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oOo…HERMIONE GRANGER ET DRAGO MALEFOY OU COMMENT NOUS AVONS FAIT FACE A LA SUITE DES EVENEMENTS…oOo
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Harry et Ginny venaient de quitter Drago et Hermione non loin du terrain de Quidditch car ils savaient qu'ils avaient besoin d'être un peu seuls. Ils savaient, même s'ils trouvaient étrange l'amitié entre les deux Préfets-en-chef, qu'ils pouvaient les laisser seuls, que le Prince des Serpentards et la belle Gryffondor avaient besoin de discuter de tout ce qu'il s'était passé avant le départ de Ron.
Malgré tout ce qu'il venait de voir, le Survivant était étrangement calme face à la relation entre Malefoy et sa meilleure amie. Certes, il ne faisait pas confiance au Serpentard mais ce dernier l'avait tout de même quelque peu convaincu de sa sincérité dans sa façon d'interagir avec Hermione même s'il conservait perpétuellement son masque de froideur et de supériorité sur son visage et dans sa posture.
Seulement, et ça Harry ne le dirait pas à voix haute, il avait peur pour sa meilleure amie. Peur que le fils de Lucius ne profite d'elle, ne finisse par la détruire -elle qui avait un cœur en or et qui s'attachait très facilement aux gens- alors pour éviter ça, le Survivant se promit de surveiller de loin le blond.
-Désolée pour Ron, souffla Hermione en se tournant vers Drago, il est quelqu'un de très… Têtu.
-Comme si l'opinion d'un Weasley m'importait, lança-t-il narquoisement. Ne gaspille pas ta salive pour excuser cette vermine, Granger.
La Gryffondor leva les yeux au ciel face à l'insulte mais ne répliqua rien afin de ne pas partir dans une futile dispute.
-Comment ça se fait que vous soyez au courant du fait que je n'ai pas tué Dumbledore ? Et qu'est-ce que tu as voulu dire par 'la mort de l'ancien directeur était inévitable' ? interrogea le jeune homme réellement intrigué.
-Harry était présent sur la Tour d'Astronomie, caché sous sa cape d'invisibilité, et a assisté à tout ce qu'il s'est passé ce soir-là. On sait donc que tu as baissé ta baguette et que tu réfléchissais à la proposition que t'a faite l'ancien directeur avant qu'il ne soit tué. Mais il faut que tu saches que Dumbledore était condamné et qu'il avait programmé sa mort afin que Rogue soit reconnu comme un fidèle Mangemort par Voldemort pour qu'il puisse récupérer plus d'informations importantes divulgué à l'Ordre dont il faisait partie en réalité. Tu n'as été ajouté à l'équation que lorsque que tu as reçu cette mission et que ta mère a fait un Serment Inviolable avec Severus.
Drago restait impassible mais la colère s'emparait sournoisement de tout son être.
Sa sixième année était la pire qu'il n'ait jamais vécu entre le stress et la peur constante que sa mission imposait. Il s'était senti si seul, si défaitiste, si faible à cause de toute cette histoire qu'il en était venu à haïr Voldemort, les Mangemorts, l'Ordre du Phoenix, Saint Potter… Pour avoir créer toute cette guerre dont il ne voyait pas d'issue où on le laisserait enfin en paix.
Maintenant, il ne pouvait plus en vouloir au Survivant puisqu'il avait réussi à vaincre le Mage Noir et qu'il avait désormais la vie tranquille qu'il souhaitait. Mais savoir que celui qu'il devait tué avait prévu sa mort, que son parrain était au courant de tout ce qui se passait dans les deux camps et ne l'avait pas aidé -ou du moins soutenu au lieu d'avoir tout le temps voulu savoir ce qu'il préparait comme plan pour tuer le directeur- le rendait fou de rage.
Il avait été manipulé et se sentait trahi.
Une haine sans nom coula dans ses veines, lui faisait serrer les poings :
Il n'avait jamais été maître de sa vie, ne serait-ce qu'un seul instant.
-Oublie ce qui s'est passé cette nuit-là, Drago, ainsi que toute cette maudite année, c'est du passé, dit doucement Hermione en posant une main sur son épaule.
