Posté le : 8 Juillet 2012. On s'excuse pour la très très très longue attente, ça serait difficile et trop long d'expliquer toutes les raisons. Mais on est encore là et nous allons tenté cette semaine de boucler un autre chapitre. Bonne lecture à tous et à toutes et merci pour vos reviews !
D. Would : Pour en savoir plus sur l'avancée des écrits, vous pouvez rejoindre mon groupe Facebook "The Baba O'Riley".
Quand les poules bouffent les coqs
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– Tu ne réponds pas ? Aurais–tu avalé ta sale langue de serpent ? Tu sais ce que tu es ? Un connard et un emmerdeur ! insulta–t–elle pleine de rage devant le mutisme de son amie.
Cette dernière baissa la tête, honteuse. Dragoncelle lui donna un coup de pouce et lui fit signe de prendre la parole.
– Je ne voulais pas te rendre malheureux...
– Ah bon ? Ah bah pourtant tu n'as pas hésité à me lancer un sort de Confusion ! D'ailleurs que m'avez–vous fait faire ? Je me suis retrouvée avec de la bouffe dans le nez, merde, Blaise ! cria–t–elle d'une voix suraiguë
La blonde éclata de rire ce qui lui valut les regards menaçants de ses deux camarades. Les interceptant, elle se mit à tousser discrètement.
– Eh bien, je pense qu'il serait le moment pour moi d'aller voir Madame Pomfresh pour lui demander comment on retire un tampon... Je vous laisse mes petites vipères !
Sur ce, elle disparut avant qu'une des deux puisse la rattraper.
Bérésina se ratatina sur place alors que Théo s'éloignait pour enfiler son pyjama. Elle la détailla du coin de l'oeil et détourna rapidement le visage, d'un air coupable. Elle s'enfuit dans la salle de bain, profitant du calme apparent. Mais lorsqu'elle ferma la porte, la voix stridente de Théo gronda :
– Et ne pense pas que j'en ai fini avec toi !
Bérésina poussa un soupir résigné et alluma le jet de douche. Elle profita de ce court laps de temps pour consolider ses piteux arguments, regrettant de ne pas avoir une matière grise plus développée. Après avoir enfilé sa chemise de nuit, elle mit un orteil dehors, sur ses gardes. Pour ne pas la rater, Théo était assise en tailleur en plein milieu de son lit, les bras croisés sur sa poitrine.
Elle tapota un bout du matelas et Bérésina s'avança avec prudence.
Une fois assise, Théo se racla la gorge et dit :
– J'ai couché avec Ron Weasley.
La métisse accusa le coup et baissa la tête en fixant le couvre–lit. Elle ravala l'étrange sentiment qui la prenait et prit l'air badin qu'il avait autrefois lorsqu'il était un homme et qu'il lançait des blagues salaces.
– Et alors ? Il est roux de partout ? se força–t–elle à sourire.
Théodora se rendit compte de son manège, mais ne dit rien. Elle rit doucement.
– Eh bien oui il est roux de partout !
– Granger va l'édenter quand elle le saura !
– Qu'elle ne touche pas sa queue en tout qu'à où elle aura à faire à moi ! s'exclama–t–elle, possessive.
La métisse la regarda presque choquée :
– Vous sortez ensemble ?
Théo se racla la gorge, indécise.
– Eh bien, dit–elle, c'est assez compliqué. J'ai vraiment aimé et lui aussi, apparemment, mais je ne sais pas ce qu'il attend de cette relation. J'espère qu'il voudra bien de moi comme... petite–amie... ou petit–ami, peu importe, et qu'il ne se dégonflera pas. C'est la première fois que j'aurais un vrai copain, si on exclut les quelques coups d'un soir que j'ai eu. Je me sentirai vraiment bien avec quelqu'un qui m'aime. Alors, j'espère que oui, que ce n'était pas qu'une coucherie.
– J'espère pour toi, hésita à dire Bérésina. De toute manière, je ne pense pas que Weasley puisse faire du mal à qui que ce soit.
– Oh non, il est bien trop doux et gentil pour ça ! gloussa–t–elle. Mais tu ne m'as toujours pas dit pour quelles raisons tu avais tenté de plomber mon rendez–vous ! reprit–elle en fronçant les sourcils.
– Oh tu sais, j'ai toujours été un con. Je pensais que tu t'en foutais et que je pourrais en profiter pour faire souffrir Weasley. Excuse–moi, je ne voulais en aucun cas te faire du mal, souffla–t– elle.
