1. Appartenance: Etant une fiction AU/RPF, l'univers global m'appartient MAIS dès qu'il touche à l'oeuvre du Hobbit, l'univers et les personnages appartiennent à J.R.R Tolkien. Les personnages hors univers de Tolkien appartiennent aux acteurs eux-même (gnéhé)

2. Rating: Je la note "T", car dans sa globalité il n'y a rien de choquant, mais certains chapitres risqueraient d'être en "M", pour cause de sexe ou de violence.

3. Autre: Hey ! Bonne année 2016 à tous ! :D Désolé d'avoir tardé pour ce nouveau chapitre, mais la reprise des cours a été plutôt difficile après les vacances ! J'espère que vous avez passés tous de bonnes fêtes, et que vos rêves les plus fou deviennent réalité en cette nouvelle année qui ne porte que la poisse en ce moment ! (Lemmy, Galabru, Bowie et Rickman...:( Non, mais sérieux, pourquoi ?) - Passons, c'est la vie après tout... Mais levons nos baguettes pour notre Professeur Rogue, une dernière fois /*


Chapitre 7

Point de vue d'Aidan.

Depuis deux heures que nous sommes en cours, je ne suis pas à l'aise. Trois jours s'étaient écoulés depuis que O'Gorman m'avait avoué ses sentiments, et aujourd'hui, j'étais terriblement embarrassé. Cette nuit, contrairement aux autres, j'ai fait un rêve normal... Enfin, c'est vite dit. Je rêvais que...que O'Gorman et moi, étions...bien trop proche... Nous étions même carrément, en train de...de coucher ensemble. Et depuis ce matin, je n'arrive pas à regarder le prof en face sans y penser et me sentir mal à l'aise. Et cela semblait bien l'amuser, même s'il n'en connaissait pas la cause.

« Bon c'est la pause ! Fit O'Gorman en posant son appareil. Oh, Turner, reste deux minutes. »

La salle était presque plongée dans le noir à cause des rideaux et parce que nous travaillions particulièrement les ombres et les flash aujourd'hui, et lorsque tout le monde avait quitté la salle pour prendre la pause, je me sentis d'autant plus gêné d'être seul dans la pénombre avec lui.

« Oui.. ?

— Tu ne croyais pas t'en tirer comme ça, hein ?

— De quoi parlez vous ?

— De ma moto. Ce soir, tu viens en bas de chez moi, et tu va nettoyer les tags que tu as gentiment fait dessus, hm ?

— Rooh...soyez sympa ! C'était sous le coup de la colère ! Je...(il accentua son regard) Non.. ? Même pas un peu de pitié.. ?

— Hun hun.

— Roh, okey ! Mais faites attention, si je sais où vous habitez, je pourrais venir chez vous et vous espionner. Prendre des clichés de vous, et les punaiser au-dessus de mon lit... »

Je lui fis un clin d'œil et m'apprêtai à partir quand il claqua soudainement la porte sous mon nez pour m'empêcher de sortir.

« Je ne sais pas à quoi tu joues, Turner, mais ce n'est pas bon pour toi. »

Alors je me plaquai, dos contre la porte, O'Gorman déposa ses mains autour de ma tête, contre le bois, et se rapprocha doucement de moi.

« Qu'est-ce...que.. ? »

Son regard s'intensifier et s'embrasa presque. Mon cœur battait la chamade et une agréable sensation m'envahis le ventre. J'avais envie...qu'il le fasse... Je savais qu'il voulait, mais qu'il se retenait, et je ne voulais pas lui faire comprendre que j'étais intéressé. Alors sois il prenait le taureau par les cornes, sois ça tombait à l'eau pour aujourd'hui.

« Tu sembles bien mal à l'aise aujourd'hui...

— Je ne sais pas de quoi vous parlez...

— Raconte-moi, ça pourrait me distraire.

— Ce ne sont pas vos affaires.

— Vraiment ? Pourtant...il semble que ce soit moi qui te mette dans cet état...

