Pardon mes poussins ^^'

Oui tata Abby est en retard, vraiment en retard mais il faut dire qu'avec le bac je n'avais plus vraiment le temps d'écrire ou même de dessiner (et ce fut dur... très dur TwT)... J'espère VRAIMENT l'avoir ce foutu bac qui me fait bien chier jusqu'au bout, les résultats sont le 6 juillet donc je ne peux pas aller à la Japan Expo... pourquoiiiiiiiiiiiii DX.

*chouine, pleure, vous laisse lire tranquillement*.

P.S La suite viendra un peu plus tôt que celui-là (Je promets d'essayer de tenir cette promesse ^^).


Chapitre 5

Quand les bonnes idées des boss c'est les autres qui les subissent

Féliciano Vargas regardait avec appréhension la grande tour en verre devant laquelle il se trouvait désormais. Il serra le papier indiquant l'adresse de la société Transvert dans sa main, déjà froissé et chiffonné tellement était forte l'angoisse de se perdre dans cette partie de la ville. Le jeune Italien maudit une fois de plus le fait de n'avoir rien compris à ce que son patron lui avait dit la bouche en cœur à propos d'une mission qu'il avait à lui confier : surveiller les terrifiants membres (et les plus hauts gradés de surcroit) de la mafia Germanique, rien que cela.

Hum… il était mort. Et puis aussi pourquoi lui ? Hein ? Bien qu'il ait un poste envieux dans la « famille », il s'était toujours demandé comment il en était arrivé là. Sincèrement. Il n'avait pas la pertinence de son patron, le jeu d'acteur de Francis ou la discrétion de Gupta et d'Héraclès. Et ce constat le faisait légèrement déprimer.

Pour chasser ces pensées décourageantes, le jeune mafieux poussa un profond soupir et franchit d'un pas qui se voulait sûr les portes coulissantes avant de se diriger vers l'accueil.

« B…Bonjour. Pourriez-vous m'indiquer le bureau de Mme Edelstein s'il vous plait ? Oui, j'ai un rendez-vous à 15 heures… bureau n°108 ? Grazie mademoiselle. »

Après un court voyage en ascenseur puis avoir faillit se perdre en chemin (il aurait dû demander une carte tiens), il arriva devant le bureau n°108.

Allez Féliciano, tu prends une grande respiration et…

-Toc toc toc-

« Heu oui oui entrez ! »

Il entra dans ce qui à la base devait être un bureau mais comme il était rempli à ras bord d'objets ne se trouvant pas -si la mémoire de Féliciano était exacte- dans la liste du matériel qui convenait au travail bureaucratique. Assise devant ce qui devait être la table de travail, une femme brune rangeait rapidement un magazine dont le jeune italien ne voulait rien savoir du contenu.

« Vous devez être Mme Elisaveta Edelstein ?

- Oui c'est pourquoi ? » demanda sur un ton ferme la Hongroise.

« Euh… Je suis Féliciano Vargas et… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Elisaveta se précipitait sur lui pour l'examiner sous toutes les coutures tout en noyant l'Italien sous un flot de phrases continues.

« C'est pas vrai ! T'es le type envoyé par Adnan ! Mais t'es bien plus mignon que je ce que ce je croyais ! Je m'attendais à un imbécile style Adam, Francis ou Antonio mais je ne savais pas que la mafia du Sud avait sous ses ordres des recrues aussi mimiiiiiii ! Aussi ils ont raisons de te cacher héhéhé… »

Alors que Féliciano devait se faire violence pour ne pas s'éloigner loin de cette furie, Justine Colson passa donner à son amie et collègue les derniers devis destinés à une entreprise quelconque.

« Oh bonjour Féliciano ! » fit la jeune Belge qui connaissait déjà l'italien.

« Alors c'est toi qu'ils ont choisis pour nous surveiller ?

- Oui ! » répondit le jeune homme qui avait retrouvé son sourire, heureux de voir une connaissance ici.

« Les autres sont déjà occupés. » se crut-il obligé d'ajouter.

A ce moment là arriva un homme aux cheveux blonds tirés en arrière et de taille assez imposante comparé au petit Italien. Le nez plongé dans un document et les sourcils froncés par la concentration, il s'arrêta à l'embrasure de la porte et déclara, ne daignant pas lever la tête :

« Bonjour, je suis Ludwig Beilschmidt, le patron de Transvert. J'ai entendu votre conversation depuis le bout du couloir. A ce propos, Elisaveta, même si tous les employés de cet étage sont dans…notre organisation, j'espérais plus de discrétion de ta part. Enfin…vous êtes donc Féliciano Vargas et… »

Ludwig coupa court son monologue. Il avait enfin levé ses yeux et reconnaissait désormais le jeune homme qui était en face de lui.

« Toi ! » lâcha-t-il avec une voix où se mêlait incrédulité et colère.

En voyant l'homme du feu rouge devant lui, Féliciano ne put s'empêcher de laisser un « veee…. » tremblant de crainte s'échapper de ses lèvres.

OoO

De son côté Héraclès regardait avec une certaine méfiance mêlée d'inquiétude le restaurant Asiatique dont il devait surveiller les propriétaires… Là où travaillait Kiku Honda, qui était une personne absolument charmante et … qu'il appréciait énormément (pour ne pas utiliser d'autres termes moins prudes). Mais il se doutait bien que le jeune japonais ne serait plus du tout charmant envers lui quand il découvrirait sa véritable identité, en plus du fait que lui connaissait déjà la sienne, celle de membre de la mafia Asiatique. Malgré son calme apparent, au fond de lui, il tempêtait contre son patron pour l'avoir envoyé ici, mais surtout contre lui-même, pour avoir laissé ses sentiments envers Kiku prendre une telle ampleur, alors même qu'il savait qu'à un moment ou à un autre, la réalité allait fatalement lui exploser à la figure.

Après s'être mentalement donné du courage il entra dans le restaurant. Vu l'heure pas encore assez avancée pour servir le diner, la salle était vide à l'exception d'un jeune asiatique qui était assis sur le comptoir en lisant une revue pleine de…jeunes-filles-en fleurs-et-en-tenues-légères. Quand il vit le grec se diriger vers lui, le jeune homme sauta du comptoir d'un mouvement assez gracieux et se précipita vers le plus âgé pour le saluer :

« Salut daze ! Tu dois être Héraclès Karpusi hein hein ? J'suis Im Yong Soo ! Content de te connaitre! Faut que je prévienne les autres ! Et les gars y a l'autre qui est arrivé ! »

C'est ainsi qu'Héraclès vit arriver un homme et une jeune fille qui se présentèrent respectivement comme étant Thaksin Shinawatra et Mei Ying-jeou.

« Notre chef est absent mais il nous a ordonné de vous accueillir avec tout l'honneur qui vous est du. » déclara d'un ton solennel le Thaïlandais.

« Merci. » répondit laconiquement le jeune méditerranéen, un peu gêné il fallait l'avouer par autant de protocole.

Ces présentations faites, les employés du restaurant invitèrent leur « surveillant » dans la cuisine ou ils s'assirent pour continuer de discuter tranquillement.

Mais alors que l'heure d'ouvrir approchait, un nouveau membre de la mafia Asiatique fit son apparition

« Pardonnez-moi mais j'étais occupé…

- Kikuuu ! » s'écria Im Yong Soo en sautant sur son ainé pour l'éteindre en guise de bienvenue.

« Regarde qui est là ! C'est Héraclès Karpusi ! Celui dont Yao nous a parlé… ! »

Tandis que le regard du japonais et du grec se croisaient, ce dernier vit son vis-à-vis se tendre légèrement alors que son visage perdait toute expression, en omettant l'éclair de colère froide qui se logeait progressivement dans ses yeux.

« Enchanté M. Karpusi. » dit Kiku sur un ton neutre et distant en s'inclinant avec raideur. Ceci fait et sans un regard pour ses compagnons, il monta l'escalier qui menait à l'appartement.

Héraclès, quant à lui, essayait d'ignorer le spasme qui lui tordait l'estomac.

OoO

Gilbert, en ce qui le concernait, venait d'arriver au « Chez Adnan »… et se demandait sincèrement s'il ne s'était pas trompé de porte (oui oui même une personne aussi awesomenesque -même si ce mot n'existe pas monsieur l'albinos s'en fout- que lui peut se tromper… même si c'est EXTRÊMEMENT rare). Face à un Italien –inconnu au bataillon- qui se faisait quasiment harceler pas un Espagnol –lui, il l'avait déjà vu-, lequel semblant se contreficher éperdument de se retrouver avec une ou plusieurs côtes cassées et les tympans explosés (c'est qu'il gueulait fort en plus !).

