Bonne Année 2013 et Meilleurs Vœux !
Plus le temps passe plus je me dis qu'il est difficile de tenir ses résolutions... plus de neuf mois entre deux chapitres postés (j'avoue que je bats des records).
Pourtant pour ne pas déroger à la règle je vais tout de même prendre de nouvelles résolutions pour 2013 : faire du sport (pour de vrai), publier plus de chapitre de mes fics et terminer cette histoire avant la fin de l'année.
Sinon voilà un chapitre tout chaud, tout neuf corriger par ma super bêta FanGirl (merci pour ses judicieux conseils).
Je remercie toutes les personnes qui ont eu la gentillesse de me laisser une review. Je m'excuse de ne pas répondre ici à celles anonymes mais je promets de le faire au prochain chapitre.
Sur ce, bonne lecture et pensez à me donner votre avis à la fin.
FAMILLE
Chapitre 6 : Acceptation
Petit à petit, ma respiration redevient régulière, le feu de nos corps s'estompe progressivement. Un grognement satisfait m'échappe. A bout de force, mon corps retombe sur le matelas. Une main passe dans mes cheveux, suivie par des lèvres mouillées embrassant ma nuque. Tendres, câlines. Je hais cela. Je déteste ces instants juste après le sexe. Ces minutes où il faut se montrer affectueux, reconnaissant. La tendresse n'est pas mon fort, et feindre n'est pas ma spécialité. Une autre main baladeuse migre plus bas vers mon entre-jambe. Un souffle à mon oreille. Une langue chaude sur mon cou.
"On remet ça, tu sembles prêt pour un autre tour. "
D'autres baisers sur mes lèvres, mon visage, les caresses deviennent plus exigeantes sur mon sexe. Naturellement il se réveille à nouveau, pourtant la main me prodiguant ces douces attentions est repoussée. Il n'y aura pas d'autre round. Je me saisis d'un paquet de mouchoirs posé sur la commode et nettoie mon ventre souillé de sperme avant de descendre du lit. Sur le sol de la chambre gît mon sous-vêtement, je le ramasse et l'enfile avant de faire de même avec mon pantalon.
" Tu as vraiment l'un des meilleurs coups de tout Konoha. "
Alangui nu sur le lit, mon partenaire me mate sans vergogne. Je ne réponds pas et continue de m'habiller. Les compliments me laissent indifférent et la flatterie n'a pas de prise sur moi, il le sait. Il se met à parler mais je n'écoute déjà plus. Il rouspète, étonné lorsque que je lui balance ses vêtements en plein visage.
" Habille-toi et pars. "
Il reste penaud alors que je sors de la chambre. Quelques secondes à peine, des bruits de pas rageurs derrière moi. Il m'a rejoint dans le séjour.
"Pourquoi te crois-tu toujours obligé de te conduire en salaud ? " Hurle-t-il encore à poil.
D'un rapide coup d'œil, j'inspecte la pièce principale. Le séjour est assez propre, rien de compromettant ne traîne. Sur le canapé repose une peluche. Sa peluche ! Cette vision égaie mon visage.
" Est-ce qu'une fois, une seule fois pourrais-tu me traiter autrement sans m'éjecter de chez toi à peine la baise finie ? "
On a baisé, c'était bien mais à présent basta. Pourquoi devrais-je l'autoriser à rester plus que de raison ? Ai-je fait une promesse ? Non ! Puis j'ai mieux à faire.
" Il est 16 heures" finis-je par dire. "
Mon interlocuteur me regarde étonné, tenant toujours ses vêtements dans ses mains.
"Et alors ? Il se passe quoi à 16 heures ?
_C'est bientôt la sortie des classes."
Il soupire, me regarde encore une fois avant d'hausser les épaules. Bon il semble avoir compris et commence à s'habiller.
" Naruto… Je pense que ton fils est assez grand pour comprendre...enfin, son père ne restera pas éternellement seul …
_Sai.
_Je m'en fiche que tu couches avec Hinata ou je ne sais qui d'autre… tu sais je ne suis pas du genre jaloux…
_Et pourquoi le serais-tu ? Il n'y a rien entre nous…
_Il y…
_A part le sexe.
_Merci de me le rappeler, je le sais. Mais tu ne peux pas indéfiniment rester seul...
_Je ne le suis pas.
_Oui, tu as ton fils c'est vrai mais... je comprends que tu ne veuilles pas trahir la mémoire de la mère de ton enfant mais... tu devrais penser à en faire le deuil.
_Faire le deuil ?
_Décide de vivre et passe à autre chose.
_Autre chose ?
_Je ne veux pas la remplacer ou prendre sa place…
_Sai. Je dois y aller, alors il faudrait que tu sortes, s'il te plaît. "
Fin de la discussion. Toujours la même rengaine stérile, lassante. Lui comme Hinata me disent toujours la même chose. Cela en devient fatiguant. Les gens ne devraient parler que de ce qu'ils connaissent vraiment et non pas extrapoler inutilement.
"Cela fait plus de quatre ans qu'elle est morte, tu devrais penser à l'oublier et aller de l'avant, Naruto. "
Je termine de lacer mes chaussures ne prêtant plus aucune attention à Sai. Qu'il ait fini de s'habiller ou pas il doit sortir de chez moi. Une fois à l'extérieur, il peste encore contre mon insensibilité et mon refus de vouloir m'engager. De quoi parle-t-il donc ? Comment pourrais-je remplacer ce qui n'a jamais existé ?
OoOOoOOoO
~~Flashback~~
" Il est encore là.
_Je sais.
_Pourquoi ? Vire-le !
_Si je le fais, je nous condamne. Cet Uchiha est doué. "
Le silence régnant dans le camp est effrayant. Tant de cadavres encore au sol, et tellement de blessés qui devraient hurler de douleur mais rien. Juste un silence dérangeant. Être victorieux, oui mais à quel prix ? Le goût en est amer. Avec tant de monde autour le sentiment de solitude est plus écrasant que jamais.
" Je vais changer ?
_Oui.
_Comment ? A quel niveau ?
_Je ne sais pas encore. "
La nuit parait plus sombre que jamais. Plus morbide. Effrayante. L'impression que le jour ne viendra jamais. La vie semble avoir perdu toute saveur, tout attrait. A quoi bon continuer ?
" Dois-je partir ?
_Cela dépend de toi.
_De moi ?...hmm…
_Tu es le seul à décider.
_Combien de temps avant le début de la transformation ?
_Pas beaucoup. Une ou deux semaines, tout au plus. "
Ma gorge est nouée. Ce n'est pas la tristesse qui m'assaille mais un sentiment d'impuissance, d'injustice, une fois de plus. Je n'ai rien demandé mais il me faut assumer. Malgré moi. De nouveau un secret à garder que je ne pourrais partager. Mon cœur saigne cependant mes yeux restent secs. Je n'ai plus de larmes à verser même sur mon propre sort.
Je crée un clone. Pas la peine de cogiter inutilement, mon départ est pour ce soir. Rester plus longtemps entraînerait des scrupules. Sans adieu, ni au-revoir, juste une lettre disant mon besoin de me ressourcer, seul. Dans un léger bruissement, je disparais.
~~Fin Flashback~~
OoOOoOOoO
~~POV Sasuke~~
Ruysei. Ryusei. Ce nom tourne en boucle dans ma tête. Ryusei.
Blond tirant sur le roux, le teint opalin. Les yeux noirs...
C'est cela qui m'avait troublé la première fois que je l'ai vu. Son regard pareil au mien, la haine en moins.
L'avais-je reconnu dès le début ? Non, ma haine brouillait mon esprit à ce moment-là. En temps normal, dès le premier indice, j'aurais fait les déductions nécessaires pour arriver à la conclusion la plus évidente. Sans même voir son visage, j'aurais saisi qui il était.
Naruto s'abaissant pour me demander de l'aide, le fait que je sois encore vivant alors que me tuer aurait été simple et plus approprié. Et ce trouble que je ressentais à chaque fois que je croisais le regard de cet enfant. Kami-sama comment ai-je pu passer à côté de tant d'évidences ?
Debout dans ma cellule, regardant la neige tomber abondamment, je souris.
J'ai été con sur ce coup-là, à côté de la plaque sur toute la ligne. C'est vrai, qu'est-ce que mon sang possédait de si particulier pour que Naruto se donne la peine de venir me capturer en personne ? Si ce n'est le fait d'être celui d'un Uchiha.
Ryusei est comme moi. C'est un Uchiha ! Ma plus belle œuvre, mon désir le plus fou. Mon rêve enfin exaucé.
Mon fils ! Ma famille.
~~Fin POV Sasuke~~
OoOOoOOoO
Il est 16 heures et demi et comme tous les parents, j'attends derrière les grilles de l'école.
Me débarrasser de Sai a été plus difficile que d'habitude.
Cela avait été clair entre nous du sexe sans sentiment et rien de plus. Même condition qu'avec les autres. Pas d'exclusivité, pas d'implication, mon cœur n'appartiendra plus jamais à personne.
Dans la cour de l'école, je vois Ryusei se débattre avec sa veste. Une maîtresse tente de lui expliquer comment l'enfiler mais mon fils semble ne rien vouloir comprendre.
Mon fils ! Voilà la seule personne que j'aime. Mais combien de temps a-t-il fallu avant que je ne l'accepte ?
OoOOoOOoO
~~Flashback~~
J'ai mal, je suis au supplice, à bout de souffle. Les mèches de mes cheveux viennent se coller à mon visage. Une main sur mon ventre, je force mon corps à avancer alors qu'il est épuisé. Exténué.
Il doit tenir encore un peu, juste le temps de trouver une improbable cachette, un endroit sûr pour échapper aux anbus à ma poursuite. Ma retraite a duré trop longtemps au goût de la Gondaime qui a envoyé ses hommes à ma recherche.
Adossé à un mur, fatigué, mon corps se laisse glisser jusqu'au sol. La ruelle est à l'ombre et j'apprécie avec bonheur la fraîcheur accordée par cet abri sommaire.
"Vous ne devriez pas rester là, jeune fille…"
Mon regard surpris dévisage mon interlocuteur. Jeune fille ! Bien sûr que c'est de moi qu'il s'agit. C'est vrai, mon corps s'est transformé peu à peu pour devenir celui d'une fille.
"Au vu de votre état, vous feriez mieux de vous asseoir sur un banc plutôt que de rester là par terre."
Mon état ?!
Durant des mois, j'ai tout nié de ma situation. Le déni. Me mentant à moi-même. J'ai refusé d'accepter ce corps qui m'échappait. Les douleurs et les coups donnés dans mon ventre ne me permettent plus d'ignorer cet intrus qui grandit dans mes entrailles, plus maintenant.
J'eus beau taper sur ce ventre trop gros des jours, des nuits entières pour ôter cette chose en moi mais elle s'accroche.
Des jours à refuser de m'alimenter pour me tuer à petit feu mais je suis toujours là, vivant. Et lui aussi, se nourrissant de mon chakra, réduisant au silence Kyuubi. (1)
Des torrents de larmes versées n'ont rien changé, je vais lui donner la vie.
Je le hais. Je voudrais qu'il meure.
Un autre coup de l'intrus à l'intérieur de mon ventre, je grimace. Une migraine vrille mes tempes. Je ne dois pas rester plus longtemps dans ce village trop petit pour que je puisse m'y cacher. Une main en appui sur le sol pour me lever. Mon corps bouge à peine. Un autre élancement. Malgré ma mâchoire crispée, un gémissement m'échappe.
" Attendez, je vais vous aider, jeune fille…"
Qui est ce vieil homme? Que me veut-il? Je n'ai nul besoin d'aide. Nul besoin de compassion. Je sais me débrouiller, seul.
" Vous n'êtes pas d'ici vous, jeune fille…Venez chez moi j'ai une chambre de libre vous pourrez vous reposer un peu..."
Je sens la poigne ferme du vieil homme sur mon bras et me relever avec douceur. D'un geste rageur, je repousse son aide.
" Laissez-moi tranquille ! "
Avec un minimum de fierté, je tente d'ignorer l'onde de douleur qui me traverse et le vertige qui me saisit. Mes forces m'abandonnent, je ne peux mettre un pied devant l'autre. Un liquide chaud glisse entre mes cuisses. Que m'arrive-t-il ? Ma tête tourne de plus en plus. Quelqu'un soulève mon corps. Le vieil homme… encore lui !
J'ai mal. Atrocement mal.
~~Fin Flashback~~
OoOOoOOoO
Ryusei court devant moi alors que je porte son petit cartable. Rares sont les fois où je peux venir chercher mon fils à la sortie de l'école. Souvent c'est Hinata ou bien Sakura qui le récupèrent pour moi et s'en occupe lorsque je suis en mission. Aujourd'hui est exceptionnel, c'est un bonheur de pouvoir profiter un peu de mon enfant. Comme je suis heureux de pouvoir dire ce mot.
Ryusei est mon fils.
OoOOoOOoO
~~Flashback~~
En chaque être humain se cache un monstre. Une créature ignoble et laide. J'ai débusqué le mien cette nuit.
Finalement, je ne suis pas cet homme valeureux et noble que se plaisent à croire mes amis. Non je ne suis qu'une personne pleine de défauts et de secrets honteux. Ni pire ni meilleur qu'un autre.
En quelques pas, j'arrive aux portes du village. Sans même marquer un temps d'arrêt, je disparais dans le jour naissant. Sans remords ni regrets. Ni tristesse ni sentiment de culpabilité en abandonnant ici le fruit né d'une haine sans limite. Le résultat d'une expérience d'un cerveau fou. Cet enfant restera dans ce village loin de moi. Qu'il meure ou qu'il vive... cela ne me concerne plus.
~~Fin Flashback~~
OoOOoOOoO
" Papa, mets pas la mouseu dans les yeux, ça pikeu.
_Il faut bien que je te lave les cheveux Môsieur Ryu.
_Mé mets pas dans les yeux.
_Si tu restes calme ça n'arrivera pas. "
Tandis que je lui shampouine la tête Ryusei continue de râler et en même temps me raconte sa journée d'école. Je pourrais écouter le son de sa voix pendant des heures. Elle est si magnifique, si douce. J'ouvre le robinet et le rince tandis qu'il se tortille dans tous les sens. Enveloppé d'une serviette, il sort de la salle de bain et part en courant dans sa chambre. Je le retrouve parterre en train de jouer avec des petites figurines.
" Tu viens de te laver, ne reste pas allongé parterre.
_Mé ze joue papa.
_Viens d'abord t'habiller et après tu pourras jouer. "
Avant même qu'il ne puisse protester je le lève et le prends dans mes bras. Il est mince et je peux sentir ses petites côtes sous sa serviette. Ryusei est maigre et un peu petit pour son âge. Je caresse ses cheveux et l'embrasse sur le crâne. Je l'aime tellement. J'adore mon fils.
OoOOoOOoO
~~Flashback~~
Je remonte sur moi la seconde couverture. Je tremble, j'ai froid. Je déteste l'obscurité, je hais la nuit car le sommeil me fuit constamment. Je resserre un peu plus les draps sur moi, grelottant. Je suis en sueur, dehors la chaleur est étouffante. Mon corps frissonne, gelé.
Dormir, m'accorder un peu de repos, voilà mon unique désir. Mais nuit après nuit, point de sommeil.
" Pourquoi ne dors-tu pas ? "
Pas de réponse. A quoi bon en donner une ? Lui sait pourquoi, alors qu'il ne me dérange pas.
" Y penses-tu encore ? "
Ma bouche reste muette. Je suis certes éveillé mais n'ai aucune envie de discuter et surtout pas avec lui.
" Regrettes-tu ? "
Seul le froissement des draps entre mes doigts trouble le silence de la pièce plongée dans le noir. De quoi veut-il encore parler ? Qu'il me fiche la paix bon sang.
Une ombre prend forme devant moi. Pourquoi me harcèle-t-il ? Que désire-t-il entendre de ma bouche qu'il ne sache déjà ?
" Tu le sais n'est-ce pas ? "
Non je ne sais rien. Je ne comprends pas de quoi il parle.
" Tu sais que c'est toi que l'on cherche... "
Ferme-la ! Tais-toi et laisse-moi tranquille. Garde ces paroles pour toi. Je me mets en boule et ferme les yeux, peut-être qu'en m'y forçant le sommeil viendra.
" Tu l'as reconnu n'est-ce pas ? Ce bandeau. C'est le tien. Tu voulais que l'on te retrouve sinon pourquoi l'avoir laissé là-bas ? "
Un oubli. Dans la précipitation, j'ai oublié de le prendre. Aucun désir enfoui ou ignoré, le bandeau abandonné n'était pas volontaire. Alors laisse-moi, fiche-moi la paix à présent.
" Sois un homme et assumes tes responsabilités.
_Je ne l'ai jamais voulu ce gosse, j'a rien demandé moi alors je n'ai rien à assumer. "
Fatigué de cette discussion stérile, ma dernière phrase est dite à haute voix et presque hurlée. Mon corps tout entier tremble. Il me faut m'aérer. Je sors de mon lit et m'habille prestement. Kyuubi me lasse.
" Fuis autant que tu veux gamin, tôt ou tard tes cauchemars te rattraperont."
La porte claque sur mon visiteur non désiré. Peu importe ce bandeau et ce que cela peut comporter. Ce que j'ai laissé derrière moi il y a six mois le restera.
~~Fin Flashback~~
OoOOoOOoO
" La maman de Kyo elle a dit keu ze pouré venir à l'anniversaire…
_Ha bon et c'est quand ?
_Kan y pas lécole, il faut lui amener un cadeau.
_Oui c'est vrai.
_Moi osi ze veu un cadeau, une voiture et un costume de ninza.
_L'on offre un cadeau à celui qui fête son anniversaire et toi ce n'est pas encore maintenant.
_Ben t'as qu'à faire mon anniversaire demain pour me donner un cadeau, d'accord ?! "
Je souris face à l'esprit fourbe de mon enfant. Pendant près de trente minutes, j'essaie de lui faire comprendre qu'il ne peut avoir qu'un anniversaire par an. Mais Ryusei reste campé sur sa position. Contre la promesse d'un petit cadeau, la victoire revient à mon garçon. Et en prime il accepte finalement de m'aider à mettre la table.
Durant tout le repas, le moulin à paroles me servant de fils raconte sa journée encore et encore (2).
Le dîner terminé, Ryusei court dans sa chambre pour aller chercher ses feutres et une feuille pour dessiner. Je débarrasse et commence à faire la vaisselle.
L'appartement est étrangement calme. Ryusei ne revient toujours pas. Mon cœur rate un battement, mes mains perdent toute force et ce que je tenais tombe au sol dans un éclat de porcelaine.
Ryusei !
Je me précipite dans sa chambre. Il est évanoui sur le sol, blanc comme un linge du vomi à côté de son visage. Avec lenteur je le prends, le serrant dans mes bras, son front brûlant reposant contre mon torse.
Une autre crise ! Je ne comprends pas. Il allait si bien et quelques minutes à peine sans aucun signe avant-coureur le voilà presque dans le coma.
De crise en crise son état empire. Avec douceur, je caresse ses cheveux avant de le prendre tout contre moi et de disparaitre en un éclair.
Sans être médecin, je comprends que cette crise est plus grave que les précédentes.
OoOOoOOoO
~~Flashback~~
" Il n'est jamais trop tard pour changer les choses. "
A ces mots, mon regard devient plus dur envers mon interlocutrice. Changer ? Mais changer quoi ? Bras croisés, je m'adosse au mur à l'autre bout de la pièce. Que fais-je ici ?
"Je vous ai reconnu de suite, vous êtes son père. Il a vos yeux bleus. "
Peu m'importe qu'il ait mes yeux ou je ne sais quoi d'autre, je ne vais pas rester un instant de plus ici. Pourquoi Kyuubi m'a-t-il mené jusqu'à ce village?
" C'est un petit costaud, vous savez. Il se bat comme un beau diable malgré son jeune âge…"
Ce que cette vieille femme peut raconter ne m'intéresse pas. Tout comme la première fois que je l'ai rencontré lorsqu'elle m'aida à accoucher.
" Il veut vivre, monsieur. Il lutte pour ça, on en peut pas lui refuser ce droit, pas à un bébé. "
Qu'il vive alors s'il le désire tant cela m'indiffère. Son cas ne me regarde pas.
" Je ne sais pas pour quelle raison votre compagne à abandonner votre enfant ici mais avec votre sang cela ira aussi. Il lui faut juste une transfusion, s'il vous plait, me supplie pitoyablement la vieille dame. "
"Tu ne peux pas le laisser mourir gamin.
_Je ne l'aime pas. Je ne ressens rien pour cet enfant.
_Pourtant cela fait presque six mois que tu n'en dors plus. Il est de ton sang, il est une part de toi. Tu ne peux pas abandonner ton louveteau.
_Non, il est une part de lui et jamais je ne l'accepterai.
_ Ce qu'il nous a fait est impardonnable quand on le recroisera son sang coulera mais pour l'instant cet enfant n'est pas lui... Ne meures-tu pas d'envie de voir à quoi ressemble cet enfant ? As-tu peur de croiser son regard et ne pas plus arriver à le détester comme tu le voudrais ?
_Je ne l'aime pas!
_Cet enfant n'est pour rien dans ce que tu as subi.
_Il en est la cause ! C'est parce qu'il voulait un enfant qu'il m'a fait ça !
_Non, il t'a fait ça parce que tu as cru pouvoir le sauver de lui-même. Il voulait te punir pour ton arrogance, ta naïveté.
_...
_ Son chakra est faible, le ressens-tu ? … il lutte pour ne pas mourir."
"Juste une transfusion… une seule, sinon il mourra… je vous en supplie…"
La voix implorante de la vieille femme me tire de ma discussion intérieure. Elle s'est rapprochée avec le bébé dans ses bras.
" Regardez-le… regardez-le, vous ne pouvez pas lui refuser une seconde chance. S'il vous plait."
Je ne veux pas malgré tout curieux, je me penche pour voir cet être que j'ai porté en moi pendant neuf mois.
" Comment s'appelle-t-il, demandai-je avec une certaine indifférence.
_Ryusei. C'est le prénom de mon défunt mari, je n'aurais pas dû lui donner un prénom mais sa mère était partie sans me dire comment elle désirait le nommer, alors je me suis perm…
_C'est bon, c'est bien ainsi… Juste une transfusion c'est bien ça ?! "
Le visage ridé et fatigué de la femme s'illumine à mes mots. Joyeuse, elle met l'enfant dans mes bras avant de sortir de la pièce pour aller chercher un médecin.
Mal à l'aise, je ne sais pas comment tenir correctement ce petit être, que je trouve chétif. Ses yeux s'ouvrent. Crispé, je les observe. Finalement, cet enfant ne lui ressemble pas tant que ça.
~~Fin Flashback~~
OoOOoOOoO
~~POV Sasuke~~
Mon mal de tête s'accentue. Ma respiration se coupe. Pris de vertiges, je m'accroupis, les mains nues dans la neige gelée. Mes oreilles bourdonnent. Une voix. Quelqu'un m'appelle. Il souffre.
" Uchiha, lève-toi. "
L'ordre hurlé par le gardien me parvient comme un murmure. Les autres prisonniers présents dans la cour de promenade semblent s'évaporer. Le monde autour s'efface. Mon corps tombe sur la neige froide. Je meurs. Le sharingan, il ne peut être scellé plus longtemps. Ouvrir les yeux, ne pas céder à la facilité. Ne pas mourir sans combattre, ne pas abandonner pour ne pas entrainer mon enfant avec moi. Mon fils est trop jeune pour mourir maintenant.
Une décharge électrique parcourt mon corps et dans un soubresaut, j'ouvre les yeux. Un gardien s'est rapproché de moi, voulant me relever.
Mon fils doit être dans un état pire que le mien. Je commence de nouveau à partir et avant de sombrer complètement je murmure au garde à mes côtés.
" C'est le sharingan… dites-le… à Naruto".
Puis le néant me happe.
A suivre...
Note de FanGirl2.0
Je me suis trouvée très lente de ne pas avoir compris avant... tu avais des lectrices qui avaient trouvé?
Non, non personne n'avait trouvé ou émis cette hypothèse. Mais tu n'es pas lente c'est que pour une fois j'ai réussi à faire un peu de suspense.
j'ai le même à la maison :-)
C'est adorable les gosses… si si surtout lorsque ça dort ! Lol !
Alors vous en pensez quoi ?
Une petite review s'il vous plait comme cadeau pour les fêtes (qui sont passé, OK, mais cela fait tout de même plaisir).
Alors dans ce chapitre c'est le dernier flashback qu'il y aura car il ne reste (logiquement) plus que 4 chapitres avant la fin. Et je suis certaine que la fin en surprendra plus d'un !
Sinon j'aime assez les POV de Naruto car cela apporte souvent des réponses et des éclaircissements à certaines interrogations
J'espère qu'avec ce chapitre certaines personnes qui avaient un peu perdu le fil de l'histoire avec le précédent chapitre ont réussis à recoller à l'histoire.
Je ne vais pas m'avancer par rapport à un date éventuel pour le prochain chapitre mais j'espère que cela sera moins loin que pour celui-ci.
Sur ceux prenez soin de vous et de ceux que vous aimez, et encore une Très Bonne Année et Meilleurs Vœux pour 2013
Peace From Blagnac
Mimosa en mode bonne résolution.
