Et voilà le chapitre 7 :)
À titre d'indication, je crois qu'après ce chapitre, il n'y en aura que trois, peut-être 4 autres :)
...
En entrant chez lui, Reid se dirigea droit vers son canapé et s'y lança sans plus de cérémonie.
Il resta immobile à regarder son plafond, étendu, jusqu'à ce qu'il décide finalement d'attraper son portable, objet qu'il n'avait vu depuis une éternité, puisqu'il ne l'avait pas regardé depuis son enlèvement, s'étant limité à l'arranger tout à l'heure sans pour autant y porter plus attention.
Il remarqua qu'il avait eu 3 appels manqués venant de Morgan, le 21 dans la matinée, se disant que c'était certainement quand il était venu lui rendre visite avant de constater sa disparition. Il n'avait plus eu ni appel, ni texto ensuite. Il alla ensuite voir sa boite de réception, ne sachant pas si c'était par ancienne habitude ou juste à cause de cette étrange curiosité qui le tiraillait.
Il constata qu'il avait eu un courriel de Bobby, datant du 23, jour où on l'avait retrouvé et que lui était mort... Il resta perplexe devant ce message quelques instants avant de se décider à l'ouvrir.
Il lut le message :
Cher Spencer,
J'ai pris le temps de t'envoyer ce souvenir avant de partir. Comme tu le remarqueras très bientôt, c'est une vidéo thermique du moment que l'on a passé ensemble. Pas besoin de te dire que c'était chaud sous tous les sens du terme mon chéri...
J''aurai tout de même aimé avoir un peu plus de temps pour en profiter, mais sache que j'ai passé un très moment en ta compagnie. D'ailleurs, tes couleurs m'ont montré que c'était réciproque petit coquin :p
Vois de toi-même à quel point c'est excitant mon mignon )
Je t'embrasse très fort, mais sache que tu garderas toujours une place dans mon cœur.
Éric
Cela avait au moins le mérite d'être clair : Éric s'était donné la peine de lui envoyer ce message en se servant de l'adresse courriel de Bobby avant de fuir car les policiers étaient en route. Il lui semblait bien que c'était étrange qu'il ait fermé la lumière avant de passer à l'acte et qu'il devait y avoir quelque chose derrière ce comportement, sachant qu'il n'était décidément pas quelqu'un de pudique...
Il cliqua sur la vidéo mis en pièce jointe et appuya sur « jouer » Il se dit alors c'était plutôt étrange en fait de distinguer toutes ces couleurs s'étendant sur l'image, allant de l'oranger au rouge foncé entre leurs deux corps qui se confondraient presqu'en un seul... Cependant, il avait vu bien pire, il l'a regarda donc sans sourciller.
Il supprima ensuite ce message comme tous les autres qu'il avait auparavant reçu. De toute manière, il se souvenait de chaque détail de ces derniers à cause de sa mémoire eidétique, alors cela ne valait pas la peine de prendre le risque que l'on puisse un jour retrouver ces preuves en les gardant.
En le supprimant, il réalisa que c'était terminer, pour de bon, enfin... Éric lui avait fait ses adieux. Ces hommes-là ne chercheraient pas à le retrouver, il n'en valait pas la peine à leurs yeux pour se donner tant de mal.
Il pensait au début qu'ils étaient mêlés à ce retour en arrière, qu'ils avaient aidé Bobby, mais il avait rapidement compris après s'être retrouvé là-bas que seul lui avait tout orchestré, et que hormis cette visite plus ou moins improvisée, ils n'y avaient pas participé, que ce n'était en fait que son plan de secours visant à lui faire perdre ses moyens quand le moment serait jugé importun...
Il pouvait donc être serein, c'était la fin... Cependant, jusqu'où la serait-elle? Ça, il ne savait pas encore.
Il se releva alors pour s'asseoir, déposa son portable et prit à la place son badge; le regardant, le fixant, le scrutant. Il ne savait pas ce qu'il ferait à présent, il était clair qu'il ne ferait plus partie de l'équipe à proprement parler, comme l'avait démontré la scène un peu plus tôt dans la journée... Cependant, s'il partait, enfin s'il démissionnait, cela serait dire que Bobby, Éric, bref tous ces types, auraient finalement gagné. Il ne voulait et ne pouvait décidément pas leur offrir ça.
