Hello, hello,
Dans la mesure où c'est "un par jour pendant un mois", c'est un par jour pendant un mois :)
Un gros gros merci à LiliEhlm pour sa correction (et qu'on continuera d'aimer même si elle aime la prélogie, hein) et qui est de loin mon super-héros préféré (même si elle pense le contraire, c'est totalement un super-héros !)
PS. Je réponds aux anonymes sur skaytpapionini (.wordpress .com) dans fanfiction - review anonyme
Evidemment, tout ça n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas (et croyez-moi : j'en pleure tous les soirs)
Jour 07 : (l'intitulé se trouve en bas)
« Je me suis dit qu'on pourrait aller faire du... » Tony hésite. Apparemment ce qu'il s'est dit sonne beaucoup mieux dans sa tête qu'à l'oral. « Patin. »
« Du patin ? » Répète Matt afin d'être sûr d'avoir bien tout compris. Deux solutions : où Tony n'a pas réfléchi longtemps avant de proposer ça (ce qui serait étonnant de la part du milliardaire) ou il sait que Matt est Daredevil (si c'est ça alors il le prend remarquablement bien). « Tony... »
« Du ski ? Tu préfères peut-être le ski. Le ski ça me va très bien aussi, hein. »
Matt soupire et se dit qu'il n'en pipera mot à Foggy. Son ami serait un peu trop amusé.
« Non. Le patin me va très bien. » Marmonne Matt. Il craint les autres propositions qui peuvent lui être faites. Il ne veut pas les savoir. Nope. Sous aucun prétexte.
Le sourire de Iron Man est évident. Il s'entend dans sa voix. Dans ses « cool », ses « parfait » et ses « ouais ». Pour le moment, Matt ne s'en veut pas d'avoir accepté au lieu d'expliquer à Tony pourquoi il vaut mieux pour lui d'éviter. Il regrettera plus tard, promis.
o o o
Tony sourit en voyant à quel point son compagnon peut ne pas se sentir confortable, ainsi perché sur des patins, debout sur la glace. Autour d'eux, des couples et des familles. Des jeunes qui se tiennent la main et évitent des gamins qui tombent ou qui crient à en réveiller un mort. Les grimaces et l'air apeuré de l'avocat sont au moins aussi adorables que les morveux qui...
Ouais. Non. Matt les dépasse amplement.
Ses lunettes de soleil sur le nez, un bonnet bien enfoncé sur la tête, les mains gantées, le justicier se demande quand Tony va comprendre que le patin à glace et lui ne sont pas deux grands amis.
Il craint que la réponse ne soit pas « incessamment sous peu » et s'apparente davantage à un « clairement pas tout de suite et tu auras du bol s'il le remarque, mon coco ». Matt espère qu'il va avoir du bol... et félicite Daredevil de ne pas être sorti la nuit précédente. S'il avait dû subir ça avec les contusions que le diable récolte à chaque fois... peut-être que Tony aurait compris.
Peut-être. Peut-être pas.
« Prêt ? »
Peu rassuré, Matt tourne la tête vers la grande surface gelée. Pleine de monde. Pleine de reflets du soleil. Il ne voit rien (c'est clairement ce qu'il déteste en hiver. En hiver, il devient régulièrement totalement aveugle). Il y a tellement de bruit qu'il ne repère plus aucun son... ou alors juste ceux proches de lui. Il ne sait pas comment il va faire s'il perd Tony là-dedans. Il prie pour ne pas le découvrir.
Sa main droite, fourrée dans sa poche, songe à envoyer un message d'appel à l'aide à Foggy. Peut-être peut-il prétexter une urgence pour faire partir Matt ?
Peut-être peut-il aussi dire la vérité à l'homme de fer.
« Prêt. » Répète Matt, peu assuré et peu rassuré.
Il ne va pas pouvoir le faire. Il ne peut pas faire ça. Il...
Il est l'homme sans peur. Daredevil, que diable. Bien sûr qu'il peut le faire et qu'il va le faire.
