Helloooo! Comment vont mes petits chatons aujourd'hui? Vous êtes tous des êtres magnifiques autant dans l'âme que dans l'esprit et j'adorerais tous vous faire des compliments (aucun rapport). J'aime bien ce chapitre même si je suis désolée, mais vraiment désolée si la copine d'Iwaizumi fait trop Mary-Sue... C'est juste que je me suis inspirée d'une personne que j'aime de tout mon cœur (Oui c'est de toi qu'on parle Lave-Aisselle) et qui sera toujours parfaite à mes yeux 3 Ok alors concernant les reviews de MiaMia33, merci et n'oublie pas que pour les coups de soleil rien ne marche mieux que les cataplasmes au yaourt. Prends soin de toi princesse. et toi Nymouria... poil au bras (oui c'est très la maturité mais pour ma défense je ne sais pas quoi te dire de plus tu es déjà au top du génialissime). Je vous remercie de votre soutien et comme d'habitude j'espère ne pas trop vous déçevoir.

Je vous souhaite un bon moment, une bonne lecture et je vous revois dans approximativement bientôt! Aufiderzein! 3 :)


Iwaizumi déballait ses affaires et vit Akaashi s'avancer vers lui. Il lui tendit la main et la secoua fermement.
La poigne d'Akaashi était faible, et comparée à la sienne sa main était maigrichonne. Il avait la désagréable sensation d'avoir secoué un squelette.

"- Ravi de te revoir Akaashi ! Alors, je dois voir qui aujourd'hui?

- De même, c'est pour Kenma et Asahi. Une histoire de limage.

- C'est qui Kenma, un nouveau?

- Ouais, un pur-sang arabe réformé.

-Fais chier… Je déteste ferrer les chevaux de course. Ils sont craintifs et pire que des piles électriques.

- Je vais demander à Hanamaki de te les amener. Et dis, puisque que tu es là, tu voudras bien regarder un petit truc sur Bokuto?

- Ouais, de toute façon j'ai fini ma journée après vous."

Il enfila son tablier et ses gants et craqua une allumette pour allumer sa forge. La flamme prit rapidement, il pourrait se réchauffer un peu au moins.
Hanamaki s'approcha avec Asahi et salua Iwaizumi d'un mouvement de la main.
Bien que le feu commence à prendre, le cheval ne bougea pas et regardait confiant Hanamaki qui lui tenait la tête. Iwaizumi l'observait du coin de l'œil. Il avait bien vu que le rose semblait préoccupé : son habituel air stupide avait été remplacé par un visage sérieux.

"- Makki, tout va bien ? T'en fais une de ces têtes…

-Iwaizumi il faut vraiment qu'on parle là.

- Ça peut attendre la fin de ma journée ? On se prend un café si tu veux.

- Non ", répondit sèchement le rose avec les sourcils froncés.

Hanamaki ne prenait jamais cet air là. Bon sang mais qu'est ce qui pouvait bien se passer pour le mettre dans un état pareil ?

" - Attends, c'est quoi le problème ?

Iwaizumi prit un dérivoir en attendant la réponse du rose et retira les premiers clous de son sabot avant d'enlever le fer entier. Puis avec un rogne-pied il coupa la corne qui dépassait et prépara sa lime.

- Il s'est passé un truc ? retenta-t-il.

- Iwaizumi on est vraiment dans la merde…

- Oui ! D'accord ! Tu vas cracher le morceau maintenant !?

Hanamaki prit une grande inspiration, et parla, et quand il finit son monologue Hajime stoppa tout mouvement avant de faire tomber le morceau de métal sous le choc. Les yeux écarquillés, il releva la tête vers le rose.

- Tu te fous de moi ?

- J'aimerais bien, mais non même pas.

Le maréchal s'assit un instant pour reprendre ses esprits et ferma les yeux, pinçant l'arrête de son nez pour se concentrer. Hanamaki semblait tout aussi désemparé.

- Malheureusement il n'y a plus rien à faire, on a plus qu'à assumer nos conneries et essayer de ne pas trop leur foutre le seum au passage.

- Putain Hanamaki, on a tellement foiré…

- Bon heu, j'ai vraiment la dose de travail là, il faut que j'y aille… Salut Iwaizumi, à plus!

