Merci pour vos reviews les filles !

SpaceTricotRaye: Heureuse de voir que ça te plait (perso, j'me suis fait peur toute seule mdr). Hé oui, tu as vu juste pour le prologue :s Son cauchemar s'est réalisé, et on verra comment par la suite. Enfin à cause de qui surtout ;) Pour ta vanne de fin de review (lol en vrai), j'ai regardé la date de publication (mon chap et ton com) et bien...Pas fait exprès non plus! loool Elle était bien bonne, j'avais oublié que c'était la commémoration du débarquement (shame on me...). On va dire que j'ai participé à ma manière =)

KaylaSheppard: Ha, toi aussi? Décidément, on doit être tous un peu traumatisé(e)s lol Moi personellement, cette période me fiche la trouille (ça fait rien, je m'amuse à écrire ça du coup =p)

Amy-Chan: Oui, ça va être chaud pour Jojo (pas Sheppard, Steinbeck =p) mais c'est plus psychologique qu'autre chose. On apprend dans ce chapitre pourquoi :s Pas très marrant d'ailleurs ce chapitre, mais bon, t'inquiète pas ça s'améliore par la suite ;) Hé ouiiiii je connais notre Docteur Whoo =) J'adore, mais je préfère son spin-off (Oh Jaaaack... *.* :D )

Bon allez, j'arrête de raconter ma vie, je vous laisse tranquille. Je vous laisse avec ce chapitre, un peu mélo ... Parce que j'avais envie :p

Bonne lecture ;)


°°o°° Chapitre VI °°o°°


« Sans moi, salut ! »

Johann Steinbeck fut le premier à réagir, tandis que les deux scientifiques étaient trop estomaqués pour ajouter quoi que ce fût et qu'Andrea soupirait bruyamment comme si on lui apprenait qu'elle devait faire la corvée de sa vie. Julie essaya de le retenir alors qu'il s'était déjà levé, prêt à partir.

« Nein ! C'est sans moi Julie. » Répétait le lieutenant tandis que la jeune femme laissait passer l'orage, les mains sur les hanches, la tête basse. « Je préfère passer en cour martiale mais je ne fous pas les pieds là-bas ! »

Andrea qui s'était remise tenta de le calmer, usant de douceur et de raison comme elle en était coutumière, mais le Lipsien(1) ne comptait pas en rester là. Il se mit en tête de quitter la pièce, furieux, en pestant dans sa langue. Andrea tenta de le retenir mais en vain, il était déjà dehors et l'on n'entendait plus que sa voix, vociférant.

Julie s'y était attendue.

Le détail lui était sorti de la tête avec tout ce qui lui était tombé dessus mais elle connaissait le « passé familiale » de son ami avec lequel celui-ci avait du mal à cohabiter. Elle ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il saute de joie et hurle à tout-va « Chouette, de super vacances en France ! ». Elle grimaça, tandis que le reste de l'équipe se remettait de la nouvelle et compatissait intérieurement.

« Tu veux que j'y aille ? »

La voix d'Andrea la sortit de sa torpeur. Sa coéquipière l'observait, soucieuse.

« Non. Je te remercie, ça va aller. » Répondit la Française. «Je vais m'en occuper. Prends le dossier avec toi et jetez-y un œil avec Mathias et Joshua. Et rappelez-vous que le Colonel Sheppard nous veut en salle de briefing , demain à 10h. »

« Okay, bien reçu chef … Julie, vas dormir quelques heures. » Conclut la jeune Espagnole après un moment, les yeux emprunts de sollicitude.

Julie lui sourit et hocha la tête. Elle rejoignit la sortie en souhaitant une bonne nuit, autant que faire se peut, à ses deux scientifiques qui avaient déjà le nez dans les recherches de leur homologue, Rodney. Elle sortit avec un sourire amusé, ces deux-là avaient déjà oublié le point nodal de leur principal problème, fascinés par le travail du canadien.

Heureusement que ces deux cinglés sont là…

O

C'était une blague. Une vaste blague.

Il s'attendait à voir surgir ses amis, et même le Colonel Sheppard et le Docteur Weir, derrière lui et lui crier « On t'a bien eu ! » avant d'éclater de rire devant sa mine renfrognée. Il était prêt à y croire, tellement désespéré qu'il était.

Partir à des milliards d'années lumières de chez lui, okay. Vivre sur une autre planète dans une autre galaxie, okay. Troquez Talibans et autres terroristes, si familiers désormais, pour des extraterrestres suceurs de vie, ça aussi okay … il l'avait accepté.

Seulement, cette fois, on lui en demandait trop.

Johann soupira. Accoudé à la rambarde d'un des nombreux balcons de la cité, le plus proche de ses quartiers, il gardait les yeux fixés sur le ciel noir et étoilé et se concentrait sur sa respiration, tentant de se calmer. Soufflant une dernière expiration, il ferma les yeux avant d'entendre des pas s'approchant doucement dans son dos. Il ne bougea pas, il savait qui en était à l'origine.