Il savait qu'elle le connaissait suffisamment pour percevoir ses émotions dans ses yeux orage et cette faiblesse ne le rendit que plus furieux : Un Serpentard est peut-être rusé, orgueilleux, déterminé et prétentieux, mais comme la majorité d'entre eux, Drago avait un énorme défaut, il était rancunier et toute cette histoire au sujet de la mort de Dumbledore l'atteignait trop pour qu'il puisse passer au-dessus. Pire, un Malefoy se devait de rester impassible, de ne pas montrer un quelconque sentiment ou la moindre émotion à son entourage et la Gryffondor avait réussi à le lire en à peine une seconde.
Cette constatation le rendait malade.
Il était faible.
Et il détestait se sentir ainsi.
Il avait envie de tout exploser, de réduire à néant tout ce qui l'entourait, de cracher son venin sur tous ceux qui oseraient lui parler ou même l'approcher de trop près.
Mais il ne voulait pas s'en prendre à elle, non pas à sa meilleure amie, alors au lieu de déverser toute sa colère sur elle comme il le ferait envers n'importe lequel de ses camarades de Maison, il se détacha tout simplement de la Gryffondor et partit sans un mot ou un regard en direction du château.
Il avait besoin d'extérioriser toute sa colère et il connaissait le lieu idéal pour ça.
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AGRESSION A POUDLARD : LA PAIX EST-ELLE MENACÉE ?
Comme vous le savez, les neuf mois qui viennent de s'écouler depuis la chute de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcé-le-Nom ont été très éprouvants à surmonter pour le monde sorcier, entre reconstructions et chasse aux Mangemorts, le Ministère tout entier a été plutôt surchargé.
Beaucoup de nouvelles lois ont été mises en place grâce à l'implication de notre nouveau Ministre de la Magie, Shacklebolt Kingsley, et à son équipe. L'objectif est de mettre un terme à tout acte raciste exercé envers les Moldus mais surtout contre les Nés-Moldus qui ont été les principales victimes des partisans de l'ancien Mage Noir. Celui-ci les avait jugés indignes de pratiquer la Magie et condamnés.
Certes, le Département de la Justice Magique nous a fait part d'un résultat positif, il y a à peine quelques semaines concernant notre sécurité : Les Mangemorts ont quasiment tous été jugés et condamnés et il n'existe presque plus d'agression d'ordre raciale au sein de notre pays, ce qui rassure tous les sorciers d'Angleterre dont la Guerre a profondément marqué la mémoire.
Cependant, au moment où nous publions et à l'endroit où nous y attendions le moins, l'improbable s'est produit : La sorcière de dix-huit-ans, Hermione Granger -la meilleure amie du célèbre Harry Potter, Celui-Qui-A-Vaincu, membre active de l'Ordre du Phoenix durant la Période Noire- d'ascendance Moldue, se fait agresser au sein même de Poudlard, l'école de sorcellerie où elle étudie, par deux filles de Mangemorts, Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode !
Heureusement, le Ministère a très vite réagi et les deux coupables sont en ce moment même à Azkaban en attendant d'être jugées par le Magenmagot qui compte sévir encore plus sévèrement que prévu afin de calmer les ardeurs d'autres sorciers qui voudraient suivre leur exemple en apprenant la nouvelle de cette agression.
Cet acte odieux pèse au-dessus de nos épaules : Serait-ce le début d'une rébellion des enfants de Mangemorts envers les héros de la guerre d'origine Moldue ? Le début d'une nouvelle crise qui menacerait la paix que l'on a si chèrement acquis à la mort de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
Nous aurions pu nous poser des questions à ce sujet si celui qui a secouru miss Granger n'avait pas été le fils unique du défunt Lucius Malefoy –grand Mangemort décédé lors de la Bataille Finale- Drago Malefoy, dix-sept ans et demi.
Et pourtant, il est de notoriété publique que le 'Prince des Serpentard' et la 'Miss-Je-Sais-Tout' de Gryffondor se vouaient une haine sans nom jusqu'à la chute de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Mais il faut croire que la nouvelle paix qui règne désormais sur le monde des Sorciers a permis de nouvelles amitiés –que l'on croyait improbable- de naître. A moins qu'il s'agisse d'une simple machination du dernier héritier des Malefoy qui souhaiterait redorer son nom de famille mais surtout son image –puisqu'il porte la Marque sur son avant-bras droit même s'il a été innocenté par le Magenmagot- en s'affichant auprès d'un des piliers du Camp vainqueur de la guerre.
Cependant, nous pouvons émettre une autre hypothèse quant aux intentions du jeune Malefoy :
Comme vous le savez, la majorité des familles de Sang-Purs sont régies par les traditions, et leurs enfants se doivent de suivre leurs préceptes s'ils ne veulent pas subir de représailles de leurs parents. De ce fait, il est fort probable que la condamnation par le Ministère –mais surtout grâce à la mort de celui-Dont-ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom l'été dernier- de tout acte racial a permis aux nouvelles générations des familles de Sangs-Purs de se libérer des obligations que leurs familles leurs imposaient depuis leurs plus jeunes âges et de leur donner la chance de pouvoir fraterniser avec les personnes que leurs idéologies -dorénavant prohibées- considéraient comme inférieures à eux, s'ils le désiraient.
Drago Malefoy a donc peut-être décidé de suivre les traces de sa mère Narcissa Black Malefoy, qui, comme vous le savez, a contribué à la victoire d'Harry Potter sur le Mage Noir malgré la position de son mari et de la majorité de sa famille dans la guerre. Il a peut-être choisi de ne plus suivre le chemin que son père lui imposait en s'alliant à des sorciers de bonnes réputations qui pourront très certainement lui être bénéfiques dans le futur, s'il reprend les rênes des affaires Malefoy que sa mère dirige d'une main de maître depuis le décès de son mari.
Bien évidemment, nous n'avons pas de réponse précise à vous fournir sur ce sujet mis à part ces quelques théories mais notre équipe vous promet, chers lecteurs, de rester aux aguets et de vous faire part du moindre scoop sur ces sujets –ainsi que de divers interviews exclusives- afin que notre paix continue d'exister et notre curiosité d'être satisfaite.
Votre dévouée reporter,
Rita Skeeter
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Narcissa Malefoy lisait la Gazette du Sorcier, un petit sourire aux lèvres.
Alors comme ça, son fils aurait secouru une Née-Moldue ? C'était pour elle, une excellente nouvelle qui allait non seulement montrer Drago et le reste de la famille Malefoy sous un autre jour mais aussi redonner de l'importance à leur nom depuis trop longtemps traîner dans la boue.
Et rien que pour ça, elle était extatique.
Elle aimait cette liberté qu'elle avait acquise à la mort de Lucius et grâce au triomphe d'Harry Potter sur Celui-Dont-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, elle était dorénavant libre de choisir ses relations sans se soucier de ce que son rang d'aristocrate, mais surtout de Sang-Pur, lui imposait.
Elle avait toujours eu cette peur profonde que son fils unique ne suive le même chemin que son père, qu'il soit autant prisonnier qu'elle de la vie qui leur avait jusque là été imposée. Mais apprendre par la Gazette du Sorcier que son Drago avait sauvé une sorcière d'ascendance Moldue, l'avait rassurée et rendue encore plus fière qu'elle en n'était déjà de lui.
Cependant, une question lui taraudait l'esprit : Que représentait cette Hermione Granger aux yeux de son garçon ?
En effet, Narcissa savait que Drago -comme tout bon Malefoy qui se respecte- n'avait pas agi par altruisme, loin de là. Elle le connaissait suffisamment pour pouvoir clamer haut et fort que cette fille comptait un minimum pour lui car jamais son fils n'aurait fait le moindre geste pour sauver quelqu'un s'il ne lui rapportait pas quelque chose en retour.
Restait maintenant à savoir ce qui liait ces deux adolescents.
-Dégage de ma vue, sale créature ! vociféra la voix de Drago avant que ce dernier n'ouvre brusquement les portes du salon, l'air énervé, et d'y pénétrer sans même prêter attention à sa mère qui le regardait, surprise.