- À plus, Makki. Et aussi… Prends soin de lui s'il te plaît. "

Le moment ne pouvait pas plus mal tomber pour apprendre une telle nouvelle…

Il le regarda s'en aller tristement et il reprit lassement son travail.
Asahi avait toujours le pied posé sur un petit reposoir et attendait patiemment que l'homme finisse son travail.
Il ajusta le fer pour sa taille et le plongea dans l'eau pour le refroidir avant de le fixer sur le sabot.
Il coupa les clous et lima le tout pour donner un aspect plus propre à la parure.
Un soupir satisfait s'échappa du fond de sa gorge.

Oui, c'est un travail long et fatiguant de ferrer un cheval de trait. À cause de la taille de leur sabot, un maréchal doit employer tout un matériel adapté pour éviter de se faire mal au dos. Encore heureux qu'il soit adorable pensait Iwaizumi.

Un coup d'œil sur les trois autres pieds lui confirma que son travail sur Asahi était terminé. Il tapota l'encolure du cheval pour le féliciter et le rentra dans son box, avant qu'Akaashi lui amène un petit étalon hésitant et apeuré dont la moitié de la tête était caché par son long toupet. Visiblement on n'avait jamais entretenu ses crins… Son poil aussi semblait avoir été bien négligé : il avait des croutes en tout genre, des cicatrices, des piqûres et n'avait jamais été tondu. Iwaizumi en grand amoureux des équidés, pouvait confirmer qu'il était difficile de dire qu'un cheval était laid. Néanmoins sous cet angle, Kenma l'était.

Il l'attacha solidement et implora Akaashi de l'aider. Les chevaux jeunes de sang chauds étaient vraiment une plaie, ils passaient leur temps à bouger, hennir et mordre. Et l'état du derrière d'Iwaizumi pouvait en témoigner.

Rien que le craquement du feu, la vue des outils et les résidus de cornes éparpillés sur le sol suffisait à le terroriser. Il tapait des pieds et relevait frénétiquement la tête.

"- Nan mais attends c'est pas des fers qu'il lui faut, c'est une bonne séance avec un psy…

- Et un coiffeur, rajouta Akaashi en dégageant son toupet. "

Un rire sarcastique échappa au maréchal et Akaashi coinça la tête du cheval entre ses bras. C'était bizarre mais Kenma semblait apprécier d'être à l'abri des regards entre les bras d'Akaashi.

Iwaizumi de son côté militait pour le calmer. Lorsqu'il y parvint il attrapa la jambe du jeune cheval et regarda sous son sabot.

"- Oh mon Dieu… Akaashi viens voir ça…"

Le brun s'approcha et grimaça en regardant la sole. Le dessous de son pied était recouvert de larves.
Il se demanda comment c'était humainement possible de parvenir à de tels extrêmes de négligence. Non seulement le fer était rouillé, mais les clous mal coupés ressortaient et la corne avait poussé par-dessus le fer.

Akaashi recula et contînt difficilement un haut le cœur, cherchant désespérément un peu d'air frais.
Iwaizumi, lui, se contenta de siffler et de préparer son attirail. Il allait se contenter d'enlever le fer. En remettre un ne servirait pas à grand-chose vu les soins qu'il allait devoir recevoir.
Keiji s'écarta et alla nettoyer le van, prévoyant le voyage du cheval chez le véto, tandis qu'Iwaizumi finissait d'abréger le supplice de Kenma.

Finalement l'étalon s'était calmé lorsqu'il avait compris qu'Iwaizumi ne lui voulait que du bien et qu'il allait soulager ses pieds devenus douloureux.

Une fois les quatre fers retirés et son matériel nettoyé il lui fit faire quelques pas pour grimper dans le van et l'y attacha solidement. Il nettoya brièvement son tablier en attendant l'arrivé d'Akaashi qui voulait lui montrer Bokuto.

Celui-ci marchait penaud, les oreilles en arrière et la queue entre les pattes.
Il ne lui fallut qu'une seconde pour comprendre qu'il était de mauvais poil. Il tenta à plusieurs reprises de mordre le bras d'Iwaizumi, mais était systématiquement repoussé par sa voix grave et menaçante.
Il regarda ses sabots, vérifia le fonctionnement de ses articulations et palpa ses jambes. Bokuto avait beau être un cheval de sport, un athlète, il était très sensible des pieds et avait l'habitude de consulter Iwaizumi.

