Désolée du retard, j'ai vraiment galéré à écrire celui-ci, et le prochain a déjà les premières lignes d'écrites. E n fait c'est parce qu'il n'y a pas beaucoup d'action dans celui-ci. Je m'excuse aussi d'avance pou la médiocrité de ce chapitre, surtout des passages guimauves et de la fin.

Merci encore aux revieweurs... x)

Au fait, j'ai zappé le disclaimer, c'est bête: Malheureusement pour moi, le monde et les personnages de -man ne m'appartiennent pas, (sinon Lenalee n'aurait même pas le droit de penserà Allen) seule Juliette est ma création ( Ca fait Frankenstein x) ) Tout le reste est à Katsura Hoshino


Chapitre 6 : Entre deux événements

Ou

24h à la Congrégation

PDV Juliette

[Mais qui a ouvert les rideaux ?]

Il est déjà huit heures, tu sais ?

[C'est fou comme une seule minuscule fenêtre peut illuminer une chambre]

« -Debout Juliette !

-Mais… laisse-moi encore dormir Maria…

-C'est hors de question : Tu as entraînement dans 20 minutes.

Je me redressai, parfaitement réveillée.

-20 minutes ? Je paniquai. Kanda va m'assassiner !

Je sautai prestement du lit, réprimai un cri de douleur, et m'enfermai dans la salle de bain. Cela faisait deux jours qu'Allen et moi étions rentrés de mission, et mes courbatures étaient toujours présentes, surtout qu'elles ne manquaient pas de me le rappeler.

Je sortis de ma chambre en courant, cinq minutes plus tard. Mes cheveux étaient attachés dans une queue de cheval un peu de travers, et j'avais enfilé la première chose qui me tombait sous la main, soit une élégante robe d'été blanche à dentelles bleues ciel. J'aurais peut-être dû mettre mon uniforme… Pas le temps de retourner dans la chambre et de me changer.

Je courus à toute vitesse vers le réfectoire, où je commandai une grande assiette de pancakes à Jerry.

Encore cinq minutes plus tard, la bouche encore pleine, je filai hors de la grande salle, en direction des salles d'entraînement. Il me restait… quatre minutes ! J'accélérai encore, et manquai de me prendre Allen de plein fouet, qui arrivait en contresens. Je lui fis prestement la bise, et m'élançai vers les vestiaires les plus proches, sans voir la couleur rouge qu'avaient pris les joues de l'albinos.

« -Te voilà enfin, tu as deux minutes de retard.

-Tu vas pas chipoter, c'est que deux minutes.

-Justement, deux minutes sur le temps de bataille, c'est suffisant pour que nous mourions tous.

-T'es vachement morbide ce matin.

-Bon, maintenant que tu peux utiliser ton Innocence, on va s'entraîner en conséquence.

J'ignorai le ''C'est pas trop tôt'' murmuré par le kendoka aux cheveux roses (d'ailleurs, je me demande si la teinture partira un jour…) et activai mon Innocence sans penser à aucune forme.

Etrangement, le cristal incrusté dans ma gorge se mit à briller, et un simple cube de la même matière, d'une envergure respectable, se matérialisa devant moi.

-Quoi, c'est tout ?

-Pff… t'as encore rien vu !

Je me concentrai, et visualisai le cube se transformer en un sabre, qui s'avérait en fait être la réplique exacte de mugen. Je pense que c'est parce que ce sabre là est le seul modèle que j'aie jamais eu, ou un truc dans le genre…

-Pas mal, voyons si tu sais t'en servir.

-Aucun problème.

Il fonça sur moi, et abattit sa propre arme anti-akumas en direction de mon flanc droit. Difficilement, je parai avec mon sabre de cristal. Kanda réagit instantanément, et repassa à l'attaque, cette fois vers le haut de mon crâne. Je parai.

Dis-toi que puisque tu es nulle en combat, tu peux te servir de moi avec ta tête !