— Je vous assure que vous vous trompez, fis-je difficilement alors qu'il se faisait de plus en plus proche.

— Je ne me trompe que rarement sur ce genre de comport- »

Une sonnerie de téléphone raisonna soudainement dans la salle et coupa la parole à O'Gorman. Ses yeux se plissèrent de frustration alors qu'il resserra la mâchoire en même temps. D'une petite impulsion, il se recula de moi et retira ses mains de la porte avant de me tourner le dos et d'attraper son portable dans la poche de son pantalon.

« Quoi ? Fit-il d'agacement. Eh bien cherche-le. [...] Écoute, c'est peut-être le mien, mais c'est de ta faute ! […] Pfff, bah...dans ces moments-là, il part près du pont vers l'Aqueduc. (Il me jeta un regard avant de se diriger vers son bureau). Euh non, enfin, envois-moi un SMS, parce que là... […] Oui, tu m'as dérangé. […] Ok, à ce soir, bisous »

Il raccrocha et se mit à soupirer avant de me regarder.

« Va prendre ta pause.

— Qui c'était ?

— Ce ne sont pas tes affaires, dit-il avec un rictus. »

Je levai les yeux au ciel et ouvrit la porte pour sortir. Étrangement, je fus surpris de voir Eva avec Adam dans le couloir, juste à côté de la salle.

« Alors ? fit-elle toute excitée.

— Alors quoi ? Fronçai-je les sourcils.

— Eh bien, avec O'Gorman ! Répondit Adam.

— Vous savez ce qu'il s'est passé, fis-je en soupirant. Rien. »

Je passai à côté d'eux et longeai le couloir pour emprunter les escaliers et aller au rez-de-chaussée pour fumer avant de reprendre. Mais arrivé au premier étage, où se trouve la salle des professeurs, je vis Monsieur Freeman et Madame Blanchett discuter ensemble près de la porte de leur salle. Intrigué, je me cachai dans l'angle du couloir et tendis l'oreille.

« Je t'assure que si ! Insista Freeman. Toi même tu as eu un doute, mais là, c'est vrai !

— Je te crois Martin, fit plus calmement la prof de français, mais s'il s'avère que cela est vrai... Alors, tu sais ce que cela signifie...(Freeman fronça les sourcils). La fin de ce cycle, Marty... La fin.

— Attends, tu...tu es en train de dire que plus jamais...plus jamais nous nous souviendrons.. ?

— Tout recommencera, comme d'habitude, mais notre conscience ne sera plus à la recherche de la vérité. La réunion de ces deux-là marque la fin mais le début d'une nouvelle histoire.

— Que devons-nous faire, Cate ? Les empêcher de se souvenir ou bien...laisser le destin se faire ?

— Tu sais, commença-t-elle en s'appuyant contre le mur, pendant des années et des années les choses se sont produites sans que personnes n'intervienne... En 9594 ans, c'est la première fois que nous nous retrouvons presque tous, et dans un même lieu. Ce n'est peut-être pas anodin... Peut-être que l'heure est enfin venue, et qu'il est temps, pour nous tous, de vivre nos vies sans que le passé ne vienne nous hanter.

— Mais je...fit Freeman troublé, je ne veux pas oublier tout ça...Même ce qu'il y a eu après, pendant toutes ces années... Je ne veux pas ne plus m'en souvenir...

— Martin...Je crois que nous avons tous bien plus de souvenirs que quiconque sur cette Terre... Cette dernière à bien changé depuis tous ce temps, elle n'est plus celle que nous avons connu... Vous avez tous eu la chance de vivre une nouvelle vie, au dépit de la disparition des vôtres...Mais moi, je suis la seule...Je suis là depuis le début, Martin... Et regarde-moi...(Il la regarda en soupirant). Je suis toujours la même... Rien n'a changé... Je suis...désormais, contre-nature...

— Ne dit pas ça Gal...(Il se tût tout à coup) Cate. Merde, désolé...