Théodora la regarda quelques instants, surprise puis sourit doucement.
– On oublie pour cette fois.
Elle s'approcha de son amie et l'embrassa sur la joue tout doucement. Bérésina sursauta puis se racla la gorge.
– Bon, je suis épuisée. On ferait mieux de dormir. Bonne nuit Théo.
Sur ses paroles elle se coucha dos à Théodora.
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Pendant ce temps, Dragoncelle déambulait dans les couloirs du château ne sachant quand elle pourrait exactement retourner dans la Salle sur Demande. Elle espérait que ses deux amies avaient pu régler leur compte. Elle traversa le département de Métamorpose au septième étage où des armures étaient en train de discuter des fêtes de Noël. Là, de dos, elle reconnut Potter qui s'entraînait à un sortilège de Défense contre les forces du mal qui avait pour but de coller ses ennemis.
Dragoncelle s'arrêta, mais ses bruits de pas attirèrent l'attention du Survivant qui s'arrêta en plein mouvement. Il l'observa un court instant avant d'abaisser sa baguette.
– Alors c'est comme cela que notre Sauveur a réussi à anéantir les Mangemorts et leur Maître, en les collant les uns aux autres ? ricana–t–elle.
Potter vit rouge et gronda d'une voix sourde :
– Tu devrais me remercier Malfoy ! Sans moi, tu aurais dû en faire partie de ses Mangemorts !
– Qui te dis que je ne l'aurais pas souhaité ? Après tout, je suis un Malfoy, ni plus ni moins.
– Tu es un Malfoy mais tu n'es pas un tueur, rétorqua–t–il en la regardant dans les yeux.
Elle ne put s'empêcher de se redresser et de reprendre une attitude d'homme.
– Qu'en sais–tu Potter ? cracha–t–elle pleine de rage.
– C'est bien simple, rit–il. Luna, Hermione et Ginny sont encore vivantes !
– Arrête ton baratin, lança Dragoncelle avec désinvolture. Ce n'est pas parce qu'elles ne sont pas mortes que je ne l'ai jamais souhaité. Et ton numéro de "sans moi vous n'aurez jamais pu vous la couler douce" ne prend pas avec moi. Si ça n'avait pas été toi, cela aurait été quelqu'un d'autre, c'est tout.
Potter exultait. Il donna un coup de pied rageur dans le casque d'une armure qui venait de rouler au sol et s'en alla à grands pas. Dragoncelle esquissa un sourire satisfait et le suivit en sautillant.
– Tu sais Potter, tu es adorable quand tu t'énerves. Comme si un mauvais côté essayait de s'échapper et que tu prenais sur toi pour ne jamais le laisser sortir. Vraiment adorable.
– J'prends ça pour un compliment, grogna–t–il.
– Tu as l'arrogance de ton père. Arrogance caractéristique des gens qui se savent bien nés et même si tu ne te l'avoues pas, tu n'es qu'un sale prétentieux.
Potter se retourna face à elle et se mit à hurler :
–Bien né ? Tu trouves que je suis bien né ? Tu te fous de qui ! J'ai passé mon enfance dans les mains de Moldus totalement cons et j'ai du anéantir un Mage Noir à 16 ans !
– Pauvre petit Pote Potter, ouuuh qu'il est triste ! se moqua–t–elle. C'est sûr que c'était pas comme si tu avais des amis, une petite–amie, beaucoup d'argent à la banque et une belle gueule pour te sortir de tes mauvais pas ! Ah quoique la petite–amie contribue à te faire mener une dure vie, je veux bien te concéder ceci.
Harry était à deux doigts de lui sauter au cou pour l'étrangler, mais tentait de se souvenir que la force ne réglait pas tout.
Dragoncelle regarda ses ongles avec intérêt et murmura :
– Et colérique en plus de ça...
Harry allait l'étriper sur place avant de se rappeler que c'était mal de frapper une femme, mais en même temps, Malefoy n'en était pas vraiment une...
– Je te prie de me laisser passer pour que je retourne dans mon dortoir, grinça–t–il.
– Oh, mais vas–y mon cher Prince.
Il la dépassa, la tête haute et blessé dans son ego.
– Au fait, j'espère que tu t'es entraîné à danser lors de ta petite chasse aux Mangemorts cet été.
– Pourquoi ça ?
– Eh bien, c'est bientôt Noël, et qui dit Noël dit Bal de Noël. On voudra sans doute que tu l'ouvres...
– Oh non, gémit Potter. Tout, mais pas ça.
– Qu'as–tu donc ? Tu ne sais plus danser ?
– Il y a de ça, mais je vais encore être harcelé par des petites connes en tutu rose, gromela–t–il comme un gosse.
– Je pensais que tu irais avec Ginny, s'interrogea–t–elle. Aurais–tu écouté mes conseils et l'aurais–tu quitté ?
Un silence gêné s'installa tandis que Dragoncelle ouvrit grand les yeux.
– Par Salazar et le slip panthère de Rogue ! Potter a écouté mes conseils ! Peut–être pourra–t–on faire quelque chose de toi finalement !
– Ta gueule Malfoy ! Ça faisait longtemps que ça n'allait plus entre nous de toute façon.
– Et comment a–t–elle pris la nouvelle ? demanda–t–elle des paillettes dans les yeux.
Il rougit et baissa le nez vers ses chaussures.
– Elle a essayé de m'arracher les yeux et m'a lancé un sortilège de Chauve–Furie en hurlant qu'elle enverrait la fratrie Weasley me tuer.
– Tout un douloureux programme, se réjouit–elle.
Harry se renfrogna et reprit sa marche vers les dortoirs.
– Ne sois pas mauvais perdant, charria Dragoncelle d'un air innocent.
– Et tu n'as rien de mieux à faire à part me tourmenter.
– Toujours dans la surenchère, souffla–t–elle en levant les yeux au ciel.
– Je n'exagère rien du tout. J'essayais de me vider l'esprit et COMME PAR HASARD c'est toi qui me trouves. Explique–moi.
Dragoncelle se gratta le menton, faisant mine de réfléchir.
– Peut–être que tu as le karma d'une crotte de Doxy.
– Merci Malfoy de ta sollicitude ! Je savais que je pouvais compter sur toi ! ironisa–t–il.
– Tu te trompes Potter, je ne dis ça que pour toi ! Si tu n'avais pas un balai coincé dans le postérieur, tu trouverais ça drôle !
– Et quoi tu me proposes amicalement de venir me l'enlever ? s'énerva–t–il.
– Serait–ce une proposition Mr Potter ? demanda–t–elle en le fixant droit dans les yeux.
Ce dernier ravala sa salive et sentit ses paumes devenir moites.
– J'ai toujours trouvé les balais coincés dans le cul particulièrement excitant, provoqua Dragoncelle. Pas toi ?
Harry devint rouge jusqu'aux oreilles. Elle s'approcha d'une démarche féline, mettant son opulente poitrine en avant.
Elle s'approcha de son visage, mettant ses lèvres à quelques centimètres de son oreille.
– Tu es d'un ridicule, susurra–t–elle.
Comme une douche froide, Harry se réveilla.
– Non, mais tu t'entends parfois ? C'était IRONIQUE, continua–t–elle.
– Tu m'énerves Malfoy ! Je ne t'ai jamais supporté toi et ton ironie mal placé ! Arrête de considérer la vie comme un jeu et grandis un peu !
– Tu oses me dire de grandir quand tu te conduis comme un gamin ? s'insurga–t–elle en se redressant sur ses talons.
Ils se regardèrent de façon rageuse et Malfoy arrêta l'échange.
– Je n'ai pas de temps à perdre avec une larve telle que toi.
Je suis au regret de t'annoncer mon cher Potter que tu n'es qu'une bouse totalement vide ! Sur ce, au plaisir de ne jamais te recroiser !
Elle partit excédée s'éloignant à grands pas et Harry en la regardant de loin, ne put s'empêcher de se dire qu'elle n'avait rien perdu de sa prestance.
– Espèce d'idiote, cria Potter depuis le couloir, on se voit demain en cours de Potion.
Elle fit volte–face.
– Espèce de con, tu vas réveiller tout le château !
Et à peine dit, ils entendirent les pas claudicants de Rusard. Ils se regardèrent d'un air alarmé et coururent en des directions opposées.
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Le vent soufflait fort sur le terrain de Quidditch en cette fin d'après–midi, hivernale. Malgré tout, Théodora était assise dans les gradins pour venir assister à l'entraînement de Quidditch des Serpentard. Beaucoup en furent surpris car en tant qu'homme, elle n'avait jamais apprécié ce sport. Quand on lui demanda pourquoi elle s'y était rendue ce jour–là, on voyait s'allumer une lueur machiavélique dans son regard et elle répondait que pour rien au monde elle n'aurait manqué ça et elle avait bien raison.
