Hey ! De bonne heure, de bonne humeur, des ampoules sur les pieds. Ca pique :(
Mais encore pas mal de reviews pour le chapitre dernier, ça remonte le moral ^^

Kaizen : Pas de problème =) De toutes façons, je préviens quand je ne peux pas poster =)

Guest : J'attendais de le poster aussi ;)

angel-ofshadow : Le coup du rouge a lèvres était obligatoire. Je veux dire, il fallait un passage un peu comique pour relever un peu l'ambiance du chapitre ^^

Ichigo : Merci =) Quasiment ? Peut être que tu vas le détester à la fin de ce chapitre ;)

Fairy Chan : Merci, c'est super gentil ! Izuna, je l'ai toujours vu comme l'opposé de Madara. Ca m'a toujours semblé logique, après, je ne suis pas sûre qu'on ait un jour plus d'informations sur lui alors j'en profite ^^

Elysabeth : J'attendais de poster le chapitre aussi ! et le chapitre 7 aussi ^^

Alviss : Oui, Madame Uchiha, mais pas encore fière de l'être :p Ne t'inquiète pas, tout ira bien.

Nadiane : Oh, une lectrice fidèle alors ;) Kagami a bien reçu tes encouragements ^^

Ananas : Peut etre qu'il sera un peu Ooc plus tard mais j'ai essayé au maximum de ne pas le faire trop mielleux. et puis, de toutes façons, avec Kagami, il va avoir du fil à retordre ;)


Un frisson de terreur remonta le long du dos de la jeune femme qui, paralysée par la peur, ne bougea pas. Alors Madara, indifférent de ce que le clan pourrait penser, la souleva sur le côté et l'entraina sans un mot vers chez lui.
Elle ne rouvrit les yeux que lors qu'il la posa sur le lit et elle sursauta violemment, éclatant en sanglots quand il referma la porte de la pièce ainsi que les fenêtres. Elle ferait tout pour sa soeur mais ça .. ça c'était trop.
Au moment où il posa une main sur sa nuque, dans l'idée de l'embrasser, elle gémit de peur et se recula jusqu'à tomber de l'autre côté du lit.

- Reviens ici.

Elle dit non de la tête et il grogna :

- Si tu restes calme, tu apprendras que je peux être un amant attentionné et tendre.

Il monta sur le lit pour la rejoindre et elle tomba sur ses fesses au moment où il lui attrapait le poignet. À partir de ce moment, elle comprit que ça en était terminé.
Il la força à remonter sur le lit, la bloqua dos à lui, utilisant tout son poids pour l'empêcher de bouger et il grogna :

- Arrête de te débattre.

Il attrapa son second poignet pour les lui joindre entre les oreillers et de sa main libre, il dénoua chaque lien qui maintenait le kimono en place, maudissant les traditions d'avoir inventé un vêtement aussi complexe et il réussit à le lui enlever totalement sans lui laisser l'occasion de s'échapper.
Il ignora ses larmoiement, ayant enfin l'occasion de la faire sienne, et il n'allait pas la laisser passer. Il soupira, en la sentant, inconsciemment, frotter ses fesses fermes contre son bassin, pendant qu'elle se débattait et il se déshabilla pour libérer son érection impatiente, sans attendre pour la pénétrer, forçant le passage contre sa virginité.

Elle cria de douleur, en le sentant prendre place en elle et étouffa ses pleurs contre le matelas tandis qu'il commençait de longs va et viens salvateurs pour lui, caressant d'une main douce le corps crispé de sa femme et en embrassant doucement son dos. Et il était loin d'imaginer qu'elle serait aussi agréable, serrée à souhait.

Puis il rouvrit les yeux. Ce visage qui, habituellement inspirait confiance et, quelques heures auparavant était magnifique était à présent décomposé par la peur et la douleur. Son maquillage avait coulé sur ses joues de porcelaine et les draps. De plus, son corps tout entier était crispé et prostré.

