Réponses aux reviews:

Grimmy: Merci beaucoup pour ta review et tes encouragements. Tu va être contente, la confrontation est proche, très proche. ^^
lorineda: Je suis contente que cette fic t'amuse et que tu ais apprécié la façon donc j'ai construis ce chapitre. Et oui, un Sasuke jaloux, on adore toutes ca ^^. Tu vas être contente avec ce chapitre, comme beaucoup je pense d'ailleurs car arrive le grand moment.
Guest: Que d'enthousiasme! Je culpabilise encore plus de vous avoir fais attendre si longtemps pour ce chapitre mais le voilà enfin.^^


Note de l'auteur 1: Je m'excuse profondément pour mon retard. J'ai une vie plutôt chargée en ce moment et j'essaie de faire au mieux pour contenter tout le monde. Merci d'avance pour votre compréhension.
Note de l'auteur 2
:
Attention, léger risque de spoil dans ce chapitre pour ceux qui n'ont pas lu les scans du manga.


Chapitre six.

Lorsque je suis rentré avec Kiba, Sakura nous attendait. La première chose qu'elle fit en me voyant fut de me prendre dans ses bras. Je devais certainement montrer une bien piètre expression. Mon cœur me faisait mal. J'avais tellement envie de le voir mais mon moral remonta bien vite en repensant à la lettre qu'il m'avait écrite. Il avait prévu de revenir et c'était ça le plus important.


Senkou, quatre ans. Une journée comme les autres au domaine Uchiha.

Je me réveille en sursaut, me redressant d'un coup alors que le petit monstre de ma vie saute à pied joint sur mon lit, tenant son doudou d'une main. (Vous souvenez vous du t-shirt bleu marine que j'avais sortis des affaires de Sasuke ? Bien qu'il n'ait plus rien de semblable à un t-shirt, le doudou de ma fille, c'est lui.)

- Allez papa, debout !
- Senkou... s'il te plait. Ne crie pas et arrête de sauter comme ça sur le lit.
- Mais papa... il fait jour depuis longtemps déjà.

Je soupire légèrement, ayant du mal à me réveiller correctement mais une fois fait, j'attrape ma fille et la couche sur le lit avant de la chatouiller, celle-ci se mettant à éclater de rire tout en se débattant.

- Ahahaha Papaaa... arrêteuuu...aahahah.

Ces moments-là sont vraiment précieux à mes yeux. Voir le regard de Senkou s'illuminer de joie et de bonheur c'est juste... ça suffit à mon bonheur à vrai dire alors même s'il me manque quelque chose, même si l'absence de Sasuke est encore et toujours douloureuse, cela ne m'empêche pas d'être heureux, ici, avec le trésor de ma vie.


Senkou, cinq ans. Une après-midi avec Iruka Umino.

- Ruka, Ruka, on fait la course?

Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé du temps avec Iruka-sensei et je dois avouer que, vu comment Senkou l'a tout de suite appréciée, c'est dommage que nous ne faisons pas cela plus souvent. Elle l'a trainé un peu partout dans Konoha, lui montrant les endroits où elle aime jouer et là, elle se trouve dans ses bras, s'agitant, impatiente de découvrir l'endroit où il travaille, l'académie ninja.

- Euuuh... Oui, si tu veux.

Je ne peux m'empêcher de sourire en coin. Il va être surprit, je pense. Lorsque Senkou demande à faire la course c'est pour faire une petite démonstration de ce qu'elle est capable de faire. Et oui, elle a beau n'être qu'une enfant, elle ne reste pas moins la fille du Jinchûriki et Kyubi et du dernier héritier Uchiha et malgré le fait que je lui ai demandée d'être discrète (Je ne veux pas que le conseil me tombe encore sur le coin de la tronche.) parfois c'est plus fort qu'elle.

- Senkou, tu y va doucement hein...
- Oui, papa...

Je l'a voit rouler des yeux comme Sasuke savait le faire parfois, une pointe de nostalgie me gagnant alors qu'Iruka me regarde avec une légère surprise.

- Y aller doucement ? Tu ne penses quand même pas qu'une gamine de quatre ans puisse me battre quand même ?
- Oh tu sais, pour ce que j'en pense...

Je lui offre un regard malicieux et un sourire voulant en dire beaucoup alors qu'il prend la mouche, déposant Senkou au sol et se préparant au départ.

- Le premier qui arrive à l'académie ?
- Oui, Ruka !