Je me concentrai, et le sabre devint flexible. Il s'enroula autour de mugen, toujours plus long, puis autour du bras de Kanda. Celui-ci essaya de s'en dégager, mais n'y arriva pas. Il décida donc de me frapper de son autre main, mais mon arme la réceptionna vivement, et le kendoka se retrouva vite entièrement ligoté.

-Bah alors, mon p'tit Yû… tu peux plus bouger ?

-mmh ! mmmmh ! Fit-il avec colère.

-Tu sais, tu devrais articuler, j'entends rien ! Fis-je avec un sourire sadique.

C'est à ce moment là qu'Allen entra dans la salle, accompagné de Lavi. Je leur souris, et fis en sorte que mon arme ridiculise bien mon tortionnaire. En gros, je fis pousser de magnifiques fleurs en cristal dans les cheveux de Kanda.

Les deux autres éclatèrent de rire.

-Du rose, et après des fleurs ? Oh, dis-moi Bakanda, tu nous aurais pas caché des choses, par hasard ?


PDV extérieur

Juliette sortit des crayons d'on ne sait où, et les trois compagnons s'amusèrent à peinturlurer la figure du pauvre Kanda.

Celui-ci se débattait tant bien que mal, mais les liens de cristal ne semblaient pas vouloir lâcher leur prisonnier.

Lavi observa Allen, qui souriait avec innocence tout en se demandant quelle couleur il allait maintenant utiliser, et se demanda quelle était cette sensation qu'il ressentait lorsqu'il le regardait.

Un peu plus tard, vers midi, les estomacs de Juliette et Allen se manifestèrent bruyamment et simultanément. Les deux exorcistes échangèrent un regard, et se firent chacun la réflexion, que l'autre était vraiment beau, avec cette expression d'insouciance sur le visage.

Ils sortirent en direction du réfectoire, promettant à Kanda de venir le libérer dans une ou deux heures, et celui-ci, entre deux promesses silencieuses de mort dans les plus atroces souffrances, se dit que lorsque toutes les pulsions sentimentales et autres entre ces trois là se déchaîneraient, il sera très loin, mais alors très loin d'eux.


PDV Juliette

[Qu'est-ce que je déteste l'après-midi, quand j'ai rien à faire !]

Sois un peu inventive, qu'est-ce que tu pourrais faire, dans un endroit comme celui-ci ?

[Il paraît qu'il y a une immense bibliothèque… j'vais y faire un tour.]

Si tu veux, mais on choisit le livre à deux, j'ai pas envie de lire un navet.

Sur ce, je me levai du fauteuil où j'étais encrée depuis à peu près vingt minutes, et me dirigeai tranquillement vers l'endroit approximatif où devait se trouver la bibliothèque.

Une autre demi-heure plus tard, je m'arrêtai devant le bureau des scientifiques, ouvris la porte en grand, et demandai à la cantonade la direction de cette bibliothèque de malheur.

Reever m'indiqua un itinéraire, me demanda si je ne savais pas où était Kanda, et je repris mon périple.

Kanda serait bientôt libre, et, à moins que Reever ne le cherche pour une mission, il faudrait que je sois le plus loin possible de lui, et à l'abri, dans la bibliothèque, par exemple.

Enfin, j'en poussai la porte, et je me mis à flâner entre les rayonnages. J'aperçus, au détour d'une allée, Allen et Lavi tous les deux. Je me cachai derrière l'étagère qui nous séparait, poussai quelques livres, et observai.

Allen lisait un livre, tranquillement appuyé contre la paroi d'ouvrages poussiéreux, et Lavi essayait visiblement d'en faire autant, mais ne cessait d'envoyer de petits regards vers l'albinos.

Soudain, il se redressa et se plaça en face de son ami.

J'sais pas pour toi, mais je le sens mal…

-Allen ?

-Oui ?

-Tu… j'aimerais essayer quelque chose, est-ce que tu peux… rester là, sans bouger... ?

-Bien sûr… répliqua-t-il, suspicieux.

-Tu ne bouges pas, hein ?

-Mais non !

Lavi observa Allen puis, sans prévenir, se pencha sur lui et l'embrassa.

D'abord étonnée, je me demandai d'où venait la sensation de malaise que je ressentais, comme si une main avait enserré mon cœur.

