Chapitre 7 : Oublié, mon esprit s'est envolé …


Notes : je rajoute au fur et à mesure des chapitres des avertissements, mais jusqu'où va-t-on aller ?

Avertissement : relation sexuelle non consentie


Le regard toujours pointé vers le sol, les mains tremblantes, j'enlevai le dernier tissu qui protégeait ma dignité désormais oubliée. Son rire retentissait dans mes oreilles encore et encore, et mon cerveau s'était arrêté de fonctionner, comme si je m'étais fait aspiré par un trou noir, plus rien autour ne semblait exister. Je sentis son pied sur ma cuisse, l'écrasant durement de tout son poids, il titilla mon entrejambe avec la pointe de sa chaussure si bien cirée, essayant de créer une quelconque réaction. Quand il n'en obtins aucune au bout de quelques minutes, il soupira, et m'ordonna d'ouvrir son pantalon. Ce que je fis sans sourciller, je n'étais plus là à présent …

Son pénis semi-tendu, le sadique se mit à l'aise, une main posée sur ma tête, tandis que l'autre frottait sa fierté. Il la fit par la suite glisser contre ma joue, mais son rire s'était éteint, seuls des murmures se mêlaient à sa respiration haletante. Il répétait sans cesse ces mots « Bien, bien, Pet », qui semblaient s'imprégner dans ma mémoire. Sans le reconnaître, je sentis des gouttes au goût salé ruisseler sur mon visage, s'immisçant au coin de mes lèvres toujours entrouvertes par la boule. Mon cœur accélérait au fur et à mesure des secondes, si bien que je le sentais jusqu'au bout de mes doigts, et je ne pouvais pas le contrôler.

Au bout d'un moment, ses mouvements s'accélérèrent, ses halètements devinrent plus vigoureux, il tira mes cheveux en même temps qu'il lâcha sa semence sale sur mon visage. « J'aurai tellement aimé que tu puisses goûter à mon nectar, mais ce sera pour un autre jour. Très bientôt même, d'après ton obéissance d'aujourd'hui ». Sur ces mots, il s'en alla, me laissant dans le vide que je m'étais crée. Je ne sais exactement combien de minutes ou d'heures se sont écoulées avant que je ne regagne conscience, et n'efface avec les draps les impuretés désormais sèches et collantes qu'il avait laissées sur mon corps.


Les jours se succédaient, les ordres devenant habituels, je les exécutai sans la moindre hésitation. « Mange Pet, boit Pet, va pisser Pet » était devenu une routine. J'attendais à chaque fois la permission pour chacune de mes actions, et depuis l'électricité ne parcourait plus mon corps. Quelques fois de nouveaux ordres apparaissaient « A quatre pattes Pet » par exemple, et je m'exécutai sans sourciller. Il me ''récompensait'' frottant son membre tendu contre ma joue, ses doigts entortillés dans mes cheveux. Parfois, il me demandait de le prendre en main et je faisais glisser mes doigts le long de son entrejambe « Bien Pet » répétait-il sans cesse de sa voix chantante.

J'en étais arrivé à un point que je ne cherchais même plus à deviner ce qui allait me faire. Même lorsqu'il me demanda de me mettre à quatre pattes, appuyé sur mes avant bras, et mon fessier surélevé dans sa direction, telle ''une chienne en chaleur'' d'après lui. Il ne s'enfonçait pas à cet endroit, ''trop sale'' qu'il disait, ''seul un autre animal pourrait te prendre'' rajoutait-il après quelques frottements de sa main le long de mes côtes.

Et, je laissais dire, je n'avais plus envie de résister, j'étais las, et attendais qu'il mette un terme à ma vie quand bien même je savais qu'il n'en serait rien. Il disait : « Un chien aime que son maître soit content, donc si tu me rends heureux tu le saura aussi, Pet. Viens lèche moi maintenant », tenant son pénis semi-dur dans sa main et l'enfonçant dans ma bouche. Il avait enlevé mon gag quelques jours plus tôt, mais ma voix s'était éteinte il y a des semaines, peut-être des mois auparavant.

