Aujourd'hui, c'est lundi, et qui dit lundi dit postage de chapitre ^^
Ce chapitre est le dernier, nominalement parlant, parce qu'il reste l'épilogue.
RAR :
Claiire : Oui, je suis sadique, de m'arrêter là, mais c'est pour mieux vous faire languir ! Tu vas vite savoir ce qu'il va arriver au shérif, maintenant.
Kaneko : Merci pour tout les jolis compliments. Ça me fait toute rougir devant mon ordinateur ! Pour ce qui est du chef des alphas, il ne supporte pas très bien Stiles parce qu'il parle vraiment beaucoup. Il faut imaginer qu'il n'a pas arrêter de parler pendant qu'il se faisait torturer, et le chef des alphas n'apprécie pas trop qu'on remette son autorité en question. Mais c'est vrai que je ne l'ai peut-être pas très exprimé.
Et je prend le chocolat et les fleurs avec grand plaisir !
J'espère que ça vous plaira toujours autant.
Enjoy !
Au Commissariat
Mu par un étrange instinct, Stiles se dirigea directement vers les cellules. Il était persuadé que les alphas avaient enfermé son père là. Il savait qu'il n'était pas mort, grâce à Derek, ce qui signifiait qu'il était forcément retenu prisonnier, et quoi de mieux que les cellules pour ça. Et en voyant son père dans une des cages, il fut soulagé que son intuition soit bonne. Dans une des cellules se trouvaient les trois plus gradés de Beacon Hills, tandis que dans l'autre se trouvaient ceux qui auraient le commandement si les trois premiers venaient à disparaitre. Il sentait que Derek était tout proche de lui, alors Stiles se précipita vers son père en l'appelant. Mais il finit par se retourner en voyant le regard effrayé du shérif, ainsi que de ses deux compagnons. Il se retrouva alors nez-à-nez avec Damian, l'alpha qui avait tenté de le tuer. Il se mit à paniquer légèrement et commença à courir à reculons. Il se prit rapidement les barreaux dans le dos, lui coupant le souffle durant quelques secondes et il ne put s'empêcher de fermer les yeux et de mettre ses mains devant le visage alors que le loup lui sautait dessus. Un bruit sourd lui fit rouvrir les yeux, et il découvrit une masse noire se battre avec Damian.
- Derek ?
- Occupe-toi de ton père ! Grogna le dit Derek juste avant de mordre son assaillant.
- Et comment ? Je ne suis pas un loup-garou, moi. Je ne peux pas ouvrir une porte de prison comme s'il s'agissait seulement d'une armoire.
- Stiles ?
Le jeune homme se retourna vers son père qui l'avait interpelé, mais le shérif sembla de nouveau perdre ces mots. Il allait lui demander ce qu'il se passait quand il sentit Derek lui attraper soudain le bras. Stiles se retourna alors une nouvelle fois et découvrit que le chef des alphas était dans la pièce. Il ordonna à son subordonné de le rejoindre avant d'arborer un sourire mauvais.
- Je vois que les choses ont changé depuis la dernière fois. Enfin, ça ne résoudra pas votre problème. Tu m'as défié une fois, l'humain n'en réchappera pas. Cependant, je te laisse une dernière chance.
- On ne te rejoindra pas, Stephen.
- Oh, je vois que le petit t'a mis au parfum. Et j'ai peut-être omis de préciser un détail. Il n'y a pas de « on » qui tienne. Je ne laisserais pas cet affront impuni. Mes amis s'occuperont de tes béta pendant que je m'occuperais personnellement de ton Protégé et de son paternel. D'ailleurs, à ce propos, Damian, on n'attaque pas le Protégé d'un autre alpha sans m'avoir demandé la permission avant, gronda l'alpha avant de trancher la gorge de son subordonné.