Au début, puisqu'il teste les capacités de patinage de Matt, Tony reste avec lui. Il le relève chaque fois qu'il tombe (et la plupart ne sont même pas volontaires histoire de donner le change) et lui assure que ce n'est pas grave. Que ça arrive à tout le monde. Quand ils bousculent un enfant, Tony se hâte de l'emmener plus loin, l'air de rien, limite en sifflotant (heureusement qu'il ne le fait pas vraiment). Quand Tony essaie de rattraper Matt en cours de chute et qu'il est, à la place, entraîné à sa suite, il éclate de rire tout en remettant le bonnet.
C'est après que tout dérape réellement.
On les bouscule et ils se perdent. Matt perd Tony et ne sait plus le retrouver dans cette masse grouillante et gelée, couverte de la tête aux pieds, riant à s'en décrocher la mâchoire et tombant tous les deux mètres. L'avocat ne déroge pas à la règle. Lui aussi tombe une paire de fois, bousculé par quelqu'un en cours de chute. Intérieurement, il s'insulte. Il aurait pu éviter ce fiasco, ce calvaire. Il lui suffisait de rappeler à Tony que ses lunettes ne sont pas sur son nez pour faire joli (et qu'il ne sait même pas si elles lui vont, et qu'il doit se contenter de l'assurance des autres que oui).
« C'est le monsieur là. » Geint une petite voix enfantine.
Le gosse renifle bruyamment tandis qu'il tire ses parents derrière lui. Une grosse main se pose sur l'épaule de Matthew. Il sursaute. Il ne sait pas si c'est Tony. Ce n'est pas Tony. Tony n'aurait pas initié ce contact inopportun. Tony a assez vite compris qu'il ne faut pas prendre Matt par surprise. Au moins une chose qu'il a comprise et retenue.
Même si Matt peut ne pas suivre le mouvement et serait capable de s'en aller, prendre ses jambes à son cou (encore qu'il est pas tout à fait sûr de ça), on le retourne de force.
« Vous trouvez ça malin, hein. Vous en prendre à un enfant. Aaah, c'est fin, hein. »
Matt ouvre la bouche. Ce n'est jamais au bon moment que les mots commencent à manquer.
« Quoi ? Vous ne l'aviez pas vu ? » Ricane le père. « Sans ces lunettes ridicules, ça ne serait peut-être pas arrivé. » Une langue claque contre un palais. « Des excuses ne seraient pas de trop, je pense. »
Il n'en peut définitivement plus. Trop de bruits et d'odeurs et maintenant ça. Matt n'est même pas certain de réellement être en train de regarder son interlocuteur. Il espère que oui mais se doute que non. En temps normal, déjà, il n'est pas toujours précis alors aujourd'hui.
« Vous êtes sourd en plus d'être aveugle ? » Crache-t-on.
L'homme attendait apparemment que Matt retire ses lunettes puisqu'il le fait, énervé, l'instant d'après.
« Oh merde. » Sont ses premiers mots quand il voit le regard fixe et peu alerte de Matt. Son mouvement de recul également. « Oh putain. Merde. »
Le justicier se sent plus désemparé, faible et effrayé ici, sur la glace, en tant que Matt Murdock qu'à n'importe quel moment où il est Daredevil. Les gens, les humains... interagir avec n'est pas aisé.
Les cogner en tant que Daredevil, oui. Les défendre en tant que maître Murdock, no problemo. Le reste ? Ça coince.
Un instant, Matthew se dit que le père va lui reprocher d'être en train de patiner (ou d'essayer) alors qu'il est aveugle. Il se le reproche déjà lui-même donc il n'est plus vraiment à ça près. Ça n'est que la suite logique de sa journée de merde, en plus.
Grosse erreur de sa part. Ça a le mérite de calmer son interlocuteur. C'est comme si l'autre homme venait de se prendre l'effet d'une belle douche froide. Il s'insulte tout bas.
