Chapitre 6 : Premiers progrès

1993, château de Poudlard, Lundi 16 novembre ( Nouvelle ligne temporelle ).

Harry ressortit de sa première leçon avec le Miroir assez épuisé mais aussi très satisfait.

Une heure et 12 minutes s'était passée au dehors alors que 9 heures et 36 minutes s'étaient écoulées pour Harry, mais le jeune sorcier trouvait que cela en valait la peine vu les résultats qu'il avait déjà atteint en si peu de temps.

Le Miroir s'était révélé être un excellent professeur. En l'espace d'une seule séance d'à peine deux heures il avait déjà obtenu des résultats visibles sur le sort de Stupéfixion. Oric lui en avait fait une présentation claire et précise, soulignant ses effets : la capacité de rendre une personne inconsciente pour une durée variant de plusieurs dizaines de minutes à quelques heures selon la puissance que l'on met dans le sort, sa portée étendue, sa vitesse assez élevée ainsi que ses autres avantages, comme le fait de neutraliser l'adversaire sans risquer de le blesser ou de le tuer sauf si il se trouve dans une position dangereuse comme en vol sur un balai ou au milieu d'un escalier. Tout cela en faisait un sort extrêmement populaire et largement utilisé par la plupart des sorciers, mais le Miroir ne s'était pas arrêté là : il avait aussi exposé les faiblesses et inconvénients de ce sortilège dont notamment le fait qu'il pouvait aisément être bloqué par la plupart des sorts de bouclier ou de protection magiques et qu'il était réversible par le contre-sort : énervate, qui réveillait instantanément la victime.

Pendant les explications d'Oric une plume enchantée les avait même recopiées automatiquement en imitant l'écriture d'Harry pour qu'il puisse les consulter à loisir. Le Miroir pointa également qu'il serait bon pour le jeune sorcier de faire un répertoire des sorts qu'il connaissait et maitrisait contenant les informations basiques reliées à ces sortilèges, un Grimoire personnel un peu comme ceux appartenant aux familles de sang-pur qui contenaient des sorts rares et obscurs ainsi que les sorts créés par des membres de la famille gardés secrets pour un usage exclusif.

Si à la fin de la séance Harry n'arrivait pas à produire un résultat correct pour le sort de stupéfixition il arrivait tout de même à produire un cône de lumière rouge pâle de 1,5 mètre de long sur presque 1 mètre de large qui, selon Oric, pourrait étourdir ceux qu'il toucherait pendant plusieurs secondes. Cet effet correspondait à un des anciens sorts dont le stupéfix dérivait et représentait non seulement un premier pas pour réussir le sort visé mais aussi la possibilité d'ajouter un autre sort à son répertoire.
Ce sort : l'obstupefio, était tombé en désuétude car il n'avait qu'une très courte portée, s'utilisant surtout au corps-à-corps, un type de combat que les sorciers ne pratiquaient quasiment plus, et parce que son effet était assez faible. Mais il restait intéressant car il affectait une zone et non une cible unique même si il existait des sorts plus efficaces qui atteignaient un meilleur résultat ils étaient également assez avancés et actuellement hors de portée pour Harry.

Le Miroir chargea Harry non seulement de rechercher ce sort et de le pratiquer mais aussi d'essayer de s'entrainer sans mouvement de baguette ou incantation puisqu'il arrivait à produire cet effet avec une incantation et des mouvements inadéquats.
Oric souligna que les mouvements de baguette et l'incantation étaient des aides, souvent nécessaires pour les sorts complexes, mais qu'avec de la pratique on pouvait s'en passer. D'ailleurs la magie silencieuse était l'un des thèmes d'étude durant la 6ième année à Poudlard. Oric indiqua aussi que plus tôt on prenait l'habitude de pratiquer la magie silencieuse plus cela était facile.

Harry, sous les instructions du Miroir passa ensuite une large demi-heure à faire des exercices physiques visant à faire travailler ses muscles les moins sollicités par le Quidditch ainsi que des assouplissements pour avoir un corps plus souple et agile. Oric était catégorique sur la nécessité de cet entraînement car avoir un corps en pleine forme améliorait non seulement le développement des capacités magiques mais également les compétences de combat.
De plus contre la plupart des sorciers, qui ne se souciaient guère de se maintenir naturellement en forme et se reposaient sur la magie pour ça comme pour augmenter leurs capacités physiques si besoin était, c'était un avantage car si la magie pouvait amener quelqu'un au niveau standard de ses capacités physiques ou les amplifier, seul un entrainement normal permettait de dépasser ce stade.

Harry reçut également comme instruction de faire un peu de course chaque jour si possible, selon le temps, afin de gagner en endurance, en commençant pas 5 minutes et en augmentant progressivement pour atteindre au moins une demi-heure de course sans fatigue d'ici la fin de l'année scolaire.

Durant la seconde demi-heure le Miroir lui fit pratiquer un entrainement de visée contre des cibles de plus en plus éloignées, puis des cibles mouvantes. Oric indiqua que savoir viser, toucher une cible mobile et esquiver des attaques étaient les compétences essentielles pour le combat magique à distance et ce qu'ils travailleraient le plus cette année pour atteindre un niveau où le jeune sorcier serait capable d'esquiver des sorts tout en lançant les siens avec précision. Cette part de la séance se révéla être assez amusante et intéressante, le Miroir sachant la présenter comme un challenge.

Ensuite eut lieu la partie la moins attrayante et d'une certaine façon la plus éprouvante. Pendant près d'une heure Oric poussa le jeune sorcier à parler de sa difficulté à travailler en classe à son véritable niveau, sa tendance à se restreindre et faire volontairement moins bien que ce dont il était capable même sans travailler comme un forcené. Cela força Harry à parler de son enfance et de sa vie chez les Dursley, une chose qu'il détestait faire. Mais le Miroir semblait déjà au courant de bien des choses et d'une certaine façon cela aida Harry qui se sentait moins gêné à évoquer cela avec « quelqu'un » qui était déjà au courant, du moins dans les grandes lignes.

Le flot de parole fut lent au début, mais Oric sut avec tact et diplomatie, sans mettre la pression, pousser Harry à parler de ce sujet et à relâcher des sentiments qu'il avait enfouis profondément en lui. Il avait beaucoup de rancœur et de colère contre les Dursley pour l'avoir traité ainsi, le punissant en l'enfermant dans son placard pour avoir l'audace de faire mieux que Dudley alors qu'une « erreur de la nature comme lui » ne pouvait faire mieux que quelqu'un d'aussi « normal et talentueux » que Dudley. La déception que ses efforts ne soient pas reconnus et acceptés mais au contraire qu'il soit puni pour faire de son mieux l'avait fortement affecté.

Au début il avait tenté de résister ne comprenant pas pourquoi on le punissait pour bien faire à l'école, le seul endroit où il recevait un peu d'attention et de reconnaissance de la part des instituteurs. Mais au final résister empirait les choses, on le traitait alors d'arrogant, entre autres choses, pour se croire supérieur aux « personnes normales » et si certains professeurs avaient essayé de l'aider, au début, le scandale que sa tante avait fait à l'école à propos de la façon dont Harry était « favorisé » au détriment de Dudley et d'autres élèves, tous appartenant à la petite clique de Dudley, dont elle avait rallié les parents avait suffi à faire cesser toute velléité de la pat des enseignants à tenter de l'aider. Une autre trahison de la part des adultes à son encontre.

