Titre : De la guerre à l'amour, il n'y a qu'un mot : Harry.

Genre : Angst/un peu de death mais pas trop promis.../et bcp de romance bien sur lol.

Pairing : HPDM et allusion de HPSS.

Ratting : T pour vacabulaire et violence.

Disclimers : Ils ne sont pas à moi :( seulement l'histoire... et aussi les quelques personnages qui n'apparaissent pas ds les HP :)

Résumé : Quand Harry devient un guerrier et un sorcier ultra puissant ds le but de venger son amant défunt... Et quand Harry tombe finalement sous le charme de...

Avertissement : C'est un slash (relation entre personne de même sexe, ici deux hommes) si ca ne vous plais pas, vous connaissez le chemin de sortie...

Note : Voilà mon dernier one shot en date. J'en ai encore quelques autres en reserve et justement, j'aimerais bien avoir votre avis. Je ne sais pas trop quoi poster. Je me suis dernierement essayée au Yuri, je sais pas si ca interesse certains d'entre vous... Sinon, j'ai un PWP, lemon (of course), et accessoirement threesome :D Alors, vous voulez quoi la prochaine fois? Dites le moi ds une review :p :D

Gros bisous et bonne lecture :)


One Shot : De la guerre à l'amour il n'y a qu'un mot : Harry.

Mais que fout Potter ? C'est quand même pas possible ça. « Monseigneur » se fait attendre… J'ai pourtant bien compris ce que nous a dit Fred… Le message de Potter était clair.

Je ne l'ai pas vu depuis des mois. Il s'est retiré du monde magique après qu'il ait assisté impuissant à la torture et à la mise à mort de ses deux meilleurs amis, Granger et Weasley, et de son amant. Mon parrain. Severus. Apparemment, ça l'a complètement détruit. Ce que je peux comprendre. J'ai moi-même été anéanti par la disparition de Severus. Je lui en ai voulu, à Potter, pour la mort de mon parrain. S'ils n'avaient pas été amants, il n'aurait pas perdu sa couverture en essayant bêtement de le protéger.

Depuis, Potter se cachait, quelque part en France je crois. Il y a maintenant plusieurs semaines, il est réapparut. Enfin, si on veut… Il a le don de débusquer les Mangemorts quand ils préparent leur mauvais coups. Il en a tué déjà un nombre inconsidérable. Mais dès que l'Ordre et les Aurors arrivent, il s'éclipse. Aucun d'entre nous ne l'a revu. Il est en contact avec Fred. Celui-ci nous a raconté que Harry est allé s'isoler en France pour oublier d'une part et pour s'entraîner d'autre part. il y a rencontré de grands guerriers. D'après ce que je sais, Harry en avait assez que personne ne veuille lui enseigner les deux côtés de la Magie. Comment se défendre contre la Magie Noire si on ne la connaît pas ? Mais ici, en Angleterre où tout le monde le connaît, il était dans un cocon. Personne ne voulait lui apprendre ce qu'il désirait savoir. Les gens le regardaient avec cette lueur de compassion et de pseudo compréhension. Mais ils ne lui disaient pas ce qu'il avait soif d'apprendre. Voilà les raisons qui avaient motivé son départ.

Et là, nous l'attendons. Il est censé arrivé. Nous sommes débordés. Les Mangemorts sont plus nombreux que jamais. Et nos effectifs de plus en plus réduits. D'autant qu'ils ont fait une attaque en trois temps et sur trois fronts. Potter étaient à Londres pour défendre Ste Mangouste. Il ne pouvait pas savoir que quelques minutes plus tard, la Fondation pour les Orphelins de Guerre, puis Poudlard seraient attaqués. Je suis à Poudlard. C'est un vrai carnage. Visiblement, les deux autres attaques ont été maîtrisées. Mais ici non. C'est pourquoi Fred a fait appel à Potter et c'est pourquoi, je suis là en train de lancer des sorts aux hommes en noir, protégeant une petite gamine de onze ans, accrochée à mes robes.

Je sens soudain une puissance magique impressionnante m'envahir. D'ailleurs, elle semble envahir tout le monde dans la salle car le combat cesse instantanément. Je resserre ma prise dans ma baguette dans la main droite et sur la petite fille de la main gauche. Au loin, un homme entouré d'un aura de magie où se mêle le noir, le rouge et le vert. Je ne peux pas le reconnaître. Il est vêtu de noir. Mais pas les même robes que les Mangemorts. Non. Sa robe ressemblerait plutôt à l'un de ces longs manteaux de cuir Moldus, très amples. Une baguette apparaît de nul part dans chacune de ses mains. Il les mets en garde. Il envoie un sort d'une puissance inouïe de ses deux baguette et tue en un seul coup huit Mangemorts. Il s'avance, regarde son « oeuvre » et c'est là que je le reconnais. Potter est enfin arrivé. Il est à un mètre de moi et je n'ai pas réussit à le reconnaître plus tôt. Ses cheveux sont assez longs maintenant, il porte une légère barbe de trois jours. Sa cicatrice n'est plus visible sous ses cheveux, sauf quand un afflux de magie plus fort que les autres soulève une mèche. Ses yeux ont toujours le même vert et la même profondeur, mais ils sont à présent très sombres et il y reflète une colère intarissable. De plus, ils ne sont plus cachés par ses lunettes. Il est aussi grand que dans mon souvenir, mais il a pris en carrure.

Il me lance un regard indescriptible et au moment où il voit la jeune fille, ses yeux se font plus doux. Il se baisse vers elle et lui tend la main. Elle le regarde un peu impressionnée et y glisse la sienne.

- Bonjour, comment t'appelles-tu ?

- Amelia Mones. Et vous ?

- Harry Potter.

- C'est vrai ? Pourtant tout le monde dit que vous avez disparu…

- Je suis revenu. Écoute. Je ne sais pas pourquoi tu es ici, au lieu d'être avec tes amis, mais voilà ce que l'on va faire…

Il se penche vers son oreille lui chuchote quelques mots et lorsqu'il se redresse, il lui lance un clin d'œil, lève ses baguettes et dit :

- Maintenant !

Amelia se met à courir vers la porte, alors que Potter tue l'un après l'autre tous les Mangemorts qui essaient de l'en empêcher. C'est ainsi que reprend le combat. Les Mangemorts ont compris que Potter est bien plus fort que chacun d'entre nous et d'entre eux. par conséquent, ils se regroupent contre lui, et finissent par lui voler une baguette. Il s'immobilise alors, ferme les yeux et semble se concentrer. Il laisse ses mains tomber les long de son corps. Lorsque ses yeux se rouvrent, un cercle de magie se dégage de lui. En une fraction de seconde, tous les Mangemorts sont neutralisés.

Passé l'effet de surprise, les Aurors s'approchent pour arrêter les Mangemorts et les envoyer en prison. Mais avant qu'ils n'en aient eut le temps, Potter les tue en trois coups de baguette.

- Pas de prisonniers. D'une part, parce qu'ils n'en font pas. D'autre part, quand vous aurez des prisons dignes de ce nom, d'où les prisonniers ne s'échappent pas au bout des quelques semaines, vous pourrez vous permettre d'en faire. Ils n'ont pas de pitié, n'en ayez pas davantage. Pas étonnant que cette guerre se traîne.

Tout le monde, dont moi-même, le regarde comme s'il venait de nous annoncer qu'il arrive directement de mars. Que s'est-il passé en France pendant ces douze mois d'exile ?

- Sur ce, mesdames, messieurs, je vais vous laisser.

Il quitte la Grande Salle. Curieux, je le suis. Il semble chercher quelque chose. Après plusieurs minutes à parcourir les couloirs, il arrive enfin à destination. Il ouvre une porte et y pénètre. Il en ressort avec tous les enfants de Poudlard.

- Vous devriez maintenant rejoindre vos dortoirs. Je pense que vos professeurs viendront vous tenir au courant de la marche à suivre. Juste une chose. Je vous interdis de passer par la Grande Salle et le Hall. Compris ?

Une multitude de petites voix lui répondirent. Devant ces enfants, Potter n'est plus le guerrier sanguinaire que j'ai pu voir il y a quelques minutes. Son regard et sa voix sont doux et bienveillants. Une fois les élèves parti, son regard se durcit à nouveau. Il reprend son chemin. Il fait une halte à la Grande Salle pour signaler qu'il vient d'envoyer les élèves dans leur dortoir. Il se dirige ensuite vers les cachots. Il arrive bien vite devant les appartements de Severus. Il est face à la porte, totalement immobile. Sa voix s'élève soudain :

- Tu as l'intention de me suivre comme cela pendant longtemps ?

- Il y a longtemps que tu sais que je te suis ?

- Je le savais peut-être même avant toi.

- Ne sois pas si présomptueux.

- Je sens ta magie à des kilomètres. Dès que tu as fais un mouvement pour me suivre je l'ai su.

- Tu veux que je te laisse pour…

- Non, je ne vais pas rentrer.

- Personne n'a pu rentrer. Tout est intact.

- Pourquoi ?

- Il semblerait qu'il n'accepte pas qu'on se débarrasse de ses affaires. Ni même qu'on pénètre son intimité. En fait, nous pensons tous que tu es le seul à pouvoir rentrer.

- Ce sera alors pour une autre fois. Je n'ai pas le temps pour l'instant.

Il se retourne et s'en va. Au moment où il passe à côté de moi, je l'attrappe par le bras :

- Potter, peux-tu me dire comment te joindre ?

- Pourquoi ?

- Fred ne sera peut-être pas toujours là.

- Fred est à peu près tout du semblant de famille qu'il me reste. Alors crois moi, il sera toujours là.

- Potter, nous sommes en guerre et tu es bien placé pour savoir que les gens meurent.

- Malefoy, tu me lâches ok ?

- Toi, tu sais comment me joindre… N'hésite pas en cas de besoin.

- Je vois pas comment je pourrais avoir besoin de toi Malefoy. Mais si c'était le cas, je te le ferais savoir. Ça te va ?

- Oui.

- Et si t'as un jour vraiment besoin de me contacter, je le saurais.

Et voilà. Il a tourné les talons et il est partit.

Il s'est passé quatre semaines depuis l'attaque de Poudlard. Et il ne s'en est pas passé une sans une nouvelle attaque. Qu'elle soit du coté Moldu ou Sorcier. J'y retrouve Potter à chaque fois et à chaque fois, à lui tout seul, il anéantit la délégation de Mangemort. Il ne fait jamais aucun prisonnier. À chaque fois, je le rejoins avant qu'il ne s'en aille. Et on discute de choses et d'autres.

Là nous sommes debout au milieu de cadavres. Il fait le ménage comme il dit. Les Mangemorts d'un coté, les Moldus d'un autres et les sorciers plus loin.

- Potter, pourquoi t'es comme ça ?

- Comme ça quoi ?

- Tu es amer, impitoyable, parfois méchant…

- Tu connais pourtant ma vie.

- Oui, mais cela n'explique pas tout. Nous avons tous perdus dans gens qui nous étaient chers et on est pas tous devenus des supers saïan.

- Comment tu connais les supers saïans ?

- Ça me regarde. Et tu ne réponds pas à ma question.

- Je ne te demande pas pourquoi tu as trahis ton père.

- Tu sais pourquoi…

- Tu vois… c'est ce que je disais.

- Ok, si tu me dis pourquoi et comment tu es devenu comme tu es, je te dirai pourquoi j'ai trahis mon père.

- Ce n'est pas un jeu Malefoy.

- Je sais, mais voilà un mois que nous nous voyons trois fois par semaine et je n'en sais toujours rien de plus sur toi. Je ne sais même pas où tu vis.

- Ok, si tu veux, je vais t'emmener dans mon monde, mais je ne suis pas sûr que tu vas aimer.

- Très bien. Raconte.

- Non, pas ici.

- Où ?

