Secrets & Révélations

Yoohooo ! Avant dernier chapitre, et miracle, vous avez bien vu j'ai sous-ligné les DEUX thèmes ! Mwhaahhaha ! 4,2K pour ce chapitre mamamia ! 8D
Bon, je tiens à préciser que j'ai fini d'écrire le dernier chapitre -ave moi, mettez vous à genoux :')-
Enfin bref, je suis contente, déjà parce que c'est la première fic que je finis, et que j'ai commencé à écrire y'a 15jours... Sérieux, j'ai écris une freaking fic de bien 20K mots en DEUX semaines, je pensais pas que c'était possible :') et apparemment, elle est pas si nul que ça vu vos reviews ! Sérieux, ça fait du bien de les lire (surtout qu'au moment ou je poste ça, j'suis en plein dans mes oraux de bac :'))

Enfin, je vous laisse tranquille, bonne lecture ! 8D

Cry :Ma chère Lulack, tu es une boulette de pas te connecter :') Si tu me la fais bouffer sur plusieurs siècles, je pourrais JAMAIS la digéré, sale patate XDD
T'es sûre que c'est les larmes de frustration ou de rire vu toutes les bêtises que tu me dis ? XD
Mes copies pour les cours ? Quels cours ? 8D
MES COOKIES SONT BONS OK ?! Je te souhaite bonne chance pour me faire une fic que j'aimerais et dont j'aurais pas la fin... Pck en plus de ne pas frustré que moi, tu vas frustrée d'autres gens, mais ça risque d'être très compliquée sachant qu'en ce moment, je t'aide pour ta fic justement XDD
Kenma est mort. Non je déconne XD ET NON ON AURA PAS DE BAISE DANS CETTE FIC J'AI DIS ! On m'écoute ou pas quand je parles ?! ヽ(≧Д≦)ノ
J'suis pas ta mère et tu me spammes pour toutes les fics de toute manière donc je craquerais pas :')
Bokuto n'a pas une tête de bébé gazouilleur :')
Aller, ton petit cœur va se remettre, de toute façon, puisque la suite est là :') et qu'elle est LONGUE comme tu le voulais XD (ne pas penser à des choses bizarres, surtout, ne pas y penser)

Hanami-chan : Mais bien sûre que si, je continuerais à te répondre XD T'es l'une des rares qui me suit vraiment, je m'en voudrais trop de ne pas te parler :') ni de te répondre :') Et si ça se trouve, il aime personne ? 8D
Oui, j'aime les crêpes, mais je fais plus facilement des cookies que des crêpes en ce moment, je sais pas pourquoi, c'est ma période... :') #PersonneBizarre

PasseParla : Eh bien, tu vas bien voir qui il aime dans ce chapitre :') Ouais j'avoue que niveau longueur, je me suis foirée tout le long de la fic, mais c'pas grave, ce chapitre est long donc... XD Osef ? 8D
Ouais, j'pouvais pas faire une déprime comme dans l'anime (moi aussi, je regarde que l'anime, tkt :')) et même si je le voulais au début, ça pouvait pas collé, donc j'ai fait au mieux mais bon..:/ Oh my gad... C'est la première fois de ma vie que je me fais insulter de... Mayonnaise. ._. Ca pense même pas une mayonnaise en plus XD
Enfin bon, bonne lecture ! :')


- AKAASHI !

Surpris, il faillit lâcher le paquet, mais se récupéra de justesse. Koutarou venait de rentrer. Il sortit de la cuisine et se reçut de plein fouet l'as.

La farine retomba sur eux, dans un silence palpable. Le passeur, assis au sol à cause du choc, n'eut même pas le temps de se relever que deux bras puissants l'entourèrent. Il ne comprit pas immédiatement ce qu'il se passait, avant que l'autre ne se recule un peu et lui agrippe les épaules.

- Je suis désolé !

- Hein ?

La réplique sortit naturellement. Ce qui ne sembla pas gêner le hibou, qui le regardait droit dans les yeux, pleins d'espoirs. « Il attend quoi au juste ? » se demanda la chouette.

- Euh... Bokuto, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je... Je... Enfin, j'sais... J'crois que... hum...

C'était lui ou l'argenté allait pleurer ? Le visage du plus vieux commençait à se déformer dans une grimace de tristesse, et les yeux semblaient de plus en plus embués. Le passeur déposa une main sur son épaule.

- Bokuto, calme-toi.

Bizarrement, la réplique lui donna encore plus envie de pleurer. Akaashi était toujours pareil, toujours calme, toujours gentil, toujours lui. Il sentit sa lèvre commençait à trembler, il se mordit la joue. Sur les genoux, entre les jambes de Keiji, il ne bougea pas d'un poil quand la main de son ami lui caressa la joue, tendrement.

- Hey, tu peux te laisser aller, si ça ne va pas...

L'as attrapa sa main, l'abaissant par la même occasion, il ne put s'empêcher de lui serrer un peu. Le brun remarqua qu'il tremblait.

- Je suis désolé.

Et il n'y avait pas que sa main, sa voix aussi tremblait. Inconsciemment, il serra un peu plus les doigts de l'argenté.

- Je ne vois pas pourquoi tu t'excuses.

- Je suis inutile.

- Pourquoi tu serais inutile ?

- J'ai pas remarqué. Akaashi. J'ai rien remarqué.

- Remarqué quoi ?

- Ce que je ressentais. Non en fait, je pense que j'voulais juste pas le voir.

Le passeur resta interdit, où est-ce que son ami voulait-il arriver ? Il n'eut pas le temps de poser de questions que ce dernier reprit.

- Je suis désolé.

- Mais pourquoi tu t'excuses ?

- Parce que maintenant qu'j'ai compris, bah ça va être pire.

- Mais qu'est-ce qu'il va être pire ?

- La situation !

Et voilà que Koutarou recommençait à avoir envie de pleurer.

- Mais la situation n'a rien de problématique...

- Mais si ! Y'a Kuroo qui t'aime sûrement, et moi, j'vous aime tous les deux ! Comment ça peut pas poser problème ?! Hurla-t-il, j'vais tout gâcher ! Que ce soit entre toi et lui qu'entre nous ! J'suis trop con !

Si Keiji n'avait pas été assis, il serait probablement tombé. Il rêvait ou l'as venait de lui faire une sorte de déclaration ? Non, ça devait être un rêve... pas possible. Il se frotta les yeux, pour être sûr, et se pinça. Mais les deux n'eurent aucun effet, il était toujours assis au sol, de la farine partout, son ami entre les jambes à genoux, lui tenant la main, les larmes aux yeux. Il était censé faire quoi, là ?

- Hum... Pourquoi tu penses que Kuroo m'aime ? Fut la seule chose qui put sortir de sa bouche.

- Pourquoi il t'aurait embrassé sinon ?

- J'en sais rien, enfin, si. Pour m'ennuyer.

- T'ennuyer ?

- Il... Hum. Je sais pas vraiment comment te dire ça.

Ce fut au tour du hibou de paraître perdu.

- Euh... Essaie franchement... ?

- Tu n'as pas deviné ?

- Deviné quoi ?

- Qu'on... qu'on était attiré par toi ? Enfin, je suppose que Kuroo l'est. Moi oui. Euh... c'est compliqué en fait.

Bokuto cligna plusieurs fois des yeux, un peu comme un idiot. D'un côté, il se sentait réellement idiot en ce moment même. Il ne pensait pas voir Akaashi mal à l'aise un jour.

- Et Kuroo ?

- Eh bien, je pense qu'il est aussi attiré par toi... Comme je te l-...

- Non. Je veux dire, il ne t'intéresse vraiment pas ?

Le passeur fut pris au dépourvu. Il ne s'attendait absolument pas à ce que l'argenté lui pose cette question. Il ne put s'empêcher de repenser au baiser qu'il lui avait donné, ce baiser qui l'avait tant fait réfléchir, au point de lui donner des migraines et de l'empêcher de dormir. Est-ce qu'il l'avait trouvé mauvais ? Non. Du tout. Il avait juste été surpris, mais après coup, il ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas apprécié. De là, à s'intéresser à Kuroo... peut-être ? Quand il y réfléchissait, ce simple geste l'avait tellement obnubilé que jusqu'à ce que le noiraud commence à embêter Bokuto la veille, il avait totalement oublié ses sentiments pour l'argenté, le temps d'une journée. Mais est-ce que ça comptait réellement ?

- Akaashi ?

