J'ai presque fini d'écrire l'histoire, il y aura donc environs 12 chapitres, peut-être un ou deux de plus, mais c'est tout. J'espère que ça vous plaira jusqu'au bout, et que vous apprécierez ce chapitre trèèèèèèèèès important pour la fic et même un peu plus long que les autres.

Bonne lecture.

Yume u_u


Chapitre 6 :

Lucius était silencieux.

Il n'avait jamais été aussi bruyant qu'un griffondor bien sûr, il était un Malfoy, pas n'importe qui... mais ces temps-ci, on s'inquiétait presque de son silence.

Pas Severus, bien sûr, Severus ne s'inquiète jamais de rien, surtout des comportements qu'il comprenait, mais les autres serpentards, eux, ne pouvaient pas comprendre.

Puisqu'un chef est par définition quelqu'un sur qui on peut compter, un pensif ne devrait pas convenir à ce titre...

Mais les Malfoy sont un cas particulier, ils l'ont toujours été.

Car même si Lucius pensait un peu trop souvent à Harry, il restait inflexible dans ses ordres, et personne n'était de taille à prendre sa place. Il était fait pour commander les serpentards, il avait été mis au monde dans ce but (avant de commander d'autres personnes à sa sortie de Poudlard, puis d'autres personnes, puis encore d'autre...) et personne n'était jamais aussi bon qu'un Malfoy.

Pourtant...

Pourtant Lucius se disait qu'il l'aurait bien oublié, ce rôle de chef, ce but, s'il avait pu s'amuser un peu plus avec Harry le visiteur, jouer un peu plus avec son corps, oublier ce foutu avenir marié à une foutu sang-pur et ce futur foutu héritier qu'il devait faire naître pour ''perpétuer son espèce'', comme le dit si bien Severus.

Lucius était fatigué de tout ça, en ce moment, et n'aspirait à rien d'autre qu'à se prostrer dans un coin et attendre le retour de son voyageur. À compter qu'il revienne un jour...

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James avait toujours voulu plaire. Plaire à ses parents, plaire à sa Maison, plaire aux filles... Ne pas décevoir aussi, sa famille et ses ancêtres, ses amis aussi. Surtout même.

Il est alors sorti avec une griffondore belle et intelligente, conformément aux attentes des maraudeurs, et des autres élèves de l'école.

Mais son cœur était pour quelqu'un d'autre, quelqu'un de beaucoup moins désirable aux yeux des griffondors, un moins « beau parti » aux yeux de Poudlard, quelqu'un à qui il avait sauvé la vie, quelqu'un qu'il ne pouvait aimer pour ne décevoir personne, et pour continuer à être le parfait griffondor que tout le monde enviait...

Peut-être que dans d'autres circonstances, tout aurait pu être différent...
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Harry avait parcouru beaucoup d'endroits, cachés sous sa cape d'invisibilité, mais n'avait jamais pu voir Ron, et avait encore moins trouvé le moyen de sauver Hermione. Parce que, quoi qu'elle en dise, il avait terriblement envie de la sortir de là-bas le plus rapidement possible.

L'endroit où ils avaient été enfermés, qui n'était pas relié au ministère contrairement à ce qu'ils avaient crus au départ, était malsain, comme si ils avaient été avalés par une créature en décomposition.

Il y régnait une ambiance... atroce, il n'y avait pas d'autre mots. C'était différent des détraqueurs, la peur y était toujours présente, un peu comme si un épouventard était rentré dans leur têtes et s'aventurait à toujours, toujours leur infliger leurs plus grandes phobies, sans même l'espoir qu'un Ridiculus puisse les sauver.

Il se rappelait sans mal de son envie de mourir, de tuer, de se venger. Il revoyait la mort de Cédric, celle de Sirius, il se revoyait enfant chez les Dursley, il se voyait mourir sous la baguette de Voldemort. Il repensait aux tortures, au doloris, au corps de Ginny dans la Chambre des Secrets, au corps de Ron s'effondrant sur le sol après la partie d'échec géante, au rire de Bellatrix Lestrange, aux regards furieux de Malfoy...

Il avait eu l'impression d'imploser, plus d'une fois, et avait craint mille fois de devenir suicidaire.

Mais il était le Survivant, et apparemment le titre lui allait mieux que prévu vu que malgré cette torture permanente, il n'avait jamais tenté de mettre fin à sa vie.