A coté de cela, un Turc -qu'il avait déjà croisé- encerclé par un Français -qu'il avait également croisé- et un Égyptien -un parfait étranger-, les deux derniers forçant leur patron à régler quelques problèmes de paperasserie car voyez-vous…

« Ce n'est pas raisonnable patron. Vous êtes un grand garçon non ? Alors pourquoi on doit vous obliger à faire votre boulot ? Oui on sait c'est chiant mais vous êtes obligé alors… »

Ce ne fut uniquement que quand Sadiq donna un violant coup de pied à un chat qui avait eu la mauvaise idée de prendre sa jambe pour un grattoir en hurlant « NAN MAIS POURQUOI IL N'A PAS AMMENE SES SALOPERIES DE BESTIOLES AVEC LUI ! » que l'on remarqua enfin sa présence.

« Ah te voilà Gilbert ! » s'exclama Sadiq en abandonnant avec plaisir son travail pour se diriger vers l'allemand.

« Bonjour Sadiq. Comme convenu je suis là.

- Très bien très bien. Féliciano et Héraclès sont déjà partis rencontrer ceux qu'ils doivent surveiller.

- Bien, Johan est parti en même temps que moi. En ce moment il doit être déjà arrivé chez la mafia Russe. »

En effet, les surveillants venaient uniquement de la mafia du Sud et de la mafia Germanique car la mafia Asiatique n'avait pas subit d'attaque à son encontre, et quant à la mafia Russe, même si cela ne se voyait pas du tout, elle était simplement trop ébranlée par la mort de Winter.

Soudain Sadiq regarda sa montre et prit un air étonné qui faisait atrocement faux vu ses compétences d'acteurs plus que misérables.

« Mais c'est que je vais être en retard à mon rendez-vous ! Bon ben je vais devoir vous laissez les enfants ! Au revoir Gilbert ! »

Et il partit en courant sous le regard désespéré de Gupta et Francis.

« Ben moi je vais aller me servir un verre », marmonna un Francis blasé de voir son chef échapper à nouveau à ses devoirs.

« Vous voulez boire quoi vous autre ? » lança-t-il à l'assemblée.

« Une bière pour toi Gilbert », glissa-t-il à l'albinos qui émit ce rire si bien à lui.

Malgré le fait qu'ils soient de gangs différents, une franche amitié s'était nouée entre Francis, Gilbert et Antonio, leur ayant même valu dans le milieu de la fête le surnom de « Bad Friends Trio ».

OoO

Johan, lui, n'avait pas du tout envie de rire. Depuis son arrivée au « Bar Russe », Q .G de la mafia du même pays, il s'était fait dragué par un certain Feliks Lukasiewicz, menacé de mort par une certaine Natalia Arlovskaya si jamais il disait quoi que ce soit de compromettant envers son frère bien aimé puis par un certain José Mendes s'il avait le malheur de regarder un peu trop près du côté de Tatiana Braginsky. De plus l'autre folle -nouveau surnom de Natalia, qui ne le savait pas bien évidemment-, lui avait cassé sa pipe en deux quand il avait voulu fumer pour se remettre de ses émotions, le bar étant non-fumeur… Elle aurait pu lui dire poliment, et il n'aurait pas perdu sa pipe préférée pour rien…. Cette mission commençait super bien.

OoO

La scène suivante se déroula quelques jours après la rencontre entre « surveillants » et « surveillés ». Arthur Kirkland venait tout juste de sortir de son boulot et avait décidé de faire un tour en ville pour se détendre les nerfs. Il était particulièrement à cran ces derniers temps (quoique les mauvaises langues diront qu'il était tout le temps à cran) à cause de l'affaire Winter qui n'avançait pas d'un iota. Le fait qu'il n'y avait pas de témoins et que les empreintes trouvées sur l'arme de la scène de crime n'avaient permis d'identifier personne était frustrant, seul leur restant la certitude que c'était cet individu qui avait tué le général Winter. Pourtant il était quasiment sûr qu'il y avait quelqu'un, quelque part, qui était un possible témoin, qui avait certainement vu ou entendu quelque chose mais qui n'osait rien dire…maudite mafia !

En parlant de mafia, l'Anglais venait de repérer à quelque pas de là Francis Bonnefoy. La seule chose à faire pour Arthur aurait été de faire demi-tour sur le champ, ou tout du moins de tenter d'éviter le Français qui malgré lui se trouvait être une potentielle source de (grands) dangers. Pourtant Arthur agit tout autrement, ne choisissant pas forcément la meilleure option : « se rappeler aux mauvais souvenirs du Français en lui rappelant par exemple qu'il avait un pressing à lui payer ». Mais bon sur le moment Arthur pensait sincèrement que cela allait lui détendre les nerfs… et rien d'autre ! Pour qui le prenez-vous ?

