Avant que vous ne me tuiez, je tiens à dire que j'ai vraiment essayé de vous finir ce chapitre le week-end dernier. Désolée, pour la peine, le chapitre avec un jour d'avance. (comme ça je n'ai pas vraiment failli à ma promesse !)

Réponses aux reviews anonymes :

Mooniye : merci de lire, mon rythme de croisière, c'est un chapitre toutes les trois semaines comme tu peux le constater. Et je pense qu'il va couler encore bien de l'eau sous les ponts avant que Harry ne redevienne adulte. Je crains qu'il ne doive d'abord passer par la crise d'adolescence.

Egwene : pour le savoir, il faut lire plus bas.

Babel : C'est inadmissible ! Penser que je puisse être achetée aussi facilement m'offense au plus haut point ! Euh, sinon, quand tu parles de chocobons, tu veux dire.... tout le paquet ? ^^ J'ai fait de mon mieux pour céder à tes caprices infantiles, mais en essayant d'écrire ce chapitre une semaine à l'avance, je l'ai fini.... euh.... un jour en avance (pas terrible ces auteurs) ! Bonne lecture !

Dia : Merci pour ta review haute en points d'exclamations. La suite en bas !

Chapitre 6 : Où il s'agit d'imbéciles et de malheureux :

Et avant que Draco n'ait pu continuer, Hermione sortit une deuxième baguette de sa poche, ouvrit la porte, et les deux amis s'engouffrèrent dans les méandres du château en criant le nom de l'ami qu'ils avaient cru perdre.

La barrière qu'avait mit Draco sur les escaliers n'empêchait que Harry de descendre, mais personnes de monter. Aussi c'est avec un regard épouvanté que Draco regarda impuissant les deux stupides griffondors passer les barrières sans écouter ses supplications de n'en rien faire.

Draco ne pu que suivre les deux griffondors, pour pouvoir empêcher un maximum de futurs dégâts.

Hermione ayant lancé un sort lui permettant de localiser Harry dans un rayon de un kilomètre, elle trouva aisément la chambre du petit brun.

Avant qu'elle n'ait pu l'ouvrir, Draco se jeta devant elle, haletant :

-Ne, ne fais pas ça, il ne faut pas qu'il vous voit !

-Harry ne nous interdirait jamais de le voir ! Répliqua Hermione. Que lui as-tu fais ? Qu'as-tu osé lui faire ?!?

De son côté de la porte, Harry entendait des voix. Celle de Draco, mais aussi une autre qu'il n'arrivait pas à identifier. Pourtant, il était presque certain de l'avoir déjà entendu quelque part. Mais où ?

Si Draco avait laissé ces personnes venir ici, c'était sans doute pour les lui présenter. Alors pourquoi n'entraient-ils pas ? Il se mit debout sur ses petites jambes, et alla ouvrir à ses visiteurs.

Draco avait toujours le dessus sur Hermione. Mais pour combien de temps ? Il s'apprêtait à appeler ses elfes en renfort, lorsqu'il sentit la porte s'ouvrir derrière lui. Il n'eut pas le temps de crier à Harry de rentrer que celui-ci sortait sa tête de sa salle de jeu.

-Draco, qu'est-ce qui se passe. Avec qui es-tu ?

Remise de sa surprise de voir un Harry rapetissé, Hermione commença :

-Harry ! Que t'est-il arrivé ! Tu ne nous reconnais pas ? C'est nous, Ron et Hermione !

-Her.. Hermione ?

Le cerveau d'Harry était sur le point d'exploser. Des images affluaient de tous les coins de sa tête. Des images qui ne pouvaient pas lui appartenir ! Un petit garçon de cinq ans et demi ne pouvait pas se voir dans un étrange miroir, le miroir du Risèd, sous la forme d'un garçon d'une dizaine d'années, accompagné d'un garçon qui ressemblait au monsieur roux en plus jeune. Des images défilaient de plus en plus rapidement.

Harry s'était déjà demandé pourquoi il se rappelait de personnes qu'il n'avait jamais vu avec Draco. Un gros monsieur, et une dame maigre au regard méchant, qui ne s'occupait que d'un autre petit garçon, et jamais de lui.

Pourquoi il avait des souvenirs d'un autre petit garçon, un petit garçon qui était triste et n'avait pas de Draco pour s'occuper de lui ?

Pourquoi, en voyant ces deux personnes, avait-il des souvenirs de ce petit garçon qui grandissait avec eux, le roux et la brune. Sa tête lui faisait de plus en plus mal.

Oublier, il voulait oublier, tout oublier.