-Tu ne devrais pas être à Poudlard ? questionna-t-elle calmement en le voyant se servir un bon verre de Whisky Pur Feu qu'il but très rapidement.
Drago roula des yeux avant de se resservir un verre puis se retourna vers sa mère qui le regardait, inquiète de le voir si impassible, si droit, si froid. Il ressemblait tellement à Lucius ainsi qu'elle en avait des frissons dans le dos :
-Ne t'inquiète pas, je ne rate aucun cours et je réussirais haut la main mes examens de fin d'année, répondit-il, d'un ton condescendant.
-Drago, soupira-t-elle, lasse. Je me moque bien que tu sautes quelques cours tant que tu réussis tes ASPICS. Par contre ce qui me rend anxieuse c'est que tu ne sois pas bien car ce qui compte le plus pour moi, c'est que tu sois heureux, réellement heureux et pas seulement en façade.
Le jeune homme soupira discrètement avant d'avaler une autre gorgée d'alcool. Il savait très bien qu'il ne dirait rien sur ce qui se passait dans sa tête à sa mère. A personne. Il n'arrivait pas à enlever son armure, à parler sans contrainte.
Sauf avec Hermione, songea-t-il, pensif.
Et Narcissa –même si elle en fut blessée- savait que son fils ne lui répondrait rien alors elle fit mine de s'intéresser au journal qu'elle tenait dans ses mains avant de répliquer, d'une voix faussement détachée :
-En tout cas, je suis fière de tes actes héroïques : Sauvée une sorcière d'ascendance Moldue va t'aider à t'intégrer plus facilement dans le nouveau monde sorcier.
Drago fronça les sourcils, surpris que sa mère soit déjà au courant de l'agression qui avait eue lieu à Poudlard la veille au soir avant d'apercevoir la Gazette du Sorcier. Il ne put s'empêcher de soupirer de nouveau, connaissant la curiosité de sa mère puis reprit un air complètement impassible tout en finissant son verre qu'il posa sur la table.
-Je suis arrivé par hasard sur les lieux de l'agression et étant Préfet-en-Chef, j'ai dû agir en conséquence, marmonna-t-il d'un ton qui laissait sous-entendre qu'il s'en moquait complètement.
-En étant Préfet-en-Chef, tu aurais pu choisir de protéger Pansy et Millicent, les couvrir étant donné qu'elles étaient aussi des Serpentard et font partie de familles proches de la notre. Au lieu de ça, tu viens en aide à une Née-Moldue de la Maison rivale, dont nos vieux préceptes les considèrent comme inférieurs à nous, constata Narcissa, sans aucun reproche dans la voix.
-Pour que je me retrouve à Azkaban quand Granger aurait été allée voir Mc Gonagall ? Non, merci ! lança-t-il, acide.
Mais la mère de Drago avait remarqué les poings que son fils avait contracté pendant qu'elle proférait ses suggestions et comprit très facilement que son fils cachait la véritable nature de ses actes, qu'il n'avait pas du tout aimé ce qu'elle venait de dire, que cette Hermione Granger représentait sûrement beaucoup plus pour Drago qu'elle le pensait.
Et rien que pour ce dernier point, elle préféra ne pas insister, sachant pertinemment qu'elle ne ferait que l'énerver davantage, qu'il ne dirait, de toute façon, rien.
-Que fais-tu au Manoir ? interrogea-t-elle à la place.
En effet, depuis plus d'un mois les Aurors du Ministère de la Magie avaient rendu les biens des Malefoy qu'ils avaient confisqués –dont le Manoir Malefoy qui avait servit de QG au camp de Voldemort lors de la guerre- et Narcissa avait décidé de rénover la demeure principale –certaines pièces tels que les cachots n'existants dorénavant plus- pour l'offrir à son fils quand il aurait reçu ses résultats de ses ASPICS.
-Rien de particulier, dit-il simplement. Bon, je vais te laisser, il faut que je retourne à Poudlard. A bientôt, mère.
Drago préféra couper court à la conversation, ne voulant pas que sa mère sache qu'il était venu se défouler dans la salle d'entraînement des quartiers Est du Manoir. Ce même quartier qui était protégé par un sort de Magie Noire -qui ressemble au Fidelitas mais qui ne touche qu'à certaines parties d'une maison et pas à une habitation dans son ensemble.