- Hmm... Oui ?

- Tu... T'avais l'air absent, ça va ?

- Je réfléchissais à ta question.

- Pourquoi ?

- Pour pouvoir te répondre.

- Non, mais je sais ! Me prends pas pour un con, râla le hibou, je voulais dire, tu y réfléchis parce que tu doute de tes sentiments pour lui ?

- À la base, je ne l'aime pas.

Bokuto ouvrit grands les yeux, affichant une expression presque choquée.

- QUOI ?!

- Ne hurle pas.

- Mais je pensais que...

- On t'a dit hier que non.

- Mais... Mais il t'aime !

- Je t'ai dis que non aussi !

- Mais je connais Kuroo, il embrasse pas comme ça sans raison !

- Il voulait probablement m'ennuyer, parce qu'à la base, c'est toi que je préfère.

- Que tu préfères ?

Ils se fixèrent pendant de longues secondes, sans bouger. C'était impossible. Keiji ne venait pas de dire ça. Il n'avait tout de même pas pensé ça non plus. Il ne pouvait pas... il ne pouvait pas aimer le noiraud. Ses sentiments n'avaient pas pu changer en moins de quarante-huit heures... c'était impossible n'est-ce pas ? Merde. Il avait juste envie de crier « merde » et de tuer le chat. Au passage.

- Donc... Tu... Hum... Tu l'aimes... Un peu ? Tenta le hibou dans une petite voix, sans le regarder.

La réponse ne vint pas tout de suite. L'as tenta alors un coup d'oeil dans la direction du plus jeune, qui semblait totalement désemparé.

- T'es pas obligé de répondre ! Lança-t-il finalement, on ferait peut-être mieux de faire venir Kuroo ! Il est parti ou d'ailleurs ? J'ai pas vu ses chaussures à l'entrée !

Le brun reprit un peu de contenance.

- Pour être parti, il faudrait qu'il soit rentré, mais ce n'est pas le cas. Il n'y a personne qui est revenu à l'appartement avant moi, ce soir.

- Tu ne l'as pas vu de la journée ?

- Non, je ne l'ai même pas croisé à l'entraînement ou à la fac...

L'argenté fronça les sourcils.

- C'est étrange... Et t'as vraiment eu aucune nouvelle ?

- Non, silence radio, un peu comme toi en fait.

Il prit la remarque en plein cœur, mais ne répliqua pas à cette dernière. C'était tout à fait normal que son ex-passeur lui en veuille, s'il avait été à sa place, il se serait senti mal aussi à devoir attendre ses colocataires rentrer alors qu'ils n'avaient pas prévenu qu'ils seraient en retard.

- Il doit être chez Kenma !

- Tu penses ?

- Il est toujours chez Kenma quand il ne se sent pas bien...

- Tu as vu Kenma il y a peu ?

Bokuto eut un instant de réflexion, avant de répondre.

- Hum... Pas depuis le mois de mars. Le mois juste avant que t'arrives en fait !

- Merde.

L'argenté fut choqué. Depuis quand Akaashi pouvait être vulgaire ?!

- Qu'est-ce qu'il y a ?! Ça ne va pas ?! Y'a un truc grave ?! Tu vas mourir ?!

- Bokuto, arrête de dire tes conneries ! Tu n'as pas compris ?!

- Comprit quoi ?

- Kenma et Kuroo !

Le brun se leva précipitamment, courant presque pour atteindre son portable. Il s'essuya les mains pleines de farines dans un geste à l'arracher, il attrapa l'objet et appuya presque frénétiquement sur le petit écran.

- Akaashi... ?

Le hibou s'approcha, tandis que son ami collait le portable à son oreille. Plusieurs sonneries retentirent, puis le répondeur se mit en route. Il raccrocha, rageusement. Il retenta quand même l'expérience plusieurs fois, mais elles se conclurent toutes par un échec. Il envoya plusieurs sms, rapidement. Jusqu'à ce que la main de Bokuto ne cache l'écran, touchant ses doigts par la même occasion. Il releva les yeux, pour plonger dans l'or inquiet de ceux de son ami.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Le brun détourna les yeux, ne sachant pas trop comment s'expliquer.

- Tu as bien dit que tu n'as plus vu Kenma depuis mars, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Et tu ne trouves pas bizarre que Kuroo soit devenu étrange au même moment ?