"- Rien sur les fers et les jambes, par contre il a des légères inflammations au niveau des glômes antérieures. T'as des nouvelles guêtres ?

-Non, je les ai juste nettoyées avec du savon et de l'eau…

-Ça ne peut pas être ça… Bon écoute, ça ne m'a pas l'air très grave, mais si ça empire emmène-le chez un vétérinaire, ok ? Je te conseille celui du centre-ville, il est top.

-Tu crois que c'est pour ça qu'il est de si mauvaise humeur ?

-Non, je pense juste que c'est le propre de Bokuto de se comporter comme il le fait.

-Merci Iwaizumi, on se revoit demain, au concours ?

-Ouais, j'espère que ton cheval ira mieux d'ici là !

Akaashi força un sourire et reconduisit Bokuto au pré. Il commençait à en avoir ras le bol du comportement de son cheval. Lorsqu'il le lâcha il se posa une minute pour l'observer.
Bokuto ne gambadait pas, il ne se défoulait pas, il se contentait de grogner et de battre de l'antérieur dans le vide.

Iwaizumi lui, savait bien ce que Bokuto ressentait mais il le gardait pour lui.
C'était simple, Akaashi transmettait sa dépression à son cheval qui souffrait déjà d'un manque flagrant d'affection.
Chaque parcelle de son corps lui hurlait: " Akaashi regarde-moi ! Akaashi regarde comme je suis beau ! Akaashi regarde comme je saute bien ! "

Il rit nerveusement et rangea son matériel avant de rebrousser chemin jusqu'à l'agence. Décidément ses journées étaient bien chargées. Le matin même il était en plein centre-ville à profiter de l'air frais et des soldes avec sa copine et l'après-midi il retournait déjà au travail...
Quelle plaie ce job parfois.
Sans compter que la vue des sabots de Kenma lui avait coupé l'appétit pour un bon moment.
Enfin, avec ce que lui avait dit Hanamaki il était sacrément dans le pétrin.
Il y repensa et se mordit la lèvre en songeant à ses options.

Il n'y en avait aucune, il allait tout simplement devoir affronter seul les conséquences de ses actes. Comme un adulte responsable.

Il gara la camionnette à côté des autres et alla récupérer ses clés de voiture à l'accueil. La réceptionniste -toujours aussi aimable- jeta le trousseau sur le comptoir et ne prit même pas la peine de le saluer lorsqu'il quitta le bâtiment.

Une journée de merde, c'était ce qui venait de lui arriver. Et le pire c'est qu'il savait que chaque lendemain serait pire encore.
Bien sûr ça ne fit qu'empirer quand il vit, une fois chez lui, que sa copine n'était pas là. Un petit mot sur la porte lui était destiné :

*Hajime je suis partie bosser et je risque de rentrer tard. Mange sans-moi si tu as faim. Je t'aime XoXo.*

Iwaizumi soupira et alla directement s'écrouler dans son lit, en prenant soin d'enlever son pantalon et son tee-shirt. Blottit sous les draps, il se sentait plus que jamais en panique, oppressé par la nouvelle d'Hanamaki et les probables conséquences qu'elle pourrait avoir sur son quotidien.
Il tenta de dormir en fermant les yeux et en pensant fort à la femme qu'il aimait.

Il ne l'entendit pas revenir, mais il sentit peu de temps après quelque chose qui grimpait sur le lit. La pression qu'infligeait ses petites pattes au matelas était à peine perceptible, mais Iwaizumi les reconnaîtrait entre mille.

"- Tendou, c'est pas vraiment le moment-là, je suis pas d'humeur…"

L'animal continua tout de même de s'avancer et vint se blottir contre le cou du maréchal.
Il porta sa main dans ses poils désordonnés et le minuscule lapin s'allongea, calé contre la fraicheur de la peau d'Hajime.
Il était doux, et chaud, une vraie boule de poils.

Tendou était le " lot de consolation ", si l'on peut dire, d'Iwaizumi de la part de sa compagne. Elle avait refusé la présence d'un chat, d'un chien ou tout autre animal dans leur foyer.