Il s'était retrouvé hors de l'endroit.

Et avait laissé Hermione DERRIÈRE !

S'il y avait une chose que Harry détestait, c'était abandonner ces amis, même quand ce sont eux qui le lui ordonnent.

Et puis Harry avait laissé tomber, il s'était résigné à ce qu'il avait fait et s'était concentré sur ce qu'il avait à faire. En d'autres termes : réparer ses erreurs.

Parce qu'il ne faut pas oublier que dès le départ c'était de sa faute, vu que c'était lui la bouse de dragon en potion (d'après Ron, les dragons font des bouses et non pas des crottes. Harry pensait que ce genre de créature ne faisait jamais caca, mais il n'était apparemment pas encore au niveau...), et qui les avait envoyé dans le passé.

Un passé où, soit dit-en passant, Severus Rogue n'avait pas un nez démesuré, qui avait les cheveux propres et qui savait se comporter civilement... Et où Lucius Malfoy était une espèce de pervers aristocrate qui ne manquait pas une occasion pour le draguer.

Pour le draguer, lui, Harry Potter le petit, Harry le balafré, le décoiffé, le mioche, le maigre, le, le...

Bref, vous voyez le principe.

En d'autres termes, Harry était loin de comprendre la situation qui se présentait à lui. Surtout que Malfoy était un sang-pur, et qu'il était censé avoir le même caractère que son futur fils, c'est à dire orgueilleux, prétentieux, geignard, sournois... Du moins c'est ce que croyait Harry, vu qu'à part le sournois (il l'avait quand même tripoté pendant un instant de faiblesse !), Lucius ne semblait pas vraiment correspondre à la description.

Harry soupira.

Il fallait qu'il retourne à Poudlard, puisque de toute évidence chercher au fil du hasard n'était pas concluant...

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-Rogue... hnn...

James était en sueur, son souffle était précipité, son corps enflammé... Pourquoi se retrouvait-il dans une telle situation, n'avait-il pas dit qu'il devait continuer la comédie, n'avait-il pas décidé de sortir avec Lily pour le mariage et les enfants ?
Alors qu'est-ce qu'il faisait là, dans les bras de ce gars qu'il était censé détester, à même son lit au beau milieu des dortoirs Serpentard et...

-arrête de penser, Potter, contente toi d'apprécier... murmura la voix sensuelle de Rogue.

Et pour apprécier, il appréciait.

Comment le bâtard graisseux pouvait-il être si doué de ses mains ?

-Je... Severus...

Il gémit fortement alors que Severus Rogue s'allongeait entièrement sur lui, la main dans le pantalon pour mieux masser, caresser et frôler le sexe de James. C'était trop bon, trop...

-oh putain...

Un bruit de chute les fit sursauter tous les deux, Rogue se tourna d'un coup pour observer la salle.

-non, c'est quand même pas...

Un rire incrédule sortit de ses lèvres avant qu'il ne passe sa main sur son visage, retirant l'autre du pantalon de James avant de murmurer :

-il est de retour.

-qui ?

Il lui dédia alors le premier sourire que James voyait sur son visage depuis qu'il le connaissait.

-Harry le... enfin, c'est compliqué, faut que je prévienne Lucius.

-Malfoy ? Mais pourquoi ?

-c'est... c'est compliqué, ça aussi. Je reviens.

Et Rogue sortit.

Pourtant... Il n'y avait personne dans la chambre, si ?

Il aperçu alors une chaussure, relier à une chaussette et... un morceau de cheville. Il reconnu l'espèce de flottement dans l'air là où la jambe disparaissait :

La cape d'invisibilité !

Pourtant, il pensait l'avoir laisser dans sa malle avant de venir...

Il se leva prestement et attrapa la cape pour la retirer, s'attendant déjà à voir Sirius ayant découvert son secret, ou pire, Rémus, ou pire...

La seule chose qu'il vit c'est lui-même.

Sa copie parfaite !

C'est quoi ce délire, il n'avait pas de clone, et puis qui aurait utilisé du polynectare dans un endroit pareil ?

Non, il y avait une cicatrise sur le front du garçon qui lui ressemblait, une cicatrice en forme d'éclair. Et maintenant qu'il regardait mieux, il pouvait voir que les joues étaient plus creuses que les siennes.

Un jumeau...

Un jumeau à tous les coups !

Pourquoi ses parents ne lui en avaient jamais parlé, pourquoi avaient-ils abandonné un de leur fils et pas l'autre ? À moins qu'il ait été enlevé ? Oui, c'était sûrement un kidnapping où le criminel s'était pris d'affection pour le bébé et avait décidé de le garder et le faire passer pour mort aux yeux de tous, mais l'enfant avait réussi à s'enfuir et était venu le rejoindre à Poudlard pour faire enfin sa connaissance.

Oui, tout se tenait.

Puis l'autre ouvrit légèrement les yeux... et les ferma aussitôt, se plaquant une main sur le visage pour le dissimuler, et agrippa un bandeau noir dans sa poche qu'il plaqua sur ses yeux et le fit tenir magiquement.

-oh bordel... tu m'as vu, là, tu as vu mon visage ?

-oui, répondit James d'une voix blanche.

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Lucius Malfoy, prince de serpentard, élu trois fois le plus beau partit de Poudlard (les deux autres années, Potter avait gagné), était entouré de jolies demoiselles à qui il souriait, faisait des manières, séduisait... Il savait que cela n'aboutirait jamais vu qu'il devrait se marier à une des sœurs Black, son père l'avait prévenu il y a peu, mais se faire des... amies ne pouvait qu'être bénéfique, n'est-ce pas ?

Il était occupé à complimenter une jeune sang-pur sur la beauté de ses cheveux quand, débarquant soudainement dans la salle commune, Rogue apparut.

Aussitôt, tout le monde se tut : chez les serpentards, il était le seul à parler au sang-mêlé.

Lucius fronça les sourcils, sachant qu'il avait réservé la chambre pour quelques heures avec sa conquête (dont il lui avait consciencieusement caché le nom), il ignorait ce que son cadet faisait là.

Bousculant sans la moindre gène les jeunes filles adorables de ses bras pour le mettre debout, Severus semblait se ficher totalement de leurs plaintes. C'était quelqu'un de très lunatique, pouvant se montrer très civilisé puis affreusement malpoli l'instant suivant, c'était à la fois son plus grand défaut et sa plus solide défense.

Lucius aurait pu le repousser brutalement, c'est d'ailleurs ce qu'il aurait fait pour n'importe qui d'autre, mais Severus était Severus, et il fallait savoir que même s'il était impossible de suivre les raisonnements tordu du jeune brun, il y avait toujours une logique imparable derrière ses actions !

-que se passe-t-il ?

-quelqu'un vient de s'évanouir dans notre chambre.

Lucius ne comprit pas tout de suite la portée de l'information. Il se demanda tout d'abord « qui, ta conquête ? » puis il vit les yeux noirs de Severus, des reflets d'amusement brillant au fond de ses paupières.

-tu veux dire...

Prenant un air détaché malgré la lueur de malice qui ne l'avait pas quitté, son meilleur ami répondit :

-tu sais bien, Lucius, une certaine personne qui a passé son court séjour à tomber dans les pommes dans notre chambre... tu vois de qui je parle ?

Soufflé, Lucius posa ses mains sur les épaules de Severus, hésitant un instant quoi faire, respirant doucement parce qu'un Malfoy est toujours calme, puis il réprima un sourire et se dirigea d'un pas conquérant et digne (parce qu'un Malfoy ne court pas, même quand il en crève d'envie) vers leur chambre.

Il inspira profondément, poussa la porte et...

-ne t'inquiète pas, tu n'as plus rien à craindre ! S'exclama James Potter en prenant soudainement Harry dans ses bras.

Lucius se gela.

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Après l'annonce pour le moins surprenante que venait de faire son père, Harry ne savait pas trop comment réagir, et encore moins quand il vit que Lucius Malfoy était dans l'encadrement de la porte, les regardant avec tout sauf de la sympathie.

En fait, il avait plutôt l'air furieux.

Rogue apparut alors et poussa Lucius à l'intérieur avant de fermer la porte derrière eux.

Mais une fois qu'il eut vu la scène qui se déroulait sous ses yeux, c'est à dire James Potter l'enlacer étroitement, un peu comme si sa vie (ou celle de Harry) en dépendait, il fronça légèrement les sourcils.

-pourrais-je savoir ce que ça signifie ? Siffla Lucius d'une voix absolument pas engageante. Qu'est-ce que Potter fait ici, Severus, ne me dit pas...

