Auteure : Scribe Mozelle
Traductrice : Aviosa
L'univers appartient à Bram Stoker & Scribe Mozelle
C'est ma première traduction ! Cette fanfiction m'a profondément marqué *0* Best Story Ever
RatingM
NdA : Cette histoire contient des scènes à caractère homosexuel avec des descriptions assez graphiques. Donc si vous n'avez pas l'âge légal ou si ce genre de chose vous rebute, n'allez pas plus loin !
Genre : Romance \ Tragédie
Chapitre Sept - Prétendant
.
L'an de Grâce 1460
.Château Varga
Roumanie
.
Ce même matin
.Vlad monta Lucifer longtemps et durement, défiant sa monture. Lucifer, comme toujours, accepta le challenge avec enthousiasme. Il vola à travers la campagne, sautant par-dessus des buissons et des fossés avec à peine un effleurement des éperons de son maître. Les paysans s'écartaient des chemins étroits alors que le prince Valachien surgissait tel un éclair sur son grand destrier noir. Quelques-uns jurèrent mais beaucoup d'autres secouèrent simplement la tête en signe d'admiration.
Quand Vlad sentit qu'il pouvait à nouveau se contrôler, lorsqu'il sut qu'il pouvait rencontrer le garçon sans le jeter à terre et le violer, il retourna au château. Un garçon d'écurie vint en courant pour prendre les reines alors qu'il descendait de cheval. Avant de partir, Vlad saisit le paysan par le col et lui fit calmement :
- Veille à ce qu'on le fasse marche pour qu'il se calme, et qu'il soit séché et peigné. Si tu le laisses boire trop tôt et que ça lui coupe les jambes, tu apprendras pourquoi on m'a donné le surnom d'"Empaleur".
L'homme tremblait alors que le prince entra dans le château. Cela n'aurait probablement pas été nécessaire de le menacer : il n'y avait aucune raison de penser qu'il négligerait ses devoirs. Mais Draculea opérait sur le principe qu'il était toujours de bonne politique de laisser vos gens savoir exactement votre position et ce que vous étiez capable de faire.
Le château était encore très calme. Il n'y avait que les serviteurs en vue. Ernestu et Beta étaient apparemment encore au lit. Des lève-tards, hein ? Bien. Je vais devoir faire au moins un effort d'attention lorsqu'ils seront réveillés et dans les parages. Mais je peux consacrer ce temps à mon doux clerc. Il sourit alors qu'il montait les escaliers, à la recherche de la bibliothèque. Et je n'ai jamais rien eu contre les câlins en plein jour.
Il se souvenait de la position de la fenêtre sur laquelle Nicolae était perché et avait trouvé la pièce assez facilement. Vlad s'arrêta devant la lourde porte, écoutant un moment. Pas de bruit. Cela dit, quel bruit faisait la copie d'un manuscrit, se dit-il. Il passa une main sur ses cheveux emmêlés par la chevauchée, jurant doucement lorsqu'il se rendit compte qu'il avait oublié d'enlever ses gants. Le garçon me fait déjà perdre la tête. Je ne peux qu'espérer qu'une fois que j'aurai calmé mon désir, je retrouverai mon bon sens, songea-t-il sarcastiquement alors qu'il coinçait ses gants dans sa ceinture.
Il passa à nouveau une main dans ses cheveux. Il songea à chercher Simion pour que son vassal lui enlève la poussière du voyage mais Simion, tu dis vrai il était trop impatient. Alors il tapota plutôt ses manches et passa brièvement un mouchoir sur son pantalon. Là. Il était aussi présentable que possible. Ce ne serait pas bien si le garçon s'imaginait tout de suite que Vlad faisait des efforts pour lui.
Alors qu'il soulevait la clenche, il songea à s'étonner de faire autant attention à l'opinion du garçon. Cela n'avait jamais eu autant d'importance pour lui chez un compagnon de lit. Il connaissait sa propre valeur et ne ressentait pas le besoin que les autres le lui fasse remarquer. Mais curieusement, il voulait vraiment impressionner cet obscure novice.
