chapitre 6 : Mikasa
Eren se figea aussitôt au son de cette voix plus que familière. Derrière eux, près de la prote encore ouverte, se tenait Mikasa. Cette dernière encore sous le choc, vit un inconnu se redresser au-dessus du corps de son frère.
- Eren, que fais-tu avec ce type ?
Eren s'était raidi aussitôt sous Livai. Il essaya tant bien que mal à se faire tout petit sentant à travers le canapé le regard meurtrier que lui lançait sa sœur. Livai quant à lui au-dessus d'Eren, avait redressé la tête et fixé sans aucune retenue l'intruse de l'appartement.
Mikasa n'avait pas bougé de l'entrée du salon et elle défiait ouvertement celui qui pour elle tentait d'abuser de son frère.
- Vous n'avez rien à faire ici et encore moins à faire ce que je pense que vous vous apprêtiez à faire à mon frère.
- Oh vraiment ! Et t'es qui toi pour me donner des ordres ?
Eren secoua la tête intimant à Livai de ne pas provoquer plus la personne, mais il était déjà trop tard. L'écrivain ne supportait pas que des étrangères viennent le déranger et encore plus quand c'était la deuxième fois consécutive.
- Je suis la grande sœur d'Eren. Et vous êtes chez nous. Prenez vos affaires et sortez où j'appelle la police.
- Comme tu peux le constater, on est occupé et non, je ne partirais pas d'ici. De plus, ton frère est grand et bientôt majeur et il est consentant.
- Je doute fortement que mon frère soit consentant. C'est un handicapé et il a besoin de sa famille pour décider à sa place.
En entendant ses mots blessants venant de sa sœur, Eren sentit la colère monter en lui d'un coup. Cela n'échappa pas à l'écrivain qui n'avait lui aussi qu'une envie. Celle de faire taire à jamais cette mégère. Il garda néanmoins le contrôle de lui pour le bien de son futur amant. Il reporta son attention sur Eren et posa ses lèvres près de son oreille.
- Je crois que c'est une fois, de plus, raté pour cette fois. Je te promets que je vais t'emmener très loin de tout le monde pour enfin faire de toi un homme à part entière. En attendant, je vais la mettre à la porte pour que tu puisses t'habiller. Tu m'as compris Eren ?
Ce dernier étant tétanisé de peur, mais envoûté par cette voix qui lui susurrer à l'oreille, hocha à peine la tête, mais ce fut suffisant pour l'écrivain. Ce dernier déposa un léger baiser sur les lèvres du plus jeune et d'un sourire au coin des lèvres se releva du canapé, exposant sans aucune retenue sa fierté. Il posa ses mains sur ses hanches délibérément, provocant directement Mikasa. Il ne fallut guère longtemps à cette dernière qui partit sans un regard vers eux en direction de sa chambre, lâchant tout de même, mais sans se retourner :" Eren, j'aurais à te parler après !".
Une fois Mikasa dans sa chambre, les deux hommes se saisirent de leurs vêtements afin de se rhabiller. Une fois tous les deux vêtu correctement, Livai se retourna vers Eren.
- Veux-tu que je me charge de lui expliquer ?
-"Non, non, je vais m'en charger."
"Si tu savais de quoi elle est capable. Là encore, elle était calme."
Livai s'approcha d'Eren et déposa un baiser sur ses lèvres. Ce dernier ne se fit pas prier pour y répondre. Quand l'écrivain y mit fin, il les déplaça vers l'oreille du plus jeune.
- La prochaine fois sera la bonne, lui sussura-t-il en lui mettant la main sur l'objet de sa convoitise.
La réaction d'Eren fut immédiate. Il se recula subitement et rougit jusqu'aux oreilles.
"Non mais il n'a pas fini l'écrivain pervers, à en vouloir à ça uniquement. Merde, j'ne suis pas un jouet sexuel."
Livai sourit légèrement et partit. Avant de fermer la porte, il n'oublia de lancer à son futur amant de l'appeler pour qu'il vienne le chercher et que s'il n'appeler pas dans les 2 prochaines heures, il viendrait à coup sûr le chercher.
Une fois le calme revenu, Eren se retourna vers la direction de la chambre de sa sœur. Il savait que le plus dur était à venir. Surtout, il ne savait pas comment lui expliquer ses rapports avec l'écrivain vu que tout était confus aussi dans son esprit. Sachant qu'il n'y aurait pas de prolongation de délai, il avança vers la chambre de sa sœur.