Le visage du hibou commença légèrement à se décomposer, dans un petit « ha ».

- Il s'est passé un truc...

- Je pense oui. Enfin, ça me semble le plus logique, et la dernière fois que Kuroo m'a parlé le Kenma, il a utilisé le passé.

- Tu crois qu'il est mort ?!

Le passeur afficha un air irrité suite au cri.

- Je ne pense pas. Enfin, j'espère. Je me dis que s'il était mort, on l'aurait quand même sût... Non ?

- J'ai été pas mal occupé avec les compet' donc... je sais pas. Il m'a dis que Kenma allait mal... Mais je pensais pas que c'était au point qu'il puisse mourir...

- Il allait mal ?

- Kuroo m'a dis qu'il allait mal, mais il ne s'est pas étendu sur le sujet... C'était avant que t'arrive ! Mais s'il en a parlé au passé... Il est peut-être mort ?! Tu lui as demandé s'il était mort ?!

- Bien sûr que non, je lui ai demandé pourquoi il en parlait au passé, et il n'a pas voulu me répondre.

- Alors pourquoi il le ferait maintenant ?

- Parce que je compte bien l'y obligé, lâcha Keiji d'une voix froide.

L'as déglutit à l'entente de la phrase, qui sonnait plus comme une menace qu'une réponse.

- Euh... et sinon, t'as pas le numéro de Kenma ?

- Je l'ai perdu quand j'ai changé mon téléphone vers Janvier et j'ai eu les concours à passé entre temps. On ne se parle pas tant que ça lui et moi, alors... je n'ai pas cherché à le retrouver. J'ai pensé à beaucoup d'autre chose.

Par les autres choses, il sous-entendait entretenir l'appartement, ses devoirs, la fac et gérer ses deux colocataires. La dernière chose devait être la plus occupante parmi les tâches citées pensa-t-il mais, il se retint tout de même de faire une remarque la-dessus, ça créerait sûrement une dispute et ce n'était pas le moment.

- Tu n'as pas le numéro de Kenma, toi ?

- Euh... Je ne crois pas... Non.

La chouette faillit commencer une litanie d'insulte. Fort heureusement, son portable sonna juste avant qu'il ne perde totalement son sang froid. L'écran afficha le nom de son colocataire perdu.

- KUROO !

- Je viens de perdre 15% d'audition... Depuis quand tu cries, toi ?

- Depuis qu'un abruti me cause des soucis.

Bokuto, fut une nouvelle fois choquée. Était-ce réellement Akaashi qu'il avait près de lui ? L'idée que des aliens l'est enlevé est remplacé devenait de plus en plus probable. Enfin, si on lui avait donné le choix entre cette théorie et le fait qu'il verrait un jour son passeur énervé au point de crier, de jurer et de presque insulté... Il aurait pensé que la première hypothèse était beaucoup plus probable. Sans aucun doute même.

- Tu te soucis de moi ? J'en suis touché.

- Garde des sarcasmes, t'es où ?

- Pourquoi ?

Surtout, il ne fallait pas qu'il hurle.

- Akaashi, ça va ? Il dit quoi ?

Non, vraiment, il fallait qu'il reste calme. Pas de quoi vouloir s'énerver, hein. C'est pas comme s'il avait un abruti inquiet comme pas possible à côté de lui, qui ne comprenait pas tout, et un connard à l'autre bout du fil qui leur créait que des problèmes. Absolument pas.

- Kuroo, où es-tu ?

- S'il te plaît, tu connais ?

La voix froide du brun claqua.

- Si tu ne réponds pas, je brûle ta chambre, massacre tes vêtements, casse ton ordinateur, détruit tes CD, et je pars de l'appartement pour retourner chez mes parents, en vous laissant vous d'emmerder pour le loyer.

- … J'suis sur le chemin du retour, j'passe par le parc.

- On arrive.

- Hein ?

Keiji raccrocha.

- Bokuto, donne moi ma veste, on part.

L'argenté fit ce qu'on lui avait demandé, rapidement. Ce n'est pas parce que son ami semblait calme qu'il l'était. Et à y réfléchir, c'était peut-être pire de ne pas voir sa fureur. Les colères froides étaient toujours les pires, les plus dangereuses.

