Suite des aventures de Harry et première victime! J'espère que ça vous plaira!

Réponse à mes Reviews Guest:

Mamy 83: Lockhart, c'était mon petit plaisir ^^' Je ne supporte pas ce gars! Et le Basilic... Si, si. Tu verras! :)

Babylon: Merci à toi d'avoir commenté. Mais il y à des gens qui aiment Lockhart ou pas du tout? xD Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira! :)


Au déjeuner, un hibou de l'école apporta à Harry les programmes de Défense-Contre-les-Forces-du-Mal pour les différentes années. Il sourit. Pour certains, ce serait facile, ils avaient pratiquement vu la moitié du programme l'année dernière. Cependant, il avait constaté au cours de la semaine qu'il avait parfois été bien inspiré de faire réviser les cours de l'année précédente à ses élèves. Il ferait de même avant les examens, et tout se passerait bien…

Toute l'école avait déjà entendu parler du désastreux premier cours de Lockhart avec les Gryffondor et de l'intervention de Harry. Maintenant, les élèves se moquaient de lui dans les couloirs. Un professeur de Défense-Contre-les-Forces-du-Mal incapable de se défendre contre des lutins ! Au point qu'un Fondateur avait du intervenir pour ramener l'ordre ! A partir de ce moment, les cours de Lockhart furent très calmes. Ils passait son temps à lire ses livres à haute voix, et à forcer des élèves quelconques à en jouer certains passages. Enfin, ça ce fut au début, avant qu'il ne devienne évident que bien peu se montreraient coopératifs. Neville lui avait donné son regard le plus méprisant par hérédité Sang-Pur, lorsqu'il lui avait demandé d'imiter le loup-garou couinant sous le sortilège d'Homomorphus. Harry se demandait ce que ça avait donné avec quelqu'un comme Draco…

Le sortilège ne produisait pas du tout cet effet, d'ailleurs. Quoi que Lockhart ai pu entendre, ça aurait plus du ressembler à un hurlement de douleur à faire froid dans le dos, si froid que l'eau contenue dans l'air environnant aurait pu se condenser pour se changer en glace…

Bien vite, on rapporta à Harry qu'il y avait comme une scission dans la classe de Lockhart, du moins, dans les autres maisons ou promotions ! Ceux qui prenaient Lockhart pour un abruti, notamment les garçons, se mettaient dans le fond de la classe et dormaient ou bien faisaient leur devoirs, pendant que les filles, têtues et subjuguées par le charme de leur professeur, le regardaient faire son show d'un air béat…

Sauf dans la classe de Gryffondor de deuxième année, ou la plupart des élèves dormaient, exceptées quelques groupies un peu stupides, comme Parvati Patil ou Lavande Brown…

Suite à cet événement, les Gryffondor semblèrent accorder plus de crédit à Harry, et le sang-froid de Neville avait impressionné aussi. Des gens comme Dean, Seamus, ou même Ron et Hermione, finirent par venir suivre les cours de Harry.

Ron s'avéra problématique, car il était présent, mais ne voulait pas apprendre, de peur de devoir reconnaître que Harry avait raison. Il résultait de cela que le rouquin avait un comportement colérique et dangereux, accusant Harry de ses échecs. Seul son frère Percy réussissait à l'encadrer, mais une fois que le Préfet en eût marre de s'acharner à faire rentrer du bon sens dans le crâne de l'idiot qui lui servait de petit frère, il en abandonna la tutelle, et Harry n'eût plus d'autre choix que de devoir demander au rouquin de s'en aller. Il en avertit le professeur McGonagall, au cas ou, mais il ne pouvait passer tout son temps avec le rouquin simplement parce qu'il avait décidé que comme le professeur avait tort, il ne pouvait pas y arriver. Ron, furieux, essaya d'emmener Hermione avec lui, mais la jeune fille venait de réussir un sortilège de troisième année et était subjuguée…

Il faillit y avoir un accrochage lors du premier entraînement de Quidditch, lorsque les Serpentard débarquèrent pour entraîner Draco alors que tout le monde savait que Dubois avait réservé le terrain, mais Harry avait déjà informé son capitaine du nouvel attrapeur des Serpentard, et les Gryffondor s'attendaient à un coup de ce genre. Ils décidèrent de revenir s'entraîner l'après-midi, ce qui fit que les serpents revinrent prendre leur petit déjeuner trempés par la brume, tandis que les Gryffondor rentrèrent dîner avec des coups de soleil sur le nez !

