Bonjour, bonjour !

J'espère que ça va bien depuis la dernière fois. Moi je suis enfin sortie des exam et maintenant j'ai deux semaines de vacances ! Je sais, je sais, je ne devrais pas m'en vanter, mais ce n'est que justice puisque jusqu'ici mes vacances de noël je les ai passé à réviser. Alors je vais en profiter.

Bon courage à ceux qui on repris les cours cette semaine. Pour vous encourager un peu, savourez-donc ce chapitre. Je previens, il y a une tentative de viol, rien de très méchant, mais je préfére prévenir quand même.

Bonne lecture !


Plus jamais seul

Chapitre 7 : Rapport de force

Je me trouve dans un des meilleurs restaurants de ramen de la ville. Sasuke a insisté pour m'inviter. Après m'avoir trouvé à errer dans la rue, je lui ai demandé de m'indiquer le chemin du lycée. De là j'aurais pu retrouver la bonne route. Seulement il ne m'a pas demandé mon avis et m'a trainé dans ce resto. Pas que je me plaigne, la nourriture et succulente et l'ambiance est pas mal mais, le truc c'est que j'ai pas que ça à faire.

- Dis Sasuke, je ne voudrais pas être impoli mais j'aimerais quand même que tu m'indique le chemin du lycée.

- Huhuhu. Tu es si pressé Naruto ?

J'avais oublié de préciser que sa personnalité avait subitement changée. Très peu loquace en classe, ici il adopte un ton sarcastique qui ne me plait pas. Il n'est pas comme je m'en étais fait l'idée, il est pire. Sérieusement, il a carrément un dédoublement de personnalité.

- C'est qu'il y a une mégère chez moi qui risque de me laisser à la porte si je ne rentre pas au plus tôt.

- Si c'est le cas, je suis prêt à t'offrir un toit pour la nuit.

Qu'est-ce qu'il vient de dire ? Sasuke, le ténébreux seigneur de ses dames m'invite chez lui ! C'est pas ce que je pourrais appeler normal. Non mais je rêve où il me fait des regards charmeurs ? Je n'avais jamais vue ses onyx briller autant qu'en cet instant. Tout ça ne m'annonce rien de bon. Si c'est bien ce que je pense, y'en a qui vont pleurer. Il serait de mon espèce alors ? Pourtant il est toujours entouré de filles, même s'il ne recherche pas leur compagnie. C'est bien possible après tout.

Ah oui c'est vrai. Je ne vous l'avais pas dit mais je préfère les garçons. Je pense que c'était tout de même assez visible, bien que je ne sois jamais sortit avec personne. Oui bon je sais ce n'est pas très glorieux à mon âge. Mais c'est bon on est pas obligé d'avoir eu une relation avant d'entrer au lycée non ? Je préfère prendre mon temps et trouver le bon. Et puis je crois que je ne vais plus rester célibataire encore très longtemps. Dans une grande ville comme celle-ci j'aurai vite fait de trouver. Et j'avouerais que quelqu'un à déjà fait battre mon cœur depuis mon arrivé, même si je n'ai pas beaucoup d'espoir de ce côté-là.

Je retourne à mon bol de ramen sans répondre à la question de Sasuke. De toute manière je ne vois pas ce que je pourrai lui répondre. Je me vois mal lui dire : « Avec plaisir, quand est-ce qu'on y va ? ». Je commence un peu à en avoir marre. Je n'aime pas ce type et en plus voilà qu'il me fait du rentre dedans. Et en plus je suis seul avec lui, perdu. Mince mon bol est vide, je vais devoir lui faire face. Je ne peux pas rester éternellement le nez penché sur mon bol.

- Tu veux un autre bol Naruto ?

Maintenant voilà qu'il prend une voix suave ! D'ailleurs ça ne lui va pas du tout.

- Non, non merci.

- N'hésites pas, je sais que tu raffoles des ramens.

Comment il sait tout ça celui-là ? Il m'espionne ma parole !

- Je t'observe depuis quelque temps, dit-il comme s'il avait entendu ma question.

Je sens le rouge me monter aux joues sans que je ne puisse me contrôler. Qui irait avouer ouvertement qu'il est un stalkeur ? Bon, ça fait un petit effet de se savoir observé, faut bien l'avouer. Dans d'autres circonstances j'aurais été flatté.

- Huhuhu. Quelle adorable couleur vois-je donc là ? Cela ne te rend que plus mignon.

Et voila, j'avais vu juste. Je suis coincé avec un mec en chaleur qui recherche un peu de compagnie. Manque de pot, y'a fallu que ça tombe sur moi.

- Ah merci. Bon, il faut vraiment que je me mette en route là.

- Il n'est que vingt et une heure quinze. Tu n'es plus en maternelle, tu as la permission de minuit.