Stiles eut un mouvement de recul, accompagné d'un cri muet. La violence de la scène l'avait surpris et révulsé au point que la crise de panique qui pointait depuis l'arrivée de Damian fit son apparition. Savoir son père, et Derek, à deux doigts de se faire tuer était trop pour lui. Derek le sentit et se mit en peu plus devant lui, en lui tenant la main. Il murmura également quelques mots de réconfort que Stiles ne chercha pas à comprendre, alors qu'ils n'étaient pas très compliqué, mais ça le calma presque instantanément.
- Pas mal du tout. Je n'ai jamais vu un Protégé aussi fusionnel avec son alpha, surtout aussi rapidement après la pleine lune. Si tu me rejoins, je le garderais peut-être, finalement.
- Tu le touches, tu es mort ! Grogna Derek.
- Stiles, je peux savoir ce qu'il se passe ? Demanda soudain le shérif alors que les deux alphas se défiaient du regard.
- Tu ne vois pas que ce n'est pas vraiment le moment, papa ?
- Explique-moi au moins pourquoi tu as les yeux rouges !
- Quoi ?
- Oh, mais ça explique beaucoup de choses, commenta Stephen. Je comprend mieux.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? S'inquiéta Stiles.
- Ce n'est qu'une théorie. Je te l'expliquerais plus tard, si tu veux bien, parce que là, on a un peu un problème, rétorqua Derek.
- Oh, tu n'as plus à t'en faire, maintenant, Derek. Je serais idiot de tuer ton Compagnon alors que je pourrais me servir de vous deux.
Stiles ne s'était pas attendu à ce que Derek saute à la gorge de Stephen. La force de l'impact les envoya tous les deux dans le couloir, et le jeune homme amorça un mouvement pour les suivre. Seulement, le corps de Damian, se vidant toujours de son sang, se trouvait sur le chemin et il ne put se résoudre à passer par dessus. Sentant une petite pression au niveau de la poitrine dût à l'éloignement de Derek, il retourna quand même au niveau des cellules. Puis, il se mit à chercher ce qui pourrait ouvrir les portes. Il alla vers le bureau, réduit en miette, en ayant peu d'espoir de trouver les clés. A la place, il trouva une arme toujours chargée. Il la ramassa et se mit à regarder la serrure. Son père sembla suivre le cours de ces pensées car il l'interrompit avant que le jeune homme est le temps de penser autre chose que « arme à feu contre serrure »
- Donne-moi ça, fils, avant que tu ne blesses quelqu'un !
- Quoi, tu n'as pas confiance en moi ? J'ai peut-être les yeux rouges, mais je suis encore tout à fait capable de...Ouaw !
Le coup de feu était parti sans son approbation, lui donnant une peur bleue. Heureusement pour tout le monde, la balle resta fichée dans le mur. Reprenant son souffle par saccade, il tint alors l'arme par la crosse et avec seulement deux doigts. Il la passa ensuite entre les barreaux pour que son père la récupère. Ne voulant prendre aucun risque, il alla ensuite se cacher derrière les restes du bureau avant que son père ne tire. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance, mais il avait déjà eu pas mal de sensations fortes. Il attendit quelques secondes après avoir entendu le coup de feu pour sortir de sa cachette. Il n'eut pas le temps de bouger qu'il se retrouva entouré de deux bras puissants. Il fut soudainement soulagé à propos de nombreuses choses, bien qu'il ne savait pas encore exactement lesquels.
- Tu n'as rien, papa ?
- Non, je vais bien. Et toi ?
- Je te répondrais à la fin de la journée, si on survit jusque là.
- Pourquoi es-tu au commissariat, d'abord ?
- C'est une longue histoire, et apparemment, il y a un truc ou deux qu'on ne m'a pas dit.
- Fais-moi un résumé, dans ce cas. On ne sortira pas de cette pièce tant que tu ne m'auras rien dit.
- Les loups-garous existent.
- J'avais noté. J'ai encore un peu de mal à y croire, mais je peux difficilement nier l'évidence quand deux d'entre eux nous ont jeté dans cette cellule. Dis-moi des choses que je ne sais pas.