TOC TOC TOC
- Entre, Eren.
Mikasa était en train de ranger ses affaires. Elle s'arrêta aussitôt pour faire face à son petit frère.
- L'autre est partit ?
"Oui"
- C'est qui ce type qui était en train de te faire des choses pas très honnêtes ? Je veux tout savoir. Est-ce que papa est au courant ? Depuis quand ça dure ?
" STOP ! Écoute-moi jusqu'au bout pour une fois. C'est qui ce type qui était en train de te faire des choses pas très honnêtes ? Déjà, je suis presque majeur et je suis tout à fait apte à faire mes propres choix. Ensuite, l'homme que tu as vu avec moi, il s'appelle Livai et c'est un écrivain célèbre. Il m'a aidé quand je me suis fait agresser et que toi et papa n'étiez pas là. Je vis une partie du temps chez lui pour ne pas être seul".
- Ça ne lui donne aucun droit sur toi pour autant Eren. Je suis sûr qu'il essaye de profiter de la situation.
"Pas du tout. Il est gentil, il s'intéresse à ce que je fais et il m'accompagne même à mon centre. Vous vous ne l'avez jamais fait. vous n'aviez jamais le temps pour ça."
-Mais Eren, il fallait le demander. Tu dois arrêter de voir ce type. Je vais revenir à la maison pour m'occuper de toi maintenant.
" Non ! Je ne veux pas."
Les yeux d'Eren étaient empli d'une colère sourde. Il commençait à parler de plus en plus vite et Mikasa avait du mal à suivre ce qu'il lui disait.
" Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut revenir, c'est trop tard pour cela. Vous auriez dû vous soucier de moi il y a des années. Maintenant, il est trop tard. J'aime Livai et je t'empêcherais de nuire à mon bonheur. Je l'aime, tu comprends, je l'aime. Alors reste en dehors de ça."
Il ne laissa pas sa sœur répondre et quitta en claquant la chambre. Il alla aussitôt dans sa chambre, regarda les dessins sur son mur. Il refit la chronologie de sa main depuis son enfance jusqu'à sa rencontre avec Livai, de sa première nuit avec l'écrivain, de son premier baiser qu'il avait dessiné il y a quelques jours. Il réalisa soudain le sens de ses paroles dites à Mikasa. Oui sans s'en rendre compte, il avait développé des sentiments envers celui qui l'avait sauvé un soir au parc. Mais depuis combien de temps cela durait-il ? Revenant à l'instant présent, il ouvrit son armoire et prit son grand sac. Il y mit des affaires en vrac et prit en même temps ses affaires de classes. Il regarda une dernière fois sa chambre et quitta l'appartement. Il ne voulait pas rester plus longtemps avec sa sœur qui allait essayer par tous les moyens de le dissuader de revoir son écrivain. Il devait lui dire.
Il se dirigea vers l'arrêt de bus. Il connaissait l'itinéraire par cœur pour l'avoir utilisé deux trois fois lorsque l'écrivain était occupé avec ses écrits. En y réfléchissant en attendant son bus, il se demanda encore comment il avait pu tomber amoureux d'un mec pervers, qui se servait de lui pour écrire ses bouquins cochons.
Il ne lui fallut qu'une demi-heure pour arriver dans le quartier résidentiel où vivait l'écrivain. Quand il arriva devant la porte, il sortit les clefs et se dirigea vers l'ascenseur. Il ne toqua pas pour entrer dans l'appartement.
Livai en entendant du bruit chez lui, sortit de la salle de bains, une serviette autour de la taille. Il n'eut pas le temps de poser une seule question que le gamin se jeta dans ses bras et captura ses lèvres. L'échange n'était pas tendre et il comprit aussitôt qu'il avait dû se passer quelque chose. Il attira le plus jeune jusqu'au canapé où il le fit s'asseoir sans pour autant briser leur échange. Il se positionna à califourchon sur ce dernier et une fois sûr que sa proie ne pourrait pas se défiler, il mit fin à cet échange.
- Bien. Je ne savais pas que je te faisais autant d'effet et que je te manquais autant alors qu'on s'est quitte peine une heure.
Il sonda le visage du gamin à la recherche du moindre signe de contrariété. Mais il ne trouva que de la détermination dans son regard.