En effet, il ne voulait pas lui dire la raison de sa venue car elle ignorait même l'existence de ces pièces magiques. Lucius lui avait expliqué d'une manière très douloureuse et ce, dès son plus jeune âge, que sa mère ou qui que se soit d'autre devait rester dans l'ignorance de tout ce qui concernait cet endroit et de ce que contenait ces salles secrètes que même le Ministère n'avait pu déceler lors de leurs fouilles. Il fallait obligatoirement avoir l'autorisation d'un Malefoy qui en ait l'accès pour cela.
En clair, Drago quitta très rapidement le Manoir et transplana dans l'Allée des Embrumes pour utiliser l'Armoire à Disparaître qui le ramena dans la Salle sur Demande de Poudlard. Vu l'heure qu'il était, il décida de se rendre dans la Grande Salle pour prendre son déjeuner.
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Après que le Prince des Serpentard l'ait laissé non loin du terrain de Quidditch, Hermione avait décidé de se rendre à la bibliothèque. Après tout, elle n'avait pas cours avant le déjeuner et voulait continuer ses révisions pour ses ASPICS.
Elle se sentait quelque peu blessée du comportement de Drago à son égard, cette froideur avec laquelle il avait agi envers elle avant de partir, sachant pourtant que c'était sa façon à lui de ne pas s'en prendre à elle. Pourtant, elle aurait aimé qu'il s'ouvre à elle, qu'il lui confie ce qu'il avait sur le cœur, mais la Gryffondor se rendit compte que le Serpentard ne devait pas vraiment lui faire confiance malgré tout ce qu'ils avaient vécu ces deux derniers mois.
Cette constatation lui serra le cœur.
Alors quoi de mieux pour se remonter le moral qu'étudier minutieusement ?
Cependant, une bonne nouvelle venant de la bibliothécaire madame Pince vint chambouler ses plans.
Effectivement, et ce, grâce à l'aide de Minerva Mc Gonagall, Hermione put avoir accès aux livres de Médicomagie que la Faculté des Sciences de Londres lui avait généreusement envoyée pour qu'elle puisse commencer son apprentissage théorique de la formation de Médicomage. Elle ne savait pas encore dans quelle spécialité elle allait se consacrer mais était déterminée à suivre cette carrière.
Elle venait à peine de commencer le chapitre cinq du livre « Les sorts de base de la Médicomagie générale » quand elle fut interrompue par Ginny qui s'installa en face d'elle en la saluant gaiement, signe avant coureur que la rouquine avait énormément de questions à lui poser et qu'aucune fuite ou refus de répondre ne serait accepté.
Hermione soupira théâtralement, un léger sourire aux lèvres :
-Il y a trop d'oreilles indiscrètes pour que je te dise quoi que se soit !
-Ça tombe bien, je suis venue kidnapper tes livres pour les enfermer dans la Salle sur Demande ! répliqua-t-elle en attrapant la pile de bouquins qui se trouvait face à elle. Tu es obligée de m'y suivre si tu veux les récupérer !
-Tu es d'une cruauté, dit la Préfète-en-Chef, faussement outrée.
-C'est ce qui fait mon charme ! claironna-t-elle en se dirigeant vers la sortie de la bibliothèque. D'ailleurs, ce n'est pas Harry qui s'en plaindra !
-Par pitié, je ne veux pas de détails sur votre vie sexuelle !
La benjamine des Weasley rit, ravie de voir son amie rougir tout en regardant autour d'elle afin de voir si des étudiants les écoutaient.
-Alors, tu viens ? s'impatienta-t-elle.
-Oui, oui, soupira la meilleure amie du Survivant.
-Alors ? commença Ginny, en souriant grandement, une fois qu'elle les ait enfermées toutes deux dans la pièce secrète du septième étage.
-Alors quoi ? s'amusa sa camarade.
-Hermione Jane Granger ! s'indigna la rouquine en posant ses poings sur ses hanches avec un air sur son visage qui faisait énormément penser à sa mère, Molly Weasley, quand elle était en colère. Tu vas me raconter toute cette histoire avec Malefoy ! Tout de suite !
-Il n'y a rien à dire, on est amis, c'est tout !
-Il est là le problème : Comment peux-tu être amie avec Malefoy ? Après tout ce qu'il nous a infligé, comment peux-tu ne serait-ce qu'être amicale avec lui ?
Hermione regarda son amie, pensive. Ginny n'avait pas utilisé de ton réprobateur ou haineux, elle était juste… Curieuse. Curieuse de savoir ce qui avait changé dans l'esprit de la Préfète-en-Chef pour accepter la présence du Prince des Serpentard dans sa vie. Curieuse de savoir ce qu'avait bien pu dire ou faire Malefoy pour effacer plus de sept ans de haine commune, pour qu'elle aille jusqu'à lui accorder sa confiance et étrangement, cet intérêt poussa Hermione à se confier, à révéler –à quelques détails près- une partie de son histoire avec Drago qu'elle n'osait dire à personne, par manque de confiance.
-Dès le jour de la rentrée scolaire, en septembre, raconta Hermione, Malefoy et moi avions conclu un accord : Nous devions rester le plus cordial possible l'un envers l'autre, mettre de côté notre rancœur mutuelle afin que notre cohabitation dans l'appartement des Préfets-en-Chefs se déroule dans un climat relativement serein.
La Préfète sourit à ce souvenir car malgré leur entente, les premiers mois avaient été riches en pics en tout genre qui se transformaient inévitablement en disputes. Puis elle se souvint que Drago avait commencé à se calmer dans les remarques acerbes et sarcastiques, après l'avoir surprise dans la salle de bains, enveloppée dans une micro serviette qui ne cachait pas ses belles formes. Depuis ce moment, il se contentait juste de la regarder avec un petit sourire en coin satisfait ou de lui faire des petites remarques lubriques…
C'était à partir de là qu'un jeu avait débuté entre les deux Préfets-en-Chefs, un jeu de séduction subtile et d'indifférence qui s'était achevé à la rupture d'Hermione avec Ron.
-Je présume que votre accord n'a pas vraiment été respecté, supposa Ginny en souriant devant l'air malicieux de son amie.
-Pas vraiment, mais on arrivait à s'entendre et c'était le principal. Puis on s'est mis à discuter ensemble, au début des cours avant de se rapprocher et devenir amis. Il… hésita-t-elle, il m'a…aidé à ne pas culpabiliser d'avoir rompu avec Ron.
-Rassure-moi, tu n'as pas trompé Ron pendant que vous étiez ensemble, j'espère ? demanda la rouquine, inquiète de l'hésitation d'Hermione.
-Non, Ginny, je n'ai pas trompé Ron, affirma-t-elle clairement. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça.
-Désolée, mais j'ai du mal à voir Malefoy avoir une relation amicale avec une fille voire ne rien tenter du tout avec elle et j'ai eu peur que se soit à cause de lui que tu ais rompu avec mon frère.
-Drago n'y est pour rien dans cette histoire. Je ne pouvais pas continuer à sortir avec Ron alors que je n'avais que des sentiments fraternels à son égard. Ce n'était pas juste pour lui.
Ginny acquiesça d'un signe de tête, approuvant ses propos, même si elle sentait qu'Hermione ne lui disait pas tout, qu'elle lui cachait quelque chose au sujet de sa relation avec le fils de Lucius. Elle décida d'être franche et directe, voulant des réponses à ses questions :
-Et sinon, le mythe « Drago Malefoy, Dieu du sexe » est-il vrai ou non ? interrogea-t-elle en souriant malgré son petit air de conspiratrice qui poussait à la détente et donc, à la confidence.
-Quoi ? s'exclama la Préfète-en-Chef, choquée. Qu'est-ce que tu viens de dire ?