- Scott, Jackson et Isaac sont des loups-garous...
- Pardon ?
- Laisse-moi finir, tu t'indigneras après ! Je disais donc, Scott, Jackson et Isaac sont des loups-garous, comme Derek et le grand méchant loup contre lequel il se bat actuellement, mais eux, ils sont supérieurs, en quelques sortes. Les garous agissent en meute, comme pour les vrais loups, et pour ce que j'en sais, j'ai toujours plus ou moins fait partie de la meute de Derek.
- De quoi ? Tu es un loup-garou ?
- Quoi ? Non, non, pas du tout. Certains loups comme Derek peuvent permettre à des humains d'être plus protégés que la normale sans pour autant être transformé en loup. Il n'y a encore pas si longtemps, Derek ne se souvenait plus qu'il pouvait faire ça pour moi, et comme je n'ai jamais été vraiment en danger, ça ne lui a jamais retraversé l'esprit. Puis, le mois dernier, je me suis fais enlever et tabasser par ces gars, et...
- Pardon ? Tu as été enlevé ?
- Tu ne croyais quand même pas l'histoire racontée par Scott, quand même ?
- Bien sûr que non, même un idiot ne pourrait pas y croire. Mais de là à ce que je pense que tu te sois fais enlever, il y a un monde.
- Je t'expliquerais plus tard, promis. Pour en revenir à notre conversation initiale, après m'avoir retrouvé, Derek s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas se passer de moi, et il ne voulait pas, et il m'a mis sous sa Protection cette nuit. Maintenant, je suis en quelque sorte lié à lui et pendant plusieurs jours, je ne pourrais pas trop m'éloigner sans risquer de mourir asphyxié. Mais le truc bien, c'est qu'il sait tout le temps où je suis et si je vais bien. Ça marche un peu moins bien dans l'autre sens, mais le truc qui est vraiment cool, c'est que cette Protection s'étend à toi parce que tu es mon père. Et comme je n'étais pas en danger en sortant de l'école, il a senti que toi, tu l'étais. Et je suis venu avec lui parce qu'il était hors de question que je reste sur la touche. Par contre, pour mes yeux, je ne sais pas.
- Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, mais je m'en contenterais pour le moment. Autre chose qu'il faudrait que je sache ?
- Euh, tu me promets que tu ne feras pas de mal à Derek si je te dis que je sors avec lui ?
- C'est une blague, j'espère ?
- Si ça peut te rassurer, on a décidé avant qu'il ne me prenne sous sa Protection. Ça n'a rien à voir avec un quelconque effet secondaire.
- Je ne promets rien. Maintenant, on sort d'ici.
- Toi, oui, moi, non. Je dois aller voir comment s'en sorte mes loups !
- Tes loups ?!
Stiles était parti avant que son père ne puisse l'arrêter, une douleur au niveau du ventre ne lui appartenant pas lui faisant oublier le cadavre devant la porte. Le shérif se lança à la suite de son fils, arme au point et à peine perturbé par le mort, mais il perdit le jeune homme de vue avant d'avoir pu atteindre le couloir. Pour quelqu'un qui avait un problème aux poumons, Stiles courrait vite. Les deux alphas avaient changé de lieu le temps de leur discussion et bien que le shérif pouvait les entendre, il identifia soudain un cri de Scott. Hésitant un moment, il finit par rejoindre le meilleur ami de son fils. Il se demanda un long moment s'il n'allait pas le regretter.
De l'autre côté, le combat des Alphas était plutôt intense. Derek ne parvenait définitivement pas à prendre le dessus sur Stephen, qui profitait d'ailleurs de la soudaine présence de Stiles pour s'en prendre à lui. Ce dernier parvenait à lui échapper seul avant qu'il ne l'attrape, puisque Derek était là pour faire diversion mais le dernier Hale savait que ça ne durerait pas. Quelques temps après l'arrivée de Stiles, Isaac les rejoignit, ayant semé ses poursuivants et le shérif, et Scott semblait pouvoir s'en sortir sans lui. Cependant, épuisé par ces précédents combats, le chef des alphas ne mit pas longtemps à le mettre KO.