Il l'avait marquée comme sienne, en lui prenant sa virginité, elle lui appartenait, à présent, et la prochaine fois, elle se donnerait à lui.
Un sourire sombre se dessina sur ses lèvres fines et il lâcha doucement ses poignets mais glissa un bras autour de sa taille pour ne pas qu'elle s'éloigne et il s'allongea à côté d'elle en remontant la couverture sur eux en caressant distraitement la chevelure douce et légèrement parfumée de sa femme.

- Shh, dors maintenant ..

Elle se recroquevilla sur elle même, entourant ses jambes de ses bras, jusqu'à ce qu'ils s'endorment. À moins qu'elle ait juste finit pas s'évanouir.

Quand elle se réveilla, au petit matin, le lit était froid autour d'elle, bien que la couverture remontée jusqu'au dessus de son épaule. Elle ouvrit doucement les yeux, se demandant si la veille avait été un cauchemar mais en reconnaissant la chambre de Madara, et sans parler de la douleur en bras de son ventre, elle comprit que tout était réellement arrivé.
Izuna avait raison de dire que c'était un pacte avec le Diable.
Elle se redressa lentement, en ignora son corps endolori et son regard se posa sur des vêtements sombres, au bord du lit. Elle les attrapa pour les regarder de plus près et compris qu'ils étaient pour elle. Pas de kimono mais un pantalon à sa taille ainsi qu'un tee shirt à haut col, cintré et un haori. Elle se racla la gorge en prenant les vêtements contre elle et se leva en gardant un drap autour d'elle, par pudeur.
Elle ouvrit la porte de la chambre et en voyant une silhouette, elle sursauta violemment, lâcha un petit cri effrayé et referma la porte en demandant, d'une voix chevrotante :

- Q-qui êtes vous ?
- Je m'appelle Natsume, ma dame, et j'ai été chargé de votre protection par Izuna-sama.
- M-ma protection ?
- Oui ma dame. Vous êtes maitresse de clan à présent et vous avez besoin d'une surveillance constante.

Un moyen de la garder à l'oeil, surtout, pensa Kagami et elle murmura :

- J'aimerais aller à la salle de bain.
- Certainement ma dame.
- Et je ne .. suis pas présentable.
- Ne vous inquiétez pas, Kagami-sama, je respecterais votre intimité.

Kagami se racla à nouveau la gorge avant de rouvrir doucement la porte. Le garde s'écarta pour la laisser passer et, à pas de loup, elle alla s'enfermer dans la salle bain. Elle souffla longuement en posant ses vêtements sur le comptoirs à côté du lavabo et regarda autour d'elle avant de lâcher le drap et se regarder dans le miroir. Elle était dans un état horrible. Sa peau était meurtrie, violette, voire noire à certains endroits, elle avait les joues noires de maquillage, même le rouge de ses lèvres avaient coulé, sans parler de ses yeux éclatés et du sang avait coulé le long de ses cuisses.
Elle se dépêcha de le nettoyer, son corps secoué de sanglots tellement elle avait honte de ce qui s'était passé la veille et se lava, sans pour autant passer dans le bain, incapable de se détendre, de toutes façons. Elle s'habilla ensuite en grimaçant et attacha ses cheveux en une natte serrée avant de poser les yeux sur le drap souillé à ses pieds. Elle le roula en boule pour le mettre dans le panier à linge et sortit de la salle de bain.
Elle sursauta légèrement quand Natsume s'inclina devant elle et murmura :

- V-vous allez faire ça à chaque fois ?
- Kagami-sama est maitresse de clan et aura les mêmes marques de respect que Madara-sama.
- Natsume, c'est ça ?
- Oui, ma dame.
- Je vous … exempts de me saluer quand nous sommes seuls, ça ne vous donnera qu'un mal de dos, à force.
- Je ne fais que suivre les coutumes.
- Allez, redressez vous.

Il s'exécuta lentement, un léger sourire aux lèvres et Kagami lui sourit en disant :

- Je ne me sentirais pas offensée, vu que je vous le demande.
- Bien, ma dame. Madara-sama m'a indiqué de vous emmener dans son bureau dès que vous serez prête.
- Est ce que .. j'ai le temps d'avaler un quelque chose ?
- Je ne pense pas que ça posera problème.