Le château était petit mais bien entretenu. La lourde porte s'ouvrit silencieusement sur des gonds bien graissés. Draculea resta un moment sur le pas de la porte, observant. C'était une pièce de taille raisonnable. Contre chaque mur étaient alignées des étagères qui étaient chargées de livres, de parchemins et de piles nettes de manuscrits. Le seul espace libre était la grande fenêtre. Elle était ouverte, émettant la brise fraîche du matin, parfumée par les tardives floraisons dans le jardin voisin. La douce odeur serait perdue dès que les fleurs tomberaient et mourraient à cause du froid à venir. Mais pour l'instant le vent parfumé était un délice et il agitait les cheveux soyeux du garçon assis à la table sous la fenêtre.
Il était dos à la porte et sa tête sombre était penchée sur un morceau de parchemin étalé devant lui. Vlad entra dans la pièce en silence, ses bottes ne faisant aucun bruit. Pour un homme grand, il pouvait bouger furtivement lorsqu'il le voulait, et il voulait à présent une chance de pouvoir observer le garçon sans qu'il le sache. Il s'arrêta presque près de lui, un peu plus loin, et il l'étudia. On ne l'avait pas remarqué. Le reste du monde avait cessé d'exister pour Nicolae. Il était si absorbé dans sa tâche que le toit aurait dû s'effondrer sur sa tête pour qu'il le remarque.
Ses yeux étaient attentifs alors qu'il scannait le document en lambeau tendu sur un côté. Il fit courir un long doigt sur une ligne à moitié effacée, les lèvres bougeant en silence, les sourcils froncés en signe de concentration. Puis il prit la plume qu'il tenait dans un petit pot d'encre et posa la nouvelle feuille de papier devant lui. Il commença à écrire.
Draculea observa le mouvement gracieux de la main fine et forte alors qu'elle formait les courbes, les boucles et les barres des lettres. Son écriture était méticuleuse et clair mais quelque part... Quelque part, sa personnalité ressortait. Elizabeta avait eu raison : c'était une œuvre d'art. Conscient des éclaboussures et des taches, Vlad attendit pour parler que le garçon se soit redressé pour regarder son travail.
- Tu es à ton travail bien tôt ce matin, petit moine.
Nicolae sursauta presque imperceptiblement de surprise, en lâchant presque son stylo. Il se leva avec hâte, s'inclinant devant Draculea. Même un noble ne restait pas assis lorsqu'un prince entrait dans la pièce, et encore moins quelqu'un d'aussi humble que Nicolae Calugarul.
- Oui, Maria Ta. On m'a appris au monastère que l'industrie était une vertu à convoiter.
Vlad le regarda solennellement.
- Mais mon garçon, est-ce que la convoitise n'est pas un péché ?
Nicolae sentit une vague de désarroi l'envahir. C'était vrai ! Les Commandements le disaient eux-mêmes... Puis il remarqua le sourire de Vlad et s'aperçut avec surprise qu'on le taquinait. Seule Elizabeta l'avait déjà fait. Ne sachant pas comment réagir, il retourna à la solidité toujours réconfortante de son travail.
- Maria Ta, si je puis demander votre indulgence un moment... L'encre doit être fixée sur le papier.
- Bien sûr mon garçon, bien sûr. Finis ton travail.
Quand Nicolae commença à déplacer la chaise, Draculea fit :
- Non.
Il le fit s'asseoir en pressant une main sur son épaule, la laissant reposer là un moment de plus que nécessaire.
- Assieds-toi. Pas besoin de rester debout à cause du protocole. Nous sommes seuls.
Il déplaça une seconde chaise à côté de Nicolae et s'assit. Il remarque que le garçon frémit légèrement lorsqu'il prononça les trois derniers mots et il sourit. Oui, il y avait quelque chose là.
Nicolae ouvrit une petite boîte en bois. Elle contenait du sable fin et il en prit un petit peu pour le saupoudrer doucement et avec soin sur l'encre humide. Vlad observa les mouvements précis, la façon dont les longs doigts se pliaient alors qu'il tamisait les grains sur le papier. Les mains de Nicolae étaient très pâles et il y avait une tache d'encre sombre sur son pouce. Draculea s'imagina en train de prendre ce pouce dans sa bouche, se demandant si l'odeur de l'encre pourrait submerger le goût de la peau du garçon.
Nicolae fut finalement satisfait. Il s'épousseta les mains, hochant la tête.
- Maintenant il doit rester là et sécher pour que l'encre soit proprement absorbée par le papier.
Ne regardant pas l'article en question, Vlad dit :
- C'est un bel effort.
Le garçon rougit légèrement.
- Merci, Domn.
Il toucha gentiment un coin du document.