Ils perdirent définitivement le contrôle de la situation à cause de Scott. Avec l'aide des Argents, puis des policiers fraichement libérés, il était parvenu à mettre à terre les autres loups, et alors que ses amis mettaient les autres alphas en cage, le jeune homme s'était décidé à rejoindre son meilleur ami. Seulement, en voyant le combat qui faisait rage, Stiles semblant vouloir se fondre dans un mur et Isaac inconscient au sol, il ne résista pas à l'envie de se jeter dans la mêlée. Seulement, Stephen le vit venir de loin, et il se servit de l'élan de Scott pour se débarrasser de Derek. Alors que ce dernier devait subitement réceptionner le jeune loup, l'autre alpha en profita pour attraper définitivement Stiles. Ce dernier tenta d'abord de se débattre, mais sentant bientôt de longues griffes pointues le long de son cou, il préféra finalement s'abstenir.
- Bien ! Tu as beau être une pipelette, tu sais être docile quand il le faut.
- Relâche-le ! Gronda Derek en repoussant Scott sans ménagement.
- Un seul d'entre vous approche, et je lui tranche la gorge !
- Je croyais que vous ne vouliez plus me tuer ?
- Docile, mais toujours bavard. Tout seul, tu n'es pas intéressant. Tu rends Derek plus fort, c'est uniquement pour ça que tu n'es toujours pas mort. Cependant, je veux un alpha, qu'il ai un Compagnon ou pas. Si tu deviens trop encombrant, je ne m'embêterais pas.
- C'est quoi cette histoire ? Comment tu sais que je sors avec Derek, d'abord ?
- Quoi ? S'écria Scott.
- Oh, tu n'es pas au courant. Derek, tu ne sais vraiment pas tenir ton statut d'alpha. Laisser tes protégés dans l'ignorance, ce n'est pas très digne.
- Ton intervention nous a empêché d'aborder la question.
- Oh, donc ce n'est pas encore officiel, tout ça. Finalement, je peux te tuer maintenant, ça ne changera pas grand chose.
- Je ne ferais pas ça, si j'étais toi.
Peter apparu soudain dans l'encadrement d'une fenêtre, parce que ça commence à être connu, les loups-garous aiment passer les fenêtres. Il regarda tour à tour Stiles avec intérêt, Derek avec amusement, Scott avec un air protecteur qui horrifia légèrement l'adolescent et Stephen avec un mépris évident. Le plus vieux des Hale rejoignit rapidement les rangs de son neveu, en jetant un regard désolé à Isaac, qui commençait à reprendre conscience.
- Scott, ta mère n'a rien, et je lui ai dis que tu ne craignais plus rien. Je lui ai promis de te ramener en un seul morceau.
- Tu étais avec ma mère ? S'écria Scott.
- Il me semblait le plus approprié pour la protéger, répondit Derek en ne quittant pas Stiles des yeux.
- Quoi ? Mais tu es malade ? Il veut lui sauter dessus !
- Justement, il n'irait pas la blesser.
- Euh, ce n'est pas que les histoires de cœur de Melissa et Peter ne m'intéressent pas, mais j'aimerais bien rester le centre de l'attention encore un peu, si c'était possible, marmonna Stiles. Ok, ok, je ne dis plus rien.
- Remarque, si je t'étranglais, tu ne serais pas en terre inconnue, sourit Stephen en appuyant un peu plus.
- Tu vas vraiment finir par le regretter, répliqua Peter.
- Comment ? Il est sous la Protection de Derek depuis moins de vingt-quatre heures, et ils n'ont pas effectué le rituel. Ils sont trop faibles, tous les deux.
- Quel rituel ? Ne put s'empêcher Stiles.