Mon sourire s'élargit en constatant que, malgré tout, Iruka a gardé son âme d'enfant au font de lui. J'annonce le départ et vois Senkou laisser un peu d'avance à Iruka avant de filer, le dépassant et disparaissant de notre vue rapidement. Un léger rire me secoue lorsque je rejoins mon ancien sensei alors qu'il accélère, regardant ma fille disparaitre au loin avec incrédulité.

- C'est une plaisanterie ?

Non vraiment, je ne peux pas me retenir. L'expression d'Iruka est trop magnifiquement drôle pour que je n'éclate pas de rire.

- Et ben alors, Iruka-sensei. On se laisse battre par une gamine de quatre ans ?

Il grogne et met tout ce qu'il a dans sa course avant d'arriver à l'académie où Senkou nous attend sagement, un sourire fier et presque hautain illuminant son visage. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, je le vois chercher son souffle pendant quelques minutes avant de se redresser et d'offrir un sourire à ma fille.

- Dis donc, tu es une rapide toi.

Elle remercie Iruka pour le compliment avant de sauter dans ses bras, retrouvant une expression plus innocente.

- Tu me montre à l'intérieur ?
- Oui, allons-y.

Nous entrons tous les trois dans l'académie, Iruka faisant la visite à ma fille, lui racontant quelques anecdotes au passage, n'oubliant pas d'en mentionner quelques-unes me concernant. Être entre ces murs me rend nostalgique. C'était le bon temps tout ça.


Senkou, six ans. Journée de repos passée à restaurer le quartier Uchiha.

Je suis dehors, avec Senkou, celle-ci courant joyeusement après Akamaru alors que Kiba m'aide à repeindre le mur face à nous.

- On est vraiment obligé de les laisser, les éventails ?
- Oui, Kiba. On en a déjà discuté.
- Mouai, n'empêche que ça serait plus facile de repeindre tout le mur de la même couleur.
- T'as fini de te plaindre, oui ?

Je ris un peu sous les plaintes et les moues boudeuses de Kiba. Bien que nous soyons des adultes maintenant, il reste quand même un sacré gamin. Il rit à son tour avant de se reconcentrer sur le mur, tirant un peu la langue dans la manœuvre.

Ça fait deux jours qu'on est dessus et sans la merveilleuse intervention de ma fille, on aurait déjà fini. Et oui, mon petit monstre s'est découvert une âme d'artiste. On faisait une petite pause, le temps de boire quelque chose dans la cuisine alors qu'elle jouait, comme aujourd'hui, avec Akamaru. Lorsqu'on est revenu, on l'a trouvée, pinceau en main, barbouillant le mur avec de la peinture rouge, souriant de toute ses dents. " T'as vu, papa? Moi aussi je peints. C'est joli hein ?" qu'elle a déclarée. On s'est retrouvé sur le cul tous les deux, n'ayant même pas la volonté de la réprimander. Kiba en a même rit nerveusement. Après quelques minutes de... surprise, je dirais, je me suis quand même repris et lui ai expliqué qu'elle ne pouvait pas jouer avec la peinture et en mettre sur le mur. Elle a fini par comprendre mais, pour être sûr, on évite de la laisser seule dehors quand il y a de la peinture dans le coin.

- Senkou, ma puce, tu veux bien aller chercher une bouteille d'eau à la cuisine ?
- Ouiiii...

Je la vois courir jusqu'à la maison, souriant avec tendresse. Elle a beau être turbulente et j'ai beau m'en prendre souvent plein la tronche à cause de ses bêtises, elle reste mon trésor et la personne la plus importante occupant ma vie.

Alors que je focalise toute ma concentration sur l'éventail que je suis en train de repeindre, je sursaute sous le cri de Senkou, celle-ci revenant comme un boulet de canon, se jetant dans mes bras.

- Papa ! Il y a quelqu'un dans la maison. Un monsieur que je n'ai jamais vu.

Je fronce les sourcils et dépose ma fille dans les bras de Kiba.

- Je vais voir, j'arrive.

Je dépose mon pinceau avant de me diriger vers le manoir. J'entre et entend Akamaru grogner. Je me dirige vers celui-ci et le calme d'une caresse avant de relever le visage et d'écarquiller les yeux en voyant la personne se trouvant face à moi.


Ca faisait bientôt un an qu'il était revenu à Konoha. Il avait passé les portes discrètement, accompagné de son équipe, se dirigeant directement vers la tour Hokage. Il n'avait rencontré aucune résistance, rien. Apparemment, la paix qu'avait amené la fin de la dernière grande guerre été responsable du relâchement dans la sécurité des villages caché. Il se dit qu'il en toucherait, peut-être, un mot à l'Hokage.

Il arriva à hauteur de la fenêtre du bureau de la cinquième, jetant un coup d'œil dans celui-ci afin de s'assurer qu'elle était seule. Comme ce fut le cas, il entra, suivi rapidement de Suigetsu, Jûgo et Karin.

- Bonsoir, Godaime-sama.

Elle sursauta avant de poser ses yeux sur la team Hebi. Si elle fut surprise de les trouver là, elle n'en montra rien.

- Uchiha Sasuke... Et sa petite équipe. Quelle surprise. Je suis étonné que tu sois arrivé jusqu'ici sans que je ne sois informé de ta présence à Konoha.
- Hm... La sécurité laisse à désirer.
- C'est ce que je constate.
- Vous n'avez, pourtant, pas l'air aussi surprise que je ne me le fusse imaginé.
- J'ai eu vent de tes dernières... investigations. Je savais que le jour où tu te présenterais devant moi viendrait.

Le jeune homme fut surprit, bien qu'il n'en montra rien. Qui avait bien pu informer la cinquième de ses dernières activités ?

- Orochimaru...
- Je vous demande pardon ?
- La question que tu te poses en ce moment...C'est Orochimaru qui m'en a informé.
- Je ne savais pas que vous entreteniez un quelconque contact avec lui.
- Ce n'est pas le cas mais je suppose qu'il a cru bon de m'en informer afin de facilité la réhabilitation de son chère protégé.

Le jeune homme grogna légèrement, n'aimant pas le fait qu'Orochimaru ai pris cette liberté. L'avantage fut qu'il ne dû pas s'éterniser en explication longues et fastidieuse. Il déposa une pile de document sur le bureau de la "jeune" femme avant de reculer d'un pas et d'attendre, les bras croiser, la toisant de toute sa fierté d'Uchiha.

- Je vois que tu n'as pas chômé. Tu es conscient que je ne peux pas te réhabilité comme ça, en claquant des doigts ? Surtout que je ne suis pas sûre de le vouloir.
- J'en suis conscient oui.
- Bien... Tant mieux. Il va me falloir étudier tous les documents que tu m'as apportés et surtout m'assurer de leur authenticité. De plus, il va me falloir prendre contact avec les villages cachés respectif de tes camarades pour traiter leurs cas. Étant donné les circonstances, ta réhabilitation peut-être facile, à condition que tu sois coopératif mais pour eux, je ne suis pas certaine d'y arriver. De plus, je n'ai aucune confiance en aucun de vous.

Elle soupira, lasse avant même de commencer. Elle savait que si elle ne donnait pas une chance à l'Uchiha, Naruto lui en voudrait toute sa vie.

- Pendant ce temps, toi et tes "amis" serez enfermé dans nos cellules de détention où vous subirez un interrogatoire complet. Lorsque je jugerais que vous ne représentez aucun danger pour le village, peut-être vous laisserais-je en sortir.
- Quoi ? Mais...
- Karin, tais-toi !

La jeune femme aux cheveux flamboyant se tut bien que son désaccord soit inscrit sur son visage. A ce moment-là, Jûgo avança d'un pas, prenant la parole.

- Excusez-moi, Hokage-sama mais j'ai une requête me concernant.
- Je suis déjà au courant de ta situation, jeune homme. Ne t'inquiète pas, nous avons tout ce qu'il faut afin que tu ne doives pas te soucier de ton problème.

Il baissa la tête pour exprimer sa reconnaissance avant de retourner à la place qu'il occupait plus tôt. C'est donc après ça, qu'ils passèrent presque une année complète dans les sous-sols de Konoha, derrière les barreaux sans que personne ne le sache, hormis l'Hokage, le conseil, Ibiki et les quelques ANBU s'occupant d'eux.

Et maintenant, Sasuke se trouvait devant la cinquième, libéré de sa cellule, l'écoutant statuer sur son cas et celui de ses compagnons.

