Dans l'une des maisonnette du village, un groupe de personnes attendait, angoissés. Personne n'osait réellement prendre la parole. S'ils s'étaient réunis ici, c'était pour une bonne raison. Mais ils avaient l'impression que tant que personne n'en avait parlé, il pouvait très bien ne s'agir que d'une invention de leur cerveau délirant. Tous auraient préféré être fous plutôt que tout ceci soit réel.

Ils suivaient du regard une forme sombre au centre de la salle qui marchait en rond, encore et encore, jusqu'à n'en plus pouvoir. Le bruit de ses pas résonnait dans la salle et tous le suivaient, l'écoutaient. Ce son se répercutait sur la paroi lisse des murs et son écho retentissait alors quelques instant, se mêlant au pas suivant, dans une marche régulière.

Ils allaient finir par perdre la raison s'ils continuaient ainsi.

— Arrête de tourner en rond, Masaomi ! Tu vas finir par me donner le tournis ! grogna une voix, dans un coin de la salle.

L'autre cessa immédiatement son manège et seul le regard vide du jeune homme lui répondit, le fixant dans une étreinte silencieuse.

— Dis-moi que tout ça est faux. C'est faux, n'est-ce pas ? J'ai tout inventé. Dis-moi juste : je suis bien fou ? Tout ça, je l'ai bien rêvé ?

L'autre baissa la tête et les autres se blottirent un peu plus encore les uns contre les autres. Personne n'avait rêvé, personne n'était fou. Enfin... La folie finirait bien par les gagner si tout cela continuait.

— Akane... Dis-moi qu'elle est vivante. Ce n'est pas de notre faute, n'est-ce pas ?

Il ne reçu aucune réponse. Son interlocuteur déglutit. Ils le savaient tous : c'était de leur faute. Quelques nuits auparavant, c'était eux qui avaient réveillé le monstre. Le martèlement de ses pas reprit alors, inlassablement. Personne n'osa l'arrêter. Tous le comprenaient, et d'une certaine façon, ça leur permettait de se raccrocher à quelque chose de tangible, de simple, qui les empêchait de réfléchir.

Quand la fatalité s'accomplissait, seul le désespoir et la folie en résultaient.

La porte de la maison s'ouvrit alors violemment, allant directement se fracasser sur le mur dans un claquement assourdissant. Les autres sursautèrent et leur tête s'orienta automatiquement vers la source du bruit. Tous retenaient leur souffle, observant sans intérêt le visage furieux dans l'encadrement de la porte lorsqu'ils le reconnurent. Tant que ce n'était pas le monstre...

— Mais ça suffit de rester ici à vous morfondre ?! Vous croyez que c'est en restant enfermés ici à broyer vos idées noires qu'on va arranger les choses ? Akane n'a pas eu chance, ok. Mais c'est pas une raison ! Alors maintenant, vous vous bougez les fesses !

Les heures passaient et Shizuo n'arrivait toujours pas à trouver le sommeil. Se retournant régulièrement sur son matelas, il pensait aux événements qui avaient eu lieu récemment. Entre la dame qui était venue leur parler du monstre puis qui s'était enfuie comme une voleuse, Akane qui avait mystérieusement disparu et sa maladie, sans compter l'étrange personne qu'il avait croisé dans les bois la veille — si l'on pouvait réellement appeler ça « croiser quelqu'un » — ça commençait à faire beaucoup en quelques jours... Quelque chose était en train de se préparer. Il le sentait et ça ne lui plaisait pas mais alors pas du tout.

Résigné à ne pas trouver le sommeil cette nuit là, Shizuo se leva et s'habilla. En quelques minutes, il se retrouva dehors, assis sur le muret même où il avait discuté avec la jeune femme, la veille, un brin d'herbe coincé entre les dents. Il releva la tête vers le ciel, admirant la voûte stellaire. Il y avait dans les cieux comme une sorte de rivière étoilée qui les traversait de part en part.

Il soupira d'aise, mordant dans la tige de verdure qui ondulait devant son nez dans la brise nocturne. Quel endroit calme et plaisant... C'était dans ces moments là qu'ils se rappelait de pourquoi il avait choisit de vivre dans ce village et ne regrettait absolument pas son choix.

Il alla s'allonger dans l'herbe, un peu plus loin, admirant le ciel et sa rivière de lait. Mais sans même qu'il s'en rende compte, quelques instants plus tard, il dormait déjà à poing fermé.