- Tu dois coucher, crétin. Ne vient pas me faire croire que tu es si innocent alors que tu traines avec des loups-garous, répliqua Stephen.
- Oh !
- La Protection de Derek est suffisante, annonça Peter. C'était un Compagnon potentiel, et en le protégeant, ça a rendu le lien beaucoup plus fort.
- Tu mens !
- Tu veux essayer ? Tue-le et te ne ressortira pas vivant de cette pièce. De toute façon, tu n'es vraiment pas dans un bon jour, aujourd'hui. On t'avait pourtant dit de ne pas t'en prendre au fils du shérif.
- Mais qu'est-ce que tu racontes, à la fin ? Répond ou je lui fais un sourire encore plus grand que celui que tu arbores.
Pour toute réponse, il y eut un coup de feu. Stiles ne put retenir un cri en sentant les griffes lui érafler méchamment la gorge alors que Stephen s'écroulait soudainement à terre. Le jeune homme ne put bouger de place, regardant successivement le shérif qui tenait toujours son arme à bout de bras et l'alpha qui se vidait de son sang. Il avait les yeux sur son père quand il senti soudainement une main agripper son pied, et il ne put de nouveau pas retenir son cri d'effroi en voyant qu'il s'agissait de Stephen. C'était une balle normale, sa guérison était donc déjà en cours, mais Derek et Peter réagirent au quart de tour, sautant carrément sur Stiles pour lui enlever l'alpha. Le jeune homme rejoignit alors rapidement son père pour l'enlacer, tandis que les deux Hales s'occupaient de manière vraiment définitive du chef des alphas. Il resta dans les bras du shérif jusqu'à ce qu'ils aient fini leur petit carnage. Cependant, quand il vit Derek s'effondrer après avoir fait deux pas, il l'abandonna sans scrupules pour rejoindre les bras de son alpha.
- Derek ? Dis-moi que tu vas bien !
- Je vais bien.
- Ne ment pas !
- Tu voulais que je te dise que je vais bien !
- Et après, on dit que c'est moi qui suis insupportable, soupira Stiles.
- On ferait bien d'aller voir Deaton, proposa Peter. Vous vous êtes pris une bonne raclée, tous autant que vous êtes.
- Ça ne serait peut-être pas arrivé si vous étiez arrivés plus tôt, grogna le jeune homme.
- Je ne faisais que protéger Melissa. Scott a montré ses capacités, la dernière fois. Il y avait autant de chance qu'ils s'en prennent à elle qu'au shérif.
- Quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe ? Demanda le dit shérif.
- Allison et Chris ont sûrement besoin d'aller à l'hôpital. Quelques policiers aussi, certainement. Laisse Peter s'en charger, Scott, il dira à ta mère que tu vas bien. Toi et Isaac, vous allez venir avec nous voir Deaton.
- Pourquoi veux-tu aller voir un vétérinaire, fils ?
- Bah, ce sont des loups-garous. Il n'y a qu'un véto pour les soigner.
- Je vais te tuer, marmonna Derek.
- Bien sûr que non, tu as encore deux-trois trucs à m'expliquer, avant.
- Oh, pour ce que j'ai dis, je ne suis pas sûr que ce soit exact. Je cherchais simplement à gagner du temps, histoire que le shérif se décide enfin à tirer, répondit Peter.
- Que vous ayez menti ou non, je veux quand même des réponses. Papa, tu peux venir avec nous si tu veux. Je t'expliquerais tout en détails pendant que Deaton s'occupera d'eux.
- Tu as besoin d'être soigné toi aussi.
- J'ai connu pire. Et Deaton pourra sûrement faire quelque chose en attendant que je vois Melissa.
- Depuis quand tu donnes les ordres, toi ? Demanda Scott.
- Il sort avec l'alpha, et en plus, c'est son Protégé. Il prend le commandement quand Derek ne peut pas, répondit Isaac en les rejoignant.
- C'est vrai ?
