La suite ! La suite ! Ben oui, la suite…
On n'est pas encore à la fin, mais moi j'y suis presque. Prévue, une classique Finn/Rachel, avec épilogue. Je me demandais s'il existait des partisans d'une fin alternative en Puck/Rachel avec (d'où éventuel Finn/Quinn) ou sans rédemption pour Finn. Alors ? J'attends vos avis.
Merci pour les commentaires et le support !
La soirée avançait doucement, au son de la musique.
Rares étaient les couples qui ne dansaient pas.
Même les célibataires avaient trouvé un partenaire.
La compagnie d'amis et d'être aimés était le meilleur cadeau que Noël avait pu leur apporter.
…
Après avoir jeté Rachel dans les bras de Noah, elle était venue chercher son fiancé. Il connaissait tout de ses tendances d'arrangeuse, et n'aimait pas trop la voir jouer avec la vie de ses amis et relations. Il ne désapprouvait pas ouvertement. Elle s'en arrangeait très bien, n'appréciant pas vraiment l'œil masculin la regardant au milieu d'une de ses obsessions. Il était donc allé jouer avec les enfants, dans une autre pièce. Tous les enfants des invités avaient été conviés. Les plus jeunes, vite lassés de la table et de ses lenteurs, avaient été emmenés dans une grande pièce préparée spécialement pour l'occasion. Elle était simplement décorée, et regorgeait de jouets pour des enfants, filles et garçons, de tous les âges. Aucun d'entre eux ne se plaint. Ils étaient trop heureux de se faire de nouveaux copains et de jouer tranquille, entourés de nounous, laissant les adultes à leur monde, et plongeant dans le leur. Mercedes adorait les enfants, et avait de fonder une famille. Il partageait ce rêve. Ils restèrent donc là, assis côte à côte, heureux, souriants, plongés dans leur propre univers. Ce soir-là, c'était comme si tous ces enfants étaient les leurs.
Rachel dansait toujours avec Noah. Ils n'avaient pas cessé de discuter, adaptant leurs pas à la musique changeante, se tenant de plus en plus près. Elle passait vraiment des minutes très agréables, loin de tout souci et de tout trouble, et ne pensait vraiment à rien. Sauf à la musique, et au bel homme qui ne l'avait pas encore quittée. Elle lui racontait sa vie, laissant certaines parties de côté, et il s'était montré attentif et intéressé. Il n'avait rien révélé de plus sur lui-même, préférant la laisser s'exprimer. Ils partageaient l'amour de l'enseignement, et se racontaient des histoires d'étudiants, et de vie. Elle se relaxait, se sentait bien, mais avait toujours ce petit nœud au fond d'elle, celui qui l'empêchait de se laisser complètement aller. Ce soir, elle espérait qu'il allait disparaître.
Brittany avait rejoint son mari qui venait à peine d'arriver, retenu par le travail. Il était rarement retenu, et souvent en profitait. Par ce qui aux yeux de nombreuses personnes était un miracle, il était vraiment amoureux de sa femme, et adorait vraiment sa compagnie. Elle lui apportait ce brin de folie douce dont le stress était dénué. Elle était heureuse de sa situation, et le rendait heureux. Il savait qu'il devait la surveiller de temps à autre, mais avait confiance en elle. Il connaissait tout de son passé. Elle lui avait tout dit. Tout ce dont elle s'était souvenu. Ce soir, il n'avait vraiment pas voulu que le marché le retienne. En ce moment, il vivait à une autre zone horaire, et il n'y avait rien à faire. Il l'avait juste rejointe, la trouvant seule en train de danser, et la rejoint sur la piste. Il n'avait pas eu de dommages à réparer, ou d'excuses à présenter.
Alyssa retrouva son compagnon. Il venait de déposer leurs jumelles, et en sortant de la pièce les avait regardées un instant jouer avec Mercedes. Il était arrivé tard à la soirée, et elles avaient dormi pendant toute la durée du trajet. Elles étaient les dernières arrivées dans la 'cour des miracles', et avaient couru vers les jouets comme si elles avaient découvert de l'or. Elle avait commencé à lui expliquer ce qu'il s'était passé avec Finn avant son arrivée. Il avait été un peu jaloux, mais le sentiment était vite passé. Ils se faisaient confiance. Leurs professions étaient réputées comme encourageantes aux histoires d'un soir, mais aucun d'entre eux n'avait jamais dérapé. Ce n'était pas avec finn que ça allait commencer. La musique était enivrante et entrainante, et pourtant, ils s'étaient vite retrouvés enlacés, valsant doucement. Elle ferma les yeux et posa sa tête sur son torse. Tout allait bien.
…
Personne ne savait combien de temps s'était écoulé.
Le temps ne comptait pas.
…
Cette trêve ne dura pas.
…
Un bruit sourd, suivi d'un autre de verre cassé se firent entendre.
…
La musique ne s'arrêta pas.
…
Rachel fut la première à réagir.
Se servant de son ouïe exceptionnelle, elle détermina la provenance du bruit avec précision. Et n'aimait pas beaucoup ce que son esprit lui indiquait. La cuisine.
La seule pièce fermée de tout le rez-de-chaussée.
…
Apparemment, elle ne l'était plus.
Un mauvais pressentiment s'empara d'elle.
Elle se rua dans cette direction, sans un mot, laissant Noah planté là.
Elle avait plus pressant.
Elle s'excuserait plus tard.
…
Elle arriva en premier.
La plupart des invités l'avaient suivie. Parmi eux, les futurs mariés.
Elle vit Mercedes arriver en courant, tenant la main de son fiancé.
Elle lui lança un regard, et Mercedes parla.
« Allez, tout le monde ! La fête, c'est par là. » Elle pointait du doigt vers le séjour.
Remis de leur choc et de leur curiosité initiale, tous retournèrent dans la pièce désignée.
Seulement quelques secondes s'étaient écoulées.
…
Rachel bénissait Mercedes. Son amie avait empêché la soirée d'être davantage perturbée. Rien ne ruinerait ce mariage. Même le désastre qui venait de se dérouler dans la cuisine.
La pièce montée était détruite.
…
Elle avait détourné son regard une première fois, s'assurant qu'elle ne rêvait pas.
Ce n'était pas un rêve.
Elle avait détourné son regard une seconde fois, et avait croisé celui de Mercedes.
Les environs s'étaient vidés.
Ses yeux, depuis, s'étaient fixés. En direction du sol.
…
Le choc s'était emparé d'elle.
Elle ne voulait pas croire au signal sue ses rétines envoyaient à son cerveau.
Elle ne voulait pas croire que la pièce montée n'existe plus.
Qu'il n'en restait plus que cette masse informe écroulée sur le sol.
Surtout, elle ne voulait pas croire qu'elle n'était pas seule.
Elle ne voulait pas accepter que Finn était là, partiellement enseveli sous les morceaux.
Il n'avait pas pu ruiner le mariage de son propre frère.
Il n''avait pas pu faire ça.
Et pourtant, l'image ne changeait pas.
…
Personne ne sut combien de temps elle resta immobile.
Le stress dépassé lui avait fait perdre toute pensée cohérente.
Plus rien ne fonctionnait.
…
Au moment précis où elle reprit conscience du flot de pensées se succédant dans son esprit, elle sortit de sa stupeur.
Et se mit au travail.
…
Elle regarda Finn.
Il n'avait pas bougé.
Il regardait droit devant, le regard perdu. Dans le néant.
Il était absent.
Une partie de lui sut qu'il n'avait pas bien agi.
Qu'il s'était mal comporté. Encore une fois.
Son inconscient l'avait fait rougir.
…
Elle se dirigea vers lui, et le leva. Des morceaux de gâteau tombèrent de ses habits. Elle les laissa. Elle y reviendrait plus tard.
Sa première mission, c'était d'éloigner le danger public du périmètre. A ce moment-là, elle ne voulait qu'une seule chose. Qu'il parte. Loin.
« Finn. »
Il la regarda, le regard toujours perdu.
« Viens avec moi. »
Elle le prit par le bras, et l'entraina avec elle.
Elle ferma la cuisine, prit un détour pour éviter d'être vue, et sortit de la maison.
Elle trouva les clés de sa voiture dans sa poche, ouvrit la porte conducteur, et le fit s'asseoir dans le siège. Elle claqua la portière, ayant fait tomber les clés sur ses cuisses, puis retourna à l'intérieur.