- Finissons de ramasser tout ça et je t'emmène.

- Où ?

- Je te l'ai dit. Je vais t'emmener dans mon monde.

Nous terminons notre besogne et il m'attrape par le bras. Il me dis à l'oreille de fermer les yeux. J'obéis et il transplane me menant dans un endroit qui m'est totalement inconnu.

- Où sommes-nous ?

- Chez moi.

La pièce est sombre mais très accueillante, chauffée par une cheminée. Le feu de cette cheminée est la seule source de lumière de ce qui semble être un salon. Sur son manteau, deux cadres avec les photos de ses deux meilleurs amis sont posés. Je n'ose pas m'en approcher. Nous ne nous sommes jamais entendus, et je trouve que ce serait un manque de respect que de les regarder de plus près maintenant…Potter me fait signe de m'asseoir dans le fauteuil de cuire marrons foncé alors qu'il revient de sa chambre sans sa cape/manteau Moldu si ample. Il est simplement vêtu d'un polo Moldu blanc et d'un pantalon de cuire noir.

- Tu veux boire quoi ?

- La même chose que toi.

Il se dirige vers un meuble en bois noir, sûrement de l'ébène qu'il ouvre pour sortir une bouteille étrange.

- Martini blanc. Alcool italien Moldu. Ça se voit avec un peu de citron. Tu veux ?

- Oui. Pourquoi pas.

Il coupe deux rondelles d'un citron qu'il a fait apparaître et me demande :

- Glace ?

- Non merci.

Il me tend mon verre et s'installe dans le fauteuil.

- Alors, que veux-tu exactement savoir ?

- Je veux savoir comment le maître de vertu, de gentillesse et de bonté gryffondorienne que tu étais a put devenir ce démon vengeur et démoniaque et terriblement Serpentard que tu es aujourd'hui.

- C'est pourtant simple. En deux heures, j'ai perdu le peu d'espoir qu'il me restait. Je ne croyais plus en rien si ce n'est l'amour et l'amitié. Mais j'ai perdu les deux. Pendant ces deux heures de torture mentale où je n'ai rien pu faire. Voldemort projetait dans mon esprit tout ce qu'ils faisaient à ces trois personnes. Ces trois personnes qui ont compté le plus dans ma vie. Il ne me restait plus qu'eux. Je les ai vu souffrir puis mourir lentement, me criant de ne pas baisser les bras. Sev est celui qui a tenu le plus longtemps. Il n'a pas baissé les yeux une seule fois alors qu'il était puni de sa traîtrise et de son amour pour moi. Avant de rendre l'âme, il m'a dit de retrouver l'amour et de ne pas abandonner. Il m'a dit de partir pour apprendre pour enfin le venger. Alors je suis partit. Je me suis installé en France où j'ai rencontré des sorciers très puissants, des combattants expérimentés, tant Moldus que sorciers. J'ai tourné autour du monde. J'ai appris divers magies et divers techniques de combat. J'ai appris à mettre mes sentiments de coté, à les oublier quand je suis sur une scène de combat. J'ai annihilé tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à un état d'âme. Et quand je me suis senti prêt, je suis revenu.

- Je crois que je comprends mieux à présent.

Potter a fermé les yeux. Je suis pris de pitié pour lui, même si je suppose que cette idée ne le rende malade… au sens propre. Je tais donc ce sentiment et en devine un nouveau, ou plutôt, la réminiscence d'un ancien, qui s'immisce sans aucune discrétion dans le creux de mon cœur. Je l'observe et remarque quelques autres cicatrices sur son visage et ses avants-bras découverts. Il me parait vraiment très beau. Je me dégoûte d'avoir ce genre de pensée alors qu'il vient de me dire qu'il ne crois plus en l'amour, qu'il n'a plus de sentiment - si ce n'est la haine et la soif de vengeance - et alors surtout qu'il est en quelque sorte le veuf de mon parrain.

- Pourquoi m'observes-tu ainsi ?

Je sursaute et mon cerveau se met au quart de tour en route pour trouver une réponse plausible, mais différente de la vérité.

- Je me disais que tu ne m'avais pas demandé pour les raisons qui m'ont fait choisir ton camp plutôt que celui de mon père.

- En effet, je ne t'ai rien demandé. Mais ce n'est pas ce à quoi tu pensais.

Dans le regard qu'il me lance, j'ai l'impression de retrouver ce fou de Dumbledore. Cette impression qu'il sait pertinemment ce à quoi j'étais en train de penser.

- Pourquoi ne pas m'avoir poser la question ?

- Parce que si tu veux me le dire, tu n'auras pas besoin que je te la pose pour y répondre.

- Si j'ai trahis mon père, ce n'est pas que parce qu'il a tué ma mère lorsque j'avais dix sept ans. Enfin. Même s'il n'y avait eut que ça… Bref, il se trouve que je ne partage pas ses opinions et surtout, si j'ai choisi ton camp, c'est parce que j'étais amoureux. Je crois d'ailleurs que je le suis encore. Le personne n'en a jamais rien su. Ce n'était pas possible. Mais c'est ce qui m'a donné la force de me tourner vers la lumière au lieu de me laisser tout simplement guider vers les ténèbres.

- Je suis content que tu n'en aies parlé.

- Tu ne me demandes pas de qui il s'agit ?

- Non.

- Merci.

La soirée avance et finalement, il me propose de dormir dans le canapé. J'accepte et vais me changer d'un caleçon et d'un t-short qu'il m'a prêté, dans la salle de bain, alors qu'il prépare le canapé. Quand je reviens, le sofa est ouvert en un lit qui me semble confortable et Potter me souhaite une bonne nuit avant de rejoindre sa chambre. Je m'endors rapidement, quelque peu soulagé des confidences échangées ce soir.

Je suis soudainement arraché des bras de Morphée par une violente secousse.

- Malefoy, lève-toi et habille-toi. Vite !