- Oui, Stiles, c'est vrai. Je ne suis pas sûr d'être heureux que tu saches ce fait, marmonna Peter.
- Derek n'est pas mon alpha, de toute façon, répliqua Scott.
- Non, mais tu es mon meilleur ami, alors tu fais ce que je te dis ou je te jure, tu vas le regretter.
- Tu n'arriveras jamais à me toucher.
- Je n'ai jamais dit que ça serait physique.
Scott craignant soudain ce que son ami pourrait lui préparer, il préféra les suivre, et il l'aida même à porter Derek jusque dans la voiture. Le shérif ne les aida pas, et monta simplement dans sa propre voiture, seul, pour pouvoir réfléchir un peu, et trouver le moyen d'accepter tout ce que pourrait lui dire Stiles.
Arrivé à la clinique vétérinaire, Deaton poussa un profond soupir d'exaspération en les voyant tous plus ou moins blessés. Mais il ne cacha pas non plus son soulagement quand Isaac lui dit que le chef des alphas était mort. Le shérif exigea qu'il s'occupe de Stiles en premier, ce que le vétérinaire avait de toute façon eut l'intention de faire, puis les deux Stilinski s'isolèrent dans une autre pièce pour pouvoir discuter tranquillement. Peter fit son apparition pendant leur aparté, laissant les Argents au bon soin de Melissa, qui avait été soulagé d'apprendre que son fils n'avait presque rien. Il s'en tirait tout de même avec un bras cassé et une grosse coupure sur le front, mais qui ne mettrait pas longtemps à guérir. Isaac allait quant à lui sûrement souffrir de la tête pendant un certain temps, car il s'était violemment cogné la tête contre le chambranle en fer d'une porte. Il avait également une morsure au ventre, et une griffure sur le pied. Quant à Derek, il était sûrement le plus mal en point, avec les mêmes griffures que Stiles dans le cou, une plaie à la tête, deux morsures au ventre, une côte de cassée et une jambe entre la foulure et la cassure. Il commençait cependant déjà à guérir.
Lorsque les deux Stilinski eurent fini leur discussion privée, Stiles alla directement rejoindre Derek, s'asseyant à côté de lui en faisant attention à ne toucher aucune zone blessée, tandis que le shérif resta près de la porte. Derek releva la tête de son Protégé pour regarder le bandage fait par Deaton, avant de se retourner vers son père.
- Shérif...
- Stiles m'a tout expliqué, depuis le début. Enfin, en admettant que le jour où Scott s'est fait mordre est bien le début.
- Oui, je le confirme. On n'avait pas autant de problèmes, avant ! Marmonna Scott.
- J'ai vraiment du mal à y croire, mais je ne peux guère ignorer ce que j'ai vu. Derek, je pense pouvoir te faire grâce du discours du père protecteur.
- Merci, je ne pense pas être en état de l'écouter, en plus. Sans vouloir vous offenser, continua l'alpha en sentant le coude de Stiles dans ses côtes.
- Ce n'est pas pour ça que je suis très heureux avec ça. Il y a des choses qui ont encore du mal à passer. Sortir avec un homme, je veux bien, avec un loup-garou, ça me reste un peu en travers de la gorge.
- Ça passera vite ! Sourit Stiles. Il est super sage, les jours de pleine lune. Ce n'est pas comme Scott qui me laisse en plan à chaque fois.
- Vous sortez vraiment ensemble, tous les deux ? Demanda Scott en levant les yeux au ciel. J'ai un peu de mal à y croire.
- Il y a toujours une chose que je ne sais pas. Et Stiles non plus, apparemment.
- Quoi ? Demandèrent Scott et Deaton d'une même voix.
- Quand Derek était...transformé en loup-garou, Stiles avait les mêmes yeux rouges que lui.
- C'est vrai ?
Plutôt que de répondre par l'affirmative, Derek préféra en faire la démonstration. Ces yeux verts se teintèrent de rouges, et les yeux noisettes de Stiles connurent le même processus. Le jeune homme en profita d'être sur une table en aluminium pour regarder son reflet.