-Allons, Hermione, ne me prends pas plus naïve que je ne le suis ! dit-elle, faussement indignée. Même si tu n'as pas trompé mon frère pendant que vous étiez ensemble, ça fait tout de même plus de deux mois que tu es célibataire et je suis sûre que Malefoy en a profité pour jouer de ses charmes sur toi ! Après tout, quel homme saint d'esprit ne rêverait pas de coucher avec toi ? Tu es le fantasme féminin de Poudlard avec ton côté studieuse et très respectueuse des règlements sans compter que tu es une des plus grandes héroïnes de guerre ! Et puis, pourquoi je cherche à me justifier : Ne cherche pas à me mentir, j'ai bien remarqué que tu es nettement moins stressée depuis quelques temps, plus épanouie même… Il y a forcément un homme dessous et les gestes et regards que vous avez échangés Malefoy et toi tout à l'heure ne me trompent pas !
Hermione regardait son amie, abasourdie. Qu'est-ce qui la choquait le plus ? Qu'elle soit un fantasme pour la plupart des étudiants de Poudlard ou que Ginny ait découvert que Malefoy et elle aient couché ensemble ?
Puis un frisson de peur lui parcourut l'échine : Allait-elle la juger puis la rejeter si elle lui répondait positivement ?
-Hermione, dit doucement la petite-amie d'Harry, sur un ton rassurant. Tu es mon amie depuis maintenant sept ans et j'ai confiance en toi et en tes jugements. Jamais je ne t'en voudrais d'avoir profité des charmes de Malefoy surtout si tu lui fais confiance, finit-elle en souriant gentiment.
La Préfète-en-Chef sourit, touchée par les propos de la rouquine. Au fond d'elle, elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance, qu'elle pouvait lui confier ce qu'elle gardait au fond d'elle depuis quelques temps car la crainte d'être rejetée venait d'être balayée par de simples mots.
Alors elle lui expliqua comment Malefoy et elle s'étaient rapprochés depuis l'incident de la salle de bain –évitant de lui dire qu'il datait du mois d'octobre et pas de fin décembre- et que de fil en aiguille ils étaient passés à l'acte.
Ginny ne pouvait s'empêcher d'être extatique et de réclamer des détails sur tout mais Hermione voulait garder ces informations pour elle alors elle ne révéla rien de compromettant. Seulement, la jeune Weasley remarqua que son aînée ne faisait que relater les faits, qu'elle ne parlait pas de ses sentiments et même si elle savait qu'Hermione Granger était une personne rationnelle, elle comprit très facilement qu'elle lui cachait quelque chose d'important :
-Tu l'aimes ? demanda-t-elle doucement.
Hermione releva la tête, sortant ainsi de ses songes, et croisa les yeux bleus remplis de tendresse et de confiance de son amie en mordant sa lèvre inférieure.
-Je sais qu'il est inutile d'espérer qu'un jour Malefoy et moi soyons plus que des amis, alors j'essaie de ne pas m'accrocher à lui plus que nécessaire, mais…
La gorge nouée, Hermione ne put continuer de parler et détourna ses yeux de son amie, mais Ginny avait bien compris la suite :
-Mais tu l'aimes déjà, supposa-t-elle.
La Préfète-en-Chef acquiesça d'un signe de tête avant de la baisser, semblant honteuse de ses propres sentiments à l'égard du Prince des Serpentards alors qu'elle tentait tout simplement de retenir ses larmes afin que la rouquine ne puisse pas voir l'étendue de ses sentiments envers Drago.
-Ne parlons plus de ça, supplia-t-elle, soudainement lasse, et allons manger, c'est bientôt l'heure du déjeuner.
Ginny approuva et se leva du canapé où elles étaient installées et suivit Hermione sans chercher à la réconforter. En effet, la Préfète-en-Chef s'était renfermée sur elle-même et la petite sœur de Ron savait qu'elle n'accepterait aucune aide ou soutien tant qu'elle serait dans sa bulle où elle enfermait les émotions qu'elle ne voulait pas que les autres voient.
C'était à Hermione d'aider les autres et pas l'inverse, ça, elle ne l'acceptait que très rarement
C'est pendant sa lecture de la Gazette du Sorcier –qu'elle lisait afin d'éviter de croiser les yeux acier de Drago ou de parler avec ses camarades qui étaient avides de détails sur son agression de la veille- qu'elle fut interrompue par l'arrivée de plusieurs dizaines de lettres en tout genre qui s'accumulaient face à elle.