Au début il avait eu du mal avec son caractère malin et intrépide, mais à force de petites bouilles trop mignonnes et de séances de câlins, il avait fini par adorer cette petite bête.
Ce qu'il, bien sûr, n'avouerait jamais de vive voix.

Dans cette situation, il avait besoin de réconfort et de soutien. Et rien que la présence du lapereau endormi près de lui lui suffisait à oublier temporairement tous les problèmes qui le tracassaient. Il parvint à se détendre, remonta les couvertures sur lui et posa sa main entre les oreilles de l'animal. Celui-ci se rapprocha de lui pour placer sa tête sous son menton et il plongea dans un profond sommeil.

Le petit corps de l'animal se soulevait lentement au rythme de sa respiration et apaisait Iwaizumi. Ses longues oreilles fauves étaient sagement rabattues et ses pattes étendues contre lui.

Après une longue journée, rien de mieux que de rentrer chez soi. Le seul lieu où le brun se sentait réellement à sa place.
Il se laissa aller à la fatigue lui aussi et somnola quelques heures.

Il n'entendit pas le cliquetis de la serrure ni les pas de sa compagne qui était rentrée. Elle ouvrit lentement la porte de la chambre et les aperçus en train de dormir. Malgré le côté très attendrissant de la scène, elle se décida à aller le réveiller.

"- Hajime ? Murmura-t-elle en lui secouant l'épaule. Lève-toi marmotte ! Je vais faire à manger. "

De la nourriture ? Chouette ! Probablement la seule chose qui pouvait le motiver à se lever.
Elle repartit aussitôt, ne laissant pas le temps à Hajime de totalement assimiler la situation. Il ouvrit les yeux et attrapa son téléphone par réflexe.

Six appels manqués et deux messages en l'espace de seulement trois heures.
Il ouvrit en premier celui d'Akaashi :

De : Akaashi Keiji (Karasuno)

Sujet : Kenma

Objet : Salut ! C'était juste pour te dire que j'ai emmené Kenma chez le véto pour le faire soigner mais qu'ils l'ont redirigé vers la clinique Nekoma pour une hospitalisation sur une période de trois semaines. Son ancien propriétaire avait déduit que c'était un cheval de course raté et l'avait laissé à l'abandon dans un box couvert de moisissures. Du coup merci pour tout, bonne soirée.

Iwaizumi se sentit soulagé pour Kenma, et souhaita intérieurement bonne chance au prochain qui s'en occuperait.

Puis il ouvrit un message de la part de Tooru :

De: Churros-Kawa

Objet: LBFHFF
Sujet: Iwaaa-chaaaaaneeeuh!
T'es venu au club sans me dire bonjour! ヽ(`⌒´)ノ
Demain pour le concours tu montes Aone en saut.
Et t'aurais dû rester plus longtemps ça a dégénéré avec Michimya et Bokuto. Akaashi lui a filé une de ces corrections mec ! Putain Bokuto il est pas près d'oublier mdr
Du coup la pauvre Mimi elle prend Prince demain X)
Et j'ai fait cours aux deux idiots OMG comment Kagedrama elle m'a soulé!
Sinon Hinata il est toujours aussi nul mdr
Répond mwa vite!

Il décida de l'ignorer et regarda la liste de ses appels manqués, tous de Tooru.

Il soupira un bon coup et poussa gentiment le lapin de son lit pour s'habiller un peu.
L'animal fonça dans la cuisine où sa copine préparait à manger. Iwaizumi la rejoignit et l'enlaça par la taille, murmurant un vague "Salut".

"- Tiens, Voilà l'infidèle ! dit-elle en caressant les cheveux du brun.

- Infidèle ? Moi ?

- À peine rentrée je te retrouve déjà au pieux avec un autre homme dans les bras!

Il tenta de réfléchir, le cerveau encore embrumé et ralentit. Puis il tourna la tête et vit Tendou allongé sagement sur le plan de travail, un petit regard innocent plaqué sur la tête.

-Ah tu veux parler de Tendou ? C'est pas moi c'est cet enfoiré qui s'est glissé dans mon lit...

- Pourquoi tu t'es couché si tôt ? T'as eu une mauvaise nuit hier ?

- Non, j'ai juste eu une journée de merde.

Elle le dévora du regard et lui demanda d'une voix douce et amusée.