- C'est un travail important, une partie des écrits de St Paul. Quand je les aurais tous finis, j'espère que mon... mon patron les enverra au monastère pour les relier.
Il allait dire 'père'.
- Est-ce que les bibliothécaires n'ont pas normalement cette capacité ?
C'était une question inutile, posée uniquement pour que le garçon continue à parler. Mais Nicolae se mordit la lèvre, détournant les yeux, et dit calmement :
- Je devais commencer à apprendre de Frère Teodor lorsque j'aurais prononcé mes Vœux. Les matériaux sont si précieux qu'ils n'iraient pas les gâcher pour un simple novice.
Draculea savait très bien que Nicolae n'avait pas choisi de quitter son sanctuaire mais il feignit la curiosité :
- Alors tu as décidé que cette vie n'était pas pour toi, hein ? Trop calme, trop stérile...
- Oh non, Maria Ta !
Il tourna des yeux empressés vers le prince.
- C'était... C'est mon vœu le plus cher d'entrer dans la confrérie. L'ambition est vanité et la vanité est un péché mais c'est mon ambition. Je prie Dieu de me pardonner pour cela et de m'envoyer la patience d'accepter mon sort mais...
Il n'acheva pas.
- Ce n'est pas facile d'abandonner un rêve que tu désires vraiment, n'est-ce pas ?
Nicolae garda les yeux fixés sur ses mains, jouant à présent nerveusement avec la petite boîte. Cet homme est si étrange. Pourquoi ai-je l'impression qu'il me dit plus que les mots qu'il prononce ? À voix haute, il fit :
- Les rêves sont... un luxe pour certains d'entre nous, Domn. Ce que nous souhaitons ne compte pas beaucoup en ce monde.
- Cela ne devrait pas être comme ça, Nicolae.
Vlad enleva la boîte et la posa à côté, puis il prit la main du garçon.
- Pourquoi ne peux-tu pas rejoindre tes petits frères bruns ?
Nicolae était abasourdi. Un membre de la royauté n'avait pas de contact physique avec un vassal à moins qu'il ne reçoive un service quelconque. Mais alors, un vassal ne protestait pas contre le contact d'un membre de la royauté. L'intimité du geste de Draculea le rendait confus. Mais on lui posait une simple question et ce n'était pas dans sa nature d'éluder ou de mentir.
- Parce que mon patron a trouvé que le cadeau demandé était trop cher. Il ne me considérait pas digne de la dépense alors il m'a appelé ici pour le servir.
- Je remarque, Nicolae, que tu dis "appelé ici". Pas "à la maison" ?
- Ce fut autrefois ma maison, Domn, quand j'étais très petit, quand ma mère était en vie et que je partageais ma vie avec Elizabeta. Mais ma mère mourut, Elizabeta devint une dame et je n'étais plus de bonne compagnie pour elle. Les frères m'ont accueilli dans leur famille. J'étais accepté là-bas.
Son expression se froissa légèrement.
- Je... croyais que j'étais accepté. J'espérais pouvoir rester comme frère si je ne pouvais pas prononcer mes vœux. Je pense que mon seigneur l'aurait permis. Mais l'abbé a dit qu'il ne pouvait pas y avoir d'exception.
- Pauvre Nicolae.
Draculea caressait la peau douce du dos de la main du garçon, la tapotant.
- Pauvre enfant.
Son autre main se posa sur la nuque de Nicolae, juste en dessous des brins de cheveux noirs et il frotta gentiment.
- Le monde n'a pas été tendre avec toi.
La situation était étrange mais le gentil contact était calmant. Personne ne touchait Nicolae, sauf Ernestu lorsqu'il le giflait ou le battait. C'était tellement différent. Nicolae ferma les yeux à demi, sa tête s'inclinant pour offrir à la large main un meilleur accès. Sa voix était incertaine, faible.
- Pourquoi le monde devrait-il me favoriser, prince ? Je suis mal né, pauvre, un bâtard...
- Tu es beau.
Nicolae se figea alors que la main sur sa nuque fut remplacée par la bouche du Prince Draculea. Il haleta alors que les lèvres de l'autre homme mordillèrent doucement la peau sensible. Un simple frisson parcourut son corps, faisant dresser ses cheveux sur sa tête et il sentit de la chaleur à son aine.
Draculea rit légèrement en entendant son son étonné, s'éloignant de la délicieuse tentation qu'il avait mordillée pour jauger la réaction du garçon. Il semblait absolument étonné mais il y avait une certaine conscience dans les profondeurs veloutées de ses yeux. Vlad se pencha à nouveau en avant, voulant goûter ses lèvres cette fois.
Nicolae, son cœur battant à tout rompre, son sexe à moitié érigé sous sa bure, plongea son regard dans les yeux de Vlad. Des yeux bleus, que Dieu me vienne en aide, bleus. Comme la nuit dernière.
- Domn...
- Chut.
Vlad toucha gentiment les lèvres de Nicolae, ni pressant ni demandant, bien que cela lui demanda un effort de volonté.
La large bouche trembla sous la sienne, les douces lèvres serrées. Vlad les caressa de sa langue, demandant silencieusement l'entrée, voulant désespérément goûter le jeune homme.
Pendant un moment, il crut que le garçon allait se soumettre. Mais alors Nicolae s'éloigna de lui, bondissant de sa chaise. Il se dressa, tremblant, une main pressée contre sa bouche et ses yeux écarquillés et choqués au-dessus de ses doigts. Vlad était perplexe. Le garçon avait répondu ; Vlad avait couché avec suffisamment d'hommes et de femmes pour en reconnaître les signes. S'il avait besoin d'encore plus de preuves, il y en avait une là, faisant une tente sur le devant de sa bure.
- Mon garçon ?
Il leva la main. Mais son ton était interrogateur et non de commandement.
- Je...
Nicolae déglutit difficilement. Sa voix se cassa lorsqu'il parla.
- Pardonnez-moi, Domn, je ne voulais pas vous tenter.
- Nicolae, tu n'as rien fait de mal. Tu ne peux pas t'empêcher d'être ce que tu es et tu es un jeune homme fort et désirable. Je te veux. N'aie pas peur. Viens.
À nouveau, il l'attira.
Nicolae secoua rapidement la tête.
- Je vous en prie, Domn, vous ne le pensez pas. Satan vous murmure, il nous murmure à tous les deux. Nous devons être forts.
Le rire de Draculea était un peu rude.
- Est-ce que ce bâtard cornu murmure à ton oreille, mon doux Nicolae ? Dois-je lui botter ses fesses à la queue pointue parce qu'il essaie de te débaucher, mon petit ?
Il se leva et saisit le garçon. Cela lui fit plus mal qu'il aurait pu imaginer lorsque le bibliothécaire recula.
- Oh Domn, gémit Nicolae. Vous ne savez pas ce que vous dites, vraiment vous ne savez pas. Ce... Ce que vous demandez est... est mauvais. C'est condamné par la Sainte Église comme étant non naturel.
Draculea fronça les sourcils.
- Le règles sont fait par des hommes qui se refusent les plaisirs de la chair et pensent que tous devraient partager leur abstinence. Des hommes qui pensent que le sexe devrait seulement servir à produire plus de mortels, à augmenter le nombre d'âmes qu'ils dirigent.
L'expression de Nicolae était horrifiée tandis qu'il écoutait l'homme. Les mots le marquaient, ébranlant les croyances auxquelles il s'était désespérément rattaché pour avoir un peu de stabilité dans sa vie. Ce n'était pas tant qu'il croyait en elles mais il devait croire en elles. Autrement, il n'avait rien.
S'il avait compris à quel point le garçon était paniqué, Draculea se serait arrêté. Il aurait attendu un autre jour, laissant au garçon le temps de réfléchir et peut-être d'accepter ce qu'il éprouvait, ce qui se produisait. Mais comme Simion l'avait dit, c'était un homme impatient. Il voulait Nicolae et si la culpabilité du garçon devait être apaisée, qu'il en soit ainsi. Il pensait savoir comment.
- De toute façon, pourquoi tu t'en fais ? Apprécie ce que j'ai à offrir. Puis, si ton esprit te tourmente, assieds-toi derrière le confessionnal et confesse-toi à ce castré à la tête rasée qui était assis à table avec nous hier soir. Il te donnera l'absolution et après que tu aies récité les prières requises, tu pourras revenir vers moi. Mais viens à moi maintenant, Nicu.
Il défit la fermeture de son pantalon, sortant son bâton de chair. Il était pressé et enflé, les premières gouttes claires du liquide de la passion suintant de l'ouverture en forme de larme de la tête mate.
- Tu vois, mon doux ? J'ai besoin de toi.
Nicolae vit, sa bouche s'entrouvrant légèrement. Il vacilla et un petit gémissement lui échappa. Vlad se dirigeait vers lui doucement, songeant : La table ? Ou la chaise ? Si c'est sa première fois, ce devrait être dans un lit mais que je sois damné si je peux attendre ça...
Avec un léger cri, Nicolae se tourna et déguerpit. Vlad fut tellement pris par surprise que Nicolae avait ouvert la porte avant qu'il ne comprenne ce qui se passait.
- Mon garçon !
Nicolae n'hésita pas un seul instant, fuyant comme un daim poursuivi par la meute de chiens. Vlad commença à le poursuivre mais des voix venant du couloir lui firent réaliser son état dévêtu. Jurant violemment, il força son érection presque douloureuse à retourner dans son pantalon, le refermant à nouveau avec un peu de mal, tandis que les voix se rapprochaient. Un prince pouvait faire beaucoup de choses sans risque d'être châtié mais poursuivre un garçon terrifié dans un couloir public en plein jour, l'évidence de sa passion déçue se balançant devant lui, rigide et juteuse, c'était difficilement excusable, même pour un membre de la royauté.
Alors qu'Elizabeta et Ernestu Varga entraient dans la bibliothèque, Vlad fit tourner les gants enfoncés dans sa ceinture pour qu'ils pendent devant lui, masquant au moins un peu le monticule à son aine. Ernestu sourit onctueusement.
- Prince Draculea, nous pensions vous trouver ici. Mon seigneur se lève avec le soleil.
Ernestu regard autour de lui, fronçant les sourcils.
- Où est ce fainéant de serviteur ? Pourquoi n'est-il pas ici pour vous montrer la bibliothèque ? Je pensais qu'ils avaient arraché la fainéantise de lui au monastère mais sinon, je peux...
- Il était ici longtemps avant que je n'arrive, l'interrompit froidement Vlad, se demandant pourquoi il s'inquiétait de défendre un séducteur qui l'avait laissé souffrir. Il est parti tout à coup.
Vlad marqua une pause.
- Il était peut-être malade, n'étant pas habitué à la riche nourriture de la veille.
- Oh, pauvre Nicolae !
Le sourcil d'Elizabeta se fronça en signe d'inquiétude.
- Je peux lui ramener quelque chose des réserves pour soulager son estomac. Peut-être du thé au citron et au gingembre avec du miel. Il adore tout ce qui est sucré.
Elle sourit affectueusement.
- Ou peut-être un peu de girofle. Oh !
Elle battit des mains.
- Je sais ce qui serait parfait ! Un peu d'huile de menthe poivrée sur un morceau de sucre ! Si ça ne le guérit pas, ça lui fera au moins oublier...
- Beta, tu ne vas pas jouer les soignantes pour ce chiot !
- Mais père...
- Non ! Tu parles d'une idée, une fille de ton rang. Ne pense pas que je ne sais pas que tu lui rends visite dans le jardin. Je l'ai permis mais tu n'iras pas dans sa chambre pour le soigner. Qu'est-ce que le prince en penserait ?
- Il penserait...
La voix de Vlad était aussi dure et froide que l'acier.
- ... qu'elle est une jeune femme bonne et compatissante qui aime profondément un jeune homme malheureux.
Ernestu fit une grimace. Vlad ne voulait pas partir aussi abruptement mais ce serait mieux de quitter leur compagnie le plus tôt possible avant qu'ils ne remarquent son état d'excitation, parce que ce n'allait pas partir.
- Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai monté ce matin et je ne suis plus très frais. Je ne suis pas de bonne compagnie pour une gente dame.
Il s'inclina, ignorant les protestations d'Ernestu, et quitta la pièce.
Vlad fut tenté de prendre le même chemin que le fuyard avait pris. Nicolae était quelque part tout près. Il devait l'être. Mais le bon sens et l'opportunité eurent à peine raison du désir et il se rendit plutôt dans sa chambre.
Là, un Simion très surpris reçut sa seconde sodomie en vingt-quatre heures. Il l'apprécia de tout son cœur mais tandis que son maître enfonçait ses lombes contre les fesses de Simion, son sexe affamé déchirant son serviteur encore et encore, Simion ne put s'empêcher de se demander : Quel sorte de jeu ce bibliothécaire aux cheveux noirs joue-t-il avec mon seigneur ? Et sait-il seulement à quel point cela peut s'avérer très dangereux ?