Pire encore en parlant au Miroir Harry se rendit compte que le fait de voir les Dursley si satisfaits quand les résultats scolaires de Dudley étaient devenus supérieurs aux siens, alors qu'il était un vrai cancre en classe, comme si cela était une chose normale l'avait profondément blessé. Harry redevint après cela invisible dans la maison, sauf quand il y avait des corvées à faire ou que les Dursley ne voulaient pas le voir en face d'eux, les choses étaient « comme elles devaient être » comme on ne cessait de lui répéter et peu à peu une petite partie de lui en vint à accepter que non seulement il ne devait pas être meilleur que Dudley, pour éviter les problèmes, mais aussi qu'il n'avait pas le droit de l'être, corrodant peu à peu son amour propre, son estime de lui-même et ses capacités.
Restreindre ses aptitudes après cela était devenu une habitude qu'il avait conservée, même une fois arrivé à Poudlard, même si là il avait fait un peu plus d'efforts ayant peur que de trop mauvais résultats le fassent renvoyer et l'obligent à retourner chez les Dursley. Il avait alors adapté son niveau de travail à celui de Ron, son premier ami, décidant que comme Ron venait d'une famille de sorcier son niveau devait être suffisant pour rester à Poudlard.

Le Miroir le força à découvrir cette part de lui-même, qui était comme une cicatrice cachée et l'aida à la faire exploser en libérant ses sentiments de colère et d'indignation et en confirmant qu'Harry n'était ni en tort ni responsable, il n'avait rien fait de mal et avait le droit, voir le devoir envers lui-même, de faire de son mieux et d'en récolter la reconnaissance. C'était les Dursley avec leur racisme et leurs vues arriérées de bigots qui avaient fait quelque chose de mal, eux qui avaient tort d'agir comme ils l'avaient fait. Ce qu'ils affirmaient à propos d'Harry n'était que mensonge et le jeune garçon ne devait pas, n'avait pas à accepter la façon dont ils le traitaient et le voyaient, la façon dont ils le rabaissaient.

Les paroles d'Oric avaient une étrange tonalité, elles étaient presque hypnotiques, mais Harry les croyaient, elles étaient la Vérité : il avait le droit d'être aussi bon qu'il le pouvait en classe et ailleurs, les Dursley mentaient et ils avaient torts et la façon dont ils le traitaient été mal, ils étaient les abominations de la nature, pas lui.

Il avait le droit d'être aussi bon qu'il le pouvait en classe et ailleurs, les Dursley mentaient et ils avaient torts et la façon dont ils le traitaient été mal, ils étaient les abominations de la nature, pas lui.

Il avait le droit d'être aussi bon qu'il le pouvait en classe et ailleurs, les Dursley mentaient et ils avaient torts et la façon dont ils le traitaient été mal, ils étaient les abominations de la nature, pas lui.

… … ….

Oric changea légèrement de sujet durant la fin de cette conversation même si il restait sur le même thème, forçant Harry dont l'esprit s'était étrangement mis à vagabonder à se concentrer à nouveau. Le Miroir souligna que la relation d'Harry avec ses amis était également une cause du problème de ses pauvres résultats en classe. Cela provoqua brièvement l'indignation du jeune sorcier jusqu'à ce que Oric explique que le problème ne venait pas d'eux mais de lui, il appréhendait la façon dont ils pourraient réagir.
Il craignait qu'Hermione, qui cachait ses problèmes de confiance en elle derrière son impressionnant intellect et ses performances académiques, ne se sente menacée et inutile si il devait se révéler être un élève presque aussi bon qu'elle, mais surtout il avait peur que Ron ne soit jaloux et envieux si il commençait à être bien meilleur que lui en classe et que cela n'exacerbe le sentiment d'infériorité que le jeune Weasley ressentait en général et surtout vis-à-vis de ses frères.

Pour ces raisons Harry préférait se limiter, se reposant sur son talent naturel et un niveau d'étude légèrement supérieur à celui qu'Hermione arrivait à obtenir de Ron. Et pour quelqu'un comme Harry qui ne s'était guère amusé dans sa vie et n'avait jamais eu d'ami avant Ron et Hermione il n'était pas dur du tout de se laisser entraîner par le jeune Weasley à s'amuser plutôt qu'à travailler et à rattraper le temps perdu sous la tutelle d'Hermione, flattant l'égo de la jeune fille, en la laissant être le pilier indispensable dans leur travail scolaire.

Mais le Miroir pointa qu'il s'agissait là d'appréhension, de crainte, et de faux semblant qui avaient comme fondement la peur d'Harry de vexer ses amis et de les perdre, c'est pourquoi il préférait se conformer à leurs attentes, ou du moins à ce qu'il percevait comme telles.

_ Mais en fait si ils sont véritablement tes amis ils t'accepteront tel que tu es et non tel que tu te forces à être pour leur plaire. Fit valoir le Miroir.

_ Et puis honnêtement, ne penses tu pas qu'Hermione serait heureuse de te voir prendre tes études plus à cœur, qu'elle pourrait apprécier d'avoir un peu de compétition et aussi d'avoir quelqu'un à qui parler sur ce que vous étudiez en classe et qui aurait un niveau plus proche du sien. En plus si tu as plus de talent pour l'aspect pratique de la magie, Hermione, elle, reste bien meilleure sur la théorie et je doute que tu la dépasses sur ce point dans un avenir proche. Quand à Ron, même si il a un rôle utile dans votre groupe en vous poussant à vous détendre, car ce n'est pas sain de ne faire que travailler, ce n'est pas lui rendre service que de le laisser tirer au flanc en continu et de le suivre dans cette voie. Ça l'encourage à ne pas travailler et à gaspiller son potentiel, et ça renforce son impression d'infériorité. Je ne dis pas que tu doives le pousser à travailler comme un forcené mais travailler un peu plus ne lui fera pas de mal. Et puis si il accepte Hermione comme amie alors qu'elle est si brillante pourquoi ne ferait-il pas la même chose avec toi ?

Après cette conversation Harry avait encore quelques doutes, surtout vis-à-vis de Ron envers qui Oric restait assez prudent dans ses affirmations. Mais il avait décidé d'essayer de travailler au moins un peu plus à son véritable niveau et de voir comment les choses allaient évoluer.

Après cette discussion Harry avait fait une « petite sieste » de trois heures sous l'effet du sort dormus qui assurait de s'endormir immédiatement et de bénéficier d'un repos extrêmement réparateur.

Après cela le Miroir lui avait servi pendant un peu plus de deux heures de tuteur pour revoir les cours de la journée, l'aidant à préparer ses devoirs, approfondissant légèrement les thèmes qu'il étudiait actuellement. Finalement ils commencèrent à revoir ses cours de première année, commençant par la DCFM et les maléfices mineurs, comme le locomotor mortis qui paralysait temporairement les jambes, et qui étaient étudiés en première année où un sorcier était sensé apprendre à se défendre contre les dangers non magiques comme les animaux sauvages et l'attaque d'un moldu. A cela Oric rajouta le lapis praesidium, un sort de bouclier très simple capable de créer un mur de force stoppant la matière non organique et non magique. Ce sort qui datait de l'époque où les moldus utilisaient encore des arquebuses et des mousquets et qui était capable de stopper les billes de plomb projetées par ces armes était une des raisons pour lesquelles les sorciers se sentaient si supérieurs aux moldus car ils se pensaient intouchables par de telles armes. Mais les armes des « norms » comme le Miroir appelait les moldus avaient grandement évolué, même si la plupart des sorciers ignoraient ce fait, et si ce sort était encore capable de stopper trois ou quatre balles de petit calibre, il ne protégeait pas des armes plus puissantes ou tirant en rafale comme un uzi ou un fusil-mitrailleur. Ce sortilège restait toutefois utile et il en existait des variantes plus performantes mais qui étaient plus complexes, de plus il aurait du être enseigné en première année mais la succession de professeurs de DCFM de niveau médiocre avait porté préjudice au programme traditionnel et c'était l'un des sorts qui s'était retrouvé supprimé dans les faits, les moldus n'étant plus vraiment considérés comme un danger.