- Pauvre petit, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? "

Elle se retourna pour être face à lui et rapprocha son visage du sien, emmêlant ses doigts dans sa chevelure brune.

Il posa sa tête sur son épaule et grogna. Lorsqu'il eut fini, elle fit glisser ses doigts sur son menton, lui releva la tête, et le regarda avec ses yeux pétillants.

"- Hajime… " Commença-t-elle doucement, murmurant ces mots à quelques centimètres des lèvres d'Iwaizumi. " Tu me lâches maintenant ? Sauf si tu veux que je fasse cramer toute la maison…

- T'es cruelle Sakiko ! Répondit Iwaizumi en partant s'installer sur une chaise."

Il croisa les bras sur la table et bouda, jusqu'à ce qu'elle lui pose une assiette de curry sous le nez. L'odeur le tenta et il entama sa portion sous le regard amusé de sa moitié.

"- Bon alors le grognon, qu'est-ce qui t'est arrivé ?

- Je suis dans la merde, se contenta de répondre le brun, dévorant le contenu de son assiette.

- Pourquoi ?

- J'ai appris une mauvaise nouvelle.

- Et ?

- Je suis foutu.

- Oui, j'ai compris, mais tu veux bien expliciter un peu tes propos s'il te plaît ?

- Tu te souviens de ce qu'il s'est passé il y a sept ans ?

- Oui… Vaguement.

- Quand Tooru et Kei se sont frités et ont littéralement pété un câble pour une histoire avec Daishou.

- Oui, c'est bon je m'en souviens.

- Et il y a deux ans ? Quand il a fait une dépression et que je suis allé le voir à l'hôpital ?

- Oui, mais quel rapport avec ce qui t'est arrivé aujourd'hui ?

Hajime releva les yeux et Sakiko plongea dans son regard assombrit. Il avait l'air au fond du gouffre.
Il porta Tendou dans ses bras et caressa machinalement sa fourrure, tout en racontant l'histoire.

- Et bien il se trouve que Kei est de retour et qu'il travaille pour la clinique vétérinaire la plus imposante de la région qui est en partenariat avec le club où Tooru travaille. Sauf que ni l'un ni l'autre ne sont au courant de leurs présences et que tu sais ce qui va se passer si ils se croisent.

Une fois son histoire finie, il se mordit la lèvre en attendant le jugement de sa moitié.

Elle prit un ton sérieux et moralisateur :

- Mais tu n'y es pour rien n'est-ce pas? Si ils ont décidé de se faire la guerre tu n'es pas à être impliqué ? Puisque de base tu n'as rien à voir avec l'histoire de Daishou.

- Oui mais ce sont mes deux meilleurs amis et je n'ai pas envie d'un conflit qui dégénère…

- Je crois que tu te prends beaucoup trop la tête avec ça… Ce qu'a fait Oikawa à Tsukishima est dégueulasse, et ce qu'a fait Tsukishima par vengeance, à peine plus potable… Ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes!

- Il y a un autre problème Sakiko… Tooru ne sait toujours rien de ce qu'il a fait dans cette histoire, il ne sait rien de ce qui est arrivé à Kei non plus. Je, enfin on, lui a en quelque sorte menti sur la raison qui avait poussé Kei à partir.

- Dans ce cas tu fonces lui dire la vérité et on en parle plus, c'est bon. Il te fera la gueule un jour ou deux, ce qui n'est pas plus mal. Puis il reviendra pleurer à tes pieds pour avoir un pain au lait.

- Tu as raison, je vais aller tout lui dire. Merci beaucoup. Et désolé de te mêler à mes problèmes…

Elle souffla et s'assit sur la chaise d'à côté, caressant le dos d'Iwaizumi pour le rassurer.

"- Au fait ! S'exclama-t-elle en le coupant dans ses pensées. Tu as un concours demain ?

- Oui, tu viens ? Demanda-t-il les yeux plein d'espoir

- Hajime, tu sais bien que je n'aime pas les chevaux…

Il retourna à ses bouderies et grogna de mécontentement, avant que Sakiko n'explose de rire et lui tape dans le dos.

- Mais bien sûr que je viens abruti !