Le brun avait à peine mis ses chaussures qu'il commença à courir, sortant de l'appartement sans attendre.

- Hey ! Akaa- ! Hey, attends moi ! Hurla Koutarou.

Le passeur venait de s'engager dans les escaliers, sans l'écouter. Il ferma rapidement leur appartement à clés et rattrapa rapidement son ami.

.

.

.

Kuroo resta interdit devant son écran. Il venait de se passer quoi là au juste ? Et depuis quand son plus jeune ami se mettait en colère ? Attendez... il comptait venir jusqu'ici, ou il cherchait juste à le rejoindre ? Il n'avait pas dit « on » d'ailleurs ? Bokuto était avec lui alors ?

Il lança un regard circulaire. Il était en plein milieu du parc, il allait bientôt arriver à la sortie d'ici quelques minutes et il en fallait une dizaine pour arriver à cette dernière quand on sortait de la maison. Est-ce qu'il devait attendre devant le parc ou essayer de les rencontrer en chemin ? Un éclair foudroya le ciel, l'obligeant à lever les yeux. Les nuages étaient sombres, presque noirs. Ses colocataires auraient sûrement mieux fait de l'attendre. Par contre, il se demandait bien pourquoi Akaashi semblait autant en colère. C'était rare, pour ne pas dire impossible. Après tout, il ne l'avait jamais vu comme cela. Il l'avait déjà vu irrité, oui. Mais pas en colère. Et pourtant, il aurait pu l'être un nombre incalculable de fois avec Bokuto ou lui dans les parages. Rien qu'au lycée, ils avaient fait pas mal de petites conneries pendant les camps d'entraînements, comme les batailles d'eau, les batailles de polochons, piquer les serviettes des gens alors qu'ils prenaient leur douche... ou prendre les lunettes de Tsukki quand il se passait de l'eau sur le visage pour qu'il ne les retrouve plus après... Le blond de Karasuno était le premier à subir leurs taquineries. Quels soient verbales ou non, si ça ne l'avait pas autant amusé à l'époque, il le regretterait presque. Parce qu'il ne fallait pas se mentir, Kei devait parfois avoir envie de les tuer. Cette pensée le fit sourire. Il n'avait pas l'impression que c'était le seul qui devait avoir envie de les tuer, surtout en ce moment même...

- KUROO !

Il ramena son attention sur terre, pour apercevoir ses amis au bout du chemin, c'était lui ou ses proches avaient leurs habits étrangement blanc...? Ils semblaient totalement essoufflés d'ailleurs. Il fut étonné de les voir aussi rapidement, ils avaient vraiment du courir vite. Apparemment pas assez pour que Bokuto ne lui saute pas dessus. Avec l'élan, ils se retrouvèrent à terre, l'un pleurnichant, l'autre avec un mal de fesse.

Le noiraud essaya de repousser le hibou, mais rien à faire, ce dernier resta accroché à son cou.

- Bokuto, je peux savoir ce qu'il se passe ?!

- Tu m'as rien dit, t'as même pas de confiance en moi ! Larmoyait le plus vieux.

Le chat eut une moue irrité, et releva les yeux vers le brun, qui lui aussi paraissait mécontent.

- On m'explique ?

- C'est plutôt à toi, non ? À propos de Kenma. Et du reste.

- Pourquoi tu parles de Kenma ?

- Tu ne l'as plus amené à l'appartement depuis le mois de mars, et tu as commencé à aller mal peu après, et tu n'es toujours pas redevenue toi-même.

- Je suis moi-même.

- Menteur, lâcha Bokuto avec un regard accusateur.

- Pourquoi tu pense ça, toi ?

- Parce que si tu allais bien, tu n'aurais pas embrassé Akaashi avant de t'enfermer dans ta chambre le soir. Tu ne fermes jamais ta chambres à clés. Et samedi, tu l'as fait.

- Comment tu sais ça ?

- J'ai voulu rentrer, et j'ai pas pu ! Tu m'as pas entendu toquer ?!

- Non.

- Il avait sûrement son casque sur les oreilles, émit le passeur.

Tetsurou ne démentit pas, c'était bien le cas. Il s'était enfermé avec de la musique à fond et un livre pour se couper du monde, et s'empêcher de penser.

- Je suis désolé, Kuroo.

