Oui, je suis en retard, terriblement en retard pour ce chapitre, désolée^^" J'ai comme qui dirait un manque d'inspiration, pas seulement en écriture, également en montage vidéo et en dessin. C'est terrible :(

Heureusement, je reçois un peu d'aide de Kuroe-Sama, et ça m'a boosté pour finir le prochain chapitre(oui, toujours au moins un chapitre en réserve)

J'espère que ce chapitre vous plaiera. Bonne lecture :)


Chapitre 6 : En route vers le château

Quand le lendemain, il se retrouva devant les souverains aux côtés des altesses des royaumes voisins, les professeurs d'Amu, Kukai et enfin Utau, il ne fit presque pas attention à ce que disaient le roi et la reine. Comme il l'avait prédit, Amu n'était pas au côté de sa famille pour lui souhaiter bonne chance. Elle s'était apparemment enfermée dans sa chambre et lançait ce qu'elle avait à porter de main quand on essayait de lui parler. Il regrettait de ne pas lui avoir parlé une dernière fois, de ne pas avoir entendu sa voix mélodieuse et vu son sourire chaleureux avant son départ. Une fois que le roi Tsumugu eut fini, ils se levèrent tous et se rendirent auprès de l'armée qui les attendait déjà près du royaume détrôné. Utau approcha son cheval de celui du bleuté.

-Ikuto, je sais que tu es triste qu'Amu ne se soit pas montré, mais je peux t'assurer qu'elle prit de toute son âme pour que tu reviennes. C'est probablement pour ça qu'elle s'est enfermée à double tour et jette tous les objets à sa portée quand on la dérange.

-En effet, ça ne serait pas étonnant de la part d'Amu-chan, dit Tadase à côté d'elle. Ikuto-niisan, crois en elle, elle ne t'abandonne que physiquement, son cœur est toujours avec toi.

-Son cœur ? fit-il dans un murmure.

Il hocha la tête puis la releva fièrement, les paroles de ses amis lui redonnant l'envie de se battre. De plus, Amu était en sécurité au château, alors rien ne pourrait lui arriver. C'était le plus important pour lui.

Ils arrivèrent enfin sur le champ de bataille, descendirent de leurs chevaux et durent attendre qu'un messager de chaque armée viennent leur faire un rapport sur leur nombre et leurs guerriers. Ikuto regarda le château qu'il avait autrefois connu glorieux et se rappela avec merveille les reflets de la lune sur les façades de pierres blanches, donnant parfois un aspect spectrale à la bâtisse. Aujourd'hui, le château donnait une impression de peur et de méfiance, ses pierres blanches devenues noires et les rayons de la douce lune n'atteignant plus jamais les pierres. Il baissa la tête et passa une main dans ses cheveux, l'assaut était imminent, il rendrait bientôt gloire et dignité à sa maison.

-Ikuto-san, le dernier messager vient de nous apporter le compte rendu de son capitaine, dit Nagihiko.

-Ce qui veut dire…

-Oui. Nous allons bientôt attaquer.

Ikuto regarda une dernier fois l'horizon, prit une profonde inspiration puis se leva de la pierre sur laquelle il était assit, bombant le torse. Ledit messager était petit et recouvert de la tête au pied, sa côte de maille l'alourdissant visiblement. Ikuto leva les yeux au ciel puis s'approcha.

-Qui lui a donné cet équipement ? demanda-t-il à Kukai.

-Qu'est-ce que j'en sais ? Il est du royaume Arc-en-ciel lui !

-Il ne pourra pas combattre dans cet état, dit-il avant de s'avancer vers le jeune garçon.

-M-mais Ikuto ! Et puis zut, fit-il en le laissant aller.

Le jeune garçon se figeant en le voyant arriver et détourna son regard. Ikuto posa une main sur son épaule, le faisant sursauter.

-Dis-moi, où as-tu trouvé cet équipement ?

-O-on me l'a donné monsieur, dit-il d'une voix enrouée.

-Et bien, il va falloir que tu changes ces armures. Cette côté de maille est trop lourde pour toi… et cette épée bien trop longue.

-M-mais monsieur…

Ikuto était sur le point de lui lança un regard noir quand il sentit un parfum sucré qui l'immobilisa instantanément. Il le reconnu immédiatement, c'était l'odeur d'Amu, celui de ses cheveux, de sa peau, de ses vêtements. Il resta probablement quelques temps immobile car le jeune garçon passa une main devant ses yeux.

-M-monsieur ? Tout va bien ?

C'est alors qu'Ikuto remarqua cette main. Doigts fins, pas la moindre cicatrice et, surtout, des ongles longs fraîchement manucurés. Il lui attrapa le poignet et approcha la personne de lui, pour remarquer que l'odeur venait de la personne qu'il tenait. Il écarquilla les yeux en voyant ceux dorés sous le casque que portait cette personne.

-C'est pas vrai…

Elle détourna la tête puis le regarda droit dans les yeux, la détermination lisible en eux, puis enleva son casque, qui tomba par terre, et une chevelure rose descendit en cascade dans son dos.

-Amu…

-Tu t'imaginais m'enfermer aussi facilement dans le château, n'est-ce pas ? fit-elle en souriant sournoisement, victorieuse.

Derrière Ikuto, tout le monde était bouche bée en voyant la jeune fille se révéler. Utau soupira en disant qu'elle aurait du s'en douter, tandis que Nadeshiko riait de l'audace de la princesse. Ikuto la regarda, sa main tenant toujours son poignet, avec plus de douceur cependant.

-Tu es folle… venir ici… tu pourrais être tuée !

Elle retira soudainement son bras de son étreinte puis pointa son doigt sous son nez, le bout de son ongle à moins d'un centimètre de son nez.

-Ecoute-moi bien, prince Ikuto, tu ne me donneras pas d'ordre avant d'être monté sur le trône de ton royaume et que tu reconquiers le titre de prince du royaume de la Lune ! Je t'interdis de me traiter comme une enfant ! Je connais les risques et ce n'est pas toi qui m'empêcheras de faire ce que mon cœur me dicte !

Il avala sa salive et hocha la tête lentement. Elle baissa sa main puis se rua dans ses bras et le serra aussi fort que possible, son nez dans son épaule.

-Je suis désolée de t'avoir crié dessus hier soir. Je t'aime…

Il soupira et enroula à son tour ses bras autour de sa taille, un faible sourire sur ses lèvres.

-Petite idiote, dit-il affectueusement.

Une fois qu'elle se fut changée dans une armure plus légère, elle se joignit à ses amis et ses professeurs. Le plan était simple : occuper l'armée du Comte avec celles des autres royaumes pendant qu'Ikuto, Utau et les autres s'infiltraient dans le château pour régler son compte à Lucifer. Et comme il fallait s'y attendre, Ikuto essaya encore de convaincre la rosette de ne pas se mêler à la bataille, mais sachant jusqu'où elle était allé, c'était peine perdue. Il fut donc décider que seul Ikuto, Utau, Amu et les quatre professeurs s'introduiraient dans le château, les autres distrayant l'armée ennemie. Les sept protagonistes, ainsi que Kukai, se séparèrent des autres. Ils étaient guidés par Utau, qui se souvenait très nettement de l'endroit où se trouvait la sortie du passage secret qu'elle avait emprunté le soir de l'attaque. Elle s'arrêta alors et observa les alentours. Elle tourna alors violemment la tête et se précipita vers une série de buissons. Elle les bougea puis se tourna vers les autres.

-C'est ici, dit-elle calmement.

Ils s'approchèrent et virent à leur tour l'entrée du tunnel. Le blond se tourna vers Kukai.

-Va prévenir Tadase et les autres. Qu'ils attaquent dans environs 20 minutes, ça nous laissera le temps de passer là-dedans.

Il hocha la tête puis leva son poing et le cogna doucement contre le front de la blonde.

