Et voila le dernier chapitre

to the guest : thank you so much for your review ! I'm so glad that even one person had read my story. I hope that you'll enjoy the end ! Thank you again !


Pendant deux jours, Astrid ne bougea pas de la chambre de John. Cara l'avait convaincu de rentrer chez elle pour se rafraichir pendant que Stephen resterait avec lui. Elle finit par accepter et s'absenta quelques heures. Tandis qu'elle prenait une douche, elle entendit la voix de John qui l'appelait. Aussitôt, elle sortit, s'habilla et retourna le plus vite possible auprès de son amant. Stephen était aux côtés du blessé quand la jeune femme entra. Elle se rapprocha du lit et prit une main de John dans les siennes.

- Hey mon amour, je suis là.

- Mais enfin que se passe-t-il ? demanda Stephen, ne comprenant pas son comportement.

- Il m'a appelé quand j'étais chez moi.

- Oh… Je vais chercher Cara et Charlotte, finit-il en se téléportant.

- Tu peux te réveiller maintenant, continua-t-elle en caressant les cheveux de son homme. Allez John, un petit effort.

Elle vit alors l'homme qu'elle aimait bouger doucement ses paupières puis il finit par les ouvrir. Il tourna la tête et aperçut Astrid. Cette dernière était euphorique mais elle se contenait pour ne pas l'effrayer. Il la regarda mais semblait perdu.

- Bonjour mon amour. Comment vas-tu ? dit-elle. John, tu te rappelles de moi ? continua-t-elle, au bord des larmes.

- Bien sûr… répondit-il difficilement, la voix enrouée.

- Tiens, bois un peu, ajouta-t-elle en joignant le geste à la parole.

- Merci.

- Comment te sens-tu ?

- Comme si j'étais passé sous un bus. Que s'est-il passé ?

- Tu ne te rappelles pas ?

- Euh… je…

- Tu t'es battu avec Jedikiah. Et tu as dû…

- Je l'ai tué ? dit-il, légèrement effrayé.

- C'était toi ou lui, tu n'as pas eu le choix. Il t'a aussi tiré dessus.

- Oh… continua-t-il, troublé.

- J'ai tellement eu peur !

- Hey, je suis là maintenant, commença-t-il en tentant de se pencher pour l'attirer vers lui. Argh !

- Non, ne bouge pas !

- Trop tard, oh ce que ça fait mal. Approche.

Elle se rapprocha, soucieuse de voir s'il avait mal quand il l'embrassa. Au même instant, Cara, Charlotte et Stephen apparurent dans la pièce ce qui fit sursauter John, non sans douleur.

- Argh, vous pourriez prévenir !

- Je confirme, il va mieux, dit Cara.

- John ! ajouta Charlotte en prenant son ami dans les bras.

- Oh, doucement Charlie.

- Excuse-moi, répondit-elle, penaude. Tu vas bien ?

- Oui, je vais bien, répliqua-t-il tandis que le médecin entra avec Marla.

- Mr Young, vous nous avez fait une sacrée frayeur pendant l'opération ! dit le chirurgien. Comment vous sentez-vous ?

- Je n'irais pas faire un marathon mais je suis en vie.

- En effet, vous l'êtes. Vous devrez rester plusieurs jours pour s'assurer que tout rentre dans l'ordre. La balle a frôlé votre cœur tout de même, il ne faut pas prendre ça à la légère.

- Je m'occuperai de lui, ajouta Astrid.

- Mr Young, nous avons remarqué des traces de maltraitance sur vous. Est-ce que cela a été fait lors de votre captivité ?

John ne savait pas trop quoi répondre, ne comprenant pas ce que lui disait le médecin. Marla prétendit qu'ils devaient voir d'autres patients et le médecin n'insista pas.

- Bon, nous allons vous transférer dans une chambre et je repasserai vous voir tout à l'heure.

- Merci docteur, dit Cara pendant que lui et Marla sortirent.

- Ma captivité ? Et comment connaît-il mon nom ?

- Il a été établi que tu as été kidnappé il y a quinze ans par Jedikiah et qu'il t'a séquestré pendant tout ce temps, répondit la tomorrow people. Tu as été obligé de le tuer pour t'échapper.