- Et ça veut dire quoi, ça ? Demanda Scott. Parce que c'est flippant.
- Finalement, j'avais peut-être raison, l'ignora Peter.
- Maintenant que j'y pense, tu n'es pas au courant, Scott.
- Ecoute, et ne répète pas aux Argents ! Grogna Derek.
- Tu n'es pas mon alpha !
- Mais tu ne voudrais pas faire de mal à Stiles, non ?
- Bien sûr que non.
- Pour faire court, résuma Stiles, un membre d'une meute peut prendre un humain sous sa Protection, avec l'aval de l'alpha. Ça permet de le protéger un peu plus des attaques qu'il pourrait y avoir à son encontre. Et parce que la meute de Derek n'est pas assez grande, et parce qu'il voulait garder un œil sur ma petite personne, il m'a prit lui-même sous sa Protection. Pour les prochains jours, je ne pourrais guère m'éloigner de lui, le temps que le lien se renforce bien, à moins qu'Isaac soit avec moi.
- C'est pour ça que je lui ai moitié sauté dessus, ce matin, continua Isaac pour Scott toujours. C'était plus fort que moi. En tant que Protégé de Derek, j'ai comme un besoin de le protéger moi-même. Mais je te promets de ne pas trop l'approcher, Derek.
- Et c'est parce que tu as cette protection que tu sors avec lui ! En conclut Scott.
- Non, pas du tout. Si tu cherches dans le détail, on a commencé à sortir ensemble avant.
- Ça dure depuis combien ? S'effraya Scott.
- Cette nuit. Une heure, peut-être un peu plus, avant qu'il ne me mette sous sa protection.
- Ça aurait sûrement été plus long si tu lui avais lâché les baskets plus tôt, grogna Derek.
- C'est vrai ? S'extasia Stiles.
- Oui. J'aurais aimé que ça se passe autrement.
- Ça ne nous explique pas pourquoi tu as les yeux rouges en même temps que Derek.
- C'est un lien, entre le Protégé et son Protecteur...Commença Peter.
- Le Protégé de ta sœur n'avait pas les yeux dorés en même temps qu'elle, le coupa Derek.
- Laisse-moi finir, avant de parler. Je disais donc, c'est un lien, qui apparait quand il s'avère que le Protégé est un Compagnon Potentiel.
- Un Compagnon Potentiel ? S'étouffa Stiles.
- L'idée que chacun n'a qu'une seule moitié est un peu erronée. Les gens changent constamment, selon l'âge, les épreuves qu'ils traversent, les gens qu'ils rencontrent, dit Deaton en prenant le relai. Avec ces variantes, impossible d'être destiné à une seule et même personne. Pour ma part, je pense que chaque individu peut avoir trois à quatre personnes qui lui est destiné. Et si les hommes ne peuvent pas s'en rendre compte, c'est visible chez les loups-garous car il y a vraiment un lien qui se crée, qui est visible, presque tangible.
- Si j'ai bien tout suivi, mon fils est un des Compagnons de Derek, et vice-versa, et on le sait parce que Stiles a les yeux rouges. Mais l'un et l'autre peuvent à avoir un autre Compagnon ?
- C'est tout à fait ça !
- Il se passe quoi, si un autre de ces supposés Compagnons fait son apparition ? Demanda Scott.
- C'est comme la légende des âmes-sœurs. Très peu se trouvent, finalement. Pour ma part, je n'ai jamais vu deux Compagnons se trouver. Encore moins aussi facilement, je dirais, dit Deaton.
- Moi non plus, je n'ai jamais vu ça. La dernière fois qu'on a entendu parler de loups ayant trouvé leurs vrais compagnons datent de plus d'un siècle.
- Il va se passer quoi pour nous ? Demanda Stiles un peu inquiet. Je veux dire, pour le moment, on est ensemble, mais si ça ne fonctionnait pas ?