On appelle ça la jalousie, chérie !

[C'est n'importe quoi, tu divagues ma pauvre !]

Allen repoussa Lavi, et celui-ci alla cogner contre le rayonnage sur lequel moi-même je m'appuyais.

-Mais qu'est-ce qui te prends, imbécile de lapin ?

-Je… excuse-moi, Allen, excuse-moi…

-Explique-toi, qu'est-ce qui t'arrives, c'est… ça te ressemble pas.

-C'est… c'est à cause de ce que j'ai lu dans un livre, un livre qui donnait la définition de… de l'amour. Finit-il en rougissant. Allen aussi, d'ailleurs. Mais pourquoi il rougit, celui là ? Tss.

Tu sais, reprit-il, c'était très détaillé, et beaucoup des critères qui y étaient cités… s'appliquaient à moi.

-Mais encore ?

-Le fait que je suis heureux quand tu es là que je trouve beau que je sois jaloux quand tu parles aux autres ou quand tu ne me prêtes pas attention cette sensation de chaleur dans ma poitrine lorsqu'on se parle… et… j'ai voulu essayer de t'embrasser pour voir si c'était vrai, mais je n'ai… rien ressenti de ce qui était écrit, l'impression de s'envoler au paradis, la douceur et la chaleur qu'auraient dû me faire ressentir tes lèvres…

Wow ! Wow ! nan, on arête tout, stop ! C'est pas possible, ça peut pas être vrai… d'après tout ce qu'il vient de dire… alors ce que je ressens pour Allen…

Tu vois, j'avais raison ! Je fais partie de toi, je te rappelle, et quelle conscience je ferais si je ne pouvais même pas ressentir que tu aimes ce garçon ?

[Mais c'est impossible, je veux dire… je suis fiancée et… on ne se connaît pas depuis longtemps tous les deux… c'est impossible de tomber amoureuse en si peu de temps. Non, ça doit être autre chose.]

Tu ne me crois même pas, moi, ton innocence ?

[Mais comprends moi, c'est impossible, c'est… interdit]

Sous le choc, je décollai prestement de l'étagère, percutai celle de derrière, et m'enfuit en courant avant que mes larmes aient eu le temps de commencer à couler sur mes joues.


PDV extérieur

Avertis par le bruit que fit Juliette en se prenant l'étagère de plein fouet, Allen et Lavi se précipitèrent dans l'allée principale assez vite pour apercevoir la jeune femme s'enfuir en courant. Mû par un sentiment incontrôlable, Allen se lança à sa poursuite. Il ne savait vraiment pas pourquoi.

Lavi resta seul, perdu dans ses pensées, au milieu de la bibliothèque.

Quant à Allen, une fois sortit de la bibliothèque, il se rendit compte que Juliette avait disparu, et se mit lui aussi à errer, englué dans ses pensées.

Pourquoi est-ce qu'il avait la gorge serré et l'impression étrange qu'il venait de faire une énorme bêtise ? Pourquoi n'avait-il qu'une seule envie, celle de retrouver Juliette et la serrer dans ses bras ?

Il n'avait jamais ressenti ça auparavant, pas même pour Lenalee, pour qui il était certain d'avoir plus qu'un faible. Enfin, l'était-il toujours autant ?

L'après-midi se déroula de la même façon, Juliette dans sa chambre, Lavi dans la bibliothèque, et Allen errant dans les couloirs, tous plongés dans de profondes réflexions.


PDV Juliette

Pourquoi ?

Tu sais que tu répètes ça depuis une heure, déjà ?

Mais pourquoi, bon dieu !

Il y eut un bruit en provenance de la fenêtre. Je tournai les yeux vers elle, et je crus avoir rêvé lorsqu'un autre bruit, ressemblant fortement à une créature frappant au carreau, se fit entendre.

Je me levai, et ouvris la fenêtre. Un Pigeon voyageur s'engouffra dans la pièce, se posa sur le bureau, et me tendis la patte.