Quand Shizuo s'éveilla, le soleil était haut dans le ciel. La plus mignonne petite bouille qu'il connaissait penchée sur lui, scandant inlassablement « Shizuo-niisan ! Shizuo-niisan ! Reveille-toi ! Il est super tard ! C'est pas une heure pour se lever ! Moi, quand je fais ça, maman me gronde ! »

Il se redressa précipitamment, regardant autour de lui. Il n'y avait personne. Il ferma alors les yeux pour dissimuler la lueur de tristesse qu'ils abritaient et se redressa simplement pour commencer sa ronde.

Une petite voix, légère, l'interrompit.

— Excusez-moi... Monsieur Shizuo. Pardon de vous déranger. On voulait savoir, pour votre maladie, hier.

En se retournant, il découvrit deux jeunes filles. Il reconnu la première. Il s'agissait de la fille qui traînait souvent avec ses deux amis, un faux blond a l'humour douteux et un brun. Il arrivait fréquemment qu'elle lui rentre dedans par inadvertance mais il ne le lui en tenait pas rigueur. Il ne se souvenait pas vraiment du prénom de l'autre. Eri... Risa, Misa ? Bref, il se souvenait juste qu'elle avait d'étranges passe-temps et que parfois, quand elle parlait avec Yumasaki, il avait l'impression qu'elle parlait une autre langue. Il soupira. Au moins, elles ne l'évitaient pas.

— Et qu'est-ce que vous voulez savoir sur ma maladie ?

La seconde prit le relai de la première pour s'adresser au gardien.

— Les symptômes et ce que vous avez eu la journée d'avant s'il-vous-plaît.

— J'ai pas que ça à faire, moi. Avec la disparition d'Akane, je dois encore plus surveiller les alentours du village, bougonna-t-il.

Déjà que la plupart du village avait peur de lui alors s'il arrêtait de surveiller les alentours et qu'une nouvelle catastrophe arrivait, on lui reprocherait encore d'en être la cause.

— Y'en aura pas pour longtemps ! S'il-vous-plaît ! C'est très important.

Shizuo soupira une nouvelle fois et finit pas céder avant de leur proposer de venir chez lui où il leur prépara du thé. Une fois toutes deux servies, il s'assit en face d'elles, autour de la table.

— Bon, du coup, vous voulez bien nous parler des symptômes que vous avez eu ?

— C'est un peu... gênant.

— Vous inquiétez pas pour ça. Ça restera entre nous.

— Soit, soupira-t-il. Hé bien... Je vomissais systématiquement tout ce que je mangeais et j'avais énormément de fièvre. Si je me souviens bien, le matin, j'ai perdu l'équilibre quand je me suis levé. J'étais extrêmement fatigué et j'avais des vertiges.

Ses deux interlocutrices le regardaient avec grand intérêt et il se serait presque sentit mal à l'aise qu'on le fixe avec tant d'intensité.

— C'est tout ?

— Ben, pas grand chose à part le fait que je n'avais absolument pas faim.

La seconde tiqua.

— Mais vous avez dit que vous avez vomi tout ce que vous avez mangé ?

— Je me suis forcé. J'allais quand même pas me laisser mourir de faim.

La première jeune fille acquiesça, compréhensive et continua et de sa voix fluette.

— Et du coup, le jour avant de tomber malade, vous avez fait quoi ?

Shizuo hésita un instant. Si c'était possible, il aurait quand même préféré ne pas évoquer le passage où Akane s'était enfuie. À coup sûr, ça allait lui retomber dessus après.

— Je dois tout dire ?

— Oui, absolument tout, c'est nécessaire, affirma la deuxième jeune fille en opinant du chef.

— Tout ce que je vais dire ici restera bien entre nous, hein ? Sinon, les autres vont encore dire que la malédiction, c'est à cause de moi.

— Oui, oui, ne vous inquiétez pas. On ne comptait pas répéter ce qu'il sera dit ici à qui que ce soit de toute façon.

Shizuo hocha la tête, détendu avant de se lancer.

— Hm... C'était le jour où l'étrangère est venue au village. Le matin, tous les enfants avaient disparu alors je les ai recherché jusqu'à arriver à la place du village. Elle était là avec eux donc je me suis posé et j'ai écouté ce qu'elle a dit durant le reste de la matinée. L'après-midi, elle venue me voir et on a discuté. Je n'ai pas trop compris mais à ce moment là, Akane nous a vu et s'est enfuie. Elle m'avait préparé une omelette aux champignons alors je l'ai mangée avec l'étrangère puis elle aussi est partie précipite même si je n'ai pas vraiment compris pourquoi. Sinon, j'ai terminé ma ronde et je suis allé dormir.

— C'est tout ?