« Vous... vous voulez peut-être de l'aide pour... Hum... Retrouver le bord ? »
Matt accepte sans hésiter. Un peu qu'il a besoin d'aide. Il ne peut vraiment plus supporter ça. Sa main droite, de nouveau dans sa poche, tourne et retourne le téléphone qui y est rangé. Il faut qu'il appelle Foggy.
« Je... Euh. Je vous propose mon bras. »
Après quelques minutes, et une paire de chutes savamment évitées, Matt retrouve la bien-aimée sensation de neige sous ses patins (qu'il s'empresse d'ôter en se faisant la promesse de ne jamais plus en remettre). Ses lunettes retrouvent leur place sur le haut de son nez, après une nouvelle flopées d'excuses. Matt en murmure à son tour pour l'enfant, ce qu'il a voulu faire depuis l'instant où Tony et lui lui ont foncé dedans. La famille ne demande pas son reste et s'empresse de s'éloigner. Matt peut les comprendre. Il les comprend.
« Appel Foggy. » Murmure-t-il après à son téléphone.
Son meilleur ami décroche rapidement.
« Tu es occupé ? » Il demande.
« Rien qui ne puisse être remis à plus tard. Pourquoi ? »
« Je suis à Central Park. Tu.. tu peux venir me chercher, s'il-te-plaît ? »
« T'avais pas rendez-vous avec Tony ? »
« ... »
« Oh. » Foggy doit avoir fait tomber quelque chose en se relevant d'un bond puisqu'il insulte le roi des ours après un gros boum. « J'arrive. »
« Merci. » Souffle Matt, vraiment reconnaissant.
« Je t'appelle quand je suis à Central, que tu me dises où tu... ouais. Euh. On se rejoint à la statue d'Alice ? Ton radar te permet de la trouver, non ? »
Au faible « oui » de Matt, Foggy comprend que c'est un « non ».
« J'ai vraiment rien capté à tes capacités... » Bougonne-t-il. « Mais reste où tu es. Je te retrouverai. »
Ils raccrochent. Matt obtempère. Il reste là où il est et ne songe même pas à s'en aller. Il soupire. Les coudes sur les genoux, la tête entre les mains, il souffle et compte jusque cinq. Il reprend son calme.
Au fond, une partie de lui espère que Tony le trouve en premier... une autre souhaite ne plus avoir affaire à lui pour aujourd'hui.
Un bon quart d'heure plus tard, Foggy le rappelle pour lui demander où il se trouve. Quand Matt lui répond, Foggy raccroche de nouveau et est là incessamment sous peu.
Il pose les mains sur les épaules couvertes de son meilleur ami et serre un peu. Il ne lui retire pas le bonnet, même pour plaisanter. Il ne le découvre pas. Matthew malade est un triste spectacle. Spectacle qu'il comprend mieux maintenant qu'il sait pour les sens développés.
« Matty ? » Il parle tout bas. « Un problème ? Il s'est passé quelque chose ? Tony t'a quand même pas planté en plein Central Park. Si ? »
« Je. On s'est perdu et... J'ai du mal à me repérer sur la glace et quand il y a autant de monde et de bruit. »
« Tu as du mal à te repérer sur la glace. » Répète son collègue. « Qu'est-ce que tu foutais sur la gla- » Il frappe le haut du crâne de Matt. « Tu lui as pas signalé que le patinage était un peu compliqué pour toi ? »
« Je ne pensais pas qu'on serait séparés et... on peut rentrer à l'appart ? »
Matt a l'air tellement pitoyable que Foggy le fait de suite se redresser. Quand il le voit avancer et grimacer, il s'enquiert de ce qui s'est passé.
« Je suis tombé. »
Foggy pouffe. « Je t'imagine bien jouer le gros nul sur la glace. Pour une fois que tu ne serais pas doué pour quelque chose. » Ça l'amuse. Ça l'amuse nettement moins quand il voit son meilleur ami baisser la tête. « Tu faisais pas exprès ? »
« Il y a trop de monde. Je.. je peux m'en sortir, sur la glace. Vraiment. Je t'assure mais... »
« Mais pas quand c'est aussi bondé. » Termine Foggy. L'autre hoche la tête pour confirmer. « Je suis désolé mec. Tu veux qu'on y aille ou tu veux que je t'aide à trouver Tony ? »
Matt apprécie l'offre et opte quand même pour la première. Le bruit commence vraiment à être éreintant. Il déplie sa canne et Foggy prend, l'air de rien, sa main pour la poser au niveau de son coude.