« Eh toi ! » criait-il de sa voix la plus hargneuse en obligeant Francis à se retourner.

En remarquant son interlocuteur, Francis ne put s'empêcher d'afficher un sourire où transparaissait pleinement son hypocrisie, et de s'exclamer avec une fausse joie non dissimulée :

« N'est-ce pas mon très cher ami du métro ? Comment vas-tu depuis le temps ?

- 73 dollars. » rétorqua froidement le policier en tendant sa main vers son vis-à-vis.

« … Plait-il ? » demanda sincèrement Francis.

« 73 dollars ! C'est la somme du pressing que j'ai dû payer à cause de tes conneries ! Et tu vas rembourser ! »

En entendant cela le mafieux émit un rictus. Il était particulièrement déterminé le p'tit jeune (et mignon de surcroit) ! Mais voyons s'il pouvait tenir jusqu'au bout... ! Malheureusement pour l'Anglais Francis était de bonne humeur aujourd'hui.

« Mais c'est avec un grand plaisir que je vais te rembourser. » dit-il d'une voix basse et séductrice tout en prenant la main qui lui était tendue.

« Allez viens c'est moi qui paye », continua-t-il en l'entrainant dans un bar chic.

Arthur aurait pu refuser, mais d'un autre côté cela n'était pas dans ses moyens de se payer le luxe de boire dans ce genre d'établissement. Et il allait en profiter pour commander la boisson la plus chère.

« Au fait moi c'est Francis Bonnefoy. »

L'Anglais se mordit la joue pour ne pas lancer un « je sais » et répondit d'un ton dégagé :

« Arthur. »

OoO

Quelques rues plus loin, Matthew piétinait nerveusement le trottoir en attendant son rencard, se demandant une fois de plus comment il en était arrivé à une telle situation. Jamais encore il ne s'était fait dragué –ouvertement- par un mec dans un supermarché, et jamais également il n'avait accepté de rendez-vous, surtout donné par ce dernier. Mais il y avait un début à tout, n'est-ce pas ? Déjà qu'il se demandait comment il avait réussi à attirer l'attention de l'albinos au point que celui-ci lui propose un rendez-vous. Tout en se posant cette question, il jetait de temps à autre des coups d'œil timides à son reflet dans la vitre d'un magasin. Il n'avait jamais pensé qu'il puisse être aux yeux d'une personne suffisamment « beau » pour se faire draguer. Comme la plus grande majorité des personnes qui l'entouraient l'ignorait, il avait fini par se catégoriser comme étant « quelconque ». Pourtant quand Gilbert l'avait regardé lors de leur rencontre, il avait l'impression pour la première fois depuis longtemps de pouvoir plaire à quelqu'un. Et il devait avouer que c'était là un sentiment très agréable.

« Kesesese ! Déjà là mon poussin ! Je devrais arriver plutôt à nos rendez-vous alors… ! »

Le visage du Canadien prit une teinte rouge, couleur « feuille d'érable ». A cause tout d'abord du surnom, que Gilbert avait réussi à crier suffisamment fort pour être entendu de tous les piétons présents au moins à 100 mètres (youpi pour une fois il s'était fait remarqué) et surtout à cause du fait qu'il semblait sous-entendre et même prévoir d'autres rencontres ! L'albinos toujours en courant passa devant Matthew et l'entraina à sa suite, lui attrapant le bras au passage. Gilbert se retourna vers le jeune homme, un sourire de gamin ornant ses lèvres.

« Viens ! » cria-t-il avec une joie vive et contagieuse. « Je connais un coin super awesome ! »

Ils réussirent à attraper in extremis le tramway qui les mena dans les hauteurs de la ville. Arrivés là, la course reprit et Gilbert ne lâcha plus Matthew. Durant tout le sprint le Canadien se sentit pousser des ailes. Gilbert ne finit par le laisser qu'une fois à destination, la terrasse panoramique située sur le point le plus haut de la ville. Le soleil rougeoyant commençait à ce coucher sur la mer calme qu'il teintait de mille feux. On aurait dit que le ciel et la mer s'embrasaient. Matthew contempla ce spectacle muet de stupéfaction, un vrai et magnifique sourire accroché aux lèvres. Gilbert, content de son effet, ne put s'empêcher de poser un léger baiser sur la bouche du Canadien, ses joues se colorant immédiatement de rouge, comme des braises.

« Suis-moi... lui chuchota l'albinos à l'oreille, la nuit ne fait que commencer ! »