Chap.7 (dernier)

Après avoir passé un coup de fil à Foreman pour vérifier que la « team » fonctionnait sans lui sous la supervision dévouée de Wilson (pas rancunier), House revient dans la petite chambre de la clinique.

Cuddy dort à nouveau mais son sommeil est plus léger; plus agité aussi.

House observe sa compagne.

A part dans cet avion de malheur,l'année dernière, il n'a jamais eu l'occasion de voir Cuddy dans un si piètre état.

Ses traits sont tirés et les cernes mangent son visage blafard…Ses lèvres pulpeuses sont exsangues…

Une envie tout à fait inopportune de lui faire l'amour, là tout de suite, lui dévore soudain les reins.

House s'approche silencieusement au plus près de Lisa.

Du doigt il commence à tenter de chasser les rides soucieuses du front.

D'une petite pitchenette coquine, il réveille le bout de son nez.

Puis il dessine voluptueusement le contour de ses lèvres, tentant d'y ramener un peu de vie.

Par réflexe, Lisa les humecte de sa langue.

Greg capture cette langue illico et dévore sa bouche d'un baiser profond et ardent.

Délicatement, veillant à ne lui procurer que des sensations de plaisir, les mains de House poursuivent leur voyage vers les seins de sa compagne.

Il lui murmure: « j'ai envie de toi, Lisa Cuddy ».

Cuddy marmonne:- « Greg, tu me rends folle; et c'est de pire en pire. »

House:- « chut , tu commences ta convalescence et tu as besoin de repos.

Mais crois moi ce petit épisode n'était que l'avant-garde des semaines à venir ».

Cuddy: « mais les valises…l'ultimatum… »

House: « zut, tu les as vues? »

Cuddy: - « Difficile de les louper dans l'entrée.

Difficile aussi d'oublier ton ultimatum ».

House:- « Imaginons…imaginons que j'ai été un vieux con jaloux.

Très VIEUX - Très con- Très jaloux.

Jaloux du môme que tu voulais porter.

Jaloux du type qui allait te filer sa semence.

J'ai disjoncté et rien que d'y penser, tu vois là, ça recommence ».

Cuddy (d'un air mutin) : - Donc pour la Fiv c'est non?

House (atterré): « tu es sérieuse? »

Cuddy: - « eh bien c'est un sujet sérieux qui nécessiterait une discussion sérieuse , tu ne crois pas? »

House: - « j'en ai pas une folle envie- mais oui- ce serait nécessaire.

Mais pourrais tu pardonner au vieux con jaloux dont je te parlais tout à l'heure? »

Cuddy: - « je dois y réfléchir …et toi non plus, tu ne m'as pas répondu »

House: …..

Cuddy: - « Grâce toi et ton intervention, je suis redevenue « fonctionnelle »…Alors quoi?

On remet les machines en marche, on les fait briller comme un sou neuf et puis après on les laisse de nouveau s'empoussiérer comme un objet de valeur dans une vitrine de musée? »

House: - «Je te rappelle que les métaphores sont mon domaine exclusif.

Lisa, je en voulais pas t'embêter avec ça maintenant, mais il faudra procéder à quelques check-up complémentaires pour éliminer définitivement toute hypothèse cancéreuse ».

Cuddy:- « House, ne nous cachons pas encore derrière un problème externe.

Tu vas me quitter? Tu as envie de moi mais tu vas me laisser tomber pour que je puisse avoir un enfant?

Dans la salle d'opération, tu avais toute marge de marge de manœuvre pour régler de manière définitive ce problème entre nous, il suffisait de te taire et de laisser le chirurgien pratiquer l'hystérectomie.

Tu t'es battu contre.

Mais tu ne veux pas d'enfant…paradoxal non?

Je ne peux qu'en déduire que tu vas me quitter ».

House (d'une voix grave): - « Tu m'as demandé si j'avais le même désir que toi d'avoir un enfant.

Ou, admettons, c'est ainsi que j'ai entendu ta question…même si je dois reconnaître que tu étais dans les vaps quand tu l'as fait…et que moi j'étais encore mort d'inquiétude pour toi… »

Cuddy : - « c'est gentil ça…ça pèsera lourd dans ma décision de te pardonner… »

House: - « mouais…bref. Je t'ai répondu non, en toute sincérité; je réitère non.

David « comble » cette petite fibre paternelle que je me suis découvert. »

Après une longue pause, House reprend:

- La bonne question que tu aurais dû me poser est sans doute: « Est-ce que tu veux que je sois la mère d'un enfant que nous aurions tous deux conçu dans la luxure et le stupre »

Et tu vois là, sous cet angle…je me sens prêt à m'engager sur un travail acharné et de longue haleine sur les semaines à venir…

Toi - Moi - Notre lit- la baignoire- la cuisine- tout terrain expérimental sera le bienvenu.

Si tu me pardonnes bien sur.

Pas de tableau blanc ni de diagnostic différentiel.

Juste du sexe et de l'amour…Qu'Est-ce que tu en dis? »

Cuddy: - « Greg…

House: - « En fait non, tais toi. Prenons le temps. On en parlera- quelques secondes quand ton merveilleux corps et tes seins affriolants me laisseront un peu de répit…

Sache juste que je t'aime Lisa Cuddy.. »

Fin « du mensonge de Cuddy »

31/08/2007