Au début méfiante, elle découvrit avec stupeur qu'il s'agissait en fait de lettres de bon rétablissement mais aussi, et ce, à sa plus grande consternation, de beaucoup d'invitations venant d'élèves de Poudlard à sortir avec eux à dîner ou autres rendez-vous en tout genre après qu'ils aient promis de la sauver la prochaine fois que quelqu'un s'en prendrait à elle. Elle reçut même un bouquet de roses blanches, des confiseries et petits-gâteaux en tout genre et même des livres tout neufs mais qu'elle possédait déjà et elle se mit à réfléchir à ce qu'elle allait bien pouvoir en faire tandis qu'Harry et Ginny s'amusaient de sa mine déconfite.
-Tu as besoin d'un coup de main pour monter tout ça dans tes appartements ? interrogea Cormac McLaggen, un Gryffondor de sa promotion qui lui courait après depuis trois ans, un énorme sourire aux lèvres pendant qu'il s'emparait de certains cadeaux.
-Non merci Cormac, s'exclama Hermione en se levant avant de récupérer ce qu'il avait pris. Je viens tout juste d'accepter l'aide d'Harry et je pense qu'à deux on devrait s'en sortir, finit-elle en faisant les gros yeux à son meilleur ami pour qu'il vienne à son secours, ce qu'il fit, heureusement.
-Ok, répliqua le Gryffondor sans perdre son sourire. La prochaine fois, fais tout simplement appel à moi, je serais plus que ravi de t'aider.
-Bien sûr, bien sûr, répondit-elle, crispée. On y va maintenant, Harry ?
Ce dernier embrassa sa petite-amie qui ne pouvait s'empêcher de contenir ses rires avant de prendre les livres et aliments, laissant à Hermione les lettres mais surtout l'énorme bouquet de roses derrière lequel elle se cachait des regards curieux de ses camarades.
-Tu dois être fière d'avoir attirée l'attention de toute la Grande Salle sur toi ! s'esclaffa le Survivant.
-Tais-toi, Harry, je ne suis pas d'humeur !
Mais ça ne fit qu'amplifier les rires de son meilleur ami qui décida de ne plus rien rajouter étant donné qu'il ne voulait pas s'attirer les foudres de la jeune femme. Mais Celui-Qui-A-vaincu était, malgré tout soucieux car il avait remarqué le regard noir que Drago Malefoy avait lancé à Cormac de sa table ainsi que ses yeux métalliques suivre leurs sorties de la Grande Salle et il avait peur du sentiment qui se cachait derrière ces actions.
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Alors, content(e)s de ce chapitre ?
Héhéhé, à votre avis, quel est le sentiment qui se cache derrière les regards noirs de Drago ?
Dans tous les cas, j'ai eu une idée géniale en écrivant ce chapitre sur la suite de l'histoire ! En effet, je trouvais mon Drago un peu trop 'gentil' jusque là mais dès le prochain chapitre, vous découvrirez son côté possessif, rusé, déterminé… Tout ce qui fait de lui le Prince des Serpentard ! Je ne sais pas quand je le publierais –j'ai quand même trois fictions en cours en comptant celle-là et j'accouche de mon deuxième garçon à la fin du mois prochain- mais j'espère que vous serez tous au rendez-vous et que vous ne serez pas déçus par ce que je vous ai concocté !
Dans tous les cas, je vous embrasse tous et vous remercie de me lire et de me laisser des reviews (pour ceux qui en laissent^^) !
Gros poutoux à ma Bêta Lenerol qui, malgré tout le travail qu'elle a avec les autres auteurs qu'elle aide, continue à me corriger ! Si je n'avais pas autant besoin de toi, je crois que je t'aurais déjà canonisé !^^(N/B : Eh ! moi je suis pas d'accord, il paraît qu'au paradis, on s'embête parce qu'il n'y a que les curés et le reste du clergé, alors quant à choisir, je préfère les enfers. Pour l'éternité, il est hors de question que je me bouffe les sangs, je le fais déjà assez comme cela tous les jours, lol !)
A bientôt,
Katty
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