Elle acquiesça et descendit à la cuisine, le garde sur ses talons. Elle se servit une bonne tasse de thé avant de demander :

- Je suis comment ?
- Pardon, ma dame ?
- Je veux dire, je n'ai pas l'air ridicule ?
- Non, ma dame. Vous êtes très bien comme ça.

Elle acquiesça en souriant avant de souffler légèrement et se diriger vers l'entrée mais les seules chaussures qu'elle trouva étaient des sandales du même genre que celles que Madara portait tout le temps. Elle les enfila, voyant parfaitement qu'elles étaient à sa taille et sortit de la maison, plissant légèrement les yeux à cause du soleil.
En marchant dans l'herbe, elle jeta un regard à Natsume et demanda :

- Vous êtes shinobi depuis longtemps ?
- Depuis mes six ans, ma dame.
- Six ans ?
- C'est l'âge traditionnel auquel les Uchiha commencent leur entrainement.
- Oh ..
- Ma dame, si je peux me permettre, vous êtes mon supérieur et n'avez pas besoin de me vouvoyer.
- Vous savez, Natsume, je n'écoutais pas souvent mon père, mais s'il m'a appris une chose, c'est qu'il ne fallait jamais manquer de respect à quelqu'un, même s'il était d'un .. rang inférieur, parce que ces personnes étaient les piliers du pouvoir.
- Votre père était un homme sage.
- Croyez moi, ça ne l'a pas sauvé quand il s'est fait tuer par un de ses allier.

Natsume perdit son sourire en inclinant la tête mais Kagami se racla la gorge et dit :

- Nos possibles conversations resteront privées, n'est ce pas ?
- Si c'est votre souhait, oui, ma dame.
- Mais, Madara-sama pourrait vous le demander, non ?
- Izuna-sama est mon supérieur direct, vu que je fais partie de sa section d'élite, et je dois respecter ses ordres avant tous les autres. Et il m'a donné l'ordre de suivre les vôtres sans émettre de réserve, sauf si ça implique votre sécurité.
- Oh ..

Il sourit légèrement et dit :

- Ma dame apprendra à s'y faire, je suppose.
- J'espère.

Ils échangèrent un léger regard et arrivèrent devant le bâtiment administratif, mais elle s'arrêta devant la porte du bureau de Madara, soufflant un bon coup pour se donner du courage, sans savoir qu'il avait détecté son approche depuis bien longtemps et qu'il comptait avec un plaisir non dissimulé le temps qu'elle mettait à se décider.
Elle y entra sans toquer, sachant que de toutes façons il l'attendait, et d'un coup d'oeil, il indiqua à Natsume de rester dehors.

Kagami regarda un peu autour d'elle pour éviter de parler tout de suite. Izuna n'était pas là, à son grand désespoir mais la double porte qui menait à l'extérieur était entrouverte pour faire de l'air dans le bureau.

- Bien dormi ?

Un sourire étira les fines lèvres de Madara quand il la vit trembler et il murmura :

- Bien, je vois que tu as mis les vêtements que je t'avais préparés.
- J'aurais pensé à quelque chose de moins banal.
- Ça n'est pas sans raison que tu es habillée comme ça. Mais d'abord, je dois te parler de deux ou trois choses à propos de ton nouveau rang. Prends une chaise.
- Je préfère rester debout.
- Écoute ton mari et prends une chaise.

Elle se pinça les lèvres et attrapa une des chaises dans le fond de la pièce pour s'installer face au bureau. Madara croisa les bras sur sa poitrine et murmura :

- Déjà, tu dois t'être rendu compte du fait que tu ne seras pas souvent seule …
- Un garde personnel est-il vraiment obligatoire ?
- Oui. Je ne voudrais pas qui t'arrive quoique ce soit.