J'ai tout juste le temps d'ouvrire les yeux pour le voir disparaître dans sa chambre vêtu d'un caleçon rouge et d'un Marcel blanc. Je me lève péniblement et enfile mes vêtements de la veille avec difficulté. Il a intérêt d'avoir une bonne raison pour me sortir du lit à quatre heures du matin. Lorsqu'il réapparaît, il porte, à ma grande surprise, sa tenue de combat. Sa tenue de combat… SA TENUE DE COMBAT ? Les rouages de mon cerveaux se remettent enfin en action, j'attrape vivement ma baguette et l'interroge du regard. Ses yeux brûlent d'une rage à peine contenue.

- Ils sont à nouveau à Poudlard. Ils attaquent de nuit les lâches. Et en nombre en plus. T'es prêt ?

- Bien sûr.

Il prend mon bras dans sa main et transplane dans la salle à l'arrière de la Grande Salle, derrière la table des professeurs.

- Comment tu fais pour transplaner à Poudlard ?

- T'occupe.

Je jette un coup d'œil circulaire et constate qu'une partie des élèves sont entassés ici. Un vrai carnage si les Mangemorts arrivaient à entrer.

- Portus.

Je regarde Potter qui vient de créer trois Portoloin.

- Il vont partir dans cinq minutes et vous envoyer dans un endroit sûr. Une fois là bas, détruisez les et ne sortez sous aucun prétexte compris ? Ne laissez personne entrer, pas même moi. Je viendrai vous chercher, mais je suis capable d'entrer sans que vous aillez à m'y autoriser. Vous avez compris ?

Les gamins hochent la tête et posent chacun leur main sur un Portoloin. En quelques secondes, ils ont disparus. Potter se dirige vers la porte, mais avant de l'ouvrir, il se tourne vers moi et me dit :

- Fais attention à toi.

Puis il sort. Je reste un instant abasourdis par ces mots avant d'entendre une explosion à dans la Grande Salle. Je reprends mes esprits et m'y précipite. Ce que je vois me glace le sang. Il reste encore des dizaines d'élèves. Les plus âgés défendent tant bien que mal les plus jeunes. De nombreux corps jonchent le sol. Les professeurs et quelques Aurors essaient de repousser une véritable armée de Mangemorts. Je crois que je n'en ai jamais vu autant. De loin, je reconnais le regard glacial de mon père sous son déguisement de Mangemort. Et au milieu de toute cette pagaille, Harry Potter. Il se tient debout, immobile, devant les élèves. D'une main, il crée un bouclier alors qu'il se retourne vers les élèves et leur fait le même discourt qu'autres autres, un peu plus tôt. Lorsqu'il reporte son attention vers les Mangemorts, ceux-ci semblent aux prises avec une colère noire. Les serviteurs du mage noir n'ont pas l'air d'apprécier d'être mis à l'écart. Et certainement pas pour des gamins. Potter a toujours le bras levé en leur direction. Il est droit, fier, puissant, magnifique. Ses yeux brillent d'une lueur de défis. Je m'approche doucement de lui.

- Tu te rends compte du nombre qu'ils sont ? Tu ne pourras pas les battre aussi facilement que lors de ces dernières attaques.

- J'en ai conscience. Mais que veux-tu faire ? Fuire ? À quoi cela servirait-il ? Il nous retrouverait. Je suis sûr qu'il va se montrer aujourd'hui. J'ai envoyé un message. Les renforts vont arriver. En attendant, tiens-toi près, je ne vais pas pouvoir maintenir ce bouclier bien longtemps.

Je lève ma baguette pas très sûr de nos forces malgré la présence de Potter dans notre camp. Il baisse enfin la main et nos adversaires se précipitent immédiatement sur nous. Nous sommes tous rapidement débordés, le Survivant a perdu ses baguettes et ne se bat plus qu'à l'aide de magie sans baguette. Ils sont toujours plus nombreux sur lui alors que les professeurs et moi sommes simplement maintenus à l'écart. Je ne vois plus Potter. Je pousse un cri de dépit et me débarrasse enfin de mon Mangemort pour me précipiter sur la mêlée sous laquelle il se trouve. Mais avant que je n'ai le temps de l'atteindre, une bulle de magie repousse un a un chacun des assaillants. Il me jette un coup d'œil reconnaissant que je ne comprends pas avant de relâcher son bouclier. D'un mouvement ample, il ouvre à la volée son manteau et découvre par la même une véritable artillerie. Il sort de leur fourreau deux épées brillantes de la lueurs des bougies. Il se déplace avec souplesse et plante ses lames avec une facilité déconcertante dans le corps de ses ennemis. Pour les plus puissants, il accompagne son geste d'une impulsion magique. Il se démène comme un diable. Plusieurs Mangemorts ont invoqué eux aussi des épées, de manières à se défendre équitablement. Potter ne semble pas un seul instant inquiété par eux. Il continue d'évoluer avec aisance. Un des Mangemorts, visiblement très jeune et plutôt inexpérimenté, tente de lui envoyer un sortilège de Magie Noire qui a pour but de désarticuler temporairement la personne qui en est touchée.

Potter se contente de se protéger et de lui retourner son propre sort. Puis, il s'approche de lui, cesse la torture et les yeux brillants, il lui dit :

- Va chercher ton Maître. Dis-lui de venir ici tout de suite. J'en ai assez de jouer au chat et à la souris avec lui. Dis lui que tant qu'il ne sera pas venu, je continuerais de tuer ses fidèles. Oh, mais… C'est pas vrai, serais-tu toi aussi un Jedusort ? Non, ce petit cachottier de Tom qui ne nous a jamais dit qu'il avait un descendant… Alors ça change tout…

Cette même lueur folle brille toujours dans les yeux de celui qui est censé nous sauver tous. Il se retourne vers le champ de bataille et je me rend compte à ce moment là seulement que tout le monde s'est arrêté. Du bout de l'épée, Potter pointe un autre Mangemort et lui fait signe de s'approcher. Comme il ne semble pas décidé à bouger, il le fait approcher avec l'aide de sa magie.

- Tu sais qui est cet homme n'est-ce pas, lui demande-t-il.