- Après votre coopération et la vérification de toutes les informations que tu nous as confié, te voilà libre... ou presque. Tu es, à présent, assigné à résidence sous la surveillance d'une équipe ANBU. Tu n'as pas l'autorisation de quitter le quartier Uchiha ni de voir tes petits camarades. Jûgo est libre depuis trois mois maintenant. Son intégration se passe bien et nous avons réussi à sceller partiellement sa marque maudite. Karin ne va pas tardée à être libérée à son tour mais j'ai quelques questions à lui posée encore, concernant son identité. J'aimerais savoir quel lien de parenté l'a lie à Naruto. Pour Suigetsu, cela va être plus compliqué. La Mizukage est plus que réticent à sa réhabilitation malgré les éléments que l'on détient pour sa défense.
- Hm... Merci pour le mal que vous vous donnez pour eux.
- Ne me remercie pas encore, Uchiha. Un seul faux pas et vous pourriez tous vous retrouver sur l'échafaud plus vite que vous ne l'imaginez.

Sasuke tiqua mais ne dit rien. Après tout, il savait que cette femme n'avait pas confiance en lui. Personne n'avait confiance en lui d'ailleurs, à part, peut-être, Naruto.

Tsunade fit appeler une équipe ANBU afin de l'escorter jusqu'à chez lui, donnant des directives claires avant que ça dernière phrase ne le fasse tiquer une nouvelle fois bien qu'il n'en montra rien.

- Vous prendrez soin de ne pas perturber la tranquillité du propriétaire des lieux et de sa fille. Suis-je bien claire ?
- Oui, Hokage-sama.
- Bien. Uchiha, tu peux disposer.

Lorsqu'elle vit l'incompréhension, discrète mais bien présente, dans les yeux de Sasuke, elle lui offrit un regard presque diabolique qui le fit frémir. Les femmes pouvaient être machiavéliques, il le savait et c'est avec une certaine appréhension qu'il sortit du bureau pour rejoindre le quartier Uchiha, plongé dans ses pensées, se demandant de quel propriétaire parlait la cinquième. A ce qu'il sache, le seul pouvant encore se vanter de porter ce titre, c'était lui.

Les ANBU chargé de le surveillé c'était dispersé et bien qu'il sentait leurs présences, il ne pouvait les voir. Il se serait attendu à ce qu'ils l'encadrent jusqu'à chez lui mais, apparemment, il c'était trompé. Tant mieux, il n'en serait que plus discret comme ça.

Lorsqu'il arriva sur les lieux, la première chose qui le frappa fut que l'atmosphère froide et angoissante qui régnait ici avant son départ semblait avoir disparu au profil de quelque chose de plus doux et chaleureux. La deuxième chose fut les quelques changement qu'il put relever par-ci, par là. Le quartier devait-être en cours de rénovation, il ne voyait que ça. Lorsqu'il arriva devant chez lui, il fronça les sourcils. Le Manoir semblait être totalement remit à neuf et quand il entra, il constata que l'endroit était habité. Qui avait donc investit sa maison et pourquoi donc la Godaime l'avait envoyé ici dans ce cas?

Il fit le tour du rez-de- chaussée, s'arrêtant net lorsqu'une petite fille aux cheveux aussi noir que les sien apparut devant lui, accompagnée d'un immense chien qu'il crut reconnaître comme Akamaru. La vague idée que Kiba ai pu se permettre de s'installer chez lui le traversa une seconde mais cela semblait peu probable. La gamine le regarda une seconde avant de pousser un cri alors que le molosse lui faisait face, grognant en montrant des dents. Il l'a vit ensuite faire demi-tour en courant et là, il crut avoir rêvé. Est ce qu'il avait bien vu ? Était-ce bien le symbole de son clan qui trônait fièrement dans le dos de la robe de cette gamine ? Il l'aurait bien suivie mais Akamaru ne semblait pas être de cet avis.

Il entendit, un peu plus loin, la petite fille appelée son papa et le prévenir de sa présence et il ne put s'empêcher de se figer en entendant la voix lui répondant. Cette voix, il ne la connaissait que trop bien. Il eut confirmation en voyant une tête blonde apparaitre devant lui quelques secondes plus tard. Celle-ci s'abaissant sur Akamaru, lui offrant une caresse pour qu'il se calme avant de lui faire face. Il vit ses yeux, si bleus, s'ouvrir en grand en le voyant et son cœur se mit à tambouriner fortement dans sa poitrine. Naruto était là, devant lui, éludant toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête il y avait une seconde à peine.

A suivre...


Et voilà pour le chapitre six. Je suis encore désolée pour le retard et, hélas, cela ne risque pas de s'améliorer bien que je fais au mieux pour vous faire parvenir la suite le plus rapidement possible. En tout cas, merci à Mizu, ma béta, pour sa correction malgré son emploi du temps également chargé. En attendant, n'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en pensez ;)