Elle resserra instinctivement les cuisses et il ajouta :

- Et même si tu arrivais à t'en débarrasser, je saurais comment faire pression sur toi, mh ? Je me demande si ta soeur est aussi solide que toi.
- N-ne lui faites pas de mal …

Elle releva des yeux mouillés vers lui et il sourit en disant :

- Notre .. arrangement indiquait que tu devais te comporter en femme soumise et obéissante, et ça n'était pas vraiment le cas, hier. Es-tu assez stupide pour croire que ta place te permettra de faire pression sur moi ?
- M-Madara-sama, pitié .. Elle n'a rien à voir là dedans.

Il soupira et murmura :

- Dans ce cas, je suis sûr que tu assumeras toutes les conséquences de tes actes, n'est ce pas ?

Elle acquiesça, plus en tremblant qu'en hochant la tête et il murmura :

- Bien. Maintenant, je dois te parler de ta place. Tant que je suis au camp, tu te dois de te montrer, dans une tenue impeccable, souriante et aimable. Je refuserais qu'on me dise que tu as été insultante.
- Je sais me comporter en société, Madara-sama.
- Tu porteras un kimono au moins une fois par semaine. Une armoire va être ajoutée dans ma chambre pour toi et sera remplie de vêtements à ta taille et à la hauteur de ton rang. S'ils ne te conviennent pas, tu t'en accommoderas. Ça n'est pas le travail d'une maitresse de clan de s'occuper des tâches ménagères et Hotaru est en train de décider qui effectuera cette tâche. Si .. tu t'ennuies, tu pourras toujours assister cette personne, mais en ne faisant jamais plus de trente pour-cent des activités. Si tu es en public avec un homme, quelque soit sa fonction, il ne doit jamais y avoir de contact physique entre vous.

Elle serra les mâchoires, comprenant qu'il était très possessif et il continua :

- Tu peux te lever à l'heure que tu veux, mais tu te coucheras en même temps que moi ou, si je dois rentrer tard, tu seras prévenue et pourra aller m'attendre dans notre lit. Hier était exceptionnel et si tu te refuses de nouveau à moi ou que tu te débats aussi violemment, je me verrais obligé de te punir pour t'apprendre à me respecter.

Sentant les menaces dans sa voix grave, Kagami détourna la tête en fermant les yeux et murmura :

- Si je peux me permettre, Madara-sama ..
- Mh ?
- Attendez vous de moi que je vous donne des héritiers ?
- Pas tout de suite, si ça peut te rassurer. Tu es bien trop jeune pour ça et j'attendrais tes vingt ans. C'est à dire dans .. trois ans, n'est ce pas ?

Elle le regarda du coin de l'oeil, surprise qu'il connaisse son âge et il sourit d'un air entendu en disant :

- J'ai vu juste, on dirait. Pour l'instant, tu prendras, après chaque rapport, des infusions contraceptives qui te seront préparées par les médics ou Hotaru.
- Et .. Q-quel âge avez vous ?

Il croisa son regard et murmura :

- Vingt et un ans. As-tu terminé tes questions maintenant ?

Elle hocha la tête et il reprit :

- Tu assisteras à toutes les réunions diplomatiques où tu n'interviendras que lorsqu'on te posera une question, avec respect. Quand je serais absent …

Il humidifia ses lèvres de la pointe de la langue, observant ses réactions avec soin.

- Tu prendras ma place, dans ce fauteuil.

Il s'attendait à ce qu'elle soit surprise, mais pas à ce qu'elle soit totalement indifférente.

- Tu comprendras rapidement que la place n'est pas un cadeau. Il y a beaucoup de paperasse et vu que ça permettra à Izuna de toujours venir en bataille avec moi, tu pourras, si tu en ressens le besoin, nommer un ou une assistante dans une liste que je te fournirais plus tard. Tu recevras toute personne voulant parler à propos du clan, d'un problème ou juste pour une suggestion, prendra soigneusement en note tout ce qui se dira et réceptionneras tous les messages pour les trier afin que je puisse facilement reprendre ma place à mon retour.
- Et si vous ne revenez pas ?