Eren ne se démonta pas face à la boutade lancée par son amant. Il le fixa du regard et positionna une de ses main sur ce qu'il voulait.
- Oh la tout doux le gamin. D'habitude, tu me traites de pervers et tu me fuis pour te planquer soit à la salle de bain, soit sous la couette. Et là, tu veux passer à l'étape supérieure immédiatement. Tu vas déjà me raconter ce qui s'est passé. Hors de question de coucher avec toi si ce n'est pas clair dans ta tête et que tu le regrettes après. Et comment ça se fait que mon hall d'entrée se retrouve encombré avec autant d'affaires ? Ne me dit pas que tu as fugué de chez-toi ? Allez respire un bon coup et raconte moi tout. Je vais faire du thé et toi pendant ce temps-là utilise la tablette pour me raconter tout ce qui s'est passé depuis mon départ.
Il se redressa et partit en direction de la cuisine, sortit deux tasses et son coffret de thé. Il jeta un œil du côté du salon et vit le gamin en train de taper sur la tablette. Il espérait tout de même que cela n'allait pas être un roman. Il voulait comprendre tout ce qui s'était passé avant de s'attaquer à ce que voulait le garçon et ça, il ne compter pas le laisser fuir après ce genre de proposition.
Quand il revient près du canapé, il tendit l'une des tasses fumantes à Eren et prit la tablette afin de lire ce qu'il avait enfin finir de saisir.
- Et c'est tout ? Il y a l'air de manquer de précision pour certaines choses. Pourquoi as-tu décidé de venir avec toute ta chambre ici par exemple ? Et qu'as-tu dis à ta soeur avant de partir ? Et la question ultime, pourquoi veux-tu absolument que je prenne ta virginité si soudainement alors que tu t'es engueulé juste avant avec ta sœur ?
Eren se mit à rougir devant cette dernière question. Il se demanda du coup s'il en avait vraiment envie ou si ce n'était pas une impulsion sur le coup de la colère. Prenant toutefois son courage à deux mains, il répondit à Livai aux premières questions. Mais il préféra mettre une "je crois" avant le "je t'aime", ce qui fit sourire ce dernier. Il ne fallut pas plus pour connaitre du coup la raison d'Eren à aller plus loin.
- OK gamin, on va faire les choses dans l'ordre. D'abord, tu vas prévenir ta sœur que tu es ici. Je ne tiens pas à voir débarquer les flics. Ensuite, tu iras prendre ta douche et seulement après je te ferais passer l'étape supérieure et pas en 5 min, mais cela prendra toute la soirée.
Eren déglutit lentement, plus du tout sûr de vouloir aller si loin. Livai pouvoir voir de l'appréhension dans son regard.
- Ne me dit pas que tu vas me faire la vierge effarouchée maintenant, alors qu'il y a quelques minutes, tu étais près à y aller franco, Eren ?
Livai se pencha sur l'étudiant et lui vola un baiser avant de se lever.
-Allez, exécution, Eren.
Ce dernier finit par obéir quoique à y réfléchir, il aurait voulu prévenir sa sœur que très très tard. Il lui envoya un SMS et éteignit son portable.
Quand il arriva dans la salle de bains, Livai lui avait déjà fait couler un bain. Ce dernier avait enfilé un bas de jogging et sortait une serviette pour qu'il puisse s'essuyer, puis quitta la pièce.
Eren le trouva légèrement bizarre, mais n'osa rien lui demander, comme il n'osa pas lui dire qu'il n'était vraiment pas très sûr de vouloir aller plus loin, surtout pour le moment. Il profita de la chaleur du bain avant de se rincer et de sortir de la pièce. Il avait les yeux fermés, perdu dans ses pensées qu'il n'entendit pas Livai revenir dans la salle de bains avant d'en repartir tout aussi discrètement.
Quand Eren voulut se rhabiller, il ne trouva pas sa tenue. Il enroula la serviette autour de sa taille et en sortie afin de trouver Livai pour savoir où étaient passé ses vêtements. Il le trouva dans la chambre, confortablement installé sur le lit, un livre à la main.
En entendant les pas, il referma le livre et leva les yeux vers le plus jeune.
- Tu en as mis du temps. Je croyais que tu voulais dormir dans la baignoire.
"Où sont mes affaires ?"
- Tu n'en as pas besoin. Allez viens t'installer. Cette fois personne ne pourra nous déranger.
