent part à Gibbs quand il vint aux nouvelles.
- D'autres tatouages ? demanda Gibbs, pas inconnu de la grande interrogation de Tony.
- Outre la rose que Kate a sur les fesses… rien, soupira Tony.
- Ce n'est pas une rose, déclara Gibbs en fermant son ordinateur.
Le regard de Kate alla d'un Tony curieux et satisfait à une Abby suspicieuse et un peu en colère.
- Il ment ! Il n'en sait rien ! Il a tout inventé, comme il a inventé pour la digitaline !
Kate se tourna vers Gibbs, lui demandant d'avouer, mais l'homme se contenta de sourire avec amusement.