La réaction de Madara fut immédiate. Il se leva, furieux, frappa du poing sur le bureau, qui craqua d'une façon sinistre et hurla :

- N'exprime plus jamais cette idée, compris ?

Elle baissa immédiatement la tête en s'excusant et murmura :

- Je ne voulais pas vous offenser, mais vous êtes un guerrier, et les guerriers meurent.
- Pas moi.

Elle se pinça les lèvres, comprenant que la conversation était close et il souffla en se réinstallant avant de demander :

- Des questions ?
- J'en ai une, oui.
- Je t'écoute.
- Pourquoi moi ?

Elle releva les yeux légèrement, n'osant quand même pas le regarder et précisa :

- Vous aviez une bonne vingtaine de prétendante pour cette place, certaines la convoitant depuis longtemps et sûrement plus méritantes que moi ou plus … pas soumises mais .. consentantes, et pourtant, vous m'avez choisie, et je ne comprends pas.

Madara la regarda, ébloui par autant d'innocence avant de se lever, s'approcher d'elle et il posa une main douce dans ses cheveux pour se pencher vers elle, l'embrasser sur le haut de la tête et murmurer :

- Tu me plais.

Elle frissonna de peur, désarçonnée par la réponse et ferma les yeux en sentant son souffle brûlant sur son cuir chevelu tendis qu'il s'imprégnait de son odeur et il murmura :

- Allons marcher, veux-tu ?

La question était purement rhétorique, étant donné que son ton indiquait clairement un ordre et il la fit se lever, pour la mener à l'extérieur du bureau. Ils longèrent le couloir en silence, puis il la conduisit sur le terrain d'entrainement, stoppant ceux qui pratiquait avant de se tourner vers elle et murmurer :

- Tu vas apprendre à te servir d'un sabre.
- P-pardon ?
- Tu m'as entendu et tu en as bien besoin. Keibo !

Le garde, qui avait fait partie de l'armée de son père, s'approcha et il s'inclina devant elle avant de lui donner une réplique de sabre en bois et Madara dit :

- Il va t'entrainer toute la journée et je viendrais voir tes capacités ce soir pour calculer le nombre de jours qu'il te faudra pour que ça soit suffisant. Sois une bonne élève.

Il lui prit un baiser léger et disparut dans un petit nuage de fumée alors elle se racla la gorge, releva les yeux vers Keibo qui lui sourit en disant :

- Kagami-sama me permet-elle de lui enseigner le maniement d'un sabre ?
- J-je ne crois pas avoir le choix.

Il sourit, l'entraina vers un coin moins fréquenté, sous l'étroite surveillance de Natsume et il passa effectivement la journée à apprendre à la jeune femme à se servir d'un sabre, parer, esquiver, bloquer les coups et en porter, parfois des coups bas, et des enchainements plus ou moins complexes.
Le soir arrivant, Madara revint et les fit se battre un court instant avant de grogner :

- Ca sera suffisant. Keibo, bon travail. Natsume, raccompagne Kagami chez moi, mon frère est revenu, il prendra le relais.

Les deux shinobis s'inclinèrent et Kagami suivit son garde jusqu'à la maison. Là, il la salua et elle entra en soupirant, épuisée. Elle enleva ses chaussures et se racla la gorge en voyant Izuna, installé à table en lisant un livre, mais surtout, un petit parchemin roulé sur la table en question, scellé. Il regarda la jeune femme d'un air amusé et dit :

- C'est le rapport que tu attendais.
- Sur ma soeur ?
- Mh.

Elle se précipita pour l'attraper et l'ouvrit rapidement. Le message était court, et clair, disant que Keiko était en bonne santé, mais ça lui suffit. Elle posa une main émue sur sa bouche, en s'installant à sa place habituelle et Izuna dit, avec nonchalance :

- Elle travaille dans une ferme, à une cinquantaine de kilomètres. Elle a été achetée par un couple de personnes âgées qui avaient besoin de quelqu'un pour les aider à s'occuper des animaux. Elle était même plutôt heureuse.
- V-vous y êtes allé ?
- Sois moins formel avec moi, après tout, nous sommes liés, à présent. Et oui, j'y suis allé pour montrer l'emplacement à l'homme qui sera chargé d'y aller toutes les semaines.
- Est ce qu'elle .. qu'elle pense à moi, vous croyez ?
- Je ne sais pas. C'est ta soeur, pas la mienne.