Eren sembla hésiter avant de finalement se décider à avancer. Livai le regarder faire. Il ressemblait à un prisonnier se préparant à aller à l'échafaud. L'écrivain se retint de rire devant ce spectacle. Il ne voulait pas l'effrayer.
Eren s'assit au bord du lit de son côté, complètement perdu. Il ne savait pas ce que l'écrivain pouvait attendre de lui. Certes comme beaucoup de jeunes de son âge, il avait lu des livres parlant de ça, enfin surtout des relations filles et garçons. Il ne savait pas vraiment ce qui se passait dans une relation entre deux garçons par contre. Il se douter bien que l'une de deux devrait rentrer quelque part et qu'il n'y avait pas trente-six entrées possibles. Il déglutit rien qu'à l'idée que Livai entre en lui par-derrière.
Livai voyant le trouble du plus jeune, se pencha vers lui et le fit basculer en arrière. Il sourit en voyant le regard étonné de ce dernier, puis descendit la tête afin de capturer tendrement ses lèvres. Il profita de ce baiser pour changer de position et venir au-dessus de son futur amant. Du bout de sa langue, il quémanda l'ouverture de la bouche de son amant. Ce dernier ne se fit pas prier et lui laissa l'accès. Tout en faisant un ballet avec leur langue, Livai fit reculer un peu Eren afin qu'il se retrouve complètement allongé sur le lit. Ses mains ne restèrent pas inactives et caresser la gorge de son futur amant, puis se baladaient le long de ce jeune torse.
Quand il mit fin à ce premier échange d'une longue soirée prometteuse, il se mit à embrasser le coin des lèvres puis le menton. Il gardait tout en faisant ces gestes un œil sur le visage d'Eren afin d'y voir toutes ses émotions et détecter au cas où de l'appréhension ou pour plus tard de la douleur. Son amant ne pouvant faire sortir aucun son de cette magnifique gorge, il devait être attentif à tout. Il continua d'explorer le corps sous lui. La poitrine de ce dernier commençait à se soulever un peu plus vite. Il s'attarda un petit moment à titiller les deux petits bourgeons qui ne mirent pas longtemps à éclore sous la succion experte de l'écrivain. Il plaça ses lèvres au milieu du torse et fit descendre sa langue jusqu'au nombril. Le corps d'Eren réagit aussitôt et le gamin s'arqua. Sa bouche était ouverte et ses yeux étaient clos. Ses mains serraient par moment le drap.
Livai remonta et suçota l'oreille droite d'Eren. Il lui souffla légèrement dans le cou.
- Alors toujours prêt à aller plus loin Eren ?
À cette question, ce dernier ouvrit les yeux et croisa le regard gris acier de son amant/mentor. Il hocha lentement la tête. Livai sourit et à nouveau murmura
- Je ne peux pas te garantir que tu ne ressentiras aucune douleur tout à l'heure. Mais je ferais tout pour que tout se passe le mieux possible. Si tu as la moindre peur ou autre, serre ta main sur mon épaule. C'est compris ?
Eren hocha de nouveau la tête. Il avait décidé de lui faire entièrement confiance, même s'il avait quand même encore un peu d'appréhension qui fut rapidement balayé par les lèvres de son aîné.
Cette fois, les mains descendirent encore plus bas et défirent la serviette. Il en écarta les pans tout en continuant d'embrasser doucement son padawan. Ses mains caressèrent d'une façon légère le trophée qu'il convoitait depuis si longtemps. Cette fois personne ne pourrait plus les déranger. Il avait coupé le téléphone et rajouté un barillet à la porte afin que l'autre folle ne gâche de nouveau tout. Avec l'une de ses mains, il saisit le sexe déjà tendu et commença un lent mouvement de va-et-vient. Il sentit aussitôt son amant se tendre légèrement et essayant de se redresser. Il continua de l'embrasser tout en fixant son regard dans celui vert émeraude de l'étudiant. Rapidement il le vit refermer les yeux et sa respiration se fit plus longue, plus entrecoupée.