- Oui.

- Alors, cours vers ton Maître et dis-lui que s'il tient à son fils, il ferrait bien de venir voir ses derniers instants. Dis-lui bien que je n'aurais de cesse de le poursuivre jusqu'à ce qu'un de nous deux soit mort. Vas-y maintenant.

Le Mangemort déguerpis à une vitesse folle. Un Mangemort s'approche. Il retire sa capuche mais je l'avais déjà reconnu.

- Bonjour fils. Bonjour Potter.

Je m'avance avec lenteur.

- Vous avez perdus vos langues tous les deux ?

- Non, mais je suppose que comme moi, Drago préfère ne pas gaspiller son temps et sa salive pour vous accorder le moindre intérêt.

Drago… il m'a appelé Drago. Je n'ai pas rêver n'est-ce pas ?

- Comment avez-vous su que c'était son fils ?

- …

- Potter, je vous parle.

- Oui et vous commencez à m'échauffer sérieusement les oreilles.

- Je t'avais bien dit que c'était trop tôt pour toi. Je l'avais prévenu le Maître que tu n'étais pas prêt. Et voilà où nous en sommes par ta faute espèce d'imbécile. encore une fois, si on m'avais écouté, on n'en serait pas là. Regarde dans quel pétrin tu nous as mis !

- Lucius, je te serais gré de parler d'une manière plus correcte à mon fils. Sinon, ce n'est pas sous la puissante magie de Potter que tu mourra, mais sous les coup de crochet de mon cher et très loyal rejeton. Compris ?

- Désolé mon Maître, je ne savais pas que vous étiez déjà là ! Justement, tu es censé lui parler avec respect, même quand je ne suis pas dans le coin. Excuse-toi.

- Pardonnez-moi mon Maître.

- Ce n'est pas à moi que tu dois des excuses ! À genou, maintenant.

- Mais mon Maître, c'est un gosse de quinze ans !

- C'est mon fils Lucius, tu lui dois le respect. À genou tout de suite.

À mon plus grand étonnement et surtout à mon plus grand plaisir, mon père pose le genou à terre, baisse la tête et dit d'une voix claire quoique pleine de colère :

- Veuillez-me pardonner, Maître Lucas.

Sans même lui accorder un regard, le fameux 'Maître Lucas' se tourna vers son père :

- Je suis désolé père. J'ai failli à ma tâche. J'ai été découvert. Je comprendrais que vous soyez fâché contre moi.

- Non mon fils. Mais je suis fâché contre Potter. Il a la moitié moins de ton âge Potter. Tu ne peux pas le tuer.

- N'avez vous donc jamais tué personne de quinze ans ? Dois-je vous rafraîchir la mémoire ? Cédric, Luna, Neville…

- Blaise…

- Oui Drago, Blaise. Et tant d'autre. Alors, qu'est-ce que a vous fait de savoir que votre jeune fils va mourir.

- Père ! Ne laissez-pas faire ça, s'il vous plait !

- Potter, ne fais pas ça. À moins que tu ne veuilles voir mourir ton nouvel amour…

Son nouvel amour ? Mais de quoi parle-t-il ?

- J'aimerai bien voir ça… Alors comme ça, Lucas, tu as 15 ans. Tu es donc né après la 'résurrection' de ton père. C'est intéressant…

- N'est-ce pas. Parce que depuis le jour de cette fameuse résurrection, votre sang coule dans ses veines, et donc dans les miennes. C'est pourquoi nous sommes un peu… frères…

- Bien sûr…

L'expression dégoûtée de Harry, enfin de Potter, montre bien qu'il ne pense pas l'once d'un instant le « bien sûr » qu'il vient de prononcer.

- Potter, comment as-tu su ?

- Votre fils, Tom, a une aura magique très proche de la votre. Et il est surtout un Occlumens médiocre… J'aurai pensé qu'avec tous ces Mangemorts surentraînés autour de vous, que vous auriez pu trouver un meilleur précepteur que Lucius…

- Mais comment pouvez-vous savoir toutes ces choses ?

- Lucius. Calme-toi.

- Bon, si vous me permettez, j'ai un jeune homme de quinze ans à tuer. Désolé « p'tit frère » mais je ne connais plus la pitié. Et j'ai une vengeance à tenir. Je sais que tu sais ce qu'il s'est passé il y a environ un an. Tu te rappelles ? Un mec, grand roux, sa femme, brune aux yeux chocolat, enceinte, et un homme, brun, aux yeux noirs, ex. Mangemort. Tu vois de qui je parle ? Torturés puis tués. Mes meilleurs amis, mon filleul et mon petit ami. Ça fait mal. Ça fait très mal. Dommage pour toi, tu es la faiblesse de ton père. Ravi de t'avoir rencontré. Merci de ne pas avoir écouter Lucius.

Ce disant, il lance un sort inconnu sur son épée et plante la lame directement dans le cœur du jeune homme, en le regardant droit dans les yeux. À ce moment là, il n'est plus un homme, non. Il n'est plus qu'un véritable démon vengeur.

- NONNNN !

Alors que Lucas tombe à genou, les pupilles de ses yeux se fendent et ses canines s'allongent en deux crochets menaçants.

- Un serpent, comme son père, comme c'est touchant…

De sa deuxième épée, il lui tranche la tête qui vient lamentablement rouler aux pieds du Mage Noir.

- Si vous nous disiez maintenant comment vous avez réussit à concevoir un enfant ?

- Je vais te tuer Potter. Depuis que Snaka est morte, tuée par ta mère, je n'ai de cesse d'essayer d'avoir un enfant d'elle. J'étais sur le point d'y arriver quand tu m'as réduit à l'état de rien. Je n'ai put reprendre mes travaux qu'après mon retour (je préfère ce terme à celui que tu utilises allègrement). Il est… était, un mélange de ton sang, du sien et du mien. Je l'ai fait porter par une jeune sorcière dont le nom m'échappe. Elle a été soumise à l'Imperium. Et quand Lucas a su marcher, je l'ai tuée. Ce que je ne savais pas c'est que les mélange de ton sang, celui de Snaka (qui porte bien son nom) et le mien provoquerait comme résultat un homme doué des capacités et des spécificités du serpent. Il serait devenu redoutable en grandissant. Il était toute ma fierté. Je vais te faire payer pour ça… Mais, qu'est-ce que… ?