Il sentit à peine les bras de Draco le soulever doucement, et sombra dans les limbes de l'inconscience.


Les deux lions stupides semblaient maintenant avoir compris que ce qu'ils avaient fait n'était pas "le bien". Draco soupira, il ne pouvait même pas égorger les anciens amis du brun, ce dernier risquerait de lui en vouloir lorsqu'il aurait retrouvé la mémoire. Il se contenta de transporter Harry dans sa chambre, trainant derrière lui, une Hermione se tordant les mains, et devant se dire qu'elle n'avait pas du tout prévu ça, et un Ron qui en était toujours à se demander pourquoi Harry était devenu si petit, mais surtout si c'était bien le bon Harry.

Après avoir couché Harry dans son grand lit (il n'allait tout de même pas le coucher dans le petit lit ridicule d'où il risquerait de tomber si il redevenait un bébé !), Draco embrassa le brun sur le front (après s'être bien assuré que les deux imbéciles ne le regardaient pas), et ressortit après avoir laissé un elfe pour surveiller Harry.

Il lança un regard noir aux deux crétins, avant de leur ordonner sèchement de le suivre dans un salon. Ils avaient à discuter.

Après leur avoir expliqué la situation (après tout, mieux vaut tard que jamais ), il les regarda longuement.

Hermione qui avait paru au bort des larmes en voyant Harry dans cet état, pleurait maintenant devant l'erreur monumentale qu'ils ( surtout elle) avaient commise, et ne cessait de sangloter : " si je pouvais réparer tout ça, si je pouvais réparer tout ça ". Ron lui ne pipait mot, et regardait obstinément vers le bas, n'osant rencontrer le regard d'aucune des deux personnes présentes.

Ah ! si seulement ils n'avaient pas foncé tête baissée comme à leur habitude ! Ils avaient pourtant appris que cette méthode n'avait pas un taux de réussite très élevé ! Mais de savoir que Harry était si proche d'eux ! Alors qu'ils ne savaient même pas depuis toutes ces semaines si ils devaient faire le deuil du brun, ou si ils avaient une chance de le retrouver vivant. En cela, il ne regrettait pas son erreur. Il avait enfin pu voir que Harry était vivant. En mauvais état, certes, et avec un physique un peu différent, mais vivant tout de même.

Alors qu'il en était là dans ses réflexions, Draco rompit le silence.

-Bien, je vais voir comment notre Survivant national se porte, puis continuant sur un ton menaçant, si jamais il est passé sous la barre des un an et demi, je jure que je vous trouverai une mort lente et très douloureuse.

Hermione se demanda pourquoi précisément un an et demi, puis reportant cette question à plus tard, demanda :

-S'il te plait, je sais qu'on n'est pas vraiment en position pour te demander trop de choses, et le plus important c'est la santé de Harry, mais pourras-tu nous dire si il va bien ? Et si tu as le moindre problème ou besoin de....

Alors que Hermione continuait à noyer son anxiété dans un flot de paroles, Draco les raccompagna plus fermement que gentiment à la porte du manoir.

Une fois ceci fait, le blond se précipita dans sa chambre pour voir le brun.

Celui-ci dormait. Draco fit quelques pas dans la pièce, hésitant, puis se décida à d'abord aller chercher la peluche qu'il avait laissé dans le petit lit. Il n'osait pas aller soulever la couverture pour voir l'âge qu'avait maintenant Harry. Il s'approcha du grand lit et s'assit près du brun. Il déposa la peluche à ses côté, puis finalement, souleva les draps.

Il ne put retenir un soupir de soulagement. Certes le brun avait rétréci, mais il ne semblait pas avoir dépassé le seuil critique. Il avait perdu une semaine de travail relationnel avec le petit brun, mais il ne pensait pas mettre trop de temps à rattraper le temps perdu. Alors qu'il n'aurait pas supporté une fois de plus un bébé apeuré par ses moindres faits et gestes.

Mais comment Harry allait-il se comporter en se réveillant ? Draco espérait qu'il irait bien. D'ailleurs, quand se réveillerait-il ? Draco n'en pouvait plus. D'abord le procès ce matin, et maintenant... ça.

Il fit le tour du lit, et se mit sous les couvertures, se déplaçant vers le milieu du lit pour prendre le petit brun dans ses bras. Il s'endormit rapidement, vaincu par les évènements précédents.


Il ne dormit cependant pas longtemps. En effet, environ une demie heure après s'être assoupi, Harry s'était mis à gigoter, semblant mal à l'aise, et ayant vraisemblablement de la fièvre. Craignant qu'il ne se remette à rajeunir, Draco s'assit, et le prenant dans ses bras, le berça doucement, lui chuchotant des mots rassurants à l'oreille.

Au bout d'un temps qui parut assez long à Draco, le brun papillonna des yeux. Il mit encore un certain temps à revenir à lui, puis demanda d'une voix peu assurée :

-Dra... Draco ?

-Oui bébé, c'est moi. C'est moi... Ça va ?Tu te sens bien ?

-Oui je... je crois. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi je suis là ?

-Tu te souviens de quoi ?

Harry eut un faible sourire, et donnant un coup de coude dans le ventre de Draco lui dit :

-On dit : De quoi te souviens-tu !

-Exact, alors, de quoi te souviens-tu ?

Harry se rembrunit.

-Je... je ne me souviens pas. Je crois que j'ai eu très mal à la tête. J'ai fait une sieste ?

-On peut dire ça comme ça, oui. Répondit Draco en souriant. Mais tu peux en faire une plus longue si tu es encore fatigué !

-Je crois que je suis fatigué.

Draco l'installa plus confortablement dans ses bras, et bientôt Harry se rendormit. Une fois qu'il fut sûr que le brun dormait bien se blond se laissa un peu aller contre la tête de lit, et regarda longuement le brun.

Quelque chose clochait. Le Harry qu'il avait devant les yeux avait l'air d'avoir environ deux ans, mais il parlait beaucoup trop bien. Il semblait même mieux parler que le Harry de quelques heures avant. Il faudrait qu'il se renseigne auprès de Dumbledore.

Bien trop intrigué le blond décida d'écrire une lettre au vieux fou. Il n'avait de toute façon aucunement envie de s'éloigner du petit brun avant un long moment, et ne risquait donc pas d'aller à Hogwarts bientôt. Une fois la lettre envoyée, Draco se dit qu'il rallongerait bien sa sieste lui aussi. Il allongea le petit brun dans le lit, et se mettant à côté de lui, ne tarda pas à le rejoindre au pays des rêves.


Les deux beau au bois dormant se réveillèrent de concert au moment du souper, leurs estomacs les rappelant à l'ordre. Ils engloutirent leur repas, et se retrouvèrent en début de soirée complètement décalés par rapport à leur rythme normal : en ayant dormi toute la journée, lorsque la nuit tomba aucun n'avait l'intention de se coucher si tôt. Aussi Draco demanda à Harry ce qu'il avait envie de faire.

-Je veux lire !

Trouvant cette requête quelque peu singulière pour un enfant de cet âge, il voulu rectifier :

-Tu veux que je te raconte une histoire ?

-Non ! Je veux lire ! Mais pas un conte ! Je veux aller dans la bibliothèque pour choisir moi-même ! Je peux ?

Acquiesçant, Draco emmena le petit brun vers la bibliothèques se posant de nombreuses questions. Harry semblait se souvenir de ce qu'il avait fait avant de rapetisser. C'était étrange. Il aurait pensé que la potion lui interdirait l'accès aux souvenirs d'avant la "rechute". Mais ce n'était visiblement pas le cas.

Arrivé la bibliothèque, Harry se précipita vers les livres à sa hauteur et les regarda, ayant l'air de lire les titres. Draco le regardait faire, se demandant si il pouvait réellement lire à cette vitesse là, parcourant chaque tranche de livre seulement quelque secondes avant de s'intéresser au prochain. Visiblement oui, car Harry poussa finalement un cri triomphant, se saisit difficilement d'un livre presque aussi gros que lui en disant :

-Créatures du Monde Magique ! Ça doit être trop bien !

-Euh... Tu veux peut-être que je t'aide à le porter ?

-Non ! Je suis grand ! Je sais quand même porter un livre !

-Mais il est quand même un peu lourd celui-là !

-Nan nan, ça va !

Et Harry trainant plutôt que portant son livre arriva près d'un fauteuil qu'il escalada. Mais il n'arriva pas à soulever le livre pour le faire monter à son tour. Souriant, Draco s'approcha, s'assit en installant Harry sur ses genoux, puis attrapa le livre qu'il ouvrit sur les genoux du brun. Il proposa à celui-ci :

-On lit ensemble ?

-D'accord mais tu lis dans ta tête ! Il faut que je me concentre !

-Ça marche !

Sur ce, Harry se mit à lire (ou à regarder les images, Draco ne le savait pas trop). Le blond s'était à nouveau perdu dans ses pensées. Harry n'avait pas seulement changé sur le plan de ses capacités intellectuelles. Il semblait également bien plus confiant, allant jusqu'à lui donner des ordres, ce qu'il n'aurait jamais songé faire le matin même. Le blond fut sorti de ses pensées par la voix du brun :

-C'est bon tu as fini de lire ? Je peux tourner la page ?