Le début de l'apprentissage de ce sort, plus simple que le stupéfix, et qui devait pouvoir être maitrisé en deux à trois séances selon le Miroir, conclut la première séance d'entrainement d'Harry.

Cela n'avait pas été facile mais Oric avait su rendre cela assez intéressant pour que Harry soit prêt à poursuivre le travail entamé dès le lendemain.

Le jeune sorcier quitta la Salle sur Demande, le Miroir à nouveau en poche, et retrouva ses amis qui s'inquiétait un peu de ne pas le voir revenir. Son explication pour son absence marcha parfaitement, Hermione s'extasia, visiblement un peu envieuse, qu'il ait la chance d'avoir des cours particuliers avec le professeur Lupin et qu'il puisse apprendre un charme aussi complexe que le Patronus. Mais elle comprenait qu'il s'agissait d'une nécessité vu l'effet que les Détraqueurs avait sur son ami et ce qui s'était passé durant le match. Ron lui se contenta de « plaindre » Harry pour avoir à suivre des cours supplémentaires mais lui aussi semblait comprendre, à sa façon, que c'était nécessaire, ne serait-ce que pour éviter une autre défaite à l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

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Si le reste de la journée fut très calme pour Harry, qui la partagea entre finir ses devoirs et revoir ses leçons avec Hermione, souper, et finalement disputer une partie d'échecs avec Ron avant de se coucher, ce ne fut pas le cas pour tout le monde à Poudlard.

Draco Malfoy, consigné dans ses quartiers après son humiliation publique ruminait sa colère contre celui qui était devenu sa Némésis depuis qu'il avait posé le pied à Poudlard : Harry Potter.
Non content de l'avoir insulté en préférant la compagnie de ce traitre de Weasley et de Granger, la sang-de-bourbe, Potter avait eu l'audace de refuser la main qu'il lui avait tendue. Pire tous les efforts de Draco après cela pour se venger avaient échoué.

Il n'avait pu faire renvoyer le Survivant durant sa première année. Pendant le cours de vol il avait pensé avoir sa chance avec la babiole de ce crackmol de Londubat quand il avait entraîné Potter dans les airs mais au final le Gryffondor en avait non seulement réchappé mais avait pu en plus rejoindre l'équipe de Quidditch, ensuite il y avait le piège de la provocation en duel qui n'avait rien donné et enfin quand il avait découvert que Potter protégeait ce sauvage d'Agride, qui avait mis la main sur un dragon, et quand il l'avait dénoncé il s'était retrouvé puni et obligé d'aller dans la forêt interdite ! Au final ce sale sang-mêlé avait même réussi à voler la coupe des maisons à Serpentard avec l'aide de Dumbledore.

Pendant la seconde année et les attaques de l'Héritier de Serpentard, Malfoy avait cru que cela sonnerait la fin de Potter, l'Héritier finirait certainement par s'en débarrasser comme il s'était occupé de Granger pour le plus grand plaisir de Draco. Et ça aurait été une parfaite revanche après que Potter ait volé la victoire aux Serpentards pendant le match de Quidditch. Avec les Nimbus 2001 qui lui avaient valu sa place dans l'équipe les Gryffondors n'auraient jamais du gagner, mais comme toujours l'intervention de Potter avait ruiné ses plans et en plus il avait osé le battre, tout comme lors de leur duel durant le stupide club de Lockhart, comme si il était meilleur que lui, un sang-pur !
Voir Potter accusé d'être l'Héritier avait été aussi vexant qu'amusant quand la majorité de l'école l'avait ostracisé. Comment le Survivant pouvait il être un fourchelangue restait une chose incompréhensible pour Draco, tout comme le fait qu'il ait pu mettre fin aux attaques de l'Héritier et, soit disant, tuer le monstre de Serpentard. Mais au final le Survivant avait « triomphé », allant jusqu'à voler un elfe-de-maison des Malfoy et provoquer la colère de son père, laissant Draco finir l'année comme un perdant.

Et encore une fois Harry Potter l'avait battu aujourd'hui, réduisant à zéro ses efforts pour le ridiculiser et pour arriver à lui causer des problèmes. Et non seulement ça mais il l'avait humilié, et en public en plus !

Malfoy grinça des dents de frustration de voir son « plan » pour rabaisser le golden boy de Gryffondor tomber à l'eau. Cela avait pourtant été une occasion en or, pour la première fois une faille était apparue chez Saint Potter, pour quelque raison que ce soit il semblait incapable de supporter la présence des Détraqueurs, il semblait même en avoir peur. Un talon d'Achille parfait en apparence : révéler que Potter avait peur des Détraqueurs aurait non seulement terni sa réputation mais Draco avait compté sur ça pour pouvoir se moquer de lui à loisir, certain qu'il n'oserait pas chercher la confrontation.
Pouvoir ainsi humilier le Gryffondor en public était sensé renforcer son image auprès des Serpentards, montrer à tous que même le « Survivant » n'osait pas se rebeller contre lui, et que donc il lui était supérieur. Mais ce stupide Gryffondor avait refusé de rester à sa place et il avait réduit à néant les plans de Draco, l'embarrassant devant toute l'école, provoquant la colère du professeur Rogue à son encontre et lui coutant beaucoup de prestige au sein de sa propre Maison.

« Comment ce maudit balafré a-t-il osé se moquer de moi, un Malfoy, et faire de moi la risée de toute l'école ! Il va me le payer ! » Se promit le « prince » autoproclamé de Serpentard.

Car Draco en était sûr tous ses problèmes venaient de Potter, c'est à cause de lui que Draco n'avait pas la place qu'il méritait ! Il aurait du être le leader incontesté de Serpentard, après tout il était un Malfoy ! Mais c'est à peine si il pouvait se faire obéir de ses pairs, dont plusieurs préféraient se tenir à l'écart, et des élèves plus jeunes. Mais pour les élèves des années supérieures si la plupart n'osait pas agir contre lui, à cause du pouvoir de la Maison Malfoy et de la peur qu'inspirait son père, ils refusaient tout de même de le suivre. Il avait tenté de s'imposer en s'en prenant à Potter, montrer qu'il était supérieur au Survivant aurait été la clé de son ascension sociale mais il n'avait connu que l'échec et chaque fois cela entamait sa réputation et son prestige le forçant à batailler pour maintenir sa position parmi les Serpentards.