Elle sourit quand même en serrant le papier dans sa main et soupira de soulagement avant de murmurer :

- Merci, Izuna-sama.
- C'est mon frère qui m'en a donné l'ordre, et je ne l'ai obligé à rien.

Elle sourit faiblement et releva les yeux en voyant une ombre sortir de la cuisine pour installer la vaisselle du diner. Elle s'était attendue à tout, mais pas à Makina, et se demanda si Hotaru était aussi vicieuse et cruelle que ça, surtout en voyant l'air meurtrier de la jeune femme. Celle ci place trois assiettes plates ainsi que les baguettes sous le regard amusé d'Izuna qui attendit qu'elle s'en aille pour dire :

- Je ne sais pas ce qu'elle a, honnêtement …

Kagami pouffa de rire mais s'arrêta en voyant Madara entrer. Elle baissa la tête en se pinçant les lèvres pour se retenir et il vint s'installer à côté d'elle avant de grogne :

- Qu'est ce que tu fais là bas ? Tu n'es plus une servante.

Il tira un zabuton pour elle et elle se racla la gorge en s'y installant et croisa le regard d'Izuna qui pouffa de rire. Elle dût détourner la tête en posant une main sur sa bouche pour se retenir de rire et Makina servit le diner, déposant de geste agacés les bols devant chaque personne, ignorant le regard sombre que Madara posait sur elle.
Elle s'installa ensuite dans le dos de Kagami, qui se raidit immédiatement en sentant le regard de la jeune femme sur sa nuque et Madara commença à manger sans un mot alors la jeune mariée entama son repas, très mal à l'aise.
Izuna regarda la scène avec amusement avant de murmurer :

- Je devrais peut être aller occuper une chambre dans le quartier des célibataires pour vous laisser la maison, vous êtes tellement mignons tous les deux …

Madara releva un regard sombre vers lui tandis que Kagami détournait les yeux, comprenant que « mignon » ne plaisait pas à Madara. Le sourire d'Izuna s'agrandit et il ajouta :

- Quand est ce que j'aurais une nièce à chouchouter ?

Cette fois, Kagami rougit tandis que Madara soupirait en décidant d'ignorer son frère qui jouait au plus stupide.
Kagami ne mangea que son riz et Madara grogna :

- Tu ne manges pas ton chou ?
- Je .. n'aime pas du tout ça.
- Makina ?
- Oui, Madara-sama ?
- Tu n'en serviras plus à Kagami.
- Bien, Madara-sama.

Kagami adressa un léger sourire à Madara pour le remercier mais il l'ignora et lui dit :

- Utilise la salle de bain en première et attends moi dans notre chambre.