Il se servit un verre et continua de jouer avec son badge pendant un moment. Il soupira finalement en le déposant puis se dit qu'on lui avait peut-être pris sa place comme membre de leur famille, mais qu'il n'abandonnerait pas son travail pour autant. Il suffisait de n'être là que pour le côté professionnel, comme il l'avait été peu avant son enlèvement après tout. S'il avait survécu encore aujourd'hui, c'était peut-être pour devenir une sangsue qui s'agrippe à n'importe quoi même si personne ne veut d'elle... Il fallait croire que c'était sa destinée...
Il passa le reste de son congé maladie à faire des mots croisés, ses journaux s'étant accumulés durant son absence et n'ayant pas pris ses dossiers à son bureau, les oubliant dans sa hâte de partir au plus vite après sa visite.
La semaine passa rapidement et le jour d'aller travailler arriva finalement. Il se prépara tout en buvant rapidement 3 grandes tasses de café, anxieux, tout en s'en préparant une autre pour le voyage. Il faut dire que sa dépendance à la caféine avait atteint un sommet depuis qu'il avait pu recommencer à en boire. Il ne tenait habituellement pas plus de quelques minutes sans avoir une tasse à la main, cela le rendait peut-être plus nerveux mais son côté réconfortant en valait largement la peine à ses yeux...
Il prit enfin son sac de bandoulière habituel et partit. Sur tout son trajet en métro, il buvait son café en triturant nerveusement son sac, témoignage de sa grande nervosité.
Arrivant devant l'immeuble, il hésita; il n'avait pas pensé à regarder l'heure depuis qu'il s'était réveillé et était plus d'une heure trente à l'avance... Il se demandait s'il faisait vraiment le bon choix en retournant travailler finalement.
Il pénétra enfin dans l'enceinte et se dirigea vers son bureau, en s'arrêtant se prendre une tasse de café dans la salle de pause sur le chemin.
Il s'assit ensuite à son bureau, remarquant l'affreuse pile de papier qui s'y trouvait et qui le narguait, le faisant ainsi réaliser à quel point ils pouvaient avoir de la paperasse à remplir en à peine un 1 mois... Il décida donc de se mettre à la tâche.
Hotch arriva une demi-heure après Reid, remarquant que ce dernier était déjà au travail, et ce, bien à l'avance sur son horaire... Il se dit finalement qu'il n'avait pas encore eu la chance de lui parler de tout ceci et comptait bien le faire à présent que l'occasion se présentait.
Il alla dans son bureau et déposa sa mallette avant de rejoindre le balcon central par lequel en voyait l'ensemble de l'établissement et de crier à Reid au travers l'enceinte toujours pratiquement vide :
« Reid, tu peux venir dans mon bureau? »
Reid ne leva pas les yeux de ses papiers, concentré à ses dossiers.
Hotch hurla donc plus fort : « Reid! Reid! »
Ce dernier ne l'entendit toujours pas et il sorti donc son portable pour appeler le téléphone de bureau de Reid, ne sachant pas si son portable fonctionnait de nouveau et scrutant la réaction de celui-ci avec ce dernier en même temps, se demandant s'il avait perdu ses réflexes de membres du bureau durant son absence.
Reid continuait de remplir ses papiers quand un « dring » retentit soudainement près de lui et le fit sursauter et lever de son siège aussitôt. Il resta immobile un moment, en fixant son bureau, sans comprendre d'où cette sonnerie provenait, puis réalisa que c'était son téléphone fixe qui sonnait. Il décrocha finalement le combiné, les mains toutes tremblantes, et toujours visiblement en état de choc.