-Tu as déjà fini cette page ?

-Oui, mais si tu veux, j'attends un peu que tu finisses de lire !

-Non non, tu peux tourner la page (Draco regarda le nom de l'animal qui figurait sur la page) Tu as pensé quoi de ce qu'ils écrivent sur la biche de Cérynie ?

-Oh, j'aime bien son histoire ! Alors elle vit encore ? Mais ça veut dire qu'elle a plus de deux mille ans si les grecs en parlaient déjà !

Draco, étonné de voir que le brun avait bel et bien lu le livre, ne répondit pas, et laissa Harry continuer sa lecture.

Peu de temps après, alors que Draco lisait par dessus l'épaule de Harry pour qu'ils puissent échanger leurs impression au bout de chaque page, un hibou entra dans la pièce, apportant la réponse de Dumbledore.

Celui-ci annonçait tout d'abord qu'il était triste d'apprendre le rajeunissement d'Harry, et qu'il aurait dû prévoir une visite de ses deux amis. Par la suite il disait à Draco que le fait que Harry se souvienne encore de certaines choses qu'il aurait dû oublier, venait sans doute du fait qu'il n'oubliait que ses mauvais souvenirs, il ne régressait donc pas partout. Son âge physique était lié à la quantité de souvenirs emmagasinés dans sa tête. Ce qui signifiait que si le brun n'avait pas fait de poussées de croissances phénoménales (qui prouvaient qu'il acceptait petit à petit ses souvenirs) il aurait tout de même grandit au rythme d'un enfant normal, et aurait pensé avoir toujours vécu au Manoir avec Draco.

Ce dernier soupira. Au moins il pourrait être sûr à chaque "poussée de croissance " de Harry, qu'il était sur la bonne voie.

-Pourquoi tu soupires ?

-Je croyais qu'on disait "pourquoi soupires-tu" ? Le taquina Draco

-Alors Pourquoi soupires-tu ?

Draco sourit, la phrase faisait un peu pompeuse dans la bouche d'un petit garçon.

-Je me demandais juste quelque chose.

La curiosité du brun étant avivée, celui-ci se détourna de son livre pour mieux interroger Draco :

-Tu te demand... Que te demandais-tu ?

-Tu sais l'autre fois quand je t'ai repris sur ta façon de poser des questions, c'était juste comme ça. Tu peux très bien dire "tu te demandais quoi". Je me demandais ce qui pouvait bien se passer dans ta petite tête.

-Tu dis ça à cause de tout à l'heure ?

-Oui, je voudrai savoir de quoi tu te rappelles.

-C'est que... euh, tu vas pas te moquer de moi ?

-Non, Pourquoi ? Je ne me moquerai jamais de toi !

-C'est que, je crois que je dois être un peu fou. Murmura Harry les yeux baissés, en se tortillant.

Draco ferma le livre, et le déposa à côté de lui, avant de répondre :

-Et pourquoi penses-tu que tu es fou ?

-Je... je crois que j'ai les pensées d'un autre petit garçon dans ma tête. Un petit garçon qui me ressemble. Mais il est malheureux.

Harry s'arrêta les larmes aux yeux. Draco sentant qu'il était sur le point de pleurer, ne l'incita pas à continuer, et à lui parler des souvenirs qui revenaient. Il aurait tout le temps plus tard. Aussi, il berça doucement le brun dans ses bras, et lorsqu'il s'endormit, partit se coucher. Malgré la grande sieste de l'après-midi, Draco n'eut aucun mal à s'endormir.

La journée avait été riche en évènements.


TBC

Une fin un peut tristounette, mais au moins, plus de suspens, et on en apprend un peu plus sur tout.

On en sait également un peu plus sur Ron et Hermione, et ce qu'ils ont pu vivre après la guerre, ne pouvant se réjouir de leur victoire, car ne sachant pas ce qu'était devenu Harry. Même si ils paraissaient méchants dans le chapitre précédent, pour moi, c'est avant tout des ados/adultes un peu paumés à la fin de la guerre, mais surtout super stressés de ce qu'avait pu devenir leur meilleur ami. C'est si ils n'avaient pas eu cette réaction qu'on aurait pu se demander si ils étaient de bons amis.

Bonne chance aux partielleux, je serai ravie d'avoir de leurs nouvelles quand ils auront leurs résultats, et à dans trois semaines !

Posté le 24/01/09 (oh ! Dans un mois je passe dans le camp des majeurs !)