Il mit fin au baiser et descendit vers l'entrejambe de son amant. Il lui écarta légèrement les jambes afin d'avoir un peu plus de place. Tout en regardant le visage du plus jeune, il se mit à embrasser d'abord le bout, puis descendit le long du mât. Il vit les mains du garçons serraient fortement le draps. Son torse ne se soulevait plus signe qu'il retenait sa respiration. Livai se demanda s'il essayait de battre le record d'apnée. Afin de mettre fin au supplice de son amant, il ouvrit la bouche et la descendit lentement le long de son trophée. La réaction ne se fit pas attendre et le corps du garçon s'arc-bouta. L'écrivain suça et pompa pendant quelques minutes. Il mit fin au doux supplice quand il entendit la respiration saccadée et très rapide de son amant. Il se releva et tendit le bras jusqu'à sa table de chevet afin d'y prendre ce qu'il avait besoin pour la suite. Il ouvrit le tube de lubrifiant et en mit une bonne dose sur ses doigts.
Eren profita de cette pause imposée pour reprendre son souffle. Il avait passé un bras sur ses yeux. Livai lui retira au même moment où sa main lubrifiée atteignit l'entrée de l'intimité du garçon. Il massa l'entrée avec un premier doigt tout en fixant ce regard dans lequel il semblait se noyer un peu plus à chaque fois. Quand il le sentit se détendre, il inséra lentement un premier doigt. Eren se tendit lorsqu'il sentit l'intrusion. L'écrivain activa aussitôt sa main libre sur l'entrejambe de son amant, essayant de lui faire oublier sa présence. Il fallut quelques minutes avant de voir le garçon fermer à nouveau les yeux. Il bougea un peu à l'intérieur avant d'y faire entrer un deuxième doigt tout en accélérant le mouvement de va-et-vient à l'avant. Il ne quittait toujours pas le visage de son amant. L'embrassant par moment, lui murmurant des mots tendres à l'oreille afin de le mettre en toute confiance.
Quand il le sentit se mouvoir lui-même en bougeant les hanches pour venir à la rencontre de ses doigts, il su qu'il était enfin prêt pour la dernière étape. Il retira ses doigts et positionna son propre sexe devant l'intimité ouverte et prête à l'accueillir. Il prit son temps de le pénétrer afin qu'il s'habitue à sa présence.
Eren écarquillait les yeux de surprise face à cette intrusion. Il ressentait une légère douleur, mais elle n'était pas désagréable. Il sentait que Livai se retenait d'aller plus vite pour lui. Quand son amant fut entré jusqu'à la garde, il le vit se figer comme s'il attendait un signe de sa part. Ne sachant que faire Eren bougea légèrement ses hanches.
Livai commença alors à bouger. D'abord lentement, puis de plus en plus vite et toujours plus profond, jusqu'à atteindre ce point si sensible qui était censé faire crier son amant. Mais ce dernier ne pouvait pas crier. Mais l'extase se lisait sur son visage. Eren avait les yeux grands ouverts, sa bouche aussi. Sa respiration se faisait de plus en plus bruyante et saccadée au fur et à mesure qu'il approchait de la jouissance. Ses mains s'agrippèrent un peu plus fort au drap. Livai lui saisit les mains et les releva au-dessus de la tête. Il commençait à perdre le contrôle de sa voix et des gémissements s'échappaient de sa bouche. Quand il sentit au bord de l'explosion, il sortit pour entrer aussi rapidement, faisant se tordre Eren sous lui. Il lui fallut trois coups de butoir avant de sentir Eren se serrer autour de son propre sexe, ce qui le fit se libérer.
Les deux amants étaient complètement essoufflés. Livai mit quelques minutes avant de se retirer de son amant et de le prendre dans ses bras et déposer un baiser sur la nuque dégagée.
Le lendemain matin Eren eut du mal à sortir du lit déserté depuis par son amant. Quand il réussit enfin à se lever, il se dirigea vers le salon. Il se sentait sale et collant et n'avait qu'une envie : prendre une bonne douche. De plus, il avait de fortes douleurs dans le bas du dos, lui rappelant ce qui s'était passé la veille. Il entendit l'eau de la salle de bains couler et décida d'attendre sur le canapé. En s'installant, il tomba sur une pile de papier laissée par Livai. Il prit l'une des feuilles.
"Eren se mouvait telle une anguille sous les gestes experts de son amant. Bien que ce fût sa première fois, il lançait à son maître des regards réclamant encore et toujours plus...
Eren avait la bouche grande ouverte et ses yeux brillaient de luxure sous les assauts effrénés de son amant..."
"Livai tu vas me le payer, salopard !" pensa t-il tout en froissant le bout de papier.