Il répondit alors doucement : « Reid »
L'autre fixa son employé encore un moment, un peu surpris de cette réaction un peu extrême à laquelle il ne s'attendait pas... : « C'est Hotch. Tu devrais peut-être ralentir un peu le café, non? »
Reid leva sa tête vers le bureau de son patron, et constata qu'il était appuyé au milieu de la balustrade et visiblement en train de l'observer. Il baissa les yeux rapidement et répondit, gêné : « heu, oui... Désoler... »
« C'est bon. Peux-tu venir dans mon bureau? »
Reid hésita un moment et grimaça à l'idée de ce que son patron lui voulait, puis finit par dire « j'arrive... »
Hotch n'avait pas manqué la réaction et l'hésitation de son subordonné... Il dit alors « Très bien » avant de raccrocher et d'entrer dans son bureau.
Reid se dirigea lentement vers le bureau en question, puis finit par arriver en face de ce dernier, entra dans l'embrasure de la porte, puis se figea sur place.
Hotch se tenait debout devant son bureau et dit en s'asseyant finalement : « Assied-toi »
Ce dernier alla s'asseoir et resta silencieux, se disant qu'il ne se sentait encore pas prêt pour l'affronter, en sachant bien qu'il ne l'aurait jamais été de toute manière... S'il l'avait pu, il aurait appuyé sur le bouton « avance –rapide » de la télécommande de la vie afin de ne pas avoir à le faire. Il jouait donc avec ses doigts tout en les fixant en attendant la suite.
Hotch, après avoir longuement observé son employé et ses réactions, parla finalement: « J'ai vu ton dossier médical tu sais. »
Reid, tout en gardant son regard baissé, répondit doucement : « Vous avez donc vu que je suis prêt à revenir travailler... »
« En effet » Après un bref silence, il ajouta : « Cependant, il y a un problème : il n'y est fait aucune mention d'agression... »
Reid releva la tête vers lui avant de répondre calmement : « Car il n'y en a jamais eu »
Hotch maintenait son regard, et lui dit : « Reid, on a vu ce qu'il s'apprêtait à te faire à l'écran... "
« Il ne l'a pas fait. Si vous n'aviez pas remarqué, il s'est arrêté avant d'agir »
« Peut-être, mais Bobby a aussi fait mention qu'il l'avait déjà fait auparavant... »
« Non »
Hotch fronça les sourcils un moment avant de dire : « Alors pourquoi tu n'as même pas réagis quand il t'a embrassé et touché de manière si explicite...? »
Reid se renfrogna immédiatement à cette question, s'étant instantanément croisé les bras et le dévisageant d'un seul coup avant de demander de manière glaciale: « Vous auriez préféré que je pleure, que je cris ou que je le supplie peut-être? »
Le changement d'attitude de ce dernier ne passa pas inaperçu aux yeux de Hotch qui se dit un instant que ce n'était peut-être pas une question à poser, et réalisa par le fait même que cette conversion allait vraisemblablement aller de mal en pis. Cependant, il était trop tard pour reculer, le mal était fait, alors aussi bien continué sur cette lancée: « Non... mais pourquoi refuser de faire le kit de viol à l'hôpital s'il ne s'est rien passé? »
Reid répondit ironiquement : « Car c'est un des privilèges d'une personne majeure et vaccinée »
Hotch haussa la voix en disant : « Reid! »
Il répondit donc : « Ca n'aurait servi à rien, on ne m'a rien fait »
Hotch lui dit alors: « Ca, c'est aux autres de le constater »
Reid tenta de reprendre un peu son calme un moment avant de répondre : « J'ai le droit de refuser de me déshabiller devant une bande d'inconnus qui me prendrait en photos comme un animal de foire et qui me passeraient des cotons tiges partout... Vous savez comme moi comment ça se passe après tout »
Hotch haussa la tête un moment; il pouvait bien comprendre ce point, c'est vrai que cela n'était pas des plus agréables pour les victimes après tout... Et puis cela ne valait pas la peine d'insister, et continua donc sur un autre chemin: « D'accord... Mais j'ai aussi lu ta déposition »
« Donc vous savez déjà ce qui s'est passé »
Il répondit aussitôt sans réfléchir : « J'ai surtout su que tu avais menti sur toute la ligne » Cela lui avait échappé, mais entendre son collègue qui le pensait réellement si naïf l'avait fait réagir spontanément.
L'insinuation si directe de son patron fit perdre un peu de la contenance momentanée de Reid qui s'exclama aussitôt : « Excusez-moi? »
« Tu as menti à propos de tout dans ta déposition »
Reid le dévisagea à nouveau avant de répondre, du plus calmement qu'il pouvait : « Je n'ai pas menti »
Hotch soupira avant de répondre : « Oui, d'abord, tu as dit qu'il ne s'était rien passé là-bas »
Reid fulmina d'un coup : « Pourquoi tenez-vous tant à ce qu'on m'est fait quelque chose? Et à ce que je me sois fait violé en particulier? Ce n'est que sur ça que vous vous focalisez depuis le début! »
Il le regarda un moment, se demandant si ce dernier pensait vraiment qu'il souhaitait qu'il lui soit arrivé du mal... Il répondit finalement : « Reid, je n'y tiens pas. J'essaie juste de comprendre ce qui est arrivé. Je sais qu'il est impossible qu'il ne se soit rien passé...»
Il garda son regard cloué dans celui de son patron en disant froidement : « Vous n'avez aucune preuve de quoi que ce soit »
Hotch commença à devenir un peu mal à l'aise face à la tournure de la conversation, mais n'abandonna pas pour autant: « N'empêche qu'il y a de nombreux points vagues dans ton histoire... Tu veux peut-être me faire croire que le fait que tu décides à prendre des vacances alors que tu n'en avais jamais pris, en m'ayant presque fait tes adieux en même temps, et le fait que tu te fasses enlever durant ces dernières n'est en fait qu'une coïncidence? »
Reid haussa les épaules et répondit simplement : « Oui »
L'autre regarda un moment la déposition de l'autre qu'il avait gardé sur son bureau avant de reprendre : « Tu as dit qu'on t'avait enlevé le soir du 21, soit peu avant qu'on ne constate ta disparition »
« C'est exact »
« Lorsque l'on t'a vu à l'écran, cela avait l'air de faire bien longtemps que quelques heures que tu étais retenus. »
« Non »
Hotch soupira, puis reprit : « Et tu as dit aussi que tu n'avais jamais vu Bobby auparavant »
« C'est vrai... »
Il commença à s'énerver face aux courtes réponses de son employé, alors il lui dit froidement : « Non, vous sembliez bien vous connaitre»
Reid répondit tout aussi froidement : « Non, c'était la première fois que je le voyais »
« Si, Reid, c'était clair. Je me rappelle très bien qu'il a tenu certains propos montrant que vous vous connaissiez depuis longtemps... »
« Il les a inventés pour vous mener en bateau »
Hotch se dit que c'était sérieusement pire que d'interroger un suspect, puisque Reid tournait toutes ses phrases de manière à ce qu'il n'y ait aucune discussion possible entre eux ou juste pour faire un lien entre ses différentes questions : « Tu as dit que Bobby n'avait aucune raison de t'en vouloir »
« En effet »
Il soupira, ayant franchement l'impression de parler avec un mur : « Il a parlé de "quelqu'un comme toi" Cela donne le ton à un certain mobile qu'il avait pour te retenir... Qu'est-ce qu'il voulait dire par là? »
Reid haussa à nouveau les épaules, sans détourner le regard pour autant, en disant : « Je n'en sais rien »
Hotch soupira une nouvelle fois, n'aimant pas ce qu'il s'apprêtait à dire vu comment cela avait déjà tourné en prétendant ce même genre de chose précédemment mais n'ayant pas le choix d'y venir après tout: « Reid, il t'a donné des surnoms plutôt affectueux... Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre vous? » Il ajouta après un court moment d'hésitation : « Un ancien amant peut-être? »
Reid devint rouge soudainement et s'écria : « Pas du tout! Garcia et Morgan me donne ce genre de surnom également, est-ce pour autant qu'on est sortis ensemble? Cela ne veut rien dire! »
Hotch continua rapidement : « Et tu l'as appelé mon amour... »
Il le dévisagea à nouveau avant de répondre « Je suis entré dans son jeu »
Hotch en vint finalement à la conclusion que cette conversation n'était rien de plus qu'une perte de temps, et lui posa une dernière question pratique avant de le laisser partir : « Ton portable fonctionne-il? »
Reid fronça les sourcils sans comprendre un instant puis fini par dire : « Heu... Oui, il est réparé depuis la semaine dernière »
« Très bien, tu peux y aller Reid »
Reid se leva aussitôt et rejoignit son bureau, non pas sans aller se chercher un nouveau café en route, et se remit à sa tâche.