— Fait attention à ça... Si tu ne veux pas que les choses aillent trop vite, alors garde toute cette histoire pour toi... »

Elle fit demi-tour pour partir, et alors que je m'apprêtai à m'enfuir, elle fut rappelé par Freeman.

« Que faisons-nous pour notre protagoniste ?

— Eh bien, dit-elle en lui refaisant face, laisse-le avancer à son rythme, ne lui dit rien s'il te pose des questions.

— Et pour Turner ?

— Je pense qu'il n'est pas encore prêt. »

Au diable la clope. Je me précipitai dans les escaliers pour retourner en cours et surtout, pour ne pas me faire surprendre par Madame Blanchett. Et, de justesse, je réussi à disparaître avant qu'elle n'entre dans le couloir, néanmoins, je pense que mes pas d'éléphants ne lui auront pas échappés... Mais rien ne pourra prouver qu'il s'agissait des miens. Arrivé dans la salle, je retournai à ma place et plongeai mon regard dans le vide.

De quoi parlaient-ils ? Déjà, on aurait dit qu'ils se connaissaient depuis des année ! Voir des siècles, sans exagérer ! Et puis pourquoi Madame Blanchett a dit qu'elle était la seul qui n'avait pas changé ? Un détail m'interpella et je me penchai vers Eva.

« Dit, il s'est passé quoi il y a 9594 ans ?

— Hein ? Fit-elle un sourcil arqué. Pourquoi cette question ?

— Est-ce que tu sais, oui ou non ?

— Eh bien... commença-t-elle à réfléchir, c'est avant ou ap... Non, j'ai rien dit, rit-elle.

— C'est forcément avant Jésus Christ, banane ! Donc...environ 7000 ans avant JC, si tu préfères...

— J'aurais dit que c'était pendant la période néolithique mais, tu sais, à l'époque il n'y avait aucuns textes, aucune trace d'écriture, du coup... Tu trouveras peut-être du tout et du n'importe quoi sur cette période, rien n'est avéré. Pourquoi cette question ?

— J'ai entendu Monsieur Freeman discuter avec Madame Blanchett, et ils se parlaient comme s'ils se connaissaient depuis des âges ! Mais genre carrément ! A un moment, la prof a dit « en 9594 ans, c'est la première fois que nous nous retrouvons tous, et dans le même lieu, un truc comme ça. »

— Tous ? Fit Evangeline intriguée. Alors il y a d'autres personnes ?

— Eh bien...fis-je tout à coup à voix basse, je ne sais pas trop de quoi ils parlaient, mais ils ont parlé...de moi. (Eva me regarda étonnée) Oui oui, Freeman a dit « et pour Turner ? » et Blanchett lui a répondu « Il n'est pas encore prêt ».

— C'est vrai que la prof a dit t'avoir déjà vu ce matin... »

Nous nous jetâmes un curieux regard avant de retourner à nos occupations. Il va falloir éclaircir ce mystère.

A la fin du cours, je comptais m'éclipser dans la foule, mais O'Gorman m'interpella en me plaqua un papier sur le torse.

« A dix-neuf heures. Pas une minute de plus. »

Je pris le papier et roulai des yeux avant de disparaître parmi les élèves de l'école. Je n'y échapperai pas visiblement... Et puis comment vais-je nettoyer ces tags ?

Je fis rapidement une escale chez moi pour me renseigner sur comment nettoyer ces conneries et me changeai avant de repartir à l'adresse que O'Gorman m'avait filé. Il devait habiter à vingt minutes de chez moi, et à mon plus grand malheur, quand j'arrivais en bas de l'immeuble, il était dix-neuf heures treize. Après avoir sonné au bon numéro, c'est avec une petite pointe de stress que je montai jusque devant sa porte.

C'est seulement maintenant que je venais de réaliser une chose. Je me tenais devant chez mon professeur de photo, que je ne laisse pas indifférent, qui ne me laisse pas indifférent, et que nous ressentons un curieux sentiment de déjà-vu l'un pour l'autre. La porte s'ouvrit sur O'Gorman qui me regarda en soupirant.