Dragoncelle était plantée au milieu de la pelouse. Une main sur sa hanche et l'autre tenant fermement le dernier balai à la mode. Elle regardait son équipe qui semblait excessivement surprise par le fait de voir leur Capitaine en tenue. La jeune femme se racla la gorge et commença d'une voix aïgue :
– Les vacances sont terminés ! Nous allons reprendre l'entraînement intensif pour gagner la coupe de Quidditch ! Cette année Saint Potter et sa bande vont mordre la poussière ! J'ai concocté un plan infaillible qui nous fera forcement gagner !
– Tu as déjà dit ça l'année dernière, fit remarquer Bérésina qui était également présente.
– La ferme ! s'écria la blonde. Bon alors, nous allons commencer notre échauffement par une dizaine de tours du stage en courant. Allez–y !
Tous les membres de l'équipe se regardaient les uns et les autres, mais ne bougeant pas d'un poil. Malfoy sentit poindre une rougeur peu esthétique.
– Vous ne m'avez pas entendu bande de crétins ? Je vous ai dit de courir ! cria–t–elle.
– C'est que... commença Crabbe. Maintenant que tu es une fille, on pensait que tu ne voudrais plus être Capitaine et on en a élu un autre...
– QUOI ?
L'équipe échangea un regard mal à l'aise et Bérésina retourna une motte de terre à l'aide de ses chaussures de sport. Un garçon de septième année se fraya un chemin parmi le groupe et dit :
– A partir de maintenant, c'est moi qui me chargerais d'être le capitaine. J'ai été élu démocratiquement.
– Démocratiquement ? cria Dragoncelle. Je n'ai pas voté pour toi, et je doute que Bérésina l'ait fait aussi.
– Détrompe–toi, reprit–il. C'était une idée de Blaise tout ça.
Dragoncelle observa longuement son amie qui haussa des épaules.
– Bah quoi ? Être une fille ne m'empêche pas d'être macho…
De l'autre côté du stade, Théodora observait le spectacle avec ses longues–vues. Dragoncelle s'époumonait tout en faisant de grands gestes et ressemblait à une furie. Tout à coup, elle sentit une présence à ses côtés et s'étonna de voir Potter.
Elle le fixa, surprise.
– Eh bien Potter, se serait–on trompé de jour pour son entraînement ?
– Ne crois pas ça, Nott. Je voulais juste voir comment s'en sortait Dragoncelle. Et j'ai bien eu raison. Rien que de la voir de loin, je ne le regrette absolument pas.
Théodora ricana et tendit ses longues vues à Potter.
– Admire–moi ça. Si c'est pas une vraie furie !
Harry ne s'en priva pas.
Il rit et demanda :
– Mais qu'est–ce qui lui arrive ?
– Les joueurs l'ont remplacé en tant que Capitaine. Ils ont pris un septième année qui commence à avoir pas mal d'influence chez les Serpys ces derniers temps.
– Mais avec qui je vais me battre moi pendant les matchs, s'insurgea le Survivant.
Théodora roula des yeux et reprit la longue–vue.
– C'est vrai que ça aurait pu être excitant de voir notre blonde aux gros seins sur son Nimbus 2012. Surtout que son père viendra à Poudlard pour l'occasion.
– Pour de vrai ?
– Oui. Dragoncelle ne le sait pas. J'ai… intercepté son courrier. Elle avait l'air si occupée avec Preston à Pré–au–Lard. Et puis, j'imagine d'ici la surprise de Lucius Malefoy lorsqu'il verra son fils en fille.
Le visage de Harry s'illumina. Il pensait que Nott était le moins pire de la bande, mais il s'était trompé.
– Il faut absolument qu'elle joue Samedi.
– J'en rêve, gémit Théo.
– Que peut–on faire ? demanda Harry, penseur.
– Oh regarde Dragoncelle essaye de tabasser Bérésina avec son balai ! s'écria Théodora.
Potter se jetta sur les longues–vues sous les cris de Nott. Effectivement la blonde pourchassait la brune en hurlant. Cette dernière courrait le plus vite qu'elle pouvait et tentait de se cacher derrière certains joueurs, mais ils s'enfuyaient également, ne voulant pas subir les foudres de la furie.
– Dis–moi Potter, susurra Théodora, tu crois que si le nouveau Capitaine est malade samedi prochain, Dragoncelle ne sera pas obligée de diriger l'équipe ?
– Mmh, probablement. À moins que les joueurs fassent appel au code 361 bis, colonne 18, paragraphe 1 alinéa B.
– Non, mais t'es con où tu le fais exprès ? Tu n'as que le mot Quidditch à la bouche ?