- Être sous la Protection d'un loup est irréversible. Alors il va falloir prendre sur vous pour bien vous entendre parce que vous en avez jusqu'à votre mort, maintenant. Et quand vous serez passé à l'acte, le lien sera complet.
- Je ne veux rien savoir de la vie sexuelle de mon fils !
- Et je ne veux pas entendre ce psychopathe en parler non plus, renchérit Stiles à la suite de son père.
- Normalement, tu n'aurais pas dû pouvoir nous donner ces ordres, tout à l'heure. Vous êtes sûrs que vous n'avez rien fait ? Sourit Peter avec un air pervers.
- Silence, bon sang ! Grogna le shérif.
- Ça doit être parce qu'il me plaque tout le temps contre les murs, sourit Stiles. Non, papa, oublie tout de suite ce que je viens de dire. Cette stupide phrase est sortie toute seule sans que je l'y autorise. Je te promet, il ne me fais pas de mal.
- Je pense plutôt que ça vient de la complicité que vous aviez avant. Vous vous connaissez depuis un moment, maintenant, et vous vous faîtes confiance, dit Deaton.
- Ça, ça reste à voir, s'assombrit Stiles.
- Ne prêtes pas attention aux méchancetés qu'à pu te dire mon neveu. Kate Argent a un peu échaudé ses sentiments, et je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais il a un peu parfois du mal à s'exprimer.
- Je te faisais confiance, dans la piscine, murmura Derek uniquement pour Stiles, qu'il sentait stressé et inquiet.
- Pourquoi tu as dis le contraire, alors ?
- Tu n'arrêtais pas de parler et tu es parfois vraiment insupportable.
Derek reçu une tape derrière la tête de la part du jeune homme, qui regretta alors immédiatement son geste et s'éloigna de l'alpha en levant les deux mains, s'attirant ainsi le rire des autres personnes présentes dans la pièce. Lorsque tout le monde se fut calmé, Deaton annonça que tout le monde pouvait rentrer, et devait prendre du repos. Stiles se mit alors à regarder son père, puis Derek, puis de nouveau son père, avec une question sur le bout des lèvres. Le shérif le devança en annonçant que si son fils ne pouvait pas s'éloigner du loup-garou pour le moment, il ne pouvait guère refuser qu'il les accompagne chez eux. Scott les accompagna un moment, plus pour surveiller Derek qu'autre chose, mais il finit par aller voir les Argents à l'hôpital. De toute façon, même si les choses dégénéraient, il ne pourrait pas faire grand chose, l'alpha ayant toujours le dessus sur lui. Personne ne su où se rendit Peter, et personne ne voulait vraiment savoir, quant à Isaac, il voulait rester un peu seul et il rentra directement chez lui.
Stiles avait été surpris que son père semble accepter si facilement l'idée, mais revenu chez eux, le shérif imposa nombre de règles qui fit doucement sourire Derek, bien qu'il s'en tiendrait à elles pour ne pas manquer de respect au paternel Stilinski. Stiles, en revanche, fut moins conciliant et le bassina de paroles ininterrompu pendant un très long moment.
Voila pour aujourd'hui !
J'espère que personne n'a été déçu. Et je préfère prévenir tout de suite, pas de lemon dans l'épilogue. J'essaie dur, mais ça ne veut pas. Impossible d'en écrire. Ce n'est pas faute d'en lire, pourtant !
J'aime toujours le chocolats et les fleurs, mais si vous pensez que je ne l'ai mérite, vous m'embéteriez vraiment beaucoup si vous m'envoyiez de la neige. Pas que je n'aime pas la neige, j'aimerais simplement ne pas rester bloqué en Angleterre pour mes vacances de Noël. Mais si vous pensez que je ne le mérite pas, Vous pouvez toujours tenter de bloquer le trafic ferroviaire. Je dis ça parce dans la région où je suis actuellement, il n'y a pas de neige !
L'épilogue est pour jeudi
Bonne semaine !