-Faites gaffe princesse. On a encore une revanche à disputer quand même.

-Ne me vouvoie pas, crétin, dit-elle en se mettant dos à lui.

Il haussa les épaules puis partit avec un signe de la main aux autres. Utau passa devant eux, les guidant. Elle se souvenait clairement du jour où elle avait été traîné de force dans ce tunnel obscure par Iru et Eru, ses deux professeurs.

Dix ans plus tôt…

Utau savait qu'Ikuto était malade et qu'elle ne devait pas le déranger. Exceptionnellement, elle avait eut le droit de jouer dans le jardin de sa mère, qui émettait toujours une grande réserve quand à la présence des enfants dans son endroit spécial. Non qu'elle pense qu'ils puissent tout saccager, mais elle avait peur qu'ils se fassent mal aux rosiers ou tombent des arbres. Sous la surveillance d'Eru-sensei, elle jouait à la poupée en fredonnant, comme n'importe quelle petite fille de 7 ans le ferait.

La tranquillité de la journée fut perturbée par un effroyable cri qui retentit dans tout le château, malheureusement suivit par beaucoup d'autres, tant qu'on ne pouvait plus les compter après quelques minutes. Iru-sensei apparut alors à l'entrée du jardin et attrapa Eru par le poignet.

-Le château est attaqué ! La reine nous ordonne d'utiliser le passage secret du jardin !

-Quoi ? Mais… la barrière…

-Ils l'ont détruite ! Et ils massacrent tous ceux qui se trouvent sur leur passage, même les enfants !

-Dieu du ciel, murmura la blonde.

Iru tourna son regard vers la jeune princesse puis accourut et la prit dans ses bras.

-Eru ! Dépêche-toi !

-Hai desu !

Elles se mirent à courir vers un endroit où Utau n'était jamais allé, tout au fond du jardin. Eru releva un rideau de lierre et découvrit à la vue de la petite blonde un tunnel. Elles s'y engouffrèrent et ne s'arrêtèrent pas de courir. La petite fille les arrêta cependant.

-Attendez ! Père et Mère… et Ikuto… pourquoi ils ne viennent pas avec nous ?

Les deux femmes se regardèrent, ne sachant quoi répondre. Utau sauta des bras de son professeur et rebroussa chemin sur quelques mètres. Mais elles la rattrapèrent.

-Princesse ! Si vous repartez, ces hommes vous tueront ! hurla Eru.

-P-pourquoi ? J'ai fait une bêtise ? demanda-t-elle, ses yeux s'emplissant de larmes.

-Non. Il y a dans ce bas monde des gens qui tuent pour le plaisir de voir le sang couler.

-C'est un plaisir bien dégoûtant mais certains hommes ne peuvent s'en passer, expliqua Iru. Votre mère la reine nous a dit de vous mettre à l'abri. Nous allons le faire puis nous retournerons chercher Ikuto.

-Il viendra ?

-C'est promis, dit Iru en tendant son petit doigt à la jeune fille.

Tendant son minuscule petit doigt, elle l'enroula autour de celui de l'adulte puis brisa le contacte rapidement. A ce moment, des cris retentirent de pas très loin.

-Halte là ! Donnez-nous cette enfant ou vous mourrez !

Iru reprit la petite blonde dans ses bras.

-Allez tous crever !

Si Eru fut offusqué par un tel langage devant l'héritière du trône, elle l'oublia quand une flèche passa à quelques centimètres de son oreille. Elles se mirent à courir, sachant que la vie de la princesse pouvait être prise à chaque instant. Iru était plus rapide, malgré la princesse dans ses bras, et c'est avec horreur qu'elle se retourna après avoir entendu Eru crier. Elle la vit tomber par terre, une flèche dans le dos.

-ERU !

-N'approche pas ! La princesse… sauve Utau-chama ! supplia-t-elle en se redressant du mieux qu'elle pouvait.