– Bah, quoi ?
– Personne ne connait ce putain d'alinéa B !
– Alors là, tu te trompes. Ron le connaît, contre–attaqua le Gryffondor.
Théodora papillonna des paupières un long moment, le silence ponctué par les hurlements de rage que poussaient Dragoncelle sur le terrain. Théo lâcha négligemment les longues–vues dans les mains du Gryffondor et s'éloigna avec nonchalance.
– Débrouille–toi avec ça. Je t'ai quasiment mâché le travail.
Potter bougonna et reprit son observation. Il se demanda si elle allait se calmer un jour. Il ne put s'empêcher d'avoir peur face à tant de fureur. Malfoy était barge. Une idée s'insuna dans son esprit et un sourire très Serpentard s'inscrit sur son visage. Il descendit vers les vestiaires des Serpentardes où il attendit Dragoncelle qui ne tarda pas à arriver, hors d'elle. Lorsqu'elle l'aperçut, elle aboya :
– Maintenant c'est toi qui me harcèle Potter ! Tu es venu te venger c'est bien cela ?
– Non, ma chère Malfoy. Je suis venu t'aider à reprendre ton rôle de Capitaine.
Elle le regarda avec suspition.
– Pourquoi ferais–tu ça ?
– J'ai toujours aimé gagner contre toi, voyons, se moqua–t–il.
Elle plissa des yeux, menaçante.
– Ferme–la Potter et accouche.
Harry sauta par–dessus la balustrade et lui expliqua son plan pendant que l'équipe Serpentard commençait l'entraînement. Lorsque le Survivant eut fini son récit, Dragoncelle poussa un soupir admiratif.
– Je marche, dit–elle. Et qu'est–ce que je dois faire en retour ?
Harry arbora une moue innocente, fit quelques pas le nez en l'air. La jeune fille, inquiète, le suivit.
– Alors ? s'impatienta–t–elle.
– Bientôt, c'est le bal de Noël et je veux que tu viennes avec moi.
La mâchoire de la jeune fille fallit se décrocher et elle le regarda comme s'il était fou.
– Mais pourquoi ? On se déteste !
– Certes, mais aucune greluche n'osera m'approcher si tu es ma cavalière. Elles ont bien trop peur de toi.
Dragoncelle hésita entre l'horreur et une certaine satisfaction. Elle soupira finalement et accepta. Qu'est–ce qu'elle ne ferait pas pour pouvoir battre Potter !
– Très bon choix, Malfoy. À samedi alors, dit–il avec un sourire narquois.
– Tu mordras la poussière , Potter.
– Nous verrons bien !
Le Gryffondor s'en alla alors en riant tandis que Dragoncelle sentit une certaine appréhension.
Se retrouvant seule, la Serpentard rassembla ses affaires et se mis en route pour la Salle sur Demande. Là–bas, Théodora feuilletait un magazine de mode.
– Potter m'a demandé d'être sa cavalière pour le bal, dit–elle d'un air catastrophé.
– Ah, tant mieux parce que j'y vais avec son meilleur ami, répondit l'autre.
– Et Bérésina ?
– Elle ne doit sans doute pas s'intéresser à ce genre de choses. Bon, alors tu mettras quoi ? Tu as prévu d'assister aux répétitions avec MacGo ?
– Ces répétitions sont obligatoires, je te signale, grogna Dragoncelle.
– Ah oui, ça m'avait vaguement échappé.
Théo s'allongea sur son lit et chantonna une mélodie tandis que son amie commençait à se ronger les ongles.
Dragoncelle se mit à feuilleter le magazine de mode pour se détendre et observa les robes. Elle soupira lourdement.
– Ça va me faire bizarre d'être conduit par Potter.
– Tout ira bien. De toute façon, tu seras tellement occupée à lui envoyer des vacheries que tu ne t'en rendras pas compte. Par contre méfie–toi de la Ginny. J'ai entendu des rumeurs. Elle serait en train de lire des livres de magie noire pour se venger de cette fille.
– Quelle fille ? s'étonna–t–elle.
–Celle pour qui Potter l'a largué. Quand il l'a quitté, il lui a dit qu'il ne voulait plus d'une fille aussi possessive qu'elle et lorsqu'elle lui a demandé s'il y avait une autre fille, il n'a rien répondu, ce qui veut donc dire qu'il y a une autre fille et Ginnevra la cherche pour l'assassiner.
– Courage à cette pauvre fille alors ! s'écria–t–elle bêtement.