— C'est tout, confirma Shizuo.

Les deux jeunes filles hochèrent la tête d'un regard entendu.

— Merci beaucoup !

— Si ça peut vous aider...

Shizuo restait septique. À quoi lui demander tout ça allait donc leur servir ? Il savait qu'elles n'avaient pas de mauvaises intentions mais tout ça ne le rassurait pas trop non plus.

— On voudrait pas vous déranger plus longtemps donc on va partir.

— Euh... Juste une dernière chose ! Je sais que beaucoup de personnes dans le village me fuient car elles croient que je suis tombé malade à cause de la malédiction. Pourquoi vous ne faites pas pareil ?

— Oh. C'est juste que c'est évident qu'une malédiction ne peut pas être contagieuse. Même un enfant le sait. Ils essaient juste de se rassurer en se trouvant un bouc émissaire.

Shizuo sentit un soulagement l'envahir. Si certains le croyaient innocent, c'en serait peut-être bientôt fini de ces regards haineux qu'on lui lançait quand il se promenait dans les rues.

— Merci.

La deuxième jeune fille sourit grandement et agita énergiquement sa main pour le saluer.

— Y'a pas de quoi ! Au revoir.

— Au revoir.

Shizuo leur ouvrit la porte laissant les deux jeunes filles filer à leurs occupations. Il s'en rappelait, maintenant. La première jeune fille s'appelait Anri et la deuxième qui avait parlé la plupart du temps était une de ses amies. Mika, ou peut-être Erika. Un truc dans ce genre là en tous cas.

Il referma la porte et se rassit sur sa chaise. Il n'avait aucune idée de jusqu'où cette histoire allait aller et ça l'inquiétait beaucoup. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il sentait qu'à un moment ou un autre, ça allait dégénérer et que plus jamais ils ne pourraient revenir en arrière.

Il soupira, posant sa tête sur ses mains. Le fait qu'Akane n'était toujours pas revenue l'inquiétait beaucoup et même si cette étrange personne lui avait dit d'attendre patiemment. Il avait de plus en plus de mal à ne pas aller directement la chercher dans les bois.

Alors qu'il était encore plongé dans ses pensées, quelqu'un frappa à sa porte. Encore quelqu'un ? Il n'eut même pas le temps de se lever que celle-ci s'ouvrit toute seule sur un bonhomme haut comme trois pommes vêtu d'un large capuchon rouge flamboyant qui se précipita dans sa direction et lui sauta au cou.

— Shizuo-niisan ! Tu m'avais drôlement manqué tu sais !

Shizuo referma par réflexe ses bras sur elle et refusa catégoriquement de la lâcher, un sourire fleurissant sur son visage.

— Et toi, je devrais dire quoi, hein ? J'étais mort d'inquiétude ! Tout le village a cru que tu t'étais faite mangée par le monstre.

Akane s'écarta un peu de Shizuo, s'asseyant sur ses genoux, perplexe.

— Ah bon ? Mais j'étais juste dans la forêt et puis j'ai rencontré quelqu'un de très gentil qui m'a accueilli chez lui pour la nuit. Sauf que comme je connaissais pas le chemin pour revenir au village, bah c'est l'étrange da... euh... l'étrange monsieur tout en noir qui m'a raccompagnée jusqu'ici.

— Un monsieur tout en noir ?

Akane attrapa la grande main de Shizuo et joua avec ses doigts.

— Je le connais pas très bien mais il était habillé tout noir avec de la fourrure toute claire sur les bords de son manteau, même qu'il était très très beau ! C'est pour ça que je l'aime pas. Il a pas le droit d'être plus beau que toi !

Le rire de Shizuo s'échappa de sa gorge et il frotta affectueusement la tête de la petite fille.

— Et il t'a dit son prénom, cet homme trop beau pour que tu l'aimes ? sourit-il, amusé.

Akane répondit négativement.

— Sais pas.

— Bah, c'est pas très grave. Va vite voir tes parents qu'ils arrêtent de pleurer ta mort alors que t'es vivante.

La petite fille regarda son bien aimé, la mine triste.

— Tu veux pas venir avec moi ? Moi, je voulais rester avec toi !

— Sauf que moi, je dois faire ma ronde autour du village. Tu n'auras qu'à venir me voir tout à l'heure quand j'aurai fini, ou venir la faire avec moi si t'as pas peur de marcher longtemps... Avec tes petites jambes, je sais pas si tu vas tenir le rythme, la taquina-t-il.