Il attendit que Julie prenne place à ses côtés et resta silencieux, les yeux fermés. Il n'avait rien à dire et, de toute façon, quoi qu'il avance on le jetterait quand même dans la fosse aux lions.

Julie pencha la tête sur le côté et jeta un regard en biais sur son ami.

« Tu ne peux pas te permettre de refuser cette mission Johann, c'est un ordre direct émanant de … »

Julie ne termina pas sa phrase, se contentant de pointer l'index vers le haut.

« Le Big Boss, oui je sais. » Compléta le lieutenant en soupirant, faisant allusion à Sheppard.

« Tu dois prendre tout ça avec détachement. Tu es un Atlante avant tout, maintenant … Et puis ce salopard est mort et tu ne dois pas le laisser continuer à pourrir ta vie depuis sa tombe. Fais juste ton job. »

Grand-père maternel de son état, le vieux Wilhelm avait été enterré il y a six mois et Johann en avait profité pour se confier à sa supérieure française.

A l'époque, sa hiérarchie avait proposé de lui accorder une permission spéciale pour se rendre à Leipzig et assister aux obsèques de son aïeul. Johann avait refusé … il ne comptait pas jouer la carte de l'hypocrisie comme le reste de sa famille qui était allée rendre hommage au patriarche. Encore écœuré … il grimaça, il n'avait pas adressé la parole à sa mère depuis la nouvelle.

Le vieux était à l'origine des nombreux doutes morbides de son adolescence, à une époque où il croyait encore que certaines choses étaient héréditaires alors qu'elles ne l'étaient pas.

Craignant de devenir comme lui, et extrêmement perspicace pour son âge, le petit Johann n'avait jamais tenu compte des valeurs particulières qui contredisaient ce qu'il voyait à l'école et à la télévision, inculquées par ce vieux fou alors qu'il passait l'été chez lui et que ses parents étaient absents. Il s'estimait toutefois heureux de ne pas porter son nom.

Le lieutenant serra les dents et ferma les yeux. Secouant la tête, il se tourna vers sa supérieure pour lui répondre en toute mauvaise foi.

« Ca n'a aucun rapport. Je ne veux pas les voir, c'est tout. »

« C'est lié et tu le sais ... Johann, il s'agit de tout notre peuple. De la Terre dans sa totalité. Ce que visent les Geniis c'est le futur de la Terre. »

Les doigts crispés sur la rambarde, il hocha la tête. Elle marquait sans doute un point. Il devait laisser de côté ses sentiments personnels, il agissait comme un égoïste et il en était conscient. Toutefois, il se garda de l'avouer de vive voix et se contenta d'aborder ce qui le préoccupait depuis qu'il avait l'âge de comprendre, ressurgissant avec les récents évènements Atlantes.

« Pourquoi il n'a jamais été jugé ? Pourquoi il s'en est sorti ? »

Surprise par ce changement de ton dans la voix de son équipier et par l'allusion à ce qu'il semblait vouloir oublier depuis qu'il s'était confié à elle, Julie le fixa, fronçant légèrement les sourcils, sans répondre.

Elle se détourna vers l'obscurité éclairée par les lumières de la cité, si semblable à leurs paysages urbains typiquement terriens avec ses tours, qui n'avait cessé de l'étonner. A chaque fois, elle pensait à New-York avec un demi-sourire. Elle pourrait peut-être rebaptiser la cité « La Grosse Pomme, deuxième du nom », malgré sa forme en flocon.

« Je sais pas, Johann. » Souffla-t-elle, lasse. « Je n'en sais rien. »

Consciente qu'elle lui mentait, elle savait pertinemment comme le commun des mortels que beaucoup de nazis étaient passés entre les mailles du filet. Mais elle estimait inutile de remuer le couteau dans la plaie et préféra donc ne pas engager le débat.

Pour son plus grand soulagement, son meilleur ami changea brusquement de sujet.

« Hum … demain à 10h, salle de briefing, c'est ça ? »

« Oui … » Répondit-elle sans trop savoir comment réagir tandis qu'il l'embrassait sur le front en lui souhaitant bonne nuit.

Alors qu'il se dirigeait vers la baie vitrée pour rentrer, la Française se tourna vers lui et le héla, moins assurée qu'à son arrivée.

« Ça va bien se passer, okay ? »

« J'en doute pas … » Maugréa-t-il sans se retourner.

Julie Coureau soupira. Ça va bien se passer … Comme sur des roulettes, songea-t-elle, cynique.

OoO

(1) Habitants ou originaires de Leipzig


Oui, bon, pardon. Je sais, c'est pas drôle … Ca n'arrivera plus, promis. Enfin, pas trop souvent, en tout cas :p