« J'avais dit pas une minute de plus.

— Ça va, je suis là, vous n'allez pas me renvoyer chez moi si ma présence ici était dans votre intérêt...

— Effectivement. Entre. »

Je me dirigeai alors dans le salon, tout en baladant mon regard sur les meubles, les objets, les murs...

« Cherche pas, y a rien à voler ici, fit-il en fouillant dans la poche de son manteau. La moto est au garage. Tu as de quoi nettoyer ?

— Je me suis un peu renseigné avant de venir, et j'ai pris de l'essence.

— De l'essence ? Fit-il surpris.

— C'est parce que je suis gentil, j'aurais très bien pu prendre du white spirit, mais là... il aurait fallu refaire la carrosserie, fis-je en souriant. »

Il lâcha un petit rire avant d'enfiler sa veste, de prendre ses clés et d'attraper une laisse.

« Non, c'est pas pour toi, fit-il en riant.

— J'avoue avoir eu un frisson, ris-je, vous avez un chien ?

— Non, mais j'ai mon frère. »

Il se mit à crier le prénom « Brett », et quelques secondes après, un homme d'une trentaine d'année entra dans le salon. Il me jeta un regard appuyé puis le redirigea vers O'Gorman.

« Qui est-ce ? Demanda-t-il.

— C'est l'heure de ta promenade ! Fit O'Gorman en faisant tournoyer la laisse.

— Je te demande pardon ?

— C'est bon, calme, dit son frère tout en riant. Brett, je te présente Aidan, un de mes élèves en photo. Et Aidan, je te présente Brett, mon frère cadet.

— Oh...je vois, fit Brett en souriant. Enchanté !

— De même, dis-je en saisissant sa main. Depuis quand vous m'appelez Aidan ?

— Ce n'est pas la première fois, fit O'Gorman en haussant les épaules.

— Mais c'est plutôt rare. »

Un court silence s'installa, alors que Brett jetait d'étrange regard à son frère.

« Et...sinon, elle est pour qui cette laisse ?

— C'est pour mon chien, rit O'Gorman, tu croyais sérieusement que c'était pour mon frère ?

— Oui ! »

Je regardai Brett, qui me regarda aussi. Notre oui avait été spontané et dit sur le même ton. Nous nous mîmes tous les trois à rire avant que O'Gorman décide d'ouvrir à son chien, qui était sur le balcon.

« Au fait, continua mon prof, tu l'as retrouvé où ?

— Près du pont vers l'aqueduc...

— Tu vois, je te l'avais dit ! »

Je plissai les yeux alors que tout était de plus en plus clair dans ma tête. C'était Brett qui avait appelé lorsque nous étions...enfin, proche, et c'est parce que son chien s'était enfui !

« Oui, c'est ça, fit O'Gorman, je lis dans tes pensées, fait gaffe. »

Je fronçai tout à coup les sourcils d'étonnement, alors qu'il passa devant moi pour se diriger vers la porte. Brett me regarda, et haussa promptement les sourcils, ce qui fit arquer un des miens. Whaaat ? Vraiment...bizarre. Je m'empressai de suivre mon prof et, lorsque la porte se referma, je ne pu m'empêcher de le suivre de près.

« Votre frère...

— Oui ?

— Il est...bizarre...

— Nan, t'inquiète pas, c'est juste...qu'il sait.

— Qu'il sait quoi ?

— A ton avis, fit-il en se retournant. Non ? (Je fis non de la tête) Tu veux un dessin ? »

Mon manque de réaction l'incita à positionner son index sur le haut de mon torse et à dessiner un cœur invisible. Je ne pu m'empêcher de sourire lorsque je devinai le signe, et la signification que ce geste avait pour moi.

« Oh...oui, je vois, fis-je en riant. Une démonstration aurait été plus appréciée.

— Pardon ?

—Nan j'déconne, allons à vot'moto. »

Je le doublai, soudainement mal à l'aise de ma phrase, qui m'avait échappée. Sauf qu'arrivé devant l'ascenseur, je me sentis tout à coup très bête.