— Peuh ! Moi ? Peur de marcher ? Je suis la personne la plus courageuse de ce village ! Tu vas voir si j'ai peur de marcher ! s'exclama-t-elle, piquée au vif avant de repartir à grands pas, la tête haute, voir ses parents, faisant par la même occasion sourire une nouvelle fois Shizuo.

Elle était définitivement beaucoup trop chou.

Shizuo était ainsi retourné faire sa ronde. Enfin... pas vraiment. S'il avait refusé de l'accompagner, c'était parce qu'il avait quelque chose à régler avec une certaine personne qu'il avait rencontré la veille dans les bois. Il s'approcha ainsi de la forêt sans pour autant trop s'y enfoncer, — savait-on jamais ce que cette vermine avait en tête —. Le plus compliqué dans cette histoire, c'était qu'il ne connaissait même pas son prénom ou une manière quelconque de l'appeler, ce qui était en soi assez problématique et rendait cette scène de recherche assez comique.

— Hé ! T'es où ? Toi !

Les appels de Shizuo se résumant en des onomatopées et des appellations toutes plus ridicules les une que les autres, le fameux inconnu qu'il avait vu la veille avait bien du mal à se retenir de rire, depuis là où il était.

— T'es là ? La vermine ?

Un rire l'interrompit et il se retourna, furieux. Il galérait déjà bien assez comme ça alors si en plus on se foutait de sa gueule, des arbres allaient voler ! Pourtant, il n'y avait personne derrière lui. Enfin, personne que l'on pouvait voir. Shizuo hésita, perplexe.

— C'est toi, non ? Le mec d'hier.

L'autre rit de nouveau, se tenant l'estomac tant il trouvait tout cela drôle et essaya de se reprendre, calmant son euphorie.

— « La vermine », « Le mec d'hier ». Quelles drôles de façons de m'appeler !

Shizuo, lui, grogna. Il ne savait pas comment cette saleté faisait mais sans même le voir, il l'énervait déjà.

— Si tu me disais comment tu t'appelles ce serait plus simple en même temps !

Malheureusement, la fameuse voix qui le poursuivait depuis la veille semblait résolue à le faire tourner en bourrique. Si seulement il pouvait l'attraper et lui envoyer son poing dans la tronche.

— Ça te simplifierait bien des choses, je confirme.

— Bon, tu craches le morceau ou on y passe la journée ?

La voix tressauta encore un peu dans un rire amusé.

— Je m'appelle Izaya. Izaya Orihara.

Shizuo fronça les sourcils, tout comme la personne à qui appartenait la voix, même si leurs raisons de le faire étaient différentes.

— Qu'est-ce qu'il se passe ? T'as déjà entendu mon nom quelque part ?

— Non. Il est juste... bizarre. Pourquoi t'as deux noms ?

— Oh... Ça, c'est parce que je suis né dans une grande ville. On appelle ça un nom de famille. C'est parce qu'on est tellement nombreux à porter les mêmes prénoms que chaque famille se transmet un nom qu'on rajoute après le prénom pour qu'on puisse se différencier les uns des autres.

Izaya sourit depuis les ombres des arbres, camouflé comme il l'était. Le matin même, avant de partir, il avait fait promettre à Akane et avait insisté pour être sûr qu'elle comprenne bien l'importance de la situation.

— Tu comprends, Akane ? Quand tu parleras de moi aux autres, tu ne devras pas m'appeler « l'étrange dame en rouge » ou « Izaya ». Je serai juste « un homme en noir au manteau à fourrure ». Tu me promets ?

La petite fille avait alors hoché la tête, terriblement sérieuse.

Alors comme ça, elle avait bien tenu sa promesse. Et après, on disait que la vérité ne sortait que de la bouche des enfants. Quelle ironie quand on savait que c'était les adultes qui le disaient.

Shizuo haussa les épaules à la réponse d'Izaya.

— Oh... On a pas besoin de ça, ici. On est tellement peu nombreux, et puis comme personne ne part et personne ne vient, ça règle bien des problèmes.

— À mon avis, vous auriez quand même bien besoin d'un médecin. Ça aurait pu t'aider, l'autre jour, pour guérir plus vite. Même si c'est déjà monstrueux de n'avoir plus aucune trace de maladie vingt-quatre heures plus tard sans aucun médicament ni rien.

Le faux blond plissa les yeux, menaçant.

— Comment tu sais ?

Le propriétaire de la voix haussa les épaules, indifférente.

— C'est Akane qui a dû m'en parler.