- J'ai appliqué un sort très simple sur mon épée avant de l'enfoncer dans le cœur de ton fils. Un sort ancestral. Un sort qui comprend uniquement l'amour. Le vrai amour. Ce que tu n'as jamais connu. La preuve. Tu n'en mourrais pas dans le cas contraire. Ce que tu ressentais pour ton fils était uniquement de la fierté… quelle triste fin…

Les Mangemorts ne semblent pas comprendre ce qu'il se passe. Pas un ne bouge. Ils viennent d'assister à la mise à mort de leur chef et de son fils et pas un ne réagit.

Dans un dernier soubresaut, le Maître des Ténèbres se redresse et me regarde puis regarde Harry.

- Je ne partirai pas seul…

Il lève sa baguette vers moi et dit :

- Tu n'aurais jamais du retomber amoureux. Du jeune Malefoy en plus… Tu as un don pour choisir des hommes vraiment très beaux, mais définitivement pas pour toi.

Alors qu'il s'apprête à me jeter un sort, Harry se place devant lui, entre nous deux, et pose ses épées en ciseaux sur ses épaules.

- Vous avez fait trop de mal. Vous M'avez fait trop de mal. Maintenant, s'en est fini…

Aidé d'une décharge magique, il lui coupe la tête. Mon père me regarde avec une lueur qui ne me plait vraiment pas dans les yeux. Il va se servir de moi pour atteindre Harry. Harry… Amoureux de moi ? Non…

Les Mangemorts s'en vont. MacGonnagall s'approche de Harry et lui demande :

- Vous les laissez partir ?

- Oui, je les retrouverai, plus tard. Pour l'instant, je suis trop épuisé pour leur courir après.

À peine a-t-il fini sa phrase qu'il s'effondre sur le sol. Je cours jusqu'à lui et me penche sur lui.

- Je vais m'occuper de lui. Occupez-vous des corps. Et voyez si il reste des élèves cachés dans le château. Je vais m'occuper de ceux que Harry a mis en sécurité.

La prof de Métamorphose d'exécute sans broncher et je me penche à nouveau sur Harry.

- Harry, tu dois me dire comment allez chez toi. Et surtout tu dois me dire où sont les enfants. Harry, ouvre les yeux, fais un effort bordel !

Je sais bien que je n'agis pas comme il faut, mais la panique me fait parler. Je m'intime l'ordre de me calmer de l'observer avec attention. Ses paupières bougent, son thorax se soulève et ce de manière régulière, son pouls est normal quoi qu'un peu rapide. D'un coup de baguette, je mesure une tension que je trouve un peu basse, mais dans les limites de l'acceptable. Mon propre cœur se ralentit. Pouvoir exercer mes connaissances de Médicomage me détend. Et surtout me rassure sur son état de santé. Bon, pour ce qui est des enfants, je pense qu'ils peuvent encore attendre. Pour ce qui est de retrouver son appartement, je devrais pouvoir le faire.

- Harry, je vais te conduire chez toi. Il faut que tu m'aides. Tu ne fais que dormir. Je le sais. Et je ne te demande pas de te réveiller pour l'instant. Pense simplement très fort chez toi et je nous y transplanterai. Ok ?

Je me concentre le plus possible sur Harry et sur son appartement. Petit à petit, j'arrive à le visualiser. J'arrive à en avoir une vision globale et à finalement nous y matérialiser. Je conduis Harry à son lit et l'y dépose. Je le déshabille, le lave, panse ses blessures et enfin, m'assois près de lui. Je jette un coup d'œil circulaire à la pièce et remarque un cadre, plus petit que ceux de Granger et Weasley, dans lequel il y a une photo de Sev ainsi qu'une mèche de cheveux retenue par un ruban rouge et vert. Le cadre est posé près d'une bougie à lumière éternelle et d'un autre cadre dans lequel se trouve un bout de parchemin sur lequel est écrit :

Par ces mots mon amour, je te demande de faire de moi l'homme le plus heureux de cette maudite terre en ces jours malheureux. Je n'ai trouvé aucun bijou, aucun restaurant ou aucun paysage à ta hauteur pour te demander ta main. C'est pourquoi j'ai choisi cette simple feuille pour témoin de mon amour pour toi.

J'espère mon ange que tu accèderas à ma demande.

Je t'aime

Severus, ton cœur, pour la vie.

Quelques larmes s'arrachent à mes yeux. Mon parrain me manque et de voir ce petit autel en son honneur me rappelle que Harry et lui étaient amoureux. Comment puis-je avoir pensé une seule seconde à Harry en temps que petit ami potentiel ?

Pourtant Merlin sait que je n'y peux rien. Je suis amoureux de lui depuis tellement longtemps… J'en ai d'ailleurs voulu à mon parrain de m'avoir couper l'herbe sous le pied. Je lui en ai voulu avant de me résigner et de me dire que c'était peut-être mieux ainsi. Ils étaient heureux tous les deux et c'était tout ce qui comptait.

Oui, mais maintenant. Severus est mort. Harry est vivant. Et si ce qu'a dit ce vieux fou de… Oui, justement c'est un vieux fou. Je ne sais plus quoi fai…

- Non, Drago, attention…

- Quoi ?

- Non, ne lui faites pas de mal…

- Tu dors Harry, ouvre les yeux.

- Dragoooo

- Harry, je suis là, tout va bien.

Je ne sais pas quoi faire et la panique m'envahie à nouveau. Je glisse ma main sur sa joue tendre et il l'attrape avec ardeur. Il m'attire à lui et s'accroche à moi avec la force du désespoir.

- Ne meurs pas Drago, je t'en prie.

- Je suis là Harry. Ouvre les yeux.