Tout en disant cela il s'est sensiblement rapproché de moi. Sa main vient même frôler imperceptiblement la mienne, me faisant me tendre. Je retire d'ailleurs ma main comme si je venais de me bruler. Ok bon là il est plus que temps que je lui fausse compagnie. Je n'ai pas la moindre envie de finir dans son lit.

- Tu joues les timides ? Hum, tu es bien plus intéressant que je ne le pensais.

Il a un sourire carnassier que je n'aime pas beaucoup accroché aux lèvres.

- Tu m'as bien tapé dans l'œil lors de ton arrivée.

- Quand on tape dans l'œil de quelqu'un généralement on à au moins droit à regard. T'as une drôle de manière de montrer tes sentiments !

- Disons qu'au lycée j'adopte une allure froide pour éviter tout débordement de mes fans. Mais en dehors, j'ai une personnalité des plus sulfureuses.

Ça, il me l'aurait pas dit, je l'aurais deviné tout seul. Qui ne l'aurait pas remarqué alors qu'il me souffle dans l'oreille depuis tout à l'heure ? Les autres clients doivent nous prendre pour un couple.

Je vois sa main se placer sur mon poignet pour ensuite remonter le long de mon bras, caresser mon épaule, dessiner la courbe de mon cou et se coller sur ma joue.

- Hum, tu as la peau aussi douce que celle d'un nourrisson. Tu dois en prendre soin. J'aime ça, dit-il en soufflant dans mon cou.

Quand est-ce qu'il s'est déplacé à côté de moi ? Un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale et je me lève dans un bond.

- J… Je… il faut vraiment que j'y aille ! Criais-je presque en partant en courant vers la porte.

Il faisait maintenant sombre et le quartier dans lequel j'étais n'était pas bien éclairé. Seuls quelques réverbères se dressaient de part et d'autre de la grande rue, illuminant sommairement les alentours. Ayant laissé mon camarade en plan, avec une addition salée qui plus est, je m'apprête à reprendre mon chemin. Du coin de l'œil, j'aperçois une ombre se faufiler derrière moi alors que je marche calmement. Je me retourne prêt à faire face à mon possible agresseur, mais tout ce que je rencontre c'est le vide. Je dois avoir rêvé. Tout ça à cause de ce fichu Sasuke. J'ai les nerfs à fleur de peau maintenant. Franchement, me draguer aussi ouvertement et avoir des gestes aussi familiers alors qu'on se connait à peine. Je ne l'aime définitivement pas. Il s'y croit trop ce type.

- Foutu Sasuke. Il ne m'a même pas indiqué la route. Trop occupé à me vouloir dans son lit.

Depuis quelques secondes, il me semble entendre derrière moi des pas. Seulement je ne vois jamais personne en me retournant. Pas que j'ai peur mais… bon j'avoue je flippe. Je suis seul, dans une rue sombre et je n'ai aucun moyen de défense. Seulement mon sac de cours, mais à quoi pourrait-il me servir si je me fais attaquer ? A part l'envoyer à la figure de mon agresseur, je ne vois pas trop.

D'un coup, alors que je passais devant une ruelle plus sombre que les autres, deux mains empoignent mon bras et je me retrouve tiré dans la pénombre. Mon dos heurte durement la brique du mur se trouvant derrière moi tandis que je sens une pression sur mes épaules qui m'empêche de m'échapper.

- Que…

- Ce n'est pas bien de me laisser seul tout à coup Naruto, entendit-je souffler à mon oreille.

Mes yeux s'ouvrent en grand en entendant cette voix.

- Sasuke ?

Je reçu pour seul réponse un corps se collant au mien de manière indécente.

- Qu'est-ce que…

Sasuke me ballonna en posant ses lèvres sur les miennes avec férocité. Il mit fin au baiser au bout de quelques secondes.

- Tu parle trop à mon gout.

J'essaie de me dégager de cette position mais le jeune brun ne m'en laisse pas l'occasion et saisit mes bras qu'il ramène au dessus ma tête. Il colle son front au mien et ses yeux s'encrent dans les miens. Je n'ai jamais vu pareille flamme dans un regard. On dirait que ses pupilles sont littéralement en train de bruler.

- Cette position me parait plus adéquate.

- L… Lâche-moi !

J'essaie une nouvelle fois de me soustraire à son étreinte mais il renforce sa prise. Collant, si c'est possible, encore plus son corps au mien. Je sens une dureté s'appuyer contre mon bas ventre. J'écarquille les yeux de stupéfaction. Je me sens de plus en plus en danger. On en veut à ma virginité !

Rassemblant mes deux poignets dans une seule de ses mains, Sasuke laisse l'autre libre de vagabonder sur mon corps. Celle-ci frôle d'abord ma joue puis glisse sur mon cou et le caresse longuement. À chaque passage je sens que je réagie et ma peau se transforme en chair de poule. Lentement la main aventureuse descend le long de mon pull puis s'insinue dessous pour venir tâter ma peau à découvert. A ce contact mon corps se tend, incitant mon tortionnaire à continuer.