« Et...elle est où votre moto ? »

Il leva les yeux au ciel avant de rire et d'appeler l'ascenseur pour nous rendre au sous-sol. Sans un mot de plus, nous nous dirigeâmes jusqu'à son garage, d'où il sortit sa moto. Je grimaçai en voyant le mot « JERK » écrit à la bombe sur la carrosserie, et là, je me dis que j'avais fait une brave erreur de faire un truc pareil à mon prof. Et surtout, parce que c'était moi qui allait réparer ça.

« Bon, commença O'Gorman, je ne vais pas plus te déranger, mais si jamais t'as un problème, remonte nous voir. »

Je hochai un coup de la tête et O'Gorman retourna vers l'ascenseur. Mais avant que les portes ne s'ouvrent, il se tourna vers moi et insista sur le fait que plus rien de ce tag ne devait rester sur le véhicule, ou bien je passerai un mauvais quart d'heure. Et il parti.

Je me tournai vers la moto, pris un chiffon et le bidon d'essence, quand quelque chose me vint à l'esprit.

« Nah...Je ne vais faire qu'aggraver les choses...Mettre le feu à la moto, ferait partir plus que les tags...Et je doute fort qu'il apprécie... »

Je me mis à rire et m'accroupis pour commencer à humidifier le chiffon d'essence et à commencer à frotter la carrosserie. Au départ, rien ne semblait vouloir partir, mais en frottant un peu plus énergiquement et plus fort, les pigments de la bombes commencèrent à se dissoudre.

Au bout d'une dizaine de minutes, je fus contraint de m'arrêter à cause d'une crampe naissante dans mon bras, et en profitait pour m'asseoir contre le mur et prendre du recul.

J'avais réussi à faire entièrement partir le J, mais il me restait encore une parie du E et surtout le R et le K encore nettement visible.

« Ouvre les yeux... »

Je sursautai à l'entente de cette voix, mais ne vis personne dans les parages quand je tentai d'en trouver la source. Je fronçai les sourcils et me levai lentement avant de me rappuyer contre le mur.

« Y a quelqu'un ? fis-je assez fort pour être entendu dans tous le sous-sol. Hého ? »

Mais je n'entendis que mon écho se répandre dans la zone, puis le silence prendre place. Peut-être que l'essence commençait à me donner des hallucinations ? Je me accroupis alors de nouveau et continuai à faire partir le tag.

« Aidan ! »

Je reculai brutalement contre le mur lorsque je vis une personne devant moi, en train de me fixer.

« Q-Qui êtes-vous ?! »

Je m'empressai de redresser le bidon d'essence que j'avais accidentellement renversé dans la panique, et m'appuyai contre le mur pour me relever. Je me rendis compte que la personne en face de moi, un jeune homme, était plutôt de petite taille, peut-être un mètre cinquante, pas moins. Ses cheveux étaient bruns et longs, son regard était noisette mais teinté de colère. Il était vêtu d'une manière étrange, comme s'il ne venait pas de cette époque.

« Quand vas-tu enfin ouvrir les yeux Aidan ?!

— Mais de quoi parlez-vous ?! Qui êtes-vous !

— Regarde-moi bien imbécile, et tu sauras ! Mais là n'est pas la question. (Il regarda un instant la moto avant de me regarder de nouveau.) T'es sérieux ?

— Quoi?

— Tu as enfin la chance de rattraper tout ce temps perdu et toi, tu le passe à nettoyer des bêtises que tu as faites !?

— C'est pas de ma faute ! C'est à cause d'O'Gorman ! M'énervais-je. Mais, vous ne savez même pas qui c'est !

— Je sais qui il est. Et vraiment. Toi, tu ne sais rien. C'est pour ça que tu dois ouvrir les yeux. »

Je fronçai un instant les sourcils alors que je faisais tourner en boucle sa dernière phrase dans ma tête, et que je l'observais. Je m'approchai doucement de lui, alors qu'il continuai de me fixer.