Le soir, bien que Harry soit épuisé par son entraînement de Quidditch et ses élèves, après le dîner, il se retrouva à marcher dans les couloirs, sans vraiment avoir un but. Poudlard était inquiet, quelque chose se passait. Harry craignait que cela n'ait un rapport avec l'objet que Lucius Malefoy avait donné à Ginny, mais Poudlard ne savait pas, ne comprenait pas. Harry ne pouvait que suivre les frissons du château, aller là ou il lui disait d'aller, baguette au poing, en priant pour que les élèves ne courent pas un trop grand danger…

Un frisson lui remonta le long de l'échine et il sut qu'il approchait. Il n'y avait rien, il ne voyait rien, mais quelque chose était là. Et soudain, il l'entendit…

Une voix. Une voix désincarnée qui faisait froid dans le dos. Une voix dont les mots semblaient remplis de venin et de haine…

Viens… Viens à moi… Laisse moi te déchirer… Laisse moi te déchiqueter… Laisse moi te tuer…

Harry frissonna de nouveau. Cette chose, quoi qu'elle ai pu être, était partie. Il l'avait senti en quelque sorte glisser loin de lui. Il ne l'avait pas vue, mais elle avait été là. Et elle ne parlait pas nécessairement de lui. Il avait juste été là pour l'entendre…

Mais comment avait-il pu l'entendre ? Inutile de demander si d'autres l'avaient fait, il était seul dans ce couloir. Tout aussi important, il avait aussi compris cette chose. Il y avait une Créature dans le château, invisible, et qui avait visiblement des envies de meurtre.

Il descendit aux cachots pour y trouver Severus et lui raconta ce qu'il s'était passé. Le Maître des Potions le mena à McGonagall, à qui il répéta de nouveau son histoire. Les deux adultes étaient, de toute évidence, dubitatifs. Venant d'un autre élève, n'importe quel autre élève, ils auraient cru à une farce ou à un désir d'attirer l'attention. Mais venant d'un Fondateur qui avait été guidé par Poudlard, c'était grave ! D'autant plus que ledit Fondateur avait été averti avant même le début de l'année, -par un Elfe de Maison fou, certes, mais tout de même!- que quelque chose allait se passer. Harry reparti en promettant de tenir les professeur au courant, et il sut qu'ils allaient eux-même se tenir sur leurs gardes.

Malgré tout, et bien que les insinuation de son tuteur aient mis Harry en colère, il pouvait les comprendre. Entendre des voix n'est pas bon signe, même dans le monde sorcier. Severus avait prudemment émit l'hypothèse que peut-être, le psychisme de Harry, entre l'âme de Gryffondor et le Horcruxe de Voldemort, pouvait être altéré. Cela ne plu pas à Harry, il n'était pas fou ! Mais il comprenait que son tuteur cherche à envisager toutes les possibilités. Il accepta de se faire examiner par un Psychomage pendant les prochaines vacances, si le problème persistait…

Il ne persista pas. Les mois de Septembre, puis d'Octobre, s'étaient écoulés sans autre incident. Jusqu'au soir d'Halloween.

Il s'était gavé de tarte à la citrouille au festin dans la grande salle illuminée par des centaines de citrouilles évidées qui lui donnaient une lueur orangeâtre et glauque. Pour chaque table, le buffet des desserts avait été dressé dans une gigantesque citrouille géante qui provenait du jardin de Hagrid. Une dernière part de tarte à la main, Harry se dirigeait tranquillement vers les cachots. Sir Nicholas de Mimsy Porpington, -Nick Quasi-Sans-Tête, le fantôme de Gryffondor- l'avait invité à la fête d'anniversaire de sa mort. Il avait poliment répondu qu'il serait présent, mais qu'il passerait auparavant au buffet des vivants. Nick Quasi-Sans-Tête avait affecté un air déprimé lorsqu'il était arrivé. Il supposa d'ailleurs qu'il l'était vraiment, car le groupe des Chasseurs-Sans-Tête venait de débarquer et tous s'appliquaient à lui voler la vedette ! Le vœu le plus cher du fantôme était de faire partie de ce groupe de chasseurs, mais malheureusement, il tenait son nom de Quasi-Sans-Tête du fait que la sienne tenait encore à son cou par un misérable fil de chair, reliquat d'une exécution bâclée par un bourreau fainéant qui n'avait pas terminé son travail…