Le gâteau n'avait pas bougé.
Il gisait toujours sur le sol.
…
Elle essaya de procéder avec méthode.
Elle se protégea les mains, se souvenant des bruits de verre. Lorsqu'elle vit que la bouteille s'était cassée dans l'évier, elle était soulagée. Et garda les gants.
Elle ramassa les étages, soulevant délicatement les parties intactes avant de les reposer sur la table.
Ouvrant un placard, elle sortit grand deux saladiers, et commença à ramasser avec soin ce qui était toujours sur le sol, en séparant du mieux possible la couche extérieure du reste.
…
Elle avait un gâteau à réparer.
Un mariage à sauver.
Et elle allait le faire.
Même si ça lui prenait le reste de la nuit.
Quelques larmes commencèrent à couler.
Elle ne les essuya pas.
…
Alyssa était de ceux qui ne s'étaient pas déplacés. Elle savait que son amie ne voulait que personne ne voie les dommages causés, si dommages il y avait. Elle n'allait pas ajouter deux paires d'yeux sur la liste de ceux qui avaient vu. Elle préférait rester enlacée avec son compagnon, dansant doucement à tous types de musique.
Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait avoir une soirée comme celle-là. Rien ne la gâcherait. Sauf ce qui la turlupinait déjà depuis quelques minutes, et qu'elle essayait désespéramment de mettre de côté dans son esprit, voire d'oublier complètement.
Elle savait qu'il s'en était rendu compte. Ils se connaissaient trop bien.
« Lyss, tu as quelque chose sur ta conscience. Tu parles encore moins que d'habitude.
« C'est ce que finn m'a dit. Ça concerne Artie et l'une d'entre nous. C'est rien.
Il laissa passer, cette fois.
…
Plusieurs minutes passèrent, et Alyssa ne se relaxait toujours pas. Elle était toujours dans les bras de son compagnon, et pourtant, rien n'y faisait. Lui aussi s'en rendait compte.
« Tu dois y faire face, Lyss. Le plus tôt sera le mieux. Tu ne pourras profiter de rien si tu ne le fais pas. » Il parla, inquiet de l'attitude trop silencieuse de sa compagne.
Elle réfléchit quelques secondes.
« Comment se fait-il que tu sois si sage ? »
« L'expérience, amour. »
Elle le frappa gentiment sur le torse. Ses yeux souriaient.
« Non, sérieusement. »
« L'expérience. Je suis sérieux. Ça ne sert à rien de garder quelque chose comme ça à l'intérieur. C'est la fête. C'est le réveillon de Noël. Et pour couronner le tout, un mariage. Tu sais bien que si on avait dû bosser ce soir, tu aurais immédiatement parlé de ce qui ne pourrait ne pas aller. Tu n'aurais rien laissé ruiner les moments de calme et de fête qu'on aurait eu avec nos amis et collègues. »
« Et la musique serait plus forte. Et l'ambiance plus survoltée. »
« Chut. Tu sais bien qu'on est très heureux d'être là. Ça n'a pas été facile d'obtenir ces deux jours pour toi et moi. »
« Tu as raison. »
« Je sais. C'est pour ça que tu m'aimes. »
Elle ne répondit rien. A la place, elle l'embrassa avant de s'éloigner. Ils étaient très heureux, en effet.
« Va voir les filles. Je suis sûre qu'elles s'ennuient de leur père. »
« Tu parles. Elles sont en train de jouer avec leurs nouveaux copains et copines. » Il lui répondit, y allant toutefois. Il avait eu raison. Encore une fois.
…
Alyssa se dirigea vers une autre pièce de la maison. Elle en aurait besoin d'une vide. Elle savait exactement où elle voulait aller.
Sur le chemin, elle envoya un message sur le portable de quelques personnes. Elle avait quelque chose d'autre à tirer au clair. Quelque chose qui pourrait faire des dommages incontrôlables dans le futur. Au moins ce soir, elle pouvait essayer de les contrôler, et de faire disparaitre le problème.
Au fond d'elle-même, elle se demanda si sa curiosité maladive ne lui avait pas fait commettre une grave erreur.