Elle acquiesça et se leva pour monter à l'étage, ignorant le regard de Makina. Elle entra dans la chambre de Madara et sourit légèrement en voyant la nouvelle armoire, juste en face de l'autre et soupira en l'ouvrant. Elle était assez bien fournie, étrangement, et elle se demanda vaguement si Madara avait demandé tous ces vêtements pour elle. Il y avait beaucoup de vêtements pratiques, avec des gants chauds, des écharpes en soie, ainsi qu'une dizaine de kimono, rangés avec soin dans des boites en carton, dans la penderie. Et sur le côté, sur un cintre en bois était pendu un … une .. Kagami n'avait pas de mot pour le décrire. Une sorte de robe de chambre, voir de kimono, de satin noir très léger et surtout très court, aux doublures et renforts écarlates, avec le symbole des Uchiha brodé dans le dos.
Elle se racla la gorge, de gêne, et compris que Madara l'avait fait faire pour elle alors elle attrapa le cintre en rougissant et se rendit à la salle de bain où elle se lava avec soin, grimaçant à cause de ses hématomes, sans parler de ceux provoqués par son entrainement, mais le pire étaient quand même ses poignets, qui était parés de jolis bracelets colorés.
En enfilant le kimono, elle se rendit vraiment compte de sa taille, en voyant qu'il s'arrêtait à mi cuisse et se sentit gênée à cause des bleus sur ses jambes, mais elle mit rapidement ses affaires dans le panier et retourna dans la chambre de Madara pour s'asseoir sur le lit et l'attendre.
Elle ne savait pas ce qui allait se passer. Il avait été plutôt clair à propos du fait que si elle se débattait encore comme la veille, il n'aimerait, mais alors, pas du tout.
Elle attendit bien vingt minutes avant qu'il entre dans la pièce, une serviette à la taille et les cheveux encore humides. Il la regarda de haut en bas, comptant vaguement le nombre d'hématomes sur les parties visibles de son corps avant d'ouvrir sa malle et en sortit un tanto, dont le fourreau était en ébène gravé avec soin et le tendit à Kagami en disant :

- Tu garderas ça à portée de main durant la nuit, à présent.

Elle attrapa l'arme avec lenteur et la regarda un moment avant de la placer sous le lit, de son côté et au moment où elle tourna à nouveau les yeux vers Madara, elle rougit violemment en voyant qu'il s'était débarrassé de la serviette et entrait dans le lit sans pudeur. Il la regarda un instant, pensant qu'elle allait bouger avant de grogner :

- Allez, viens, ne me fais pas attendre.

Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas gémir de peur, et sans le regarder, elle entra lentement dans le lit, glissant ses jambes douloureuses sous la couverture et il plaça un bras sous sa nuque, l'autre sur son ventre pour la tenir contre lui.
Il s'imprégna longuement de son parfum avant de murmurer :

- Calme toi, nous ne ferons rien, ce soir.

Ça ne la calma pas vraiment, étant donné que rien que sa proximité lui donnait la nausée et quand il voulut l'embrasser sur la joue, elle détourna la tête, gémissant de peur. Il soupira, agacé.

- Montre moi tes poignets.

Sans attendre, il lui attrapa une main pour releva ses manches et regarda les hématomes un instant avant de demander :

- C'est douloureux ?
- O-oui.
- Alors ne me fuis plus jamais.

Elle frissonna de peur devant son ton glacial et il ajouta :

- J'ai été indulgent, hier, alors que tu t'es comportée comme une sauvage, mais ça ne sera pas le cas la prochaine fois. Et plus vite tu comprendras ça, mieux ça sera pour ta santé.
- J-je …
- Est-ce que tu as peur de moi ?

Elle ferma les yeux en acquiesçant.

- Et tu me détestes autant que ça ?

Elle recommença.

- Je viens de t'élever au rang de maitresse de clan, alors que tu n'étais qu'une servante.
- Madara-sama …
- Mh ?

Elle se racla la gorge pour le regarder dans les yeux et murmura :

- Je n'ai jamais voulu de cette place, ni même être votre femme. Je ne fais ça que pour ma soeur, qu'elle soit en sécurité, c'est la seule chose qui compte à mes yeux.

Il serra les mâchoires, blessé et elle s'écarta de lui pour se blottir en lui tournant le dos, au bord du lit et ferma les yeux, attendant une punition, ou quelque chose comme ça, mais ça ne vint pas. Il l'assassina du regard, pensa à toutes les choses qu'il pourrait lui faire subir, pour la sanctionner mais voir tous ces hématomes sur elle l'avait déjà embêté. Il n'avait pas pensé qu'elle marquerait autant.
Il attendit quand même qu'elle s'endorme pour la rapprocher de lui, délicatement et la tenir dans ses bras. Elle attrapa, dans son sommeil, une des mèches de cheveux de Madara, qui la regarda la caresser entre le pouce et l'index un court instant avant de soupirer et s'endormir à son tour.

La dompter serait long, et il était possible qu'il n'y arrive pas, et ça le tuait de le savoir.