Ma voix est si basse que je me demande encore si il m'entend. Mais mes paroles ne semblent pas avoir un réel effet apaisant. Je me penche alors sur lui et pose délicatement mes lèvres sur les siennes. Lorsque je me redresse il a cessé de se débattre et ses yeux sont ouverts.

- Crois-tu que nous pouvons ?

- Que nous pouvons quoi ?

- Tomber amoureux et être heureux tous les deux.

- Je suis déjà amoureux. Et pourquoi ne pourrions nous pas être heureux ?

- Parce que tous les gens que j'ai aimé sont morts.

- Oui, mais Voldemort est mort lui aussi.

- Il reste encore des Mangemorts. Dont ton père.

- À nous deux, nous en viendrons à bout.

- Alors tout est fini ?

- Oui.

- Tu m'aimes ?

- Oui, Harry, je t'aime.

- Alors fais moi l'amour et donne moi une famille. Euh… s'il te plait.

J'éclate de rire avant de me pencher sur lui pour lui voler un baiser et lui faire l'amour.

Le réveil est doux dans le creux des bras de Harry Potter. Je me sais chanceux, même si quelques peu honteux. Cette nuit à été merveilleuse. Rien n'est plus agréable que de faire l'amour à Harry. Mais maintenant que la passion est un peu passée et que je suis revenu à la réalité, je me rends compte que nous avons fait l'amour devant la photo et la demande de mariage que lui avait fait mon parrain. Son amant. Son amour. Je me sens misérablement honteux. Mais qu'y puis-je si je l'aime plus que de raison ? Je l'aime tant que de le regarder dormir, mes yeux se mouillent. J'ai peine à croire qu'un homme tel que lui m'accepte dans son lit, et surtout dans sa vie.

La culpabilité qui me ronge est trop forte. Je vais partir. Je ne pourrais jamais vivre en sachant qu'il aimera toujours Severus. Je m'accorde encore quelques minutes dans la chaleur de ses bras rassurants. Ensuite, je m'en irai. Loin.

Je rassemble le peu de courage éparpillé en moi et me décide enfin à me détacher de son corps. Une dernière fois, je respire son odeur délicate, pose mes lèvres sur les siennes et laisse ma main courir le long de son dos finement musclé. Je m'habille rapidement, et me dirige à pas de loup vers la porte. Alors que je lui jette un dernier coup d'œil, je remarque qu'il s'agite dans son sommeil. J'empoigne enfin la poigné de la porte mais une voix m'empêche de l'ouvrir et me fait sursauter :

- Où crois-tu aller comme ça ?

- Désolé, je voulais pas te réveiller.

- Oui, il est évident que c'est plus sympa de baiser Harry Potter toute la nuit en lui murmurant des « je t'aime » mensongers et de repartir au petit matin sans se retourner, sans un mot ni une explication.

- Ne parle pas de ce que tu ne peux pas comprendre.

- Alors que dois-je comprendre à ton comportement ? Tu vas sans doute me dire que je les ai rêvé tous ces mots d'amour cette nuit ? Hein ? Et ces caresses, et ces baisers, et ces promesses… je les ai rêvé aussi ? Mais réponds putain !

Il s'est levé. Il n'est vêtu que d'un drap sur les hanches et me tient par le col de ma chemise. Il me secoue violemment. Des larmes coulent sur ses joues rougies, mais ses yeux brillent de colère et de tristesse. Il m'est tellement douloureux de le voir dans cet état. Je tente d'essuyer ces larmes indignes mais il se recule un air dégoûté sur le visage.

- Ne songe même pas à me toucher. Je n'aurai pas du croire à nouveau à l'amour… Vois-tu Sev, je ne peux visiblement pas être heureux sans toi.

Il semble se renfermer complètement sur lui même. Je ne suis plus là pour lui…

- J'ai réouvert mon cœur et voilà ce qu'il en a fait. L'amour n'est apparemment pas pour moi. Mon cœur est a nouveau mis en miette.

Je me sens de trop. Je ne devrais pas être là alors qu'il parle à son amour disparut. Je suis bel et bien de trop dans la vie de Harry. Je porte mes mains à mon visage et elles rencontrent des larmes que je n'avais même pas conscience d'avoir versées. Une lueur blanche s'élève soudain au dessus du lit de Harry.

- Harry, mon amour. Je t'en prie, cesse de pleurer. Je crois qu'il y a méprise…

Cette voix… ces mots… Sev !

- Drago… Mon cher et unique filleul.

Sa voix me paraît teintée de reproches.

- Je suis désolé Sev. Je ne voulais pas tomber amoureux de Harry… mais je n'y peux rien.

- Arrêtez tous les deux. Je ne suis pas venu pour vous accabler de reproches, ni l'un ni l'autre. Si ce n'est pour vous dire que vous êtes deux imbéciles. Drago. Je suis fier de ce que tu es devenu et de ce que tu as accompli. Je veille sur toi de là où je suis. Harry, mon ange, je suis tellement impressionné par l'homme et le sorcier que tu es aujourd'hui. Je te savais capable de le battre, je te savais capable de me venger et de mettre ce pays en sécurité. Au moins jusqu'au prochain mage noir. Vous savez, là ou je suis, j'ai retrouvé Baptiste. Mon amant d'il y a longtemps. Très longtemps. Bien avant même que vous ne veniez au monde. Je suis bien. Et je suis heureux que vous vous soyez trouvé. N'ayez pas de craintes par rapport à moi. Harry, je t'aime toujours et je pense à toi constamment. Mais je veux te savoir en vie et heureux. Je t'aimerai toujours quoi qu'il advienne, et quand vous viendrez tous les deux me rejoindre, vous aurez vécu une longue vie heureuse. Tout est simple ici. Faites moi le plaisir de vous aimer tous les deux.

- Mais il ne m'aime pas. Il allait partir.

Les larmes ont redoublé d'intensité sur les joues de cet être qui semble si fort mais qui est pourtant si fragile.