Un sourire se dessina sur son visage et il déposa Tendou sur le sol, avant de se rapprocher s'elle et de poser sa main sur sa joue. Ils se regardèrent amoureusement et finalement Hajime déposa un baiser sur ses lèvres. Sakiko y répondit instantanément, faisant glisser ses lèvres douces contre celle du maréchal. Le baiser était tendre et long, suffisamment pour réconforter le cœur d'Iwaizumi. Ce fut Sakiko qui y mit fin, se levant et demandant gentiment à Iwaizumi de faire la vaisselle et de ranger la cuisine.

Il se leva et s'activa, alluma l'eau chaude et retroussa ses manches.

Iwaizumi trouvait qu'il avait beaucoup de chance dans la vie : un appartement, une petite-amie, des amis et un métier pas trop mal.
Mais surtout, il avait un foyer, un endroit où il se sentait toujours à sa place.
Peu importe les problèmes et les craintes qu'il avait, tout disparaissait lorsqu'il franchissait le seuil de son appartement.

Sakiko était aux petits soins pour lui, mais surtout elle était toujours là.

La première fois qu'il l'avait rencontré, Hajime avait tout de suite craqué pour son tempérament. Elle était très caractérielle et franche, sans être brutale. Et surtout elle avait été la seule fille dans sa vie à avoir humilié Oikawa devant lui. Puis elle avait souri au brun et l'avait invité à déjeuner avec elle.
C'était une élève du cursus artistique de son lycée : elle se promenait toujours avec son carnet à dessin et possédait sur elle cette expression typique de l'artiste. Cherchant son inspiration dans chaque détail de son environnement.

Depuis la première année de leur rencontre, ils sortaient ensemble. Et même malgré tous les problèmes d'Iwaizumi, elle l'avait soutenu et épaulé comme personne. Elle lui avait fait connaître le bonheur de rentrer chez soi, lorsque quelqu'un nous y attends. Depuis qu'il vivait avec elle, il maudissait chaque nuit qu'il passait sans elle. Et ce sentiment, aussi horrible que rudimentaire, était réciproque. Sakiko et Iwaizumi se complétaient. L'équation était simple, Sakiko était le pilier sur lequel Iwaizumi pouvait se reposer, l'épaule sur laquelle il pouvait pleurer. Et Iwaizumi était digne de confiance, loyal, fort : elle pouvait toujours compter sur lui pour rentrer chaque soir, et partager le repas avec elle. Bien qu'ils s'aiment tous les deux, ce qu'ils préféraient l'un chez l'autre était pourtant bel et bien ces défauts qui les rendaient imparfaits.
Elle adorait chez lui son caractère grognon, parfois plus proche d'un ours que d'un humain. Il adorait chez elle sa tendance lunatique, et en profitait souvent pour l'embêter dans ces moments-là. La complicité et leur différence les unissaient et faisaient de leur couple une énigme aux yeux de tous les autres…

Physiquement elle était un peu son opposé. Elle était plus petite, avait le teint clair et des yeux verts. Ses cheveux châtains clairs retombaient en lourdes boucles sur ses épaules.
Elle n'avait pas un physique démentiel comme celui d'Oikawa, mais tout son corps était harmonieux, et peu importe ce que les gens disaient d'elle, Iwaizumi l'aimait comme elle était.

Alors bon, il y avait des jours avec et (surtout) des jours sans.
Mais qu'importe, tant qu'il pouvait rentrer chez lui, Iwaizumi était heureux.


Note de la correctrice :

Elle était bourrée quand elle a écrit ça je crois. C'était super dur à corriger en tout cas et certaines phrases n'avaient vraiment aucun sens, on s'est bien tapé des barres. Comme d'habitude merci aux reviewers, ça pousse l'auteur à continuer, on ne dirait pas mais ça peut même faire changer le plot ) et moi-même ça me motive à corriger plus vite. Ce chapitre est une petite parenthèse dans l'histoire, on a droit à un truc dégueu, des descriptions, du quotidien et du sexisme ménager (lol). On entre ici dans une phase où les chapitres sont un peu plus calmes (comme depuis tout le début de l'histoire en fait) mais appelons ça… Le calme avant la tempête héhé.

Sinon profitez bien de vos vacances, sauf si vous travaillez, enfin essayez de profiter quand même, j'espère que vos mamans vont bien, on est cool, Salut !

Lave-Aisselle