-si, c'est avec lui que j'étais, répondit Severus d'une voix froide mais tranquille. Ça te pose un problème ?

-bien sûr que oui, je te signal que c'est un griffondor ! Tu sais, celui qui a tenté de te tuer il n'y a pas si longtemps que ça !

Son père le relâcha légèrement (disons qu'il ne le collait plus mais que ses mains étaient toujours solidement accrochées à ses épaules) pour regarder Malfoy en face.

-il se trouve que je sors avec Severus, Malfoy. C'est l'homme de ma vie.

-HEIN ? S'exclama Harry.

Lucius, quand à lui, se contenta d'exploser de rire, toute colère oubliée. Il riait tellement fort qu'il faillit s'étouffer, toussant et crachotant d'une manière, hm... plutôt ridicule (ce qui était carrément étrange et inhabituel venant de lui, toujours si digne et propre sur lui).

Rougissant et faisant la moue, Rogue alla lui donner quelques coups brusques dans le dos pour le calmer.

-p-pardon, mais... c'était tellement griffondor, comme déclaration !

Il rit encore un peu avant d'ajouter :

-mais tant mieux pour toi, Potter, j'espère que ta vie ne se finira pas trop vite, c'est tout !

Et il recommença à ricaner, sans se rendre compte du poignard invisible qu'il venait de planter dans le cœur de Harry. Celui-ci finit d'ailleurs par se détacher des bras de son père et de se mettre debout de l'autre côté du lit.

Rogue jeta un dernier regard exaspéré à Lucius qui gloussait toujours avant de reporter son attention vers son visiteur.

-pourquoi es-tu revenu, demanda-t-il. Tu as retrouvé tes amis ?

Harry se passa une main dans les cheveux et secoua la tête de gauche à droite.

-non, pas moyen de tomber sur la moindre information les concernant, et puis dormir dans les rues, ça va une fois mais si je peux avoir un lit à la place, je ne vais pas me gêner...

Un sourire vicieux étira les lèvres de Lucius et Harry se fustigea mentalement en sentant ses joues rougir.

Il n'aurait pas dû parler de lit...

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Hermione connaissait beaucoup de choses, beaucoup plus que n'importe qui de son âge. Le problème étant que, si elle avait longtemps su réciter par cœur des paragraphes entiers de vieux grimoires ou de manuels scolaires, ce qu'il lui fallait aujourd'hui était d'un tout autre niveau de réflexion, et si elle n'avait pas eu une aussi importante maîtrise de son esprit, elle aurait dû abandonner... Mais heureusement, ce n'était pas le cas.

Alors Hermione méditait.

La peur qui régnait autour d'elle l'atteignait de moins en moins et son tatouage assurait autant de chaleur que nécessaire, empêchant le froid ambiant de la faire frissonner.

Elle plongeait de plus en plus en elle-même, submergée par les centaines de milliers d'informations engendrées depuis sa naissance, cherchant une formule, un rituel, ou n'importe quel indice qu'elle aurait pu lire ou entendre, n'importe quoi qui lui permettrait de les renvoyer chez eux.

Elle savait qu'elle en était capable.

Et le plus rapidement possible de préférence puisque, connaissant ses deux amis, ils étaient tout à fait capable de mettre un chaos pas possible en modifiant le passé un petit peu trop à son goût.

Elle pinça des lèvres, frustrée à cause de l'indiscipline de ses pensées, et se concentra encore plus.

Elle ne devait pas échouer.

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-c'est vrai qu'un bon lit chaud t'attend toujours avec nous, Harry...
-c'est pas exactement ce que je voulais dire... marmonna le voyageur en détournant les yeux.

Ah, la timidité de ce garçon était délicieuse...

Il lui avait tellement manqué, avec ses petites moues, ses cheveux en bataille, ses manies de rentrer la tête dans les épaules, de vouloir toujours s'écarter de lui... son foutu bandeau sur les yeux, par contre, l'énervait prodigieusement, mais comme il n'avait toujours pas trouvé le moyen de lui enlever, il n'y pouvait rien...

Lucius s'approcha lentement de lui, glissant presque sur le sol à la manière du serpent qu'il était, et grimpa sur le lit.

Harry déglutit et une fois le lit traversé, Lucius se pencha en avant jusqu'à ce que leurs bouches ne soient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre.

-Harry...

-alors c'est Harry ton nom ?

Lucius grogna et se tourna vers Potter qui les avait interrompus. Celui-ci s'approcha à son tour et donna un coup d'épaule à Lucius pour lui prendre sa place. Il reprit :

-ça me fait tellement plaisir de te rencontrer ! Maintenant, tu peux tout me demander, je t'aiderais toujours Harry !

-Potter, tu dégages de ma proie.

-Malfoy, tu dégages ! Je ne laisserais pas un serpentard l'approcher.

-je te signal que Severus aussi est un serpentard.

-oui, c'est vrai, répondit James d'une voix arrogante. Mais lui au moins est mignon.

Severus piqua un far en s'offusquant qu'il n'était pas « mignon » du tout.

Cela ne fit pas rire Lucius par contre, cette fois.

-et bien va roucouler avec Rogue, mais laisse-moi à mes retrouvailles, c'est clair ?!

-il est hors de question que je...

-finalement, je vais aller dormir dehors, ce soir, salut.

Et Harry s'enfuit sans attendre hors de la chambre, attrapant sa cape au passage et repoussant Rogue contre le mur pour passer, claquant la porte dans son dos.

-non putain ! S'exclama Lucius, bien loin de son habituelle image de prince des glaces.

Il se leva d'un coup et ouvrit brusquement la porte.

Mais après avoir regardé un court instant dehors, voyant que personne n'avait vu partir Harry le voyageur, il la referma brusquement. Il sortit alors sa baguette et la pointa sur James Potter qui pâlit brusquement.

-alors, Potter, tu croyais faire quoi, hein ?

-Lucius ! S'exclama Rogue en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que tu fais ?

-reste en dehors de ça ! Hurla le blond. Quand à toi Potter, stupide et pitoyable lionceau, tu fais bien de trembler ! Tu connais ma réputation, n'est-ce pas ? Et bien je vais te prouver qu'elle n'est absolument pas surfaite !

Rogue s'interposa, lui attrapant le bras mais Lucius n'eut qu'un mot à dire et il se retrouva collé au mur, immobile et les yeux écarquillés.

Lucius pointa à nouveau sa baguette vers Potter et siffla :

-je suis capable de te faire souffrir comme tu n'as jamais souffert, je connais des sorts qui t'enverraient en enfer où tu connaîtrais les pires souffrances pour l'éternité. J'en suis tout à fait capable !

Pas un seul mot n'était prononcé plus haut que l'autre, et son regard était si dur, si intransigeant que James en frissonnait d'horreur.

-mais je ne vais pas le faire, tu entends ? Tu as fait partir Harry, alors que cela faisait tellement longtemps que je l'attendais... Toi qui aimes tant Severus, je vais vous montrer à tous les deux ce que ça fait !

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Peut-être que cela se serait passé autrement sans l'intervention de Harry, et peut-être que rien ne peut être changé, même avec l'intervention de personnes venant du futur.

Le fait est que Lucius Malfoy lança une malédiction à James Potter, l'empêchant à tout jamais de vivre son amour avec Severus Rogue. Il perdit en effet toute notion affective envers le futur maître des potions, ne laissant en lui qu'une animosité peu passionnée et une indifférence totale pour sa personne.

Lucius savait qu'en faisant cela, il condamnait aussi Severus à la solitude, mais il s'en fichait bien. Les Malfoy ne sont pas du genre à s'embarrasser de sentiments inutiles comme de la compassion, même envers les amis.

Les Malfoy n'ont pas d'amis.

Il aurait pu ne pas être aussi seul que les autres Malfoy, il en avait eu la possibilité, un infime instant... Mais Potter avait tout gâché, et cela, jamais il ne lui pardonnera, quitte à faire souffrir sa famille sur des générations s'il le faut...


Ouais, je sais, Lucius est un grand méchant sadique qui a osé étouffer dans l'œuf une romance qui aurait put être torride... Mais si vous m'en voulez, il faut que vous laissiez une review, sinon je ne le saurais jamais et je referais d'autre horreurs du même genre !

D'ailleurs, bon timing pour la sortie de ce chapitre : JOYEUSE SAINT VALENTIN ! (ouais, moi je le souhaite pas à un ou une amoureux/se, je le souhaite aux gens que j'aime le plus au monde : mes lecteurs)