Draco se sentait également humilié à chaque fois que Granger paradait dans les couloirs après avoir reçu les meilleures notes en classe, tout ça parce qu'elle était le chouchou des professeurs. Une sang-de-bourbe comme elle n'avait aucun droit de se faire passer comme supérieure aux sang-purs et de faire croire que ses résultats scolaires faisait d'elle une véritable sorcière. Draco aurait aimé pouvoir la remettre à sa place, après une ou deux « leçons » elle serait rentrée dans le rang et aurait cessé de se faire remarquer, Draco commençait même à penser, avec les hormones de l'adolescence se manifestant, qu'il y avait d'autres moyens, plus …satisfaisants, de la remettre à sa place plutôt que de la faire battre par Crabbe et Goyle ou d'utiliser sur elle certains des sorts particulièrement humiliants qu'il connaissait. Mais rien de tout cela n'était possible car Potter la protégeait, tant qu'elle était son amie bien trop d'attention était fixée sur elle, la rendant quasi-intouchable.
Pire, c'était à cause de ce sang-mêlé que la majorité des élèves de l'école refusaient de courber l'échine devant les Serpentards, et devant lui, persuadés que Saint Potter allait les protéger.

Malheureusement il se rendit compte que pour se venger cela était plus vite dit que fait.

Il ne pouvait plus se permettre une confrontation publique avec Potter, surtout une confrontation humiliante, les élèves des années supérieures de sa Maison et le professeur Rogue avait été clair sur ce point. En fait Rogue, son parrain, l'avait prévenu qu'un autre fiasco de ce genre le forcerait à prévenir le père de Draco, ce qui était la dernière chose que le jeune Malfoy souhaitait, c'était en fait même la chose qu'il redoutait le plus.
Pourtant il avait encore une possibilité, il en avait déjà discuté avec certains de ses pairs de Serpentard juste après la défaite des Gryffondors, une possibilité qui non seulement lui donnerait sa revanche contre Potter mais qui mettrait définitivement fin aux chances de l'équipe de Gryffondor pour la coupe de Quidditch.
Il suffirait que des Détraqueurs se manifestent durant le match Gryffondor-Serdaigle pour que Potter perde tout ses moyens encore une fois et cela devant toute l'école, sans tempête pour lui servir d'excuse cette fois-ci, et que Serdaigle gagne.

Mais le problème était qu'il n'était pas possible de contrôler les allez et venues des Détraqueurs. D'un autre côté il n'était pas nécessaire qu'ils soient réellement présent, il fallait juste que Potter le pense, qu'il voit quelque chose qui y ressemble suffisamment pour que cela le perturbe et le fasse réagir comme si il y avait vraiment des Détraqueurs.

Draco continua à méditer sur ce nouveau plan qui se formait dans son esprit et sur le fait qu'il lui faudrait observer Potter d'un peu plus près pour ne pas avoir de mauvaise surprise, cette fois, alors qu'une petite voix dans son esprit lui murmura qu'il serait bien plus satisfaisant de trouver un moyen de forcer le Survivant à se retrouver face à de vrais Détraqueurs. Qui sait, les gardiens d'Azkaban pourraient peut-être régler les problèmes de Draco en le débarrassant de Potter une fois pour toute.

Mais avec un peu de chance il n'aurait rien à faire si Sirius Black trouvait le moyen d'atteindre son objectif, venger la disparition du Seigneur des Ténèbres, avant d'être capturé.

Alors que le jeune Malfoy se laissait aller à ses fantasmes de revanche d'autres personnes, dans le château se concentraient sur leurs propres sujets de réflexion.

Dans la tour de Gryffondor le Miroir préparait les futures leçons de son protégé, Harry avait bien accroché et semblait suffisamment motivé, pour l'instant, pour accepter l'usage de la compression temporelle, il revenait au Miroir de le maintenir dans cet état d'esprit. Il était apparu clairement pour Oric qu'Harry n'était pas un excellent étudiant de type ordonné qui pouvait suivre sans problème des horaires et des plans d'études stricts. Non, au contraire, il était plutôt du genre chaotique et artistique, capable d'apprendre rapidement et de faire de grands progrès quand il était proprement motivé et inspiré ou bien de regarder la même page sans avancer pendant plus d'une heure, dans le cas contraire.
Même si certaines constantes dans son emploi du temps devaient être maintenues il lui fallait organiser un programme flexible et adaptable pour le jeune sorcier afin de tirer le maximum de ces séances. Et d'ici quelques semaines il pourrait commencer à confronter Harry à certaines des épreuves et challenges qu'il avait concoctés et déjà préparés avant de se placer dans les mains du gryffondor.

Néanmoins le Miroir était satisfait, pour le moment, de l'évolution de sa relation avec le Survivant, grâce à ces leçons il pourrait peu à peu prendre la place de mentor, voir de confident, auprès du jeune garçon, et d'ici quelques jours il pourrait commencer à insérer quelques remarques, conseils, suggestions et indices qui pousseraient Harry à réfléchir à sa situation, à poser des questions et à chercher des réponses sur nombres de choses qu'on s'était prudemment abstenu de lui révéler. Alors viendrait le temps de faire certaines révélations qui lui permettraient de gagner totalement la confiance du jeune sorcier et ensemble ils pourraient alors commencer à changer l'histoire.

Dans une autre tour du château, dans le bureau du directeur de Poudlard, Albus Dumbledore réfléchissait aux implications de ce que le professeur Rogue venait de lui révéler plus tôt.
Le maitre des potions était arrivé furieux après que son filleul, Draco, se soit fait rappeler à l'ordre par le professeur Flitwick suite à une altercation avec le jeune Mr Potter. Le directeur avait eu vent de ce qui s'était passé entre les deux rivaux, il semble que Mr Potter en avait eu assez des incessantes provocations du jeune Malfoy et l'avait confronté en publique. Le vieux professeur aurait préféré évité ce genre d'affrontement qui ne ferait certainement qu'envenimer les relations entre les deux garçons mais au moins Harry avait-il su garder son calme, contrairement à Draco, et faire preuve de suffisamment de bon sens pour ne pas provoquer une confrontation physique. Pour le jeune Malfoy, bien que le directeur faisait tout son possible pour éviter d'aliéner les jeunes comme lui, afin qu'ils aient l'option de se tourner vers lui pour échapper à l'emprise de Voldemort quand celui-ci referait surface, il dut convenir qu'une dose d'humilité ne lui ferait pas de mal et tempérerait peut être ses ardeurs.

Mais bien que se plaindre au sujet du comportement de Mr Potter, un de ses sujets favoris, était l'une des raisons de la visite de Severus, ce n'était pas là sa raison principale.

Il semblerait que Mr Potter ait acquis un bouclier mental quasi infranchissable du jour au lendemain comme Severus l'avait appris à ses dépens au cours d'un scan de légilimencie le jour même. Le directeur avait prêté une oreille attentive aux récriminations de Severus et à sa conviction que : « Potter est encore en train de préparer un mauvais coup ! » Mais au final il fit remarquer au maitre des potions qu'Harry n'avait violé aucune règle et qu'il n'y avait rien à faire dans l'immédiat, tant que l'on ne saurait pas d'où venait cette barrière. Sans compter que l'usage de la légilimencie bien qu'elle ne soit pas illégale, étant une branche rare et obscure de la magie assez peu pratiquée, n'était pas vraiment permise, officiellement, au sein de l'école.

Même si il désapprouvait le fait d'utiliser la légilimencie sur des enfants, le vieux professeur avait du admettre que c'était là une méthode efficace et presque indispensable pour anticiper les problèmes et déterminer les responsabilités quand un incident grave se produisait. La magie pouvait être dangereuse, surtout entre les mains d'enfants encore irresponsables ou mal intentionnés. Malheureusement pour ce dernier cas, et surtout depuis la fin de la dernière guerre, c'était la Maison Serpentard qui était principalement concernée, il fallait donc un directeur de maison capable d'aller … au fond des problèmes et qui pouvait savoir d'avance sur qui il fallait garder un œil.