- A… Arrête… a… arr…

Encore une fois, sa bouche cherche à capturer la mienne mais je l'esquive en tournant la tête sur le côté. Vu sa réaction je crois que je n'aurais pas du. Sa main quitte la place qu'elle occupait jusqu'ici sur mes côtes pour venir saisir mon menton. Son visage est figé en une expression de colère.

- Je crois que tu n'as pas bien compris. Tu me laisses faire.

Son visage plonge alors vers le mien et ses lèvres se plaquent contre les miennes sans aucune douceur. Sa langue ne tarde pas à picorer ma lèvre inférieure voulant pénétrer ma cavité buccale. Je lui résiste un temps mais suis forcé de la laisser entrer quand une violente douleur me transperce la lèvre. Cet enfoiré, il m'a mordu ! Je sans le gout du sang dans ma bouche et décide de le laisser entrer. La langue conquérante s'impose en force et claque contre mes dents, mon palais et mes parois avant de trouver ma propre langue qu'il tente d'enrôler dans un jeu de séduction. Il pénètre tellement profondément dans ma bouche qu'il m'étrangle presque. Ça fait combien de temps qu'il n'a pas embrassé quelqu'un ce gars ?

Sa main qui tenait mon menton, le quitte pour repartir à l'assaut de mon corps. Elle reprend tout d'abord sa place initiale sur mes côtes mais ne s'arrête pas là. Elle va plus haut et rencontre sur son passage mes tétons. Elle en prend un entre deux de ses doigts et le pince me faisant gémir dans la bouche de Sasuke. Non d'un chien mais c'est qu'il est plutôt violent quand il s'y met. C'est pas sensé faire du bien ce genre de chose ? Va falloir qu'il revoie sa technique parce que là il serre trop.

Sa main ne semblant pas suffire, sa bouche relâche la mienne, laissant un filet de sang s'écouler de ma blessure, et je sens l'air froid me piquer le torse alors qu'il remonte mon haut. Et bientôt c'est sa langue que je sens sur mon téton. Si au début c'était agréable comme sensation, ça ne l'est pas resté quand j'ai sentit ses dents torturer la chair sensible en cet endroit. S'il veut faire ses dents qu'il aille les faire ailleurs sur un endroit moins sensible et surtout sur quelqu'un d'autre ! Je suis pas son jouet ! Un grognement de douleur m'échappe une nouvelle fois et je ne peux toujours pas me défendre. Je suis paralysé.

Je sens mon pantalon glisser lentement le long de mes jambes et sa main vient directement saisir mon sexe. Il me masturbe de façon énergique alors que sa bouche continue de torturé au sens premier du terme mon grain de chair proéminant. Malgré qu'il soit violent, je me sens réagir à ma plus grande honte. Bon sang, j'ai mal, j'ai froid, je panique comme jamais et j'arrive encore à m'exciter ? Je ne dois pas être dans mon état normal.

- C'est bien Naruto, je vois que tu aimes ça, dit-il en lâchant quelques secondes ce qu'il faisait.

Pour la première fois depuis longtemps je sens mes larmes poindre. Je suis totalement impuissant, je ne peux que supplier pour que tout ceci s'arrête.

- S'il te plaît… a… arrête…

Il sert plus fort mon sexe me faisant lâcher un gémissement de douleur. Des tremblements s'emparent de mon corps lorsque je le vois déboutonner son pantalon. Je relève mon regard pour croiser le sien brulant d'excitation et je me révulse à l'idée de ce qu'il prépare.

Il remonte maintenant dans mon cou qu'il mord tel un fauve en mal de viande fraiche. Je sers les dents, je n'ai même plus la force de crier sous la douleur. Sa main me caresse les fesses et les pétrit fermement. Elle remonte ensuite vers mes reins et entraine mon bassin pour qu'il se colle contre le sien. Cette fois-ci ce n'est plus une dureté que je sens contre moi mais une érection bien entamée. Un doigt s'infiltre dans mon intimité sans aucune douceur me coupant le souffle. Merde ça fait un mal de chien !

Je ferme les yeux comme pour oublier ce qui est sur le point d'arriver. Qui aurait cru que je me ferai violer, moi ? Ça n'arrive que dans les films ces trucs là. En plus c'est le gars le plus en vue du lycée et un camarade de classe. La chance n'est vraiment pas avec moi. Des larmes amères commencent à couler sur mes joues avant de s'échouer sur mon pull froissé. Je sens un remue ménage puis le poids du corps de Sasuke qui me retenait prisonnier disparait. Le bruit sourd d'un corps qui tombe au sol se fait entendre.


En espèrant qu ça ait plu.

A la prochaine !