Il avait agréablement discuté pendant un moment avec les fantômes de leur retour au monde en tant qu'esprit, comparant leur expérience avec ce qu'il avait vécu au Purgatoire et sa propre Réincarnation, lorsque le froid et l'humidité des cachots, exagérés pour l'occasion, achevèrent de lui faire prendre froid. Après avoir éternué pour la troisième fois, il salua poliment son hôte et le laissa regarder d'un air déprimé un chasseur qui jouait au golf avec sa propre tête. C'est alors qu'il remontait vers la grande salle, dans l'espoir d'attraper une dernière part de tarte à la citrouille, qu'il l'entendit de nouveau.

Déchirer… Déchiqueter… Tuer…

C'était la même voix froide et meurtrière qu'il avait entendue auparavant. Il avait bien perçu le malaise de Poudlard, mais il l'avait stupidement pris pour le sien, pensant qu'il se sentait fiévreux uniquement à cause de la fraîcheur des cachots.

Il colla son oreille contre le mur de pierres. Encore une fois, il entendait une voix mais ne voyait rien, et il n'y avait rien au plafond, alors il supposa que la voix devait venir de là, quelque part, à l'intérieur même de Poudlard…

Si faim… Depuis si longtemps…

Harry commença sans s'en apercevoir à progresser contre le mur en suivant la voix.

Tuer… Il est temps de tuer…

Il se mit à courir. La voix se déplaçait. Vite. Quoi que puisse être cette Créature, elle avait le moyen de monter dans les étages. Il grimpa les escaliers quatre à quatre, tendant l'oreille, attendant que la voix reprenne. Elle lui glaça le sang.

Je sens l'odeur du sang… JE SENS L'ODEUR DU SANG !

Harry eût l'impression que son estomac s'était changé en pierre alors que sa dernière part de tarte à la citrouille remontait douloureusement dans sa gorge. Non ! Cette chose ne pouvait pas tuer quelqu'un alors qu'il était à Poudlard ! Pas dans son Poudlard ! Pas encore ! Une seule mort, à cause de Salazar en plus, c'était déjà trop !

Il s'arrêta brusquement, sentant la voix s'éloigner. Il s'avança prudemment dans le couloir du deuxième étage, guidé par le bruit de l'eau qui s'écoulait sur le sol. Mimi Geignarde avait inondé les toilettes et le couloir. Harry frissonna. Elle était morte dans ces toilettes…

Il y entra et ferma les robinets centraux, qui étaient tous ouverts, sauf un. Harry supposa qu'il ne marchait pas. Il parcouru la pièce du regard, tout semblait normal. Les Elfes et les professeurs avaient bien rénové l'endroit depuis que le Troll avait tout détruit l'année dernière…

Tout semblait normal. Les toilettes étaient calmes. On n'entendait que Mimi, qui se lamentait sur sa mort, dans ses toilettes habituelles. Il ressorti et se figea. Comment avait-il pu ne pas sentir l'odeur auparavant ? Avait-il à ce point perdu ses réflexes de combattants pour ne pas reconnaître l'odeur du sang ? L'inscription semblait pourtant fraîche et brillait sur le mur…

LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE,

ENNEMIS DE L'HÉRITIER,

PRENEZ GARDE !

Et au dessous, Miss Teigne, la chatte du Concierge, pendue par la queue à un chandelier, le corps froid et figé. Harry s'approcha d'elle avec prudence et la toucha délicatement du bout de sa baguette. Elle pulsa d'un unique battement de cœur. La chatte n'était pas morte. Simplement pétrifiée. Heureusement que le professeur Chourave avait des Mandragores dans sa serre…

Harry s'apprêtait à se reculer et à envoyer un message au professeur McGonagall lorsqu'il entendit le bruit des élèves sortant de la grande salle. Il était en plein sur le trajet de certains dortoirs ou de la bibliothèque. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il se retrouva cerné de toutes parts…