En une fraction de seconde, elle hocha la tête et s'enfuit, ses yeux inondés de larmes. Elle fuit plus vite que jamais, sans écouter les protestations d'Utau, semant de loin les poursuivants, lorsqu'elle entendit le cri d'agonie de son amie. Elle se retourna, ne voyant plus personne derrière elles. Elle prit une profonde inspiration et cria de toutes ses forces.

- !

Puis elle se retourna et quelques minutes plus tard, elle se retrouva dehors. Comme prévu, Daichi, son ami et défouloir à ses heures perdues était là. Elle le regarda comme si elle allait lui sauter dessus pour pleurer mais se retint. Ikuto l'attendait. Yoru avait promis de le cacher et de se faire passer pour lui pour gagner du temps. Iru espérait arriver avant les sauvages qui avaient attaqué le château.

-Iru, qu… qu'est-ce qui s'est passé ?demanda le cavalier.

Elle secoua la tête, sécha ses larmes et mit Utau dans les bras du jeune homme.

-Aucune importance. Conduit la princesse à l'endroit prévu et revient au second point de rendez-vous pour Ikuto-sama.

Puis elle courut vers un arbre et disparut derrière comme par enchantement. Utau se mit à pleurer, comprenant qu'une de ses professeurs était morte, et qu'elle ne reverrait probablement jamais l'autre non plus, qu'elle soit tuée ou disparaisse définitivement. Daichi resserra son étreinte.

-Tout va bien aller princesse. Je vais vous conduire en sûreté.

-Ikuto viendra après ? demanda-t-elle, se reprenant légèrement.

-Oui.

Puis il commença à galoper.

Utau plissa les yeux en se rappelant ses douloureux souvenirs. Ikuto lui posa une main sur l'épaule. Elle la repoussa.

-Je n'ai pas besoin de ta compassion !

-Ce n'est pas ça… Tu as failli marcher sur un squelette.

Elle se retourna et vit Miki agenouillée près du squelette. Miki écarquilla les yeux.

-On dirait… c'est de la soie !

-Tu peux le dire même dans l'état de ce tissu ? s'exclama Ran.

-Il n'y a pas de doute possible. C'est de la soie de verres à soie lunaire. C'est une très belle matière, excellente aussi bien pour la vie de tous les jours qu'en combat. Mais pourquoi cette personne…

-C'est Eru-sensei ! s'écria Utau, portant ses mains à ses oreilles en reconnaissant les motifs de sa robe. Quelle horreur ! Ils l'ont laissés ici… peut-être qu'elle était encore en vie…

La blonde baissa la tête et tomba à genoux, réalisant tout à coup pour la seconde fois que son professeur la plus stricte était bel et bien morte. Amu s'approcha et s'agenouilla avec elle, posa sa main sur son épaule et se pencha vers son amie.

-Utau, elle est morte pour te sauver non ?

Elle hocha la tête positivement, ne relevant pas les yeux.

-Dans ce cas, tu n'as pas le droit de t'abattre comme ça. Elle croyait en toi et savait que tu pourrais revenir pour récupérer ton trône.

-A-Amu, fit-elle en la regardant.

-Ne laisse pas ses efforts se perdre en vain. Rends-lui justice en regagnant ce qu'on t'a volé !

La blonde hocha fermement la tête, sécha ses larmes et se redressa. Oui, elle allait reprendre le trône de sa mère, volé par un maniaque, un détraqué en quête de pouvoir qui n'avait pas trouvé mieux que de voler les terres d'autres et de se proclamer souverain. Il était temps de lui montrer qu'il n'était rien de plus qu'un parasite qui s'était approprié une terre qui ne lui appartenait pas.


Oui, le "travestissement" d'Amu doit probablement vous rappeler Mulan de Disney hein? Sauf qu'Amu ne peut pas tromper l'oeil expert... enfin le nez expert d'Ikuto n'est-ce pas? XD

Je vais me débrouiller pour avancer rapidement dans cette fanfic, vu que maintenant j'ai de l'aide si j'ai le syndrome de la page blanche^^