Personne ne sembla s'en formaliser, et pourtant, la réponse d'Izaya était parfaitement incohérente. Akane était partie bien avant que Shizuo ne tombe malade et était revenue après qu'il ait complètement guéri. Pourtant, Shizuo ne sembla pas remarquer et continua sur sa lancée, bien déterminé à en apprendre plus sur ce potentiel danger qui rodait autour du village.

— Donc c'est toi, « l'homme en noir » dont elle m'a parlé ce matin ?

— Qui sait ? Je ne suis pas le seul à me promener dans cette forêt et je serais bien incapable de te dire si elle parlait bien de moi ou non ! Mais trêve de bavardages. Tu me cherchais, c'était bien pour me dire quelque chose, non ? lui répondit Izaya dont la voix se faisait plus pernicieuse.

On devinait son sourire victorieux rien qu'à l'intonation de sa voix, comme s'il savait déjà exactement pourquoi le faux blond avait cherché à le voir.

Shizuo détourna les yeux, atteint dans sa fierté de devoir admettre qu'il avait eu tord à une personne aussi énervante.

— T'avais raison, hier, comme quoi il fallait pas s'inquiéter pour Akane, qu'elle allait revenir et que c'était pas toi qui lui avait fait quelque chose.

Le sourire d'Izaya s'agrandit encore, dessinant une longue fente horizontale sur son visage.

— Hm ? Et donc ?

— Je- je... Je m'excuse. Ces accusations étaient injustifiées.

Des applaudissements retentirent suivies d'un rire.

— Oui, oui ! Bravo ! Et tu lui as demandé, pour ce que je t'ai dit hier ?

Les yeux de Shizuo se voilèrent. Il ne voulait pas penser à ça. Il refusait de croire qu'Akane ait pu être triste à cause de lui.

— Pas encore... J'ai pas eu le temps.

— Pas eu le temps ou tu avais juste peur de sa réponse ?

Shizuo se braqua. D'où il se mêlait de ses affaires ? Cette sale bestiole qui n'avait même pas le courage de montrer son visage !

— Ça ne te regarde pas, la vermine.

— Soit, soit. Tu te refermes comme une huitre ! Il est temps pour moi de partir de toute façon. À la prochaine !

Ainsi s'acheva cette discussion : sur un Shizuo incroyablement contrarié et un Izaya d'excellence humeur. Le premier continuant sa ronde l'esprit tourmenté tandis que le second rentrait chez lui pour s'atteler à la suite des événements.

THE END

En vrai, je suis super surprise. Pour ma première fanfiction longue, « Pourquoi cours-tu ? », j'avais eu beaucoup de mal à ce que mes chapitres fassent tous au minimum 1 500 mots (c'était un minimum que je m'étais donné, un peu comme une sorte de défi) et même qu'à cause de ça j'avais du rallonger le chapitre 5 qui me posait problème car trop court en rajoutant une scène mais là, j'y comprends plus rien ! Même quand je me dis au début du chapitre que ça va pas aller et qu'il sera beaucoup trop court, j'ai plein de nouvelles idées qui me viennent pendant que j'écris et du coup, ils se retrouvent même à être beaucoup trop longs !

Mais bon, ça, c'est surtout parce qu'à la base, j'avais prévu que cette ff serait entièrement centrée sur Izaya et Shizuo mais que finalement, disons que ce sera un peu plus complexe que ça XD

De base, elle était censée faire exactement 8 chapitres et un prologue, comme « Pourquoi cours-tu ? » sauf que j'ai eu une toute petite idée de rien du tout (je vais pas vous la dire, hein, ce serait triste de vous spoiler maintenant ! Mais je peux dire qu'elle a eu des petites répercutions ici et là dans tous les chapitres sauf le 1 et que vous saurez exactement de quoi il s'agit au chapitre 10 ! 83 Je vous redemanderai là-bas si vous avez deviné ce que c'était 8D).

Bref, et à cause de cette minuscule idée, tous mes chapitres sont en train de presque doubler de volume et je me retrouve même à être obligée d'en rajouter entre deux ! Le chapitre 3, par exemple, qui n'existait pas de base. Le pire, c'est que qu'à cause de cette idée, ma ff fera bien plus que 8 chapitres et un prologue '-' déjà parce que le chapitre 3 s'y est greffé mais en plus parce que ces fameux 9 chapitres ne seront au final que la 1ère partie de ma fanfiction !

On peut voir ça comme une sorte de très très longue introduction. Par contre, j'ai aucune idée de ce qu'il se passera après XD heureusement que j'ai pas mal de temps pour y réfléchir ! À un rythme d'un chapitre par semaine je suis large 83 — surtout que ce chapitre a été achevé avant même la publication du chapitre 2 —.