« On va prendre un taxi. Je pense que tes sens ont assez souffert pour aujourd'hui. »
o o o
Ils sont en plein entraînement (Clint essaie d'enseigner les rudiments du combat rapproché au milliardaire, pour les rares fois où son armure n'est pas là pour lui sauver la mise. Les cours de Steve n'ont guère été probants mais, pour le moment, l'archer s'en tire mieux) quand Tony décide de remettre Matt sur le tapis.
Pour sa défense, c'était pas prémédité. C'est la faute de Clint. Quelle idée, aussi, de lui demander pourquoi il est aussi naze et distrait. Forcément que Matthew sera cité responsable.
« Il m'a planté en plein rendez-vous. »
L'archer laisse son nouveau coup en suspens. Il reste toutefois vigilant. Tony est peut-être à chier mais il est fourbe. « Qu'est-ce que t'as fichu ? »
« Pourquoi c'est tout de suite ma faute ? »
« Parce que c'est tout le temps ta faute. Tu foires toutes tes relations parce que tu es trop toi. Donc qu'est-ce que tu as foutu, tête de gland ? »
Face à telle insulte, Tony fusille du regard son entraîneur et locuteur mais ne fait rien de plus. Il n'a aucun projectile à lui lancer à la figure, exception faite de ses chaussures… mais il préfère les garder. Le Iron Man soupire.
« Si je savais. On était bien. Je trouve qu'on était bien. Je pense qu'on était bien et… on s'est perdu de vue. » Clint hausse les sourcils et pince les lèvres mais ne dit rien. Tony continue, donc. « Et apparemment on était pas si bien que ça. Il a pas cherché à me retrouver et s'est barré. »
« Un homme aveugle t'a perdu de vue, Tony. Wouaw. Je suis sous le choc. »
Tony lui concède volontiers ce point. Ou pas si volontiers que ça. Et il s'insulte, aussi. Un peu. Seulement dans sa tête. Pas besoin que Clint soit au courant de tout. Pas besoin que Clint ait davantage de munitions contre lui. Il lui en donne déjà bien assez.
« Assis. » Ordonne l'archer.
« Euh... » Tony hausse un sourcil. « T'es sérieux ? »
Le regard noir qu'il récolte tend à dire que oui, il est sérieux. Tony s'installe en tailleurs sur les tapis. Que Clint fasse de même, après s'être approché du mur pour s'y appuyer et s'être emparé de deux bouteilles d'eau, l'est moins. Qu'il retire sa chaussure pour la soupeser, c'est pas stupéfiant non plus. Inquiétant, oui, un chouïa, mais pas autre chose.
« Donc… explique. Et depuis le début, j'te prie. T'es bien gentil mais j'suis pas devin, moi. »
« On était à Central Park. On a été séparé à cause du monde. Il est parti sans rien dire, sans même essayer de… me permettre de le retrouver. » Grimace Tony.
« T'en es sûr ? » Se contente de demander son interlocuteur. « Je veux dire… vous avez été séparés combien de temps avant que tu te décides à rentrer, toi aussi ? »
« J'sais pas, moi. » Il hausse les épaules. « Vingt minutes ? »
Le sniper hoche la tête. Il prend sur lui pour ne pas se débarrasser d'une de ses chaussures. « T'es pas venu à l'esprit qu'il a peut-être attendu, pendant ces vingt minutes ? J'en sais rien, hein, mais, franchement Tony… vingt minutes, c'est que dalle. Surtout quand t'es paumé à Central Park. »
« Peut-être. Merde. »
« Vous étiez où, quand vous avez été séparés? Parce qu'il a peut-être aussi été trouver refuge dans un endroit chaud. Y caille, en ce moment. »
« Ouais. J'sais pas. » Le visage de Tony est à l'image de ses mots : peu convaincu. « Le Loeb Boathouse était le resto le plus proche et il y était pas. »
Clint pince les lèvres. Ses sourcils se froncent tandis que ses yeux se plissent. Il dévisage, silencieux, l'idiot qui lui fait face et qui ose faire une petite moue agacée. Il recommence à soupeser sa chaussure. Il sent qu'il va la lui jeter à la figure sous peu. Reste à voir s'il y mettra toute sa force et sa dextérité ou s'il se contentera d'un petit lancé gentillet.
« Ôte-moi d'un doute… vous n'étiez pas à The Lake, si ? »
« C'est encore le meilleur endroit pour faire du patinage en extérieur. »
Ça ne manque pas. Clint envoie, avec toute sa précision, sa chaussure en plein dans le nez du milliardaire. Ce dernier, les mains plaquées sur le visage, gémit de douleur. Il ose encore demander du regard à son ami la raison de son geste.
C'est donc tout naturellement que Clint retire la deuxième chaussure et l'envoie rejoindre la première.
« Mais qu'est-ch qui ch'pach, chette fois ? » Marmonne Tony. « Qu'est-ch que ch'ai fait ? »
« Tu as sérieusement emmené un homme aveugle patiner à The Lake ? Alors qu'il y a toujours un monde fou, là-bas ? » Crache Clint. « Tu sais peut-être construire des trucs impossibles à construire mais ne pas te comporter comme un con, non, tu sais pas faire. »
De derrière ses mains, on voit la bouche du génie s'ouvrir. Elle se referme aussitôt.
« Démerde-toi tout seul, avec Matthew. » Souffle Clint en se relevant. « Et s'il t'envoie sur les roses, tu pourras t'estimer heureux. N'importe qui ferait bien pire que ça. »
o o o
Tony a tôt fait de comprendre que Clint a raison et qu'il va effectivement avoir du pain sur la planche. Le lendemain, quand il arrive chez Nelson & Murdock (ce qui n'est, en soi, pas si étonnant vu qu'il y va tous les deux jours), ce sont Foggy et Karen qui l'accueillent.
Autant le premier ne l'inquiète pas des masses… la seconde lui rappelle beaucoup trop Pepper pour qu'il se sente tout à fait serein.
« Du balais. » Se contente de dire Foggy. Les bras croisés, il fait bien en sorte de bloquer le passage. Avec la grande blonde à ses côtés, il est entre l'entrée et le bureau de Matt.
« Foggy, j'ai… merdé. »
« Ouais. Encore. Ça commence à faire beaucoup en même pas trois semaines, non ? »
« J'ai coutume de foirer mes relations. »
« Heureux de l'apprendre. Raison de plus pour que vous partiez. Matty a pas besoin d'aide pour foirer ses relations. »
« Foggy... » Insiste Tony. « Je … s'il-te-plaît. Je veux juste le voir. Lui parler. »
Les épaules de l'avocat se détendent d'un chouïa. Il ne bouge pas pour autant. Pas fou, l'asticot. Foggy, toujours dos à la porte, hausse un sourcil et… demande à Matthew s'il est ouvert au dialogue. Perplexe, Tony regarde alentours à la recherche du second partenaire. Rien. Matt n'est pas là.
Enfin si. Si. Matt est là. Matt est dans son bureau, la porte fermée, loin d'eux. Tony le sait car la porte s'ouvre et que celui qu'il est venu voir apparaît.
« Non. »
« Matt, écoute… je suis désolé. Et c'est pas quelque chose que je dis souvent. Tu peux demander à Clint. Je... »
« Tu m'as demandé d'aller patiner ou skier. J'allais refuser. Honnêtement… j'allais refuser. Puis je me suis dit que tu n'étais quand même pas assez stupide pour ne pas avoir remarqué que j'étais aveugle. Tu es resté à mes côtés, au début. Et je pensais 'génial, on dirait pas mais il a remarqué quand même sans, en plus, en faire trop'. Sauf qu'il n'est pas question d'essayer d'en faire trop et surprotéger ou non. Avec toi, je viens de comprendre que je dois me demander si tu t'en souviens ou non. » Foggy et Karen se regardent du coin de l'œil. « Est-ce que tu te souviens que je ne peux pas voir ce que tu me montres ? Est-ce que tu te souviens que je ne peux pas éviter tout le monde ? Surtout quand tu me tiens pour que je ne tombe pas, encore une fois. Est-ce que tu te souviens que je ne peux pas voir quand on s'enfuie en vitesse après avoir bousculé un gamin ? Un gamin, Tony ! » Les deux spectateurs grimacent. « C'est grâce au père du gamin que j'ai pu quitter The Lake. J'ai dû appeler mon meilleur ami à l'aide pour qu'il me fasse sortir de là. Tu sais depuis quand je n'ai pas utilisé cette méthode pour quitter un rancard ? Toujours. Tu es le pire, Tony. »
Foggy souffle. Seul Matt entend le « outch, dur » qu'il murmure.
Et, franchement ? Matt s'en fiche.
« Je t'ai cherché pendant vingt minutes. » Essaie de se défendre Tony.
Et les deux autres savent alors qu'il vient encore un peu plus d'aggraver son cas.
« J'ai erré sur la glace pendant dix minutes. J'ai attendu Foggy pendant plus de vingt minutes. » Il serre les dents. « Et tu étais donc déjà sur le retour ? »
« Merde. » Murmure Tony. Il fait un pas en avant. Il croise les doigts pour que Foggy et Karen ne fassent pas de même pour l'empêcher d'approcher.
Ils n'ont pas besoin de le faire. Matthew paraît avoir remarqué le geste et recule d'un pas chaque fois que Tony en fait un. Si le milliardaire tourne, l'avocat fait de même. C'est vraiment à croire qu'il sent chacun des gestes de son vis-à-vis.
« Je suppose que tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi. »
Matt pince les lèvres. Tony ferme les yeux. Il a l'impression que c'est encore plus difficile avec Matthew qu'avec Pepper. C'était incroyablement difficile avec Pepper.
« Si. » Soupire Matt. Il semble tellement résigné que Stark lève les yeux et sourit. « Si. »
L'instant qui suit, Tony a droit à un petit coup de canne dans le tibia. Foggy siffle de douleur. Karen grimace pour les mêmes raisons. Ils sont tous les deux étonnés du geste de Matthew. Pas Tony. Tony semble plus heureux que jamais. Encore un point commun entre ces deux idiots.
« Tu penses que tu peux même m'en donner un deuxième pour le c- »
Matt ne se fait pas prier.
« Je suppose que je vais vraiment devoir me racheter, maintenant. Tu fais quelque chose, ce soir ? »
« Oui. »
« Demain soir ? »
« Aussi. »
« Après-demain soir ? »
« Toujours. »
Foggy toussote dans l'espoir d'écourter ce massacre. Son partenaire de meilleur ami veut, certes, continuer avec Tony mais il ne va pas pour autant lui simplifier l'existence. Il a là l'occasion rêvée de lui refuser toutes les dates qu'il lui propose et ce… sans avoir à mentir. Daredevil est occupé tous les soirs.
Jour 07 : Patinage / Ski / Luge
Tony n'est pas celui avec lequel je me sens la plus à l'aise. Clint l'est nettement plus. Niveau inspiration pour les personnages, j'essaie de me coller aux films et à la série mais, pour Hawkeye, aussi aux comics (notamment ceux de Fraction). On a malheureusement trop peu de scène avec Jeremy Renner dans les films.
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J'ai une page facebook (lien disponible sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !
Skayt
Jeux : Tout au long de la fic, de nombreux objets voleront (vraiment nombreux, les objets). Je vous propose donc de relever combien sont lancés par Clint ? Combien sont lancés par Matt ? Quels objets volent ? Lesquels ne volent pas mais pourraient (et devraient) voler ?