Pour Hotch, il était clair que Reid se braquait dès que l'on mentionnait une possible relation entre les deux, et donc qu'ils devaient en avoir eu une. Il avait dû mettre un terme à leur couple et Bobby l'avait mal pris et s'était vengé en l'enlevant. Reid devait en avoir honte maintenant et c'est pour ça qu'il avait dissimulé toute cette histoire...
Ils avaient rapidement retrouvé l'adresse où Reid était retenu simplement car il y avait peu de Bobby Lachance en Virginie, et après avoir rapidement fait passer le programme de reconnaissance faciale avec le visage qu'ils avaient eu de leur communication, ils n'avaient pas tardé à avoir une adresse. Il avait tenté d'effacer son titre de propriété en le transférant à une tierce personne peu après qu'ils aient eu son nom mais il n'avait pas fait assez rapidement pour que cela fonctionne. Hormis cela, il n'avait absolument rien trouvé, ni à son sujet, ni à ce qui pourrait le relier à Reid.
Il ne pourrait donc pas aller plus loin dans sa théorie, la seule solution pour possiblement découvrir leur lien était de faire un rapport officiel faisant part de ses doutes afin de réouvrir l'enquête et de creuser plus loin...
Néanmoins, il ne pourrait pas faire cela. D'abord, il y avait de bonnes chances que cela n'aboutisse à rien, Reid ayant mentionné qu'il avait effacé toute trace de tout, donc de tout lien possible entre les deux... Ensuite, il ne pouvait pas du fait que Reid risquait de perdre son emploi si on le soupçonnait de cacher des éléments relatifs à l'enquête... Il fallait donc qu'il en reste là...
Reid salua de la main ses collègues qui arrivaient finalement, en leur feignant un léger sourire, sauf à Morgan à qui il fit plutôt semblant de ne pas le voir en ne relevant pas la tête de ses dossiers, par peur de croiser son regard et d'y voir le même mélange de colère et de mépris que la dernière fois.
Ce dernier n'y avait d'ailleurs pas fait plus attention, allant voir les autres à la place avant de se mettre à sa tâche personnelle dans son propre bureau.
Il passa ainsi sa journée, plongée dans ses papiers, puisqu'ils n'avaient pas eu de nouveaux dossiers pour le moment, et sans contact avec aucun de ses collègues, ne se levant de temps en temps que le temps d'aller se prendre une nouvelle tasse de café quand personne ne se trouvait ni dans cette même salle, ni sur son chemin pour y parvenir, et ces derniers n'étant pas allé le voir.
Il leva finalement les yeux en se rendant compte que le bureau était vide et constata qu'il était déjà plus de minuit, en se maudissant une seconde de ne pas avoir fait plus attention à l'heure, mais réalisa la seconde suivante qu'il s'en fichait éperdument en fait, aimant bien plus se retrouver ici qu'être dans son appartement à se tourmenter solitairement.
Reid décida donc de rester ici pour la nuit; il lui suffirait de mettre sa veste par-dessus sa chemise pour cacher le fait qu'il ne s'était pas changé, il l'avait déjà fait plusieurs fois auparavant de toute manière... La dernière fois qu'il l'avait fait, il est vrai que cela avait été infructueux et que Rossi l'avait remarqué car il était davantage sur son dos suite à la mort de Gideon mais aujourd'hui, maintenant qu'il n'existait plus vraiment aux yeux de tous, personne ne le remarquait.