Il fixa son attention sur son ami, qui était toujours collait à lui.

- J'aurais dû voir que ça allait pas, j'ai pas été foutu de t'aider, ni même de comprendre que t'allais pas bien. J'étais trop dans mon monde et j'ai été incapable de t'aider, j'mérite pas d'être considéré comme l'un de tes meilleurs amis. Même en vivant avec toi, j'suis pas foutu de voir que tu vas mal. Pardon.

- Je vais mieux.

- Donc t'allais mal, tu l'avoue enfin, exprima Keiji.

- J'avoue rien du tout !

- Si, tu vas mieux, donc tu allais moins bien que ça. Tu comptes tourner autour du pot encore longtemps ? On sait très bien qu'il y a eut un problème avec Kenma.

- Y'a pas eu que Kenma, surtout ces derniers temps... c'était plutôt vous.

- Mais bordel, explique toi ! Cria presque l'argenté, on est mort d'inquiétude, merde ! Et c'est pire si tu- !

Le tonnerre retentit, le coupant dans son début de tirade. Un éclair jaillit presque au même moment. La pluie s'abattit aussitôt.

Ils se regardèrent pendant quelques secondes, avant qu'Akaashi ne tire les deux autres pour se mettre à courir. Au moment ou il allait lâcher leur main, il sentit ses sempais les serrer un peu plus avant de le dépassé et de l'entraîner à leur suite.

- Je ne peux pas courir correctement comme ça !

Il n'eut que deux rires comme réponse. Il voulut accélérer la cadence mais glissa juste après. Les mains qui le tenaient le retinrent de justesse, mais ils ne s'arrêtèrent pas pour autant.

- Tu vois qu'on fait bien de te tenir ! Se moqua le noiraud.

- C'est parce que vous me tenez que j'ai faillit tomber !

- C'est pas le moment de parler ! Courrez !

- C'est ce qu'on fait ! Répliquèrent les deux bruns en chœur.

- Bah faites le plus vite !

Kuroo allait répondre, mais il glissa à son tour, et fut rattraper par Akaashi cette fois-ci, qui ne fit aucune remarque. Son regard moqueur était largement suffisant pour que l'autre le prenne mal. Ils arrivèrent à l'appartement aussi trempés que le hibou samedi soir.

- Bon, tu nous explique ton problème maintenant !

Les deux bruns fixèrent l'as d'un air las.

- Bokuto, je pense qu'il vaudrait mieux aller se doucher, coupa le brun, après tout, on est plus à une demi-heure près pour des explications.

Il fixa le noiraud pendant ses dires, lui faisant comprendre qu'il n'aurait pas le choix et quoi qu'il essaie, il le ferait craquer.

- Je prends la salle de bain en premier, alors, soupira Kuroo.

Il s'éloigna rapidement, laissant ses deux colocataires seuls. Comment allait-il bien pouvoir leur expliquer ce qu'il s'était produit sans qu'ils ne lui en veuillent... ?

Il prit rapidement sa douche, réchauffant son corps et relaxant ses muscles. Les deux autres firent de même.

Ils se retrouvèrent dans le salon peu après. Le silence était pesant, lourd. Aucun ne savait vraiment par où commencer. Contre toute attente, ce fut le noiraud qui brisa le calme.

- Dîtes... Pourquoi y'a de la farine partout dans la cuisine ?

L'argenté afficha rapidement une expression gêné, tandis qu'Akaashi semblait encore plus contrarié. Il n'avait peut-être pas eut la meilleure idée en demande cela...

- Bokuto m'a foncé dessus alors qu'il venait de rentrer, et j'avais le paquet de farine dans les mains.

- Et pourquoi il t'a foncé dessus... ?

Le brun regarda en direction de l'as, qui commençait maintenant à rougir.

- Disons qu'il a eut certaines révélations aujourd'hui, mais je pense que ce que tu as à nous dire est plus important. Alors ?

-Alors... ?

- Alors, que s'est-il passé avant que j'arrive ?

Tetsurou poussa un soupir, il n'avait pas envie de s'éterniser sur le sujet.

- Pour faire court, je me suis disputé avec Kenma... Il s'est fait renversé par une voiture le lendemain. Il n'a rien eut de mortel, mais les médecins ont préféré le mettre dans un coma artificiel pendant quelques temps. Je n'ai pas pu aller le voir avant un moment après son réveil. Qui à coïncidé avec le moment ou tu es arrivé...

- C'est pour ça que tu allais mal au début du mois d'avril.

- Hum... J'ai pu le revoir vers la fin avril justement... Ça c'est arrangé, on s'est expliqué, je m'en suis voulu un moment, mais... Il a dit que ce n'était pas ma faute, etc. Ça va mieux maintenant et tout rentre dans l'ordre petit à petit.

- Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?!

- Parce que je n'y arrivais pas... C'est pas aussi simple que tu le crois de réussir à dire les choses quand on va mal ! On est pas tous aussi simplet que toi.

Bokuto se rassit, blessé. Il avait beaucoup de mal à se pardonner de ne pas avoir vu le mal-être de son ami, et avec ce qu'il venait de lui dire, il se sentait encore plus mal. Il aurait tellement dû le voir... Comment pouvait-on être aussi aveugle ?

Le fait que tu te mettes à fumer plus régulièrement aurait déjà dû nous mettre la puce à l'oreille... ajouta Akaashi, comme s'il pouvait lire dans les pensées de l'as, mais là n'est pas le problème et on ne peut pas remonter dans le temps.

Il y eut un silence. Un long et douloureux silence pour chacun d'entre eux. Le plus vieux avait la tête baissé, comme s'il avait envie de pleurer. Keiji ne montrait pas grand-chose, seulement ses lèvres pincées montraient son irritation et son mal-être. Quand à Kuroo, il semblait plus las et vieux qu'autre chose, comme si tous les problèmes l'avaient épuisé jusqu'à lui ronger la peau.

Un soupir fut poussé, avant que le plus jeune ne prenne la parole.

- Pourquoi tu t'es disputé avec Kenma ?

- Je n'étais pas d'accord sur sa relation avec Hinata Shôyô, de Karasuno. Ils ont eut des soucis avec Kageyama, et... Je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir que Kozume s'éloigne, je le voyais aller trop mal pour vouloir le laisser avec lui.

Il y eut à nouveau un petit blanc, le temps que les deux autres assimiles l'informations.

- Tu... T'entretiens quel genre de relation avec Kenma, en fait ? Demanda Bokuto.

- C'est mon petit-frère, tu le sais bien. Il est celui que j'ai jamais eut.

Le chat eut à peine finit sa phrase que du soulagement apparut sur le visage de l'argenté. Comme s'il venait de le rassurer sans le vouloir.

- Pourquoi ?

Akaashi et Bokuto se regardèrent juste après la question. Ce fut le brun qui prit la parole.

- Il semblerait que Bokuto ait eut une révélation aujourd'hui, comme je te l'ai déjà dis. Mais il serait mieux qu'il te l'explique.

Les regards se concentrèrent alors sur le hibou, qui se sentait vraiment mal à l'aise subitement.

- J'peux pas, Akaashi.

- Si tu peux.

- Non.

- Bokuto, si tu ne le fais pas, c'est moi qui le fait.

- Bon sang, de quoi vous parlez ?

- De ce que ressent cet idiot.

- Je suis pas un idiot !

- Vous avez sauté le pas ?

- Si tu veux qu'on saute le pas, il va falloir que tu le fasses avec nous.

Kuroo ne comprit pas. Il resta muet devant la réponse de l'autre, les sourcils froncés.

- Il t'aime.

- Akaashi !

- Et il m'aime. Sauf qu'il est convaincu que toi, tu n'aimes que moi.

L'as essaya de se sauver, mais il fut retenu à sa sèche par une forte poigne.

- Vous vous foutez de ma gueule ?

Les yeux dorés et argents se plantèrent sur lui. Une voix ferme lui répondit.

- Non.


VOILA ! FRUSTRATION BONJOUR 8D
Maintenant, vous comprenez pourquoi j'dis qu'il fallait un chapitre suivant ? XD Je suis sûre que vous allez pas l'aimer en plus mais osef, j'ai une -peut-être- bonne nouvelle à la fin, donc n'oubliez pas de lire ma prochaine outro' XD

SUR CE, j'en dis pas plus... Si j'reste trop longtemps j'vais me faire tuer 8D

Aller, à demain ! o/