Comme promit voilà la suite un chapitre posté tout spécialement pour madoka83
annechou : encore un chapitre qui fait plaisir à lire
par contre tu avais pas dit un peu? lol
j'attend donc la suite!
RAR :
Euuuh alors j'avais pas dit un peu ? Mmm désolé je me souviens pas à propos de quoi *boulet*
Chapitre 6
Toc toc toc
Il fallut quelques minutes à Merlin pour se rendre compte que les coups provenaient de la porte. Son regard croisa celui du prince juste une seconde.
La clenche s'abaissa. Complètement nu et pris de panique, le sorcier se laissa tomber puis rouler sous le lit. Arthur se leva, attrapa l'un de ses pantalons et l'enfila :
« Qui que vous soyez, je ne vous ai pas dit d'entrer ! »
« Bonjour Altesse, vous m'excuserez mais le plateau est lourd. »
Hunith entra, portant à bout de bras un plateau impressionnant. Elle le déposa sur la table.
Gêné de se retrouver torse-nu devant la mère de son amant, Arthur attrapa le rideau de son lit à baldaquin pour se cacher derrière. Il chercha quelque chose à dire quand la maman ordonna :
« Sors de là-dessous, Merlin, le petit-déjeuner va refroidir. »
Une main sortit de sous le lit pour attraper un drap. Quelques secondes plus tard, le sorcier apparaissait drapé dedans :
« Qu'est-ce que tu fais là Maman ? »
« Es-tu devenu sourd, j'apporte le petit-déjeuner. »
Elle observa la pièce un instant et ramassa quelques vêtements pour les plier et les mettres dans une des commodes :
« Je vais m'occuper de ranger tout ça pendant que vous tenterez de nous sauver tous d'une fin du monde qui arrive dans deux jours, rappelons-le. »
Arthur, toujours caché derrière son rideau, observait la maman :
« Hé bien vous n'avez pas faim ? »
Merlin leva les yeux au ciel :
« Hé bien peut-être que si tu pouvais te tourner une minute, on pourrait s'habiller. »
Il ajouta en marmonna :
« Enfin si je retrouve mes vêtements. »
Elle se mit à rire et désigna plusieurs endroits :
« Il y en a un peu là et là et là. Je vous laisse… »
Les deux garçons lâchèrent un soupir de soulagement :
« Oh pardonnez-moi Arthur mais… »
Le prince sursauta et remonta un peu plus le rideau sur son torse :
« À propos de la chambre que vous m'avez attribuée. »
« Elle ne convient pas ? »
« Hé bien, elle est magnifique mais elle conviendrait mieux à une princesse. Gaïus m'a proposé la chambre de Merlin et j'ai accepté. »
Merlin s'indigna :
« Mais où je vais dormir moi ? »
« Hé bien il me semblait que tu occupais une autre chambre en ce moment. »
Elle leur lança un regard amusé et sortit de la pièce en lançant :
« Je reviendrai ranger quand vous serez décents. »
« Ta mère est… »
« Je sais ! »
Arthur inspira et se dirigea vers la table pour prendre un morceau de fruit :
« Tes pouvoirs cette nuit… »
« Oui ? »
« C'est euuh wahou. »
« J'ai fait de très gros efforts pour les contenir. »
« Tu peux l'arrêter ? Tu peux changer ce qui se passer la nuit machin chose ? »
« Je te l'ai déjà dit : si je savais ce qui va se passer peut-être »
« Mais nous n'en savons toujours rien… Et Hunith nous a parlé de cette fête. Peut-être qu'elle connaît quelqu'un qui en saurait plus. Ou peut-être pourrait-elle nous en dire plus sur ce prophète qui est venu la voir. »
« C'est une idée. »
Après s'être habillés et avoir mangé, ils se rendirent chez Gaïus où Hunith était en train de laver le sol :
« Hunith, vous ne vous arrêtez jamais ? »
« Oh j'aime que ce soit propre et on ne peut pas dire que ça l'était. »
Elle posa le balai et défit son tablier :
« Puisque vous voilà hors de votre chambre, je vