Bonjour !
C'est le grand luxe, je publie dans deux fictions aujourd'hui lol. Alors avant tout, allez sur mon compte Youtube, j'ai réparé, vous devez aller voir les bandes annonces des films dans la playlist de la fiction, sinon je vais un peu vous perdre pour ce chapitre.
Autrement, je viens de remarquer que ce chapitre a quelques points communs avec celui de l'Ange des étoiles car il est explosif. Je vous conseille de mettre des protections avant de le lire. Vous allez encore maudire Bella, la traiter de tous les noms et tant pis mdr. Voici LA confrontation entre les deux tourtereaux, ou au moins la première.
Je vous souhaite bonne lecture et dites moi ce que vous en avez pensé !
Lauriane
Chapitre 6. Juste du sexe
***
EPOV
Je bénirais ma sœur pour sa proposition, même si je sais que ce n'est pas une bonne idée. Je devrais fuir Bella. Mais vous vous rappelez ? Je suis un masochiste, alors je prie pour rester près d'elle. Mes belles résolutions envolées au profit de mon envie de rester à ses côtés.
Nous discutons de ses photographies, mais même si je partage son point de vue quant à l'importance de l'éclairage, je continue d'avoir du mal à visualiser la mise en pratique. C'est là qu'elle me sort ses DVD. Je les regarde. Premier titre, Mama Mia. Cette comédie musicale inspirée des chansons d'ABBA. Je l'ai déjà vue, ne serait-ce que pour voir l'adaptation et l'utilisation des chansons. Deuxième titre, Les noces funèbres. Un classique de Tom Burton. Je ne suis pas fan du genre, mais je me le suis déjà regardé, il y a longtemps. Dernier titre, je pâlis. Fur, ou le portrait imaginaire de Diane Arbus. Un des films que le vendeur m'avait conseillé quand je lui ai dit que je m'intéressais à la photographie. Un des films dont je suis tombé amoureux.
- Edward ? Tout va bien ?
- Celui-ci fait partie de mes préférés.
Elle me regarde avec un air des plus surpris et fronce les sourcils.
- Tu connais ? Je suis impressionnée, pourtant il n'est pas très connu. Et je suis du même avis que toi, il est exceptionnel. Vois-tu où je veux en venir en te montrant ces trois films ?
- Pas vraiment.
Elle se lève alors, ouvre le boitier de Mama Mia et insère le DVD dans le lecteur. Après l'avoir mis en route, elle met pause sur une scène, lors de la chanson Honey, honey. Je ne vois toujours pas ce qu'elle veut dire.
- Regarde cette image, me dit-elle. Que vois-tu et que ressens-tu ?
Je me retourne vers l'écran de télévision et observe avec attention.
- Et bien… je vois une femme devant la mer…
- Sois plus précis, tu peux mieux faire. Imagine que tu doives décrire une musique. C'est le même principe.
Je me concentre davantage. En même temps, avec elle à mes côtés, ce n'est pas aisé.
- Le bleu est paradisiaque. Le contraste avec sa peau donne des envies de rêver. Avec le vert des feuillages, on a l'impression d'être en vacances, détendu, de bonne humeur.
- Voilà où je voulais en venir. Maintenant, attends que je change de film.
Elle se lève et met Les noces funèbres. Elle bloque sur une première scène et me demande de l'observer attentivement et de la garder en tête. Elle représente des passants dans un village. Puis elle avance sur une autre scène, cette fois-ci dans le monde des morts.
- Compare-moi les couleurs des deux scènes.
- Et bien… je dirais que les couleurs de la première scène, dans le monde des vivants, sont assez ternes, grises et tristes. Et c'est finalement dans le monde des morts qu'il y a le plus de couleurs.
- Exact. C'est tout l'univers de Tim Burton. Il préfère mettre en avant le monde des morts, le rendant même plus vivant que le propre monde des vivants. Et puisque tu connais le dernier film, on va voir si tu as bonne mémoire. Que me dis-tu des couleurs ?
BPOV
Je le vois réfléchir. Si au début il avait un peu de mal, il commence à comprendre ce que je veux dire. Je suis certaine qu'il commence même à visualiser comment nous pourrions utiliser les couleurs pour Twilight.
- Beiges, grises, ternes. Elles angoissent un peu, ou plutôt mettent mal-à-l'aise.
- Comprends-tu ? Il faut que nous déterminions l'atmosphère avant tout avant de choisir des couleurs prédominantes. De ton côté, il faudra que tu reprennes cette atmosphère en musique.
Parler de ma passion m'a permis de me calmer. J'avais eu le cœur qui avait battu à cent à l'heure depuis que nous nous étions retrouvés. Et je crois qu'il a dépassé le mur du son quand il a murmuré quelque chose dont je ne suis pas certaine d'avoir compris la signification. Maintenant je me sens mieux, sereine. Cette conversation est complètement anodine. Et surtout, je la contrôle, je sais ce que je dis, pas d'inconnu.
- Que proposes-tu concrètement ?
Je prends le livre et l'ouvre à une page cornée, au premier chapitre.
- « Ensuite, nous contemplâmes le paysage. Magnifique, il me fallait en convenir. Tout était vert : les arbres, leurs troncs couverts de lichen, leurs frondaisons dégoulinantes de mousse, le sol encombré de fougères. Même l'air qui filtrait à travers les feuilles avait des reflets verdâtres. Une overdose de verdure – j'étais chez les Martiens. » Voilà mon idée, à débattre. Il nous faut une atmosphère qui rappelle le titre, le crépuscule (N/A : Twilight signifie crépuscule en anglais). Donc quelque chose ni trop coloré, ni trop sombre. Presque entre la vie et la mort, puisque c'est en quelque sorte comme ça que sont les vampires. Ni vivants, ni morts. Je pourrai aussi privilégier le vert comme couleur, et donner une atmosphère très nature, d'autant plus que c'est une des caractéristiques du personnage féminin, le naturel. Qu'en penses-tu ?
Je le vois réfléchir à mes paroles. A ce moment précis, je manque de me jeter sur ses lèvres qui sont légèrement entrouvertes.
Bella ! Concentre-toi bon sang ! Contrôle des hormones ! Tu travailles. TRA-VAIL !
Ah ? Heu oui. Pardon. Elles sont juste si…
BELLA !
C'est bon ! Je me reprends.
- Je vois ce que tu veux dire, me répond-il. Et je suis d'accord avec ton analyse, même si je n'y avais pas du tout pensé. Mais ça ne m'aide pas beaucoup au niveau de la musique. Je peux essayer de reprendre les idées du vent, de la forêt. Et l'idée du crépuscule aussi n'est pas mal, mais je sens que je vais m'arracher les cheveux.
Ah non ! Pitié tout mais pas ça ! Ils sont trop sexys !
Bella !
- Ah heu… Je ne vois pas quoi te dire d'autre…
- Non, tu as déjà assez fait. Ça m'inspire, mais en même temps ça me limite aussi, mais je pense que je vais m'en sortir. Il va juste falloir que je m'y mette sérieusement. Pour la berceuse, je vais essayer de lier tout ça.
EPOV
Et nous continuons de discuter ainsi pendant un bon moment. Heureusement que Jasper possède une guitare, ce qui me permet de gratter quelques accords pour avoir des idées de thème. Bella se révèle être un excellent critique, n'hésitant pas me dire quand quelque chose cloche ou même si je suis complètement à côté de la plaque par rapport à ce qu'elle veut faire ressentir.
Alice et Jasper viennent finalement nous interrompre. Je regarde alors l'heure est et m'aperçois qu'il est déjà dix-neuf heures. Une bière chacun à la main, les discussions commencent. Je vois Alice tenter de convaincre Bella de se joindre à elle pour une après-midi shopping. Jasper et moi ne pouvons nous empêcher de rire. D'ailleurs, je remarque que ce dernier observe discrètement Bella, de son œil qui voit tout. Il m'adresse un clin d'œil et moi je n'ai qu'une envie : me faire oublier.
Le dîner se passe bien. Nous discutons et j'exulte d'être à côté d'elle. Son odeur est inchangée, et il en va de même de ses gestes, ses rougissements, sa manière d'être. J'entrevois pour la première fois une réelle possibilité qui nous mènerait plus loin.
Après le dessert, Alice va préparer les cafés. Jasper me regarde intensément avant d'aller la rejoindre. Traduction : « à toi de jouer, je retiens ta sœur ». J'en profite alors pour parler avec Bella. Jusqu'à maintenant nous n'avons pas vraiment discuté tous les deux. Enfin, pas autrement que de manière professionnelle. Et pendant le repas nous étions deux entités d'un groupe. Là, je veux autre chose. Une réelle explication.
- Bella ?
- Hum ?
Je vois que je la tire de ses pensées. Où était-elle il y a un instant ? Dans quel monde ? Y ai-je ma place ?
- J'aimerais parler de quelque chose avec toi… Parce que nous avons beau faire semblant, faire comme si de rien n'était, je n'ai pas oublié ton visage et encore moins la nuit que nous avons passée ensembles il y a deux ans…
Je la vois pâlir, et une fois de plus je ne comprends pas. De quoi a-t-elle peur ? J'aimerais tellement lire ses pensées.
- Edward, écoute. N'y vois rien de personnel, mais c'était il y a longtemps. Entre temps nous avons évolué. J'ai changé. Je ne regrette pas, mais si j'étais amenée à être dans la même situation, ça se passerait autrement. Est-ce qu'on ne peut pas simplement tourner la page et oublier tout ça ?
Je suis estomaqué devant ses propos. Non on ne peut pas ! Putain elle me demande d'oublier cette nuit ?
- Mais pourquoi tu réagis comme ça Bella ? Non on ne peut pas oublier !
- Bon sang Edward tu es quand même quelque chose ! On ne se connaissait pas et je ne sais même plus comment on en est arrivé là ce soir-là. J'étais épuisée et j'avais besoin de la seule chose qui m'était refusée ! Si on ne s'est pas revu c'est bien qu'il y a des raisons non ? Alors pourquoi est-ce que tu en fais toute une histoire ?
- Parce que c'en est une ! D'une nuit d'accord, mais c'en est une ! Et si ce n'était qu'une putain de nuit de réconfort, pourquoi tu m'as dit que tu ne savais pas ce que le destin nous réservait ? Pourquoi es-tu partie en m'embrassant tendrement ? Pourquoi j'ai vu dans tes yeux le même bouleversement que je ressentais ?
- Là, je n'en sais rien, peut-être est-ce ton imagination. Après pour le destin, c'était vrai ! Je te rappelle que j'étais censée passer cette nuit à bosser après qu'une salope m'ait bousillé mon travail ! D'accord, j'ai pris mon pied et cette nuit a été sensationnelle. Mais c'était du sexe Edward ! Pour la première fois de ma vie, je me suis laissée aller complètement, pensant que de toute façon je ne te reverrai jamais. Et évidemment, avec la poisse que j'ai il a fallu que je te retrouve. (N/B : Mais merde à la fin ! Tu vas trop loin Bella, tu n'es qu'une ****)
- Juste du sexe ? Mais tu te fous de qui Bella ?
BPOV
Edward est visiblement très en colère. En même temps, je le comprends. À sa place je lui aurais foutu mon poing dans la gueule. Prétendre que cette nuit était juste du sexe est certainement le pire blasphème que je pouvais faire. Mais merde ! Ce n'est pas lui qui est censé me repousser et me dire qu'il a pris son pied une fois et voilà ? Ce n'est pas moi qui suis censée me mettre à genoux et pleurer toutes les larmes de mon corps pour le ramener vers moi ? Mais où va le monde ?
Tu l'as voulu Bella.
Je sais. Mais pourquoi ? Tout avait si bien commencé ! Pourquoi il a tout gâché ?
- Non Edward ! Je suis on ne peut plus sérieuse. Attends ! On ne se connaissait pas, on a à peine échangé trois phrases, et je n'exagère même pas et on s'est jeté l'un sur l'autre. Tu croyais que c'était quoi ?
- Mais pourquoi tu fais ça ? De quoi as-tu si peur pour envoyer tout balader ? Je suis certain d'avoir ressenti plus que du sexe. Je sais ce que c'est que de coucher juste pour du sexe, et là il y avait quelque chose en plus.
Mais comment faire ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il ressente la même chose ? Pourquoi faut-il qu'il soit aussi têtu ? Pourquoi faut-il qu'il soit aussi craquant en étant en colère ? Non, pas craquant. Sexy, divin, à perdre la tête. Mon dieu venez-moi en aide !
- Cette conversation ne nous mène nulle part Edward. Je ne changerai pas d'avis puisque tu ne referas pas mes souvenirs.
- Ah oui ? On parie ?
- Deal ! Tu as perdu d'avance.
- Ah c'est ce que tu crois !
Et là, il fait quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, mais alors là pas du tout. Car sinon je serais partie avant et je n'aurais pas fait ce putain de pari. Que fait-il ? Oh c'est simple. Il m'empoigne, m'attire vers lui et m'embrasse. Dieu que c'est bon !
J'avais rêvé tant de fois de ce baiser, et une fois encore ce n'est pas une expression. Ses lèvres avaient hanté mes rêves les plus fous. Et sa langue… Hum… Elle demande l'accès à ma bouche, et cette dernière, traitresse, la lui accorde immédiatement sans une once d'hésitation. Je ne peux m'empêcher de répondre à son baiser avec passion. Mon corps se colle indécemment au sien et mes hanches ondulent contre son bassin. Mes mains vont chercher la douceur de sa chevelure. Mais le plus détail le plus significatif de sa victoire, ce sont les gémissements qui sortent de ma bouche.
L'Edward de cette nuit-là avait été doux, empli de tendresse. Celui qui me tient actuellement dans ses bras est dominateur, passionné presque brusque. Je ressens en lui toute sa colère et sa frustration, deux sentiments que je partage. Je suis furieuse contre lui, je suis furieuse contre moi. Pourquoi a-t-il fallu que je craque ?
Parce que tu as ce mec dans la peau !
Il rompt finalement notre étreinte. J'en viens presque à gémir tellement c'est frustrant. Si j'avais pu, nul doute que je lui aurais fait ravaler son arrogance et que j'aurais été la première à le déshabiller. Mais… oh mon dieu ! Qu'ai-je fait ?
EPOV
Cette femme est tout simplement exceptionnelle. Jamais personne ne m'avait mis autant en colère qu'à cet instant. Je suis normalement du genre à laisser couler et à sombrer moi-même. Mais là son entêtement m'avait poussé hors de moi et je n'avais pas réfléchi à ce que je faisais, jusqu'à ce que mes lèvres se posent sur les siennes. Et même à ce moment-là – ou surtout à ce moment-là – je me retrouvais dans l'incapacité d'avoir une pensée cohérente. Je me souvins néanmoins que je ne me trouvais pas chez moi mais chez ma sœur et que si je continuais j'allais la prendre dans le salon. C'est uniquement pour cela que je me suis arrêté…
Et que je me suis pris une gifle monumentale !
- Non mais pour qui tu te prends ?
Sur le coup, je n'arrive pas à répondre, trop choqué par ce qu'il vient de se passer. La vache ! Elle n'y est pas allée de main morte !
- Et toi Bella ? Tu vas encore me dire que ce baiser n'était rien ? Tu y as répondu avec autant de hargne que moi. Tu en avais autant envie que moi, alors de quoi as-tu peur ?
- De toi putain !
Et là, elle s'enfuit me laissant sans voix. Elle a littéralement hurlé son accusation – m'explosant les tympans par la même occasion. Le temps d'attraper son sac et elle est déjà dehors, avant que quiconque n'ait pu faire quoi que ce soit. Je n'ai toujours pas bougé et j'entends sa voiture démarrer et rouler. Quand je reprends contenance, je vois Alice et Jasper me dévisager. Je comprends qu'ils n'ont certainement pas raté grand-chose, cela aurait été difficile avec nos cris.
Alice ne semble pas tout comprendre, mais je peux voir sans aucun problème de la colère dans ses prunelles. Quant à Jasper, il semble vouloir me sonder.
- Edward Anthony Cullen. Si je n'ai pas immédiatement une explication je vous donne un coup de pied au cul après avoir coloré l'autre joue. Puis-je savoir ce qu'il s'est passé ?
Pour une fois, la voix de ma sœur est posée. C'en est presque pire car elle fait encore plus peur dans ces moments-là. Je crois qu'elle a appris ça de Jasper.
- Ce n'est pas le moment Alice. Mais alors là, vraiment pas.
- Oh que si ! Parce que je n'ai jamais vu mon frère tomber amoureux et je ne l'ai jamais entendu hurler comme ça et encore moins contre une fille. Donc si tu ne veux pas que je te castre pour punir ton imbécillité, tu as intérêt à me répondre !
Je me tourne vers Jasper pour qu'il me vienne en aide. Je ne sais pas quoi répondre, choqué par le terme « tomber amoureux ». Malheureusement je n'obtiens pas vraiment ce que j'avais prévu.
- Je suis désolé, mais je suis d'accord avec ta sœur. Sur ce coup-là, tu t'es mal démerdé. Par contre, je suis impressionné. Pour une fois, tu t'es enfin laissé aller. Il va juste falloir rattraper le coup.
- Parce que toi tu comprends tout ?, l'accusa Alice. Et bien bravo ! Non mais dites-le si je vous gêne ! Je rencontre celle qui je suis certaine deviendra ma meilleure amie, et tout ce que sait faire mon imbécile de frère c'est lui sauter dessus. Et encore mieux ! Mon mari le sait et ne me dit rien ! Non mais vous vous foutez de qui les deux là ? Toi, tu dors sur le canapé ce soir ! Quant à toi, si à cause de toi Bella ne veut plus me voir, je t'assure que je ferai de ta vie un enfer.
- Mais Alice !, répondons-nous tous les deux en même temps.
- Taisez-vous ! Je vais me coucher et vous avez intérêt à faire profil bas !
BPOV
La corde ? Le pont ? La falaise ? Le poison ? La dague ? Le quai du train ? Je n'ai que l'embarra du choix pour mettre fin à mes jours, à ma honte et à mes hormones qui m'ont lâchement trahie. Je suis perdue à jamais. Je me déteste. Pour avoir craqué et pour l'avoir rejeté. Quand je suis près de lui, toutes mes belles barrières tombent. Et voilà. À cause de ma faiblesse et de ma trouille me voilà en train de pleurer toutes les larmes de mon corps.
Hey reprends-toi ! Ce n'est quand même pas la fin du monde ! Tu as roulé un patin au mec de tes fantasmes, que pourrais-tu rêver de plus ?
Ne pas le faire imbécile ! Les fantasmes ne sont pas toujours faits pour être réalisés. Celui-là devait rester à ce stade !
Je me dirige alors vers mon enfance. J'ai besoin de réconfort, pour de vrai cette fois. Au bout de quelques heures de route, je me retrouve à destination. Une petite maison où loge mon meilleur ami, Jacob Black. Il veut depuis longtemps davantage et jusqu'à maintenant je n'ai jamais cédé. Mais je sais ce que je veux, là tout de suite et maintenant. Au moins je suis certaine qu'avec lui je ne perdrai jamais le contrôle de ma vie.
Je sonne, ayant de conscience qu'il est déjà tard mais tant pis. Je suis certaine qu'il ne regardera pas l'heure dans quelques minutes. Il m'ouvre, et écarquille les yeux en me voyant.
- Bella ? Mais que fais-tu là ?
Je ne prends même pas le temps de répondre et me jette sur ses lèvres. Elles ne sont pas aussi chaudes que celles d'Edward, ni aussi douces. Ma bouche s'accorde moins bien à la mienne, mais tant pis. D'abord surpris, il commence à répondre à mon baiser, mais me rejette quelques secondes plus tard.
- Mais enfin Bella ? Que se passe-t-il ?
- J'ai envie de toi Jacob et pour une fois je craque alors ferme-la et embrasse moi !
Je me rejette sur ses lèvres, mais une fois de plus il me repousse.
- Mais c'est quoi ton problème Jake ?
- Je pourrais te demander la même chose Bella. Je te vois mal changer d'avis du genre au lendemain. Qu'y a-t-il ?
- Mais putain Jacob ! Je me tape des heures de route, je me jette sur toi et m'offre à toi et toi tout ce que tu sais faire c'est me psychanalyser ? T'es gay ou quoi ?
Et là, je le vois blanchir. Il faut que vous sachiez que Jacob est amérindien, alors le voir blanchir est plus que rare.
Oh merde. C'est officiel, je suis maudite.
Vous savez quoi ? ça va secouer pour le prochain chapitre ! N'oubliez pas qu'une review = un teaser. Je sais le dernier était un cadeau empoisonné et celui-là va encore l'être je pense, mais bon... ça vous donne un avant goût !