Je décrochai la lettre cachetée qui y était attachée, et l'observai plus attentivement. Le sceau qui la maintenait fermé était celui de ma famille. Mon père m'envoyait une lettre !

Oh, mais ouvre au lieu de la regarder comme une demeurée.

Cédant aux injonctions de mon Innocence ('faut vraiment que je lui trouve un nom), j'ouvris l'enveloppe, et en sortie une lettre soigneusement rédigée.

Ma fille,

Demain soir, pour ton anniversaire, nous avons organisé un bal en ton honneur. Beaucoup de personnes de la haute société y seront présentes, ainsi que ton fiancé. Je t'attends au manoir demain midi au plus tard. Ne sois pas en retard, et n'oublie pas qu'avant d'être une exorciste, ou autre chose du même genre, tu es ma fille, et que tu me dois obéissance. Ce n'est pas parce que tu as quitté le manoir que tu ne dois pas garder les habitudes qui incombent à une dame de ton rang.

Cordialement,

Le Duc William d'Ormonde.

Mince…


Plus tard, Bureau de Komui.

L'ambiance était tendue, alors que nous attendions Komui, assis dans son bureau. Enfin, Lenalee, Miranda et moi étions assises, et Krory, Allen et Lavi debout. D'ailleurs, Allen se tenait le plus loin possible de Lavi, et moi le plus loin possible d'Allen. Alors, quand on sait ce qui s'est passé aujourd'hui, oui, on pouvait dire que l'ambiance était très tendue.

C'est alors que Komui ouvrit la porte à la volée.

« -Mauvaises nouvelles, vous partez tous en mission.

-Tous ? A six ? Ce n'est pas un peu beaucoup ?

-Hum… si, mais c'est important et dangereux… C'est pour ça que je ne laisserai pas me petite Lenalee partir avec seulement une ou deux persooonnes ! Komui se mit à pleurer et sauta sur sa petite sœur, qui s'écarta au dernier moment.

-Enfin bref, Le Maréchal Yeegar a été retrouvé mort, crucifié par les Noahs.

Allen et Lenalee retinrent une exclamation de stupeur, et la jeune fille laissa échapper une larme.

-Et donc, reprit Komui en se levant, nous avons reçu l'ordre de faire rechercher et mettre à l' abri tous les Maréchaux. Ce qui veut dire que vous six partez à la recherche du Maréchal Marian Cross.

-QUOI ? cria Allen.

-Ce n'est pas la peine de te rebeller, Allen, c'est un ordre du Vatican.

L'albinos se mit à déprimer dans son coin, et Komui nous annonça que nous partions le lendemain matin.

-Hum…Komui ? fis-je, hésitante.

-Oui ?

-Eh bien… serait-il possible de décaler le départ d'une journée ? Sur ce je m'avançai, et lui remit la lettre de mon père.

-Oh, je comprends… Je ne pense pas que ça pose problème… Je vais passer un appel au cabinet de Luberrier.

Je frissonnai à l'entente de ce nom, tandis que tous sortaient de la pièce, sauf moi, pour aller faire leurs valises. Komui connecta son golem au téléphone, et Reever vint s'asseoir à côté de moi.

-Kanda… est parti en mission, n'est-ce pas ?

-Oui, lui, Marie et Daisya vont ramener leur maître, le Marechal Tiedoll.

-Alors comme ça Kanda a eu un maître… Comment est-il ?

-Spécial… en fait, tu auras sûrement bientôt des détails sur lui.

-Juliette, nous interrompis Komui. Luberrier nous donne son accord, tu peux te rendre chez toi demain. Pour ta sécurité, Allen t'accompagnera. »

Sur ce, je rejoignis ma chambre, me mis à faire mes valises, et je me demandai vraiment si j'étais maudite.


Je vous l'avait bien dit que c'était médiocre... D'ailleurs, si quelqu'un a des idées de nom pour L'Innocence de Juliette, je suis preneuse. Un truc en rapport avec Cristal... Coeur... avec le mot Eden dedans... Non, juste comme ça, parce que le jardin d'Eden me fait juste kiffer, c'est tout.

Sinon... Reviews?