- Harry, vois au delà des apparences. Et avoues-toi que ce n'est pas pour ça que vous en êtes là.

- Tu as raison mon cœur. Tu me manques. Je t'aime. Je m'en veux d'arriver à être amoureux de Drago tout en t'aimant toujours autant. Je ne sais plus où j'en suis.

- Voilà ce qui vous empêche de vous aimer, l'un comme l'autre. Gardez moi dans un coin de votre cœur. Pensez à moi de temps en temps, riez du temps que l'on a passé ensemble et soyez heureux. Faites le pour moi. En ma mémoire.

La lumière a disparu, et Sev avec elle. La chambre est à nouveau noyée d'obscurité. Je n'entends plus que les sanglots de Harry. Je m'approche doucement de lui et le prends dans mes bras. Ensemble, nous versons les larmes trop longtemps contenues et nous finissons par nous endormir, dans les bras l'un de l'autre.

Je me souviens encore de ces quelques semaines. Le début de notre relation. J'en souris maintenant en nourrissant mon fils, mais il est indéniable de dire que ça n'a pas été facile.

Lorsque nous nous sommes réveillés quelques heures plus tard, courbaturés d'avoir dormis à même le sol. Pis Harry a poussé un cri et s'est levé comme une flèche. Il s'est habillé au plus vite et je l'ai imité tout en lui demandant ce qui lui arrivait :

- Les gosses… J'ai oublié les gosses !

- Mais de quels gosses parles-tu ?

L'idée a mit un peu de temps à atteindre les limbes de mon cerveau, mais lorsqu'elle y est enfin parvenue, j'ai percuté et ai poussé à mon tour un cri indigné :

- Oh putain de merde, les gosses !

- Tu peux quand même surveiller ton vocabulaire, monsieur je suis censé être imperturbable.

Je lui ai jeté un regard noir et nous avons directement transplané à l'endroit où, dans sa bonne intention, Harry avait envoyé les élèves de Poudlard dans le but de les protéger.

- C'est quoi cet endroit ?

- C'est une salle d'entraînement. Elle a les mêmes spécificités que la salle sur demande. Au moins pour ça, je suis sûr qu'ils n'ont manqué de rien. Si ce n'est de nouvelles du monde extérieur.

- Il y a des toutes les maisons confondues là dedans. T'as pas peur de trouver un carnage quand t'en auras fini avec tous ces sorts pour ouvrir cette maudite porte ?

- Nan, je pense pas. Tous les gens qui étaient dans le camps de Voldemort n'étaient pas obligés d'essayer de se cacher et de ses protéger… Les autres ont du mettre leur animosité de coté. En tout cas je l'espère.

Tout en calant Mathias contre mon épaule pour son rototo, je me souviens qu'effectivement un grand calme régnait dans cette fameuse salle. Pas de massacre, pas d'orgie, pas de spirou… NdA : Nan, ça c'est pas la version sérieuse, mais juste les conséquences d'un délire avec Anhelo lol. La vraie suite arrive tout de suite :D

Tout en calant Mathias contre mon épaule pour son rototo, je me souviens qu'effectivement un grand calme régnait dans cette fameuse salle. Pas de massacre, pas de bleus, pas de sang. Par contre, c'est une MacGonnagall vraiment pas contente qui nous a accueilli. Elle hurlait qu'elle s'était inquiétée de ne pas avoir eut plus tôt de nouvelles de ces gamins et que… En fait, je crois qu'on a pas écouté et qu'on est partit très vite. C'était il y a deux ans et demi. En temps, nous nous sommes marié et Harry a porté Mathias. Notre vie est bien plus calme et plus sereine dorénavant. Nous pensons à un deuxième enfant. J'aimerais bien une petite fille…

- Bonjour Bébé.

- Bonjour Sweetheart.

- Bonne journée ?

- Oui, Mathias a été un vrai petit ange.

- Ça m'étonne pas. Il tient de son père.

- On peut savoir de qui tu parles ?

- De toi bien sur mon bébé.

Il me prend Mathias des bras avant de venir y prendre sa place. Je jette un coup d'œil au miroir au dessus de la cheminée. Je peux y voir Harry blotti contre moi, serrant dans ses bras notre petite créature. Leurs yeux sont clos. Ils sont magnifiques. Je les aime. Ma petite famille… Heureuse, paisible. Enfin.

Fin.


RAR's de Délire :

Alinembc : aloa (soyons civilé) Bijour MERCI Mais je t'en prie (et de un de plus) lol superbe cthistoire merci ct pourtant une petite merde lolun happy end bah voui :p jadore harry/sevy jess/olivier, et pis Galou et dray...bref SUPER! hihi :D
cotninue! en voilà un nouveau, j'espere qu'il saura te plaire :) bisous et merci pour ta review

Vif d'or : Avant toute chose, je lis toujours ce que les auteurs écrivent avant et après leurs fics... Ah, dsl si ce que j'ai dit t'a deplu à ce moment là... :) J'avais donc très bien compris ce que tu voulais démontrer... alors ca c'est cool :) je te remercie cependant de tes éclaircissements. mais je t'en prie :) Tant qu'à ce os-ci, il est totalement taré...ca, jvous avez prévenus :pmais si drôle. hi, merci :) Merci. lol Bisous bisous et merci pour ta review. J'espere que celui là te plaira aussi :)

Sahada: Très bien mais un peu cours et il va trop vite... oui mais j'avais prévenu lol. Merci pour ta review :) j'espere que celui la va te plaire aussi :) Bisous

Rar Je saigne encore:

Sahada : Moyen moyen mais tu progresses hum... je dois bien t'avouer que j'ai assez mal pris ce commentaire étant donné les conditions ds lesquelles j'ai ecris ce one shot. Je ne sais pas si tu as lu ce qui était autour du os. si c'est le cas, je trouve assez maladroit de dire ce genre de chose. bon, jten veux pas, mais je l'ai kan mm mal pris. Cependant, je te remercie de prendre le tps de reviwer chacune de mes fics.


Une petite review please

Bisous

Tatu