Chapitre 7 : Ce n'est qu'un au revoirEdward

J'avais insister pour venir dire au revoir à Roy, mais finalement les mots restaient coincés dans ma gorge.

Je ne voulais pas croire que c'était lui qui m'avait violé. Je ne voulais pas ; parce que je l'aimais. Et je savais qu'il m'aimait aussi.

Mais je savais également qu'il avait envie de moi, et que cette raison suffisait pour qu'il me viole. Mais j'avais peur d'y croire.

J'aurais tellement voulu lui poser la question ; lui demander si c'était lui qui m'avait violé, mais il ne m'avait plus parler depuis son arrestation, aussi parce qu'il n'avait plus eu le droit de me voir.

As-tu au moins essayer de m'expliquer ?

Le commissaire posa sa main sur mon épaule, me tirant de mes pensées. Je levais la tête et vis Roy entrer dans la cour de la prison, suivit de près par deux militaires.

En le voyant partir, sans se retourner vers moi, mon cœur se brisa ; et, dans un dernier élan de tendresse et de désespoir mêlés, je m'élançais vers le portail qui se refermait lourdement.

Je m'agrippais aux barreaux et laissais mon cœur éclater.

Roy ! Je t'aime !!

Il se retourna et nos regards se croisèrent une dernière fois avant qu'il entre dans la prison et que les portes se referment sur lui.

Un manque horrible s'installa en moi. Certains disent qu'on ne prend conscience de la valeur de quelque chose, ou de quelqu'un que le jour où on le perds. Aujourd'hui était un bon exemple.

J'avais tellement besoin de lui.

Trois ans. Comment allais-je pouvoir passer trois ans sans lui ?

Alphonse qui était resté en retrait, s'approcha de moi et me tira par les épaules. Lui au moins me comprenait, lui aussi voulait croire que Roy était innocent.