Abusant ma gorge, toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus rapide, arrachant au passage quelques cheveux avec sa main qui m'empêchait de me retirer pour respirer. Mon souffle devenait éreinté et les larmes coulaient sur mon visage, à chaque fois qu'il faisait cela. « Bah alors pet, ce n'est pas comme ça que tu vas me rendre heureux, prends en plus ! Ne sois pas timide ! », dit-il tout enfonçant toujours plus son pénis dans ma bouche. Il jouissait à l'intérieur après un nombre incalculable de va et vient, et je devais tout avaler sans broncher, chaque parcelle de sa noirceur finissait en moi.

La première fois, j'avais refusé en tentant d'utiliser ma voix et celle-ci m'avait semblé si étrange à mes oreilles après tant de semaines, voire de mois d'abstinence. Mais il n'avait pas arrêté, une simple pression sur un bouton et je ressentais un puissant courant me parcourir. Il en fut de même les deuxième et troisième fois, sauf que s'ajoutaient à la punition des coups de fouet, de poing et de pied de la part des officiers du gouvernement. J'avais abandonné au final, prenant son entrejambe entre mes lèvres, ensuite il avait éjaculé en moi sans prévenir et j'avais vomis le tout par terre. Le bâtard s'était éloigné de quelques pas, sans que je puisse asperger ses précieuses chaussures. Et il riait, oh oui il riait tellement. A chacun de nos petits cours d'éducation, il ne pouvait s'en empêcher. Sa tactique marchait si bien que je ne protestais plus, même sans le gag. J'étais brisé.


A quatre pattes tel un animal devant lui, je me retrouvais un jour avec ses doigts à l'intérieur de mon corps. Il avait voulu tester de nouveau mes limites, s'assurant de ma complète soumission. Je l'avais vu enfiler des gants en latex, m'ordonnant de lui montrer mon postérieur et sans broncher je l'avais écouté, quand bien même je savais très bien ce qu'il allait faire, j'étais lassé de résister pour ensuite souffrir et abandonner. J'étais devenu sa marionnette, son toutou. Et cet homme qui pourtant avait assuré que j'étais ''trop sale'' pour lui, que je n'étais qu'un animal, n'hésita pas à enfoncer ses deux doigts gantés en moi. Et le bâtard avait bien apprécié, j'avais vu son membre se durcir avant même qu'il ne commence. C'était lui l'animal, pour apprécier une telle chose !


POV Sherlock

Six mois plus tard

« Sherlock, tu dois arrêter ce cinéma »

Je jetai un regard sur l'homme qui venait d'entrer au 221B, toujours le même parapluie à la main. Il n'avait pas changé après tout les crimes qu'il avait commis, seule ma vision de lui s'était dégradée davantage après cet incident. Je n'avais pas retrouvé John, et pourtant j'avais tout essayé, les micros, le piratage des CCTVs, la demande à Lestrade, ce dernier ne m'avait pas cru. John Watson n'existait plus, tout son passé avait été effacé, sans aucun doute par Mycroft ou plutôt par un de ses larbins. Lui qui préférait donner des ordres. John n'avait jamais été avec moi, même son oncle et sa tante mentaient en disant qu'ils n'avaient jamais eu de neveu. J'avais été voir sa sœur, qui avait fait comme si rien ne s'était passé, malgré que ses sourcils se fronçaient lors de la mention du nom de son frère. J'en venais presque à me demander si je l'avais imaginé. Le sociopathe Sherlock Holmes qui possède un ami, d'où venait cette plaisanterie ? De plus venait se mêler à cette histoire une fantaisie qui était impossible, un pouvoir qui ne pouvait pas exister. Et au fur et à mesure des jours, cette idée se renforçait dans ma tête, jusqu'à ce que j'efface de ma mémoire cet homme qui avait autrefois été mon ami imaginaire.

Il y a six mois, j'avais quitté mon plus grand ennemi, déménageant pendant les vacances au 221B, seul. Mycroft s'y étais bien sûr opposé, mais après ce que j'imaginais qu'il avait fait, rien n'aurait pu empêcher cela. J'avais aussi quitté l'université, quatre mois auparavant. Tous n'étaient que des imbéciles, que ce soit du coté des élèves ou des professeurs. Et mon cerveau toujours à plein régime ne supportait plus d'être entouré d'idiots dont le QI si bas faisait baisser celui de toute la fac, ou bien c'est ce que je me disais pour ne pas avoir à affronter le fait que j'étais maintenant seul, ou plutôt que j'avais toujours été seul. Car c'est justement lorsque l'on est parmi d'autres personnes qui sont là sans souci en train de discuter avec des amis, que l'on sent ce poids oppressant dans sa poitrine. Et puis, doucement, j'avais fuit le monde réel, mon cerveau s'était endormi avec toutes ces substances que j'achetais aux coins des rues, et que Mycroft appelait poison.

Ce diable me répétait sans cesse que je devais arrêter ça, que je devais reprendre ma vie en main. Mais, il ne voyait pas ce que mon esprit endormi m'apportait. Tout d'abord, le silence. Je n'entendais plus toutes ces pensées qui m'empoisonnaient. Puis, le repos. Mon corps comme inoccupé, je regardais le plafond sans parasites. Et enfin, John. John, cet ami imaginaire que je m'étais créé. John, un nom si commun, si ordinaire, comme pour me rappeler qu'il était tout le contraire de ce que je suis. Plus la dose était forte, plus longtemps je restais à ses cotés. Ah John, je ne sais pourquoi je t'avais inventé des pouvoirs. Je cherchais peut-être à te rajouter un attrait, tout qui l'était déjà bien assez. Ou bien était-ce mon désir que tu me gouvernes, que tu fasses cesser ce vacarme dans ma tête ? Je ne sais pas.

Mycroft partit comme il était rentré, en silence. Parfois je me demandais même s'il existait, ou bien si comme John, il était tiré de ma pensée, puisque dernièrement, je le voyais plus souvent sous l'effet de ces produits que dans mes souvenirs du temps où je ne prenais pas encore cette potion. Mon esprit très productif aurait pu facilement m'inventer ce frère qui était mon ennemi et qui lui même avait enfermé mon seul ami. Mais non. Il devait être réel, puisque John était toujours là avec moi, dans ce fauteuil que je lui avais acheté. Portant ses pulls si désuets, il me souriait tendrement. Mais soudain ma vision se troubla et je sombrai dans les ténèbres. Avait-je finalement abusé de cet alcool ?


Mon corps était lourd, comme si j'avais dormi une éternité et que tous mes muscles s'étaient atrophiés, et en ouvrant les yeux, je vis ceux du diable. « Mycroft » murmurai-je d'une voix abîmé par le manque d'eau. Il se leva de cette chaise en plastique, qui on ne sait comment ne s'était pas affaissée sous son poids.

« Tu as fait une overdose, Sherlock. Je savais que cela arriverait. » dit-il d'un ton que je ne lui reconnaissais pas, était-ce de l'inquiétude ? Il me fixa droit dans les yeux, semblant chercher une solution au problème que je lui imposais, même si je ne voyais pas pourquoi il ne me laissait pas dépérir ainsi, lui, l'homme au cœur de glace. Il soupira un instant, l'avais-je même déjà vu soupirer de toute mon existence, cela devait bien être la première fois, puis énonça : « Je vois bien pourquoi tu fais tout cela Sherlock, et c'est d'accord je vais te le rendre, ou plutôt te le prêter, il doit toujours continuer son travail. Mais, comme tu t'en doutes, tu dois savoir qu'il n'est plus le même homme, il a changé. Je te laisserai le voir un ou deux jours dans la semaine, cela devrait suffire à effacer cette solitude que tu ressens. Tu as toujours été le plus sentimental de nous deux, Sherlock. »

Je ne voyais pas de qui il parlait, qui donc pourrait m'empêcher de replonger dans la drogue et qui servirait mon frère. Mais soudain mon esprit se réveilla et je prononçai le nom de cet ami que je croyais être une illusion, « John ». Ce mot semblait être un murmure dans le vide, il sonnait étrange mais familier sur ma langue, et je vis la surprise se dessiner sur le visage du diable. Mon frère avait certainement compris deux choses à ce moment là. L'une était que j'avais oublié que cet homme, cet ami, mon seul ami, avait existé. Et l'autre, qu'il en aurait été mieux ainsi, et que cet espoir qu'il m'avait donné allait peut-être me conduire à ma perte.