« Ne me regarde pas de haut.

— Vous voulez que j'fasse comment ?

— Toujours aussi arrogant et insouciant...Aidan, je crois que tu vas rater le coche. Si tu te ne réveilles pas rapidement, nous devrons attendre encore des années, voir des siècles avant qu'une telle chance ne se reproduise.

— Mais de quoi parlez-vous ?

— La dernière fois, ça remonte à la seconde guerre mondiale, en 1940. Et malheureusement pour moi...ça n'a duré qu'un instant...

— Quoi donc ? »

Il releva les yeux vers moi et attrapa ma chemise pour me tirer vers lui.

« Va voir Dean. Va le voir et arrête d'attendre ! Au plus tu attendra, au plus tu t'éloignera de la vérité. Et de lui...termina-t-il en soupirant. »

Il me relâcha alors qu'il me tourna le dos quelques secondes dans le silence. Je m'approchai alors doucement de lui, et me rendis compte qu'il pleurait.

« Hey...je... je ne sais même pas comment vous vous appelez...Mais ne pleurez pas... Je ne comprends pas tout ce que vous me dites, mais...je crois comprendre que vous me parler de cette chose étrange...

— Tu ne sais pas mon nom, fit-il en se tournant vers moi, mais tu sais qui je suis, n'est-ce pas ? »

Je resserrai la mâchoire et dégluti difficilement. Est-ce que je devenais fou ? Est-ce que j'avais des hallucinations à cause de l'essence ? Ou avais-je une apparition ?

« Oui, fis-je à demi-voix. Tu...Tu es moi. »

Et en un clignement de paupières, je me retrouvai seul dans le sous-sol. Paniqué, je regardai tout autour de moi, mais ne vis personne. J'étais bel et bien seul, il n'y avait aucune trace de ce jeune homme. Comme s'il s'était volatilisé. Ou comme s'il n'avait jamais été là...

J'ouvrais tout à coup les yeux et me rendis compte que j'étais assis, contre le mur, devant la moto. Je fronçais les sourcils et regardai autour de moi. Qu'est-ce qu'il venait de se passer ? J'étais...J'étais debout, là-bas, avec une autre personne, qui me ressemblait, et là...je suis par-terre, à la case départ...

Mon regard se perdit dans le vide, et m'aperçus qu'une crampe s'était douloureusement installée dans mon bras. Alors...Je m'étais endormis ? Mais seulement quelques secondes ?

Je me laissai aller contre le mur tout en prenant mon visage entre mes mains. Je ne comprenais rien... Je m'étais endormi ? J'avais fais un malaise ? Ou...ou j'en sais rien ! Je me mis à pleurer silencieusement à cause de ce trou noir, de ce mystère qui planait sur moi depuis que je connaissais O'Gorman. Je ne me reconnaissais plus, il m'arrivait des choses dont j'ignorais l'origine, et j'avais peur. J'avais peur de ce qu'il m'arrivait...

« Turner ? »

Je sursautai de nouveau, enfin si la fois précédente était réelle, et vis O'Gorman devant les portes de l'ascenseur. Il s'avança d'un pas rapide vers moi avant de s'accroupir pour être à ma hauteur.

« Ça va ? Je...(il s'arrêta tout à coup) Euh...J'ai sentis que...que quelque chose n'allait pas...

— Vous ne pouvez pas nier qu'il se passe quelque chose d'étrange entre nous...fis-je à demi-mots.

— Que s'est-il passé ?

— J'en sais rien...J'en ai marre... J'ai peur...fis-je sur le point de pleurer une nouvelle fois. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive.. ! J'ai...J'ai des absences, j-je...Je vois...des choses... Et j'ai l'impression que certaines personnes sont au courant de ce que j'ai, mais qu'on ne me dira rien tant que...tant que je n'aurais pas ouvert les yeux, tant que...que je ne me serais pas réveillé... »

Il se figea tout à coup et sa bouche s'entrouvrit de stupeur. Ses yeux bleus se posèrent sur le sol avant qu'il ne pose une de ses mains sur son front, et qu'il reste ainsi quelques secondes.

« Turner...fit-il la voix tremblante. Je...On m'a récemment dit la même chose. (Je fronçais les sourcils de confusion) C'était il y a trois jours... J'ai...J'ai fais un rêve et, un jeune homme, brun aux cheveux longs, m'a dit de me réveiller... »

Je manquai de tourner de l'œil à cette révélation mais restai bien éveillé par tant de surprises. Je me repositionnai afin de faire face à O'Gorman et plongeai mon regard dans le sien.

« Il...Il me ressemblait, non ?

— Oh merde...dit-il tremblant. Alors tu...

— Je l'ai vu aussi. Il... Il m'a dit...d'ouvrir les yeux, ou bien tout sera trop tard...

— Turner, tu penses que...que ç'aurait un lien avec...avec cette chose étrange qui nous lie ?

— Alors vous admettez enfin qu'il y a quelque chose... »

Une sensation étrange se dégagea dans ma poitrine alors que je me rendis compte qu'il acceptait cette idée, mais surtout, que nous étions tout à coup très proche.

« Je crois...commença-t-il, que quelqu'un veut nous faire comprendre quelque chose...quelque chose à propos de ce que nous ressentons depuis que nous nous connaissons...

— Je crois, d'ailleurs, que Monsieur Freeman et Madame Blanchett sont au courant de quelque chose... »

Un silence de mort prit place tout autour de nous pendant de longues minutes, où nous essayâmes chacun de notre côté de réfléchir à une réponse. Mais rien de concret ne nous venait à l'esprit.

Je jetai un œil à la moto, et me rendis compte qu'il n'y avait plus de tags. Je me redressai assez rapidement afin d'inspecter le phénomène de plus près.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda O'Gorman.

— Ce... Ce n'est pas normal. Avant que je n'ai cette apparition et que vous me rejoigniez, je n'avais effacé que le J et une partie du E. Or, il n'y a plus aucune trace de bombe ici...

— Peut-être que l'essence agit sans forcément frotter ?

— Où peut-être a-t-il voulu que je gagne du temps... »


ET voilà pour ce chapitre !

Faut bien réparer ses erreurs, n'est-ce pas ? Et puis, l'idée que l'élève aille enfin chez son professeur est plutôt excitante, non ? ;)
Vous remarquerez certainement, à l'avenir, qu'il y aura pas mal de paranormal vis-à-vis des rêves/apparitions/visions, c'est ce côté "je suis le seul à voir tout ça" que j'aime bien,ça victimise un peu le personnage, mais ça ne le rend pas d'avantage sexy ? ^^

Je ne sais pas si vous avez vu "Cendrillon", le film je veux dire, car il y a Cate Blanchett dedans qui joue la marâtre (la belle mère de Ella), et lorsqu'elle complote ou parle justement de l'histoire entre Dean et Aidan, je l'imagine exactement comme dans ce film (PS: il est sympa à voir, si jamais vous ne l'avez pas encore vu, je vous conseille)

Sinon, premier chapitre de l'année posté, je peux vous donner mes projets ! :D
-Terminer cette fiction, bien évidemment (à la rédaction, je dois être à un demi-douzaine de chapitres de la fin)
-Continuer et publier "Nos astres contraires", la fameuse fic où Fili et Kili sont maudit (l'un se change en loup la nuit, et l'autre se change en aigle la journée) qui m'a été inspiré par le film "Lady Hawk".
-Et pourquoi pas des mini fic sur Supernatural ? (je suis en train de me mater la série depuis novembre (je crois) et j'en suis à la saison 8 sur 11).

Bref ! N'oubliez pas de me dire ce que vous pensez du chapitre dans les reviews, et également de mes projets pour l'année :)

On se retrouve au chapitre 8 alors !
( Où l'un des deux protagonistes va enfin ouvrir les yeux... ;P)

byyye !