Le Directeur Dumbledore avait tout de même imposé des limites, interdisant tout scan en profondeur de l'esprit d'un élève, un tel scan laissant des traces qu'il pouvait aisément percevoir.

Bien sûr même si il était limité à ne pouvoir sonder que les pensées de surface et à n'utiliser que des scans légers le professeur Rogue, même si il avait veillé à ne pas en abuser ou à franchir les limites posées par Dumbledore, n'avait pas hésité à utiliser cela assez régulièrement en ce qui concernait Harry Potter.

Albus Dumbledore avait fermé les yeux sur ces excès en espérant qu'ainsi Severus finirait par voir Harry autrement que comme l'image vivante de son père. Avoir également une paire d'yeux vigilants sur le jeune Mr Potter était également un avantage, surtout vu les évènements des deux dernières années.
Même si il le regrettait Albus savait que le Survivant aurait un rôle essentiel dans le futur combat contre Voldemort, garder un œil sur lui et sur son … évolution … était nécessaire, et pouvoir de temps à autre jeter un discret coup d'œil dans ses pensées rendait cela beaucoup plus facile. Bien sûr Albus ne faisait cela que quand c'était absolument nécessaire, quand il avait fait face au miroir d'erised, après sa confrontation avec Quirrel et Voldemort pour les empêcher de prendre la pierre philosophale et durant les attaques de « l'héritier de Serpentard ». A chaque fois il avait été rassuré de voir Harry persévérer à faire ce qui était juste et non ce qui était facile.

La nouvelle condition de Mr Potter posait donc quelques problèmes, dont le premier était de savoir comment cela avait pu se produire, et éventuellement comment y mettre un terme si besoin était.

Etant donné le timing il semblait évident que cela avait un rapport avec l'attaque des Détraqueurs pendant le match de Quidditch.

Après quelques recherches dans sa collection de livres privés en croisant les sujets de la légilimencie et des Détraqueurs, Dumbledore trouva finalement une explication au phénomène : dans des cas très rares un sorcier confronté aux Détraqueurs, et qui a un talent naturel pour les arts mentaux, pouvait involontairement dresser une barrière d'occlumencie dans son esprit. Une espèce de réaction instinctive pour essayer de se protéger des effets des Détraqueurs.
Le point positif était que cette barrière était temporaire et se désagrégerait peu à peu avec le temps sur une période qui dépendait de la puissance du sorcier, mais qui variait le plus souvent entre 6 et 18 mois. Le point négatif était que durant cette période la barrière assurerait une quasi immunité à toute tentative de lecture de l'esprit via légilimencie et même après, celui qui en avait bénéficié voyait ses défenses mentales naturelles fortement renforcées.

Le vieux professeur soupira en reposant le livre qu'il était en train de consulter, cela arrivait à un bien mauvais moment, surtout avec Sirius Black en liberté. Tôt ou tard Harry finirait par apprendre le rôle de Black dans la mort de ses parents. Pouvoir surveiller son état émotionnel et savoir si il se laissait consumer par un sentiment de vengeance afin de l'empêcher de prendre ce chemin qui ne menait que vers la violence et les ténèbres était important. Ne pas pouvoir recourir à la légilimencie allait rendre les choses plus difficiles.
Se calant dans son fauteuil le vieux sorcier accepta le fait que sur ce point il n'y avait rien à faire et il commença à méditer sur ce qu'il pouvait faire pour compenser cela.

Peut-être une conversation avec le jeune Harry s'imposait-elle. Albus savait que Minerva avait averti Harry du danger posé par Black, mais sur sa demande elle avait évité de tout lui révéler, notamment la relation entre Black et la famille Potter. Peut être valait il mieux tout lui révéler maintenant et pouvoir vérifier par lui même au passage la présence de cette barrière d'occlumencie. D'un autre côté le directeur de Poudlard avait remarqué à quel point le jeune Gryffondor avait été nerveux, agité, et presque confus suite à l'intrusion de Black dans le château, et avec les troubles qui avaient eu lieu pendant le match de Quidditch …peut être valait il mieux lui donner un peu de temps pour se remettre avant de tout lui révéler.

Albus Dumbledore passa une grande partie de la soirée à cogiter sur les différents choix et possibilités qu'il avait devant lui pour s'adapter à cette nouvelle situation et leurs résultats probables, pendant un instant il songea à intensifier la légère surveillance qu'il avait mis en place autour d'Harry en faisant appel aux peintures, fantômes et elfes-de-maison de Poudlard, avant de finalement rejeter cette idée. Jusqu'à présent Harry avait montré qu'il était digne de confiance, pour les choses sérieuses du moins, et sa confrontation avec Draco prouvait qu'il savait garder son calme et avait gagné en maturité, il n'y avait aucune raison de faire intrusion dans son intimité plus que de nécessaire pour sa sécurité.
Le vieux professeur n'était que trop conscient que le confier aux Dursley, même si cela avait assuré sa sécurité, avait été une erreur. Heureusement le jeune garçon ne semblait pas souffrir de séquelles importantes suite à son enfance passée dans un si mauvais climat et désormais il ne devait rester qu'un minimum de temps chez sa tante pour maintenir les protections de sang. Dumbledore savait que si cela avait été nécessaire pour nombres de raisons, cela n'avait pas vraiment été juste pour le jeune Harry. Aussi essayait il depuis l'arrivée du garçon à Poudlard de le favoriser discrètement mais surtout de limiter au maximum toutes autres mesures nécessaires pour assurer que Harry accomplisse la prophétie et libère le monde du danger de Voldemort mais qu'il serait injuste de faire subir à un enfant de cet âge.

Le vieux professeur finit par aller se coucher en espérant qu'après l'intrusion de Black, la nouvelle prophétie de Trelawney, la perturbation du match de Quidditch par les Détraqueurs et maintenant l'effet surprenant et embêtant que cela avait eu sur Harry, Poudlard puisse enfin avoir quelques semaines de tranquillité avec comme seul moment d'excitation l'une des farces des jumeaux Weasley.

Le souhait d'Albus Dumbledore allait sans qu'il le sache se réaliser mais ce serait là un calme trompeur précédant l'arrivée d'une nouvelle série d'événements qui viendraient perturber la tranquillité de Poudlard, certains destinés à se produire mais d'autres, eux, résulteraient des manipulations du Miroir d'Orichalque.

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Au cours des semaines qui suivirent, plusieurs évènements se produisirent.

Tout d'abord le moral d'Harry, et de l'équipe de Quidditch de Gryffondor remonta en flèche à la fin du mois de Novembre quand Serdaigle écrasa l'équipe de Poufsouffle laissant une chance à l'équipe de Gryffondor de remporter la coupe. Dubois retrouva toute son énergie, il commença à harceler Harry pour qu'il retrouve un balai et il fit travailler son équipe avec plus d'acharnement que jamais dans la pluie glacée du début du mois de Décembre. Harry fut alors très heureux qu'Oric lui ait notamment fait travailler le charme de réchauffement pour résister au froid, et presque autant par le fait qu'on apercevait même plus l'ombre d'un Détraqueur.

Harry poursuivit ses leçons avec le Miroir. Il réussit à peu près à suivre le régime imposé par le Miroir, utilisant chaque jour la compression temporelle même si à quelques reprises il avait été en dessous du palier des 8 heures. Oric avait alterné en semaine le moment de ces leçons entre tôt le matin, avant même que la plupart des élèves soient debout, et juste après la fin des cours de l'après midi, le weekend le moment de la leçon de Harry dépendait des activités qu'il avait décidé pour la journée.

Dans l'ensemble Harry progressait bien.

Si il avançait « assez lentement » à revoir et approfondir ses cours de première et seconde années, Oric estimait qu'ils auraient, à ce rythme, tout de même couvert l'ensemble des cours de première années et l'essentiel de ceux de seconde année d'ici la fin de l'année scolaire.
Concernant les sorts plus avancés, Harry était beaucoup plus enthousiaste. Il avait réussi en l'espace de trois semaines à lancer correctement : stupéfix, énervate, obstupefio, lapis praesidium, ainsi que le sort de soin mineur : episkey, capable de soigner des blessures très légères : coupures, hématomes, nez cassés … , apprendre ce sortilège de soin avait d'ailleurs beaucoup intéressé Harry.
Il avait également ajouté plusieurs maléfices mineurs à son répertoire, comme glisseo qui rendait la surface visée par le sort extrêmement glissante, et travaillait actuellement sur le sort de bouclier, protego, qu'il arrivait à lancer mais qui était encore trop fragile, les sortilèges d'attraction et de répulsion : accio et expulso, ainsi que deux sorts hybrides de conjuration et de combat : avis, capable de faire apparaitre un oiseau qui se mettrait à voler droit vers tout sort lancé dans la direction de Harry et serpensortia, le sort que Draco avait employé dans leur duel l'année précédente et qui invoquait un serpent à une quinzaine de mètres du sorcier lançant ce sort et qui attaquerait la personne la plus proche. Pour ce sort Oric avait fait remarqué qu'en tant que fourchelangue Harry serait capable de donner des ordres au serpent et qu'il pourrait donc lui faire faire bien plus de choses.

Ces premières réussites avaient aiguisé la soif d'apprendre de nouveaux sorts d'Harry, le rendant plus studieux, et le Miroir avait profité de l'occasion pour commencer à introduire des concepts de théorie magique plus avancés nécessaires pour les sorts de plus haut niveau. Il en profita également pour passer rapidement sur des théories magiques issues du futur, promettant d'y revenir de manière plus approfondie plus tard.

Il révéla à Harry que les sorts étaient en essence des matrices énergétiques de manipulation d'énergie qui pouvaient altérer, affecter ou restructurer la réalité.
Ces matrices étaient formées par la puissance, la volonté et l'esprit du sorcier qui les sculptaient pour qu'elles provoquent un résultat spécifique et pour ce faire on utilisait une baguette pour focaliser et amplifier le pouvoir magique et des mouvements et une incantation pour aider l'esprit à donner la forme adéquate à la matrice du sort pour atteindre le but voulu.

Un autre élément important était le phénomène d'échos que les sorts produisaient dans la magie ambiante, surtout pour certains sorts assez complexes et notamment pour la transfiguration. Plus un sort était utilisé plus il laissait une « empreinte » dans la magie ambiante que les sorciers de manière inconsciente étaient capables de capter et d'utiliser pour reproduire le même sort.

Ce n'était là qu'un début, le sujet de savoir comment la magie fonctionnait et les subtilités qui y avaient trait étaient vastes et complexes même si les applications possibles permettaient d'avoir un contrôle supérieur sur la magie mais le Miroir arrivait tout de même à rendre la théorie magique, généralement un sujet assez dur et ennuyeux, plutôt intéressant. Il enseignait ce sujet par petites touches qui s'emboitaient les unes dans les autres comme les pièces d'un puzzle et qui permettraient à Harry, le moment venu, d'accéder aux plus hauts niveaux de la magie.

Oric mit l'accent sur le fait qu'il ne fallait pas seulement savoir lancer un sort mais qu'il fallait aussi le maitriser et que pour maitriser un sort il fallait pouvoir le lancer sans incantation ni mouvement de baguette, une chose qu'Harry était encore loin d'accomplir même si il s'entraînait sur ce point régulièrement.

Il encouragea également Harry à expérimenter la magie sans baguette, appelée dans le futur la magie non-focalisée, ou magie naturelle car elle se pratiquait avec les seules facultés naturelles du sorcier sans avoir recours à un objet ou une méthode pour focaliser, amplifier ou diriger la magie.
Bien sûr pour la plupart des sorciers ce type de magie était moins puissant que celles faisant appel à un focus, comme une baguette magique, et ne permettait pas d'utiliser les sorts les plus complexes ou ceux demandant un contrôle précis, comme c'était le cas pour une bonne part des sorts de transfiguration. Mais Oric révéla que certains sorciers étaient capables de passer outre ces limitations et de plus la magie non-focalisée avait un avantage majeur : elle ne dépendait pas d'un objet et ses utilisateurs ne pouvaient pas être rendus presque impuissants si on les séparait de leurs baguettes comme c'était le cas avec la grande majorité des sorciers.

Ce type de magie se montrait cependant très dur à apprendre et à maitriser pour un sorcier trop habitué à utiliser une baguette, heureusement ce n'était pas encore le cas pour Harry. Le Miroir indiqua qu'il valait aussi mieux apprendre à utiliser la magie avec et sans baguettes simultanément plutôt que se concentrer sur l'un puis sur l'autre car cela pouvait dans ces cas là altérer temporairement la façon que le sorcier avait d'accéder à sa magie, le forçant à « réapprendre » à lancer ses sorts de la façon qu'il avait « délaissée ».

Si Oric n'avait pas l'intention de commencer l'entrainement pour ce type de magie avant plusieurs mois il donna toutefois à Harry quelques exercices à faire pendant son « temps libre » qui l'aideraient quand le moment serait venu, l'un deux notamment consistait à mettre sa main au dessus de sa baguette, sans la toucher, et à essayer d'utiliser le sort de lumière : lumos, pour illuminer le bout de la baguette, puis une fois cela réussi, à essayer d'augmenter progressivement la distance.

Un autre point sur lequel Oric insista était de pratiquer la magie aussi souvent que possible, car selon lui la magie d'un sorcier pouvait être comparée pour certains aspects à un muscle, plus on l'utilisait et plus elle avait tendance à se renforcer. De même plus on utilisait un sort plus on était capable de la maitriser et de faire plus avec que ça fonction de base, ainsi un sort de lévitation maitrisé pouvait être non seulement utilisé pour lever et baisser un objet dans les airs mais aussi pour déplacer l'objet, à une faible vitesse, dans toute un pièce, et on pouvait faire aller l'objet de bas en haut à volonté tout en contrôlant sa vitesse. Mais c'était là une chose qui ne venait qu'avec la pratique et l'expérience et que l'on ne pouvait pas « apprendre » directement.

A côté de cela Harry continua son entrainement et son conditionnement physique, pratiquant un peu de course sur tapis roulant dans la Salle sur Demande car il n'était pas encore très chaud pour courir dehors, surtout avec la menace de Sirius Black et la surveillance discrète mais visible de certains de ses professeurs.

Avec Oric comme tuteur pour approfondir les cours qu'il suivait et le fait qu'il se retenait moins en classe, ses performances scolaires augmentèrent. Les professeurs, à l'exception de Rogue qui se montrait plus suspicieux et désagréable que jamais envers lui, semblaient contents de l'amélioration de ses résultats, tout comme Hermione qui semblait fière que ses efforts pour aider Harry à être un meilleur élève portent enfin leurs fruits. Ron semblait beaucoup moins heureux, mais au moins il n'avait rien dit à ce sujet, en fait ses propres résultats s'étaient également légèrement améliorés tout comme ceux du « groupe d'étude » non officiel qui semblait s'être formé chez les Gryffondors.

Depuis qu'ils avaient travaillé ensemble avec Neville, Parvati et Lavande le petit groupe s'était réuni à plusieurs reprises pour travailler. Ce n'était pas systématique, ni de manière régulière mais le petit groupe se réunissait deux à trois fois par semaine pour étudier ensemble.
De manière irrégulière Ron se joignait à eux, tout comme Padma la sœur jumelle de Parvati qui faisait partie de la maison Serdaigle. Dans l'ensemble ces sessions permettaient au groupe de travailler et de sympathiser avec de bons résultats pour tout le groupe, que ce soit au niveau des résultats scolaires ou des rapports sociaux entre eux.
Hermione enthousiasmée par cela envisageait même d'en faire quelque chose de plus sérieux et régulier, voir même d'inviter d'autres élèves de leur année, un point qu'Harry soutenait, tout comme Oric au travers de lui, car le jeune sorcier devait bien l'admettre, le Miroir avait eu raison. Harry était conscient qu'il n'allait pas assez vers les autres et que la plupart d'entres eux étaient intimidés par son statut de Survivant, mais une fois cela passé il s'était aperçu qu'il aimait bien Neville tout comme Parvati et sa sœur Padma, plus introvertie. Il souhaitait sincèrement devenir leur ami, et si il doutait que lui et Lavande deviennent un jour des amis proches il avait tout de même su sympathiser avec la reine des rumeurs et des ragots de leur année. Il était donc tout à fait possible qu'il y ait d'autres personnes dans les autres Maisons de Poudlard dont il aimerait devenir ami si il se donnait la peine d'essayer de les connaitre.

Sur le sujet de la « thérapie » qu'Oric lui faisait suivre Harry était plus partagé pour savoir si le Miroir était aussi dans le vrai même si pour l'instant les résultats semblaient positifs. Heureusement ces « séances » n'avaient pas lieu tous les jours et elles étaient assez espacées pour lui laisser le temps de réfléchir sur les sujets dont ils avaient discuté. Pour l'instant ils restaient concentrés sur son enfance avec les Dursley, le Miroir tentant de lui faire accepter que si ils ne l'avaient pas maltraité physiquement ils avaient été bien proche de le faire psychologiquement et en règle générale ils ne l'avaient pas « bien traité » comme un enfant aurait du l'être. Oric poussait Harry à accepter la colère et le ressentiment qu'il éprouvait comme des sentiments naturels mais aussi à ne pas laisser des idées de revanche, particulièrement vivaces après la scène qui l'avait poussé à fuir Privet Drive, devenir une obsession.
Le résultat de ces séances semblait avoir réussi à lui donner un petit booste de confiance en lui-même et il commençait réellement à accepter l'idée qu'il n'était pas un anormal ou une erreur de la nature comme l'avaient toujours prétendu les Dursley, chose qu'inconsciemment il avait toujours redouté.

Si il ne lui avait encore rien révélé sur le futur, sauf le fait qu'il n'avait pas à rechercher un nouveau balai pour son prochain match, Oric « suggéra » tout de même à Harry certaines choses, dont deux en particulier.

La plus importante fut d'essayer d'en savoir plus sur ses parents et notamment sur leurs années à Poudlard.

Sous les recommandations d'Oric il avait approché certains professeurs sur ce sujet, chose qu'il n'avait jamais osé faire avant se contentant de ce que Hagrid lui avait raconté, et il avait même demandé son aide à Hermione. Les professeurs Lupin, McGonagall et Flitwik et les recherches d'Hermione lui avaient appris plusieurs choses sur ses parents.
Son père était très doué pour la transfiguration et avait été un des élèves favoris et l'un des plus doués de McGonagall, si il n'avait pas été préfet il avait était préfet-en-chef lors de sa dernière année, le professeur Lupin était l'un de ses plus vieux amis alors que Rogue avait été son ennemi, un peu comme Malfoy était celui d'Harry selon Lupin. James Potter était également un joueur de Quidditch très populaire et on le soupçonnait d'avoir fait parti d'un groupe de farceurs, un peu comme les jumeaux Weasley, appelé les Maraudeurs. Lupin avoua que durant sa quatrième et sa cinquième année son père avait eu un peu la grosse tête et que son conflit avec Rogue avait subi une escalade, les propos du professeur de potion quoique exagérés au sujet de son père avaient donc un fond de vérité, qu'il avait pourchassé Lily pendant cette période sans résultats mais qu'au final il avait mûri, était devenu moins arrogant, et réussi à conquérir le cœur de sa mère.
Sa mère, elle, était surdouée en charme et, à la surprise d'Harry, pour les potions, elle avait été une des élèves favorites du professeur Flitwik ainsi que de Horace Slughorn le maitre des potions qui enseignait avant Rogue, elle avait été préfette et préfette-en-chef, elle était également très populaire et Alice Londubat, la mère de Neville, avait été une de ses meilleures amies. Il découvrit également qu'elle avait un fort tempérament et une forte fibre morale, qu'elle ne supportait pas l'injustice et qu'elle pouvait être sujette à des colères impressionnantes.
Malheureusement il ne restait pas beaucoup de leurs amis de l'époque qui étaient encore vivant après les ravages de la guerre contre Voldemort et ses troupes.

Les professeurs racontèrent à Harry de nombreuses anecdotes sur ses parents, mais au bout d'un moment il remarqua que quelque chose était …étrange. Si ils évoquaient les amis de ses parents ils s'abstenaient soigneusement de les nommer, particulièrement les amis proches de son père.

Harry sentit que cela cachait quelque chose même si il ne savait pas quoi mais il décida de garder cela pour lui, pour l'instant, sans interroger plus avant ses professeurs se contentant de profiter des histoires qu'ils pouvaient lui raconter sur ses parents et au travers desquelles il apprenait à les connaitre vraiment substituant une image plus véridique à celle, idéalisée, qu'il s'était forgée dans son esprit.

Pour cela Harry remercia sincèrement Oric même si il se doutait que le Miroir ne l'avait pas poussé à cela sans raison, enfin pas sans une autre raison que de l'aider à connaitre qui étaient vraiment ses parents.

Oric semblait d'ailleurs toujours avoir une raison pour tout.

Une autre chose très spécifique que lui demanda le Miroir fut de « prendre sous son aile » une jeune fille de Serdaigle, une seconde année qui s'appelait Luna Lovegood, et qui, selon Oric, avait besoin de son aide.

La jeune Serdaigle semblait assez … excentrique, avec son collier fait avec des capsules de bouteilles, ses boucles d'oreilles en plastique en forme de radis, ses chaussettes toujours dépareillées et sa baguette qu'elle portait généralement coincée au-dessus d'une de ses oreilles.

Harry l'avait observait pendant quelques jours. Elle semblait ne pas avoir d'amis et être ostracisée au sein de sa propre maison. Essayant d'en savoir plus, aussi discrètement que possible, il apprit par les bruits de couloir qui circulaient qu'elle était considérée comme étrange, parlant sans cesse d'animaux imaginaires, et qu'elle était souvent la victime de « farces » de la part d'autres élèves.
Il apprit également par Ron que Luna, qu'on surnommait Loony ou Loufoca Lovegood, était une amie d'enfance de Ginny mais elles s'étaient progressivement perdues de vue quelques années plus tôt après la mort de la mère de Luna.

Le fait de mentionner Ginny fit penser à Harry, avec un soupçon de culpabilité, qu'il n'avait pas vraiment pris la peine de s'inquiéter de savoir si elle avait pleinement récupéré des effets du journal intime de Voldemort qui l'avait possédé l'année précédente. Néanmoins, du peu qu'il en avait vu, elle semblait beaucoup plus vivante et extravertie que l'année précédente, il prit tout de même note de lui demander comment elle allait à l'occasion, une décision encouragée par Oric.

Deux semaines avant la fin du trimestre le givre recouvrit le sol d'une pellicule blanche et l'atmosphère régnant dans le château annonçait Noël. Ron et Hermione avaient décidé de rester à Poudlard pour les vacances. Ron prétendait ne pas vouloir passer deux semaines avec son frère Percy et Hermione, elle, affirmait qu'elle devait passer du temps à la bibliothèque. Mais Harry savait qu'en réalité c'était parce qu'ils ne voulaient pas le laisser seul.
Il leur en était reconnaissant même si la présence constante d'Oric, dont ses amis ignoraient l'existence, faisait qu'il n'aurait pas vraiment été seul pendant les vacances. Il songea même, brièvement, à leur conseiller de passer Noël avec leurs familles, mais finalement renonça quand il s'aperçut qu'ils avaient déjà tout prévu et organisé. Et puis ce serait l'occasion de passer plus de temps ensemble car il lui semblait que depuis l'arrivée d'Oric il s'était un peu éloigné de ses amis, surtout de Ron.

Quand à Luna, Harry ne savait toujours pas comment faire pour l'aborder, il ne la connaissait pas, n'appartenait pas à la même Maison, ils n'avaient aucun cours ensemble car ils appartenaient à des années différentes et ils n'avaient aucune relation en commun qui aurait pu les présenter, hormis peut être Ginny, mais il ne se sentait pas de demander cela à la jeune Weasley.
Se rapprocher de Neville, Lavande et Parvati était une chose, ils se connaissaient déjà et appartenaient à la même Maison, et pour Padma, c'est sa sœur qui l'avait introduite. Pour d'autres élèves de la même année qu'il voyait durant les cours cela n'aurait pas été un problème non plus car au moins ils se connaissaient un minimum, mais pour Luna, Harry ne se sentait pas du tout à l'aise d'aller la trouver, sortant de nulle part, alors qu'ils ne se connaissaient pas du tout, pour lui proposer de devenir ami.

Pour l'instant Oric ne revenait pas sur le sujet, il ne semblait donc pas y avoir d'urgence, et Harry espérait qu'une opportunité se présenterait d'elle même, tôt ou tard.

Une deuxième visite à Pré-au-lard fut prévue pour le dernier week-end avant les vacances, à la grande joie de tous, sauf d'Harry qui ne pouvait y aller faute d'autorisation signée.

Le vendredi précédent la journée à Pré-au-lard le professeur McGonagal interpella Harry après le repas du soir.

_ Mr Potter ! Le directeur aimerait vous voir. Déclara-t-elle.

_ Maintenant ? Demanda Harry surpris et ne voyant pas ce qu'il avait pu faire le jour même pour être convoqué par le professeur Dumbledore.

_ Non, ce n'est pas aussi urgent. Ne vous inquiétez pas Mr Potter, vous n'avez pas de problème. Le directeur aimerait juste que vous passiez le voir durant le week-end, il y a quelques sujets dont il aimerait discuter avec vous. Le mot de passe pour son bureau est « barbe-à-papa ». Termina le professeur de Transfiguration avant de repartir.

Après un court instant de réflexion Harry conclut que le professeur Dumbledore n'avait que deux raisons possibles pour vouloir s'entretenir avec lui : Sirius Black ou sa récente immunité à la légilimencie, un point à propos duquel il s'était attendu à être convoqué bien plus tôt.

_ Dumbledore semble avoir pris son temps. Commenta Oric.

_ Oui mais au moins je sais à quoi m'attendre. Et puis … cela me fera une distraction pour demain pendant que Ron et Hermione seront au village. Décida Harry en se mettant en route pour regagner la tour des Gryffondors.

Silencieusement Oric contempla le fait que le week-end à venir serait bien plus agité que ce à quoi s'attendait le jeune sorcier. Entre sa connaissance des évènements à venir et ses propres actions il savait qu'Harry allait avoir fort à faire.

« Nous allons voir comment tu vas faire face aux épreuves de ce week-end mon jeune ami, et nous verrons si mon influence commence à faire une différence. » Songea le Miroir d'Orichalque avec une pointe d'amusement.

A suivre …


Note de l'auteur : N'hésitez pas à poster vos commentaires/critiques/appréciations et idées ils sont les bienvenus, pour chaque chapitre, afin de m'aider, me donner des idées et m'encourager à poursuivre mon histoire. Pour les nouveaux lecteurs de cette histoire des reviews pour les chapitres précédents sont aussi les bienvenus.

NB : review in English are ok because I can read it easily.

OoOXylionOoO et benji251 : Un peu plus d'infos sur l'entraînement d'Harry dans ce chapitre, merci pour les reviews.

sheltan : Ha ! Harry et Draco ! Une longue histoire, et comme tu peux le voir dans ce chapitre elle est loin d'être finie. En fait, volontairement ou non, cela n'a fait qu'accentuer l'obsession de Draco envers Harry, ainsi que sa volonté de lui nuire.

Malpha : Oui, je sais, ce chapitre s'est fait attendre, et le prochain risque de ne pas sortir avant deux, trois mois. En effet le Miroir rend Harry plus mature, après tout un outil en mauvais état n'est guère utile. Il est toujours utile d'avoir des alliés, quand à Ron il a une certaine utilité pour le Miroir, il sert de « détente » pour Harry alors non Oric ne va pas nous en débarrasser, mais il va s'assurer que l'influence de Ron sur Harry soit limitée. Content que tu ais aimé la scène avec Malfoy, elle souligne plusieurs changements à venir et notamment une escalade dans le conflit Draco/Harry.

Kapuis : Lucrétia et d'autres vont arriver, emmenant avec eux une petite part de l'univers futur, mais il faudra encore attendre quelques chapitres. A l'Archimage … un vaste sujet, surtout que je me suis laissé de la marge ( voir en dessous ) en fait les info sur l'Archimage restent vagues, il est un peu un mythe, il pourrait très bien être en vie depuis un certain temps avant la naissance d'Harry, ou être né à la même époque ou deux ou trois décades après Harry, rien n'est sùr.

Enfin pour tous mes chers lecteurs une question qui pourrait devenir mon premier « polls » : Qui est l'Archimage ? je me suis laissé plusieurs possibilités et selon son identité les fins possibles de cette fic sont radicalement différentes ( tout comme les plans du Miroir pour Harry ).

J'encourage aussi tous ceux qui ont apprécié cette histoire à lire mes autres fanfics : Impérium Aeternus et surtout Buffy contre les vampires et la voie du Berserker ( qui a bien besoin d'une review, Buffy serait elle tombé en désuétude ? Mais croyez moi je pense que cette histoire vaut le détour car j'en suis assez fier ).

Merci d'avance à tous ceux qui me laisseront des reviews.