- Nous n'avons pas eu de mal à le justifier puisque tu as disparu des radars il y a quinze ans quand tu as intégré Ultra, continua Stephen. Tu es de nouveau un citoyen lambda.

- Merci, dit-il, les traits tirés. Comment va ton frère et Russell ?

- Mon frère est déjà rentré chez nous quant à Russell, il est entouré de belles infirmières donc ne t'inquiète pas pour lui. Pense surtout à toi et à ta convalescence. Nous allons vous laisser. Tu dois te reposer.

- Je vais y veiller ! dit Astrid.

Cara, Charlotte et Stephen repartirent tandis que des brancardiers et Marla revenaient pour placer John dans une chambre dans le service cardiologie. Lorsque ce fut fait, ils se retrouvèrent tous les deux, enfin seuls. Elle vit tout de suite qu'il était fatigué et qu'il luttait pour ne pas s'endormir. Elle s'assit alors à ses côtés sur son lit.

- Tu dois te reposer, ton corps en a besoin.

- Ne t'inquiète pas, ça va aller.

- Mon amour, tu peux fermer les yeux, je serai là à ton réveil.

- Astrid, j'ai peur, répondit-il, effrayé.

- De quoi ?

- Que lorsque je me réveille, je me retrouve encore une fois dans ma cellule, chez Jedikiah. J'ai peur que tout ça ne soit qu'un rêve.

- Mais ce n'est pas le cas, répondit-elle en lui prenant la main. Si tu t'en es sorti, c'est grâce à ta force d'esprit. Peu de personnes auraient survécu à ce qu'il t'est arrivé. Même si tu as dû lâcher prise, tu avais quand même suffisamment de forces pour m'appeler.

- C'est pour toi que je l'ai laissé faire.

- Que veux-tu dire ? demanda-t-elle, troublée.

- Je lui tenais tête et je ne voulais pas lâcher l'affaire mais il t'a menacé et je savais très bien de quoi il était capable. Il a failli te faire tuer sous mes yeux ! répondit-il, les larmes coulant sur ses joues. Je n'ai pas eu le choix… je n'ai pas eu le choix…

- Chut… je suis là, ajouta-t-elle en le prenant dans ses bras. C'est la plus belle preuve d'amour que tu puisses me faire. Ce que tu as vécu là-bas, on va gérer ça ensemble. Je serai toujours là pour toi mon amour.

Ce dernier déversait toute la peine qu'il avait accumulée ces derniers mois. Cette frustration, cette colère, ses désillusions et sa culpabilité pour toutes les atrocités qu'il avait commises. Astrid n'aurait bougé pour rien au monde. Elle le serrait fort, pleurant aussi de ne pas avoir pu l'aider avant et compte tenu de tout ce qu'il avait vécu, tout ça, juste pour la protéger. Après quelques instants, elle se rendit compte qu'il avait fini par s'endormir de fatigue. Elle l'allongea précautionneusement et se mit à ses côtés puis ferma les yeux, heureuse de l'avoir enfin retrouvé.


John put sortir de l'hôpital une semaine plus tard. Les parents d'Astrid, connaissant à présent l'histoire du jeune homme, avaient fait aménager la chambre d'ami pour sa convalescence. L'infirmière venait tous les jours pour faire les soins et Astrid prenait soin de son homme. Ce soir-là, les maitres des lieux faisaient l'inventaire au restaurant, laissant donc Astrid et John à la maison. Ce dernier s'était endormi peu de temps après avoir mangé et Astrid était en train de lire dans le salon quand elle entendit des gémissements, comme tous les soirs depuis qu'il était revenu de l'hôpital. Elle alla le retrouver dans la chambre et vit qu'il était en nage, criait et bougeait beaucoup. Elle était comme pétrifiée, ne sachant pas ce que son homme devait bien revivre pour être dans cet état. Voyant que son pansement commençait à être souillé, elle se rapprocha de lui et posa ses mains sur le visage de John.

- John, mon amour, tu dois te réveiller, tu es en sécurité, il ne peut rien t'arriver, ouvre les yeux.

Le blessé se réveilla subitement et eut un mouvement de recul, ayant encore du mal à discerner le rêve de la réalité. Il vit Astrid, assise sur le lit, le regard effrayé puis elle se rapprocha de lui.

- Hey, John, tout va bien, ok ?

- Oh, euh… je suis désolé… je suis désolé.

- Ce n'est pas grave mais tu dois t'allonger maintenant, je vais changer ton pansement, d'accord ?

- D'accord.

Il s'exécuta alors et attendit quelques instants que la jeune femme revint à ses côtés. Elle lui apporta aussi un verre d'eau et une serviette pour qu'il s'essuie. Elle le soigna donc avec la plus grande des précautions.

- Ca va ? demanda-t-elle.

- Oui, merci.

- Tu veux en parler ?

- Oh, euh non, ne t'inquiète pas.

- Bien sûr que je m'inquiète. John, il va bien falloir que tu en parles, tu ne vas pas pouvoir continuer comme ça.

- Que veux-tu que je te dise ? Que je revois le visage de Jedikiah à chaque fois que je ferme les yeux, que j'ai peur du moindre bruit, de peur qu'il réapparaisse ? Que je revis tout ce que j'ai vécu ces derniers mois chaque nuit ? répondit-il, les larmes aux yeux.

- Mon amour, regarde-moi. C'est fini maintenant. Je suis là. Tu sais que je prendrais soin de toi, tu peux me faire confiance.

- Je… je n'ai pas l'habitude de me reposer sur quelqu'un. J'ai toujours été seul et je me suis toujours débrouillé avec mes démons. Même étant avec Cara, je ne la laissais pas entrer dans mon esprit.

- Je n'ai pas ce pouvoir mais je serai toujours là pour toi, tu n'es plus seul maintenant. Viens là.

Astrid s'allongea sur le lit et l'intima à la rejoindre. Tout d'abord hésitant, il se plaça à côté d'elle et elle le serra dans ses bras. Elle le berça doucement, pour l'apaiser.

- Maintenant, il n'y a plus que toi et moi. Il ne tient qu'à nous de vivre notre vie comme on l'entend. Tu n'es plus sous la coupe de Jedikiah.

- Merci, dit-il en la regardant dans les yeux. Qu'est-ce que je serais sans toi ?

Elle lui sourit puis ils s'embrassèrent et finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre.


Un mois plus tard, John et Astrid se retrouvèrent à l'aéroport, en salle d'embarquement. Ils attendaient patiemment qu'on autorise les passagers à entrer dans l'avion. Le jeune homme semblait particulièrement impatient.

- Tu as fini de gigoter de la sorte ! commença-t-elle.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n'as pas voulu qu'on se téléporte.

- Tu as toi-même dit que tu voulais vivre comme un humain…

- Oui mais…

- Et Marla a dit que tu n'étais pas suffisamment remis pour qu'on se téléporte à deux. Ma parole tu es un vrai gamin !

- Désolé maman ! répondit-il sur le ton de la plaisanterie.

- John, j'ai failli te perdre une fois…

- Je le sais ma belle, je faisais ça pour te taquiner, répondit-il en la prenant dans ses bras. C'est juste que l'avion… J'ai pas confiance.

- Tu plaisantes j'espère ?

- Non, pas du tout.

- Attends, un des plus puissants tomorrow people qui a peur de prendre l'avion ! Alors là, j'aurai tout vu dans la vie !

- Tu as fini de te moquer de moi !

- Tu as raison, excuse-moi mon amour. Mais je suis tellement heureuse de pouvoir réaliser un de mes rêves et en plus, avec toi à mes côtés. Je t'aime tellement !

- Moi aussi je t'aime.

Ils s'embrassèrent tendrement, tellement reconnaissants de pouvoir vivre ensemble jour après jour.

- « Les passagers du vol TO347 en partance pour Tokyo sont priés de se présenter à l'embarquement porte 7. »

Les amants sourirent puis John prit la main d'Astrid et ils partirent ensemble pour vivre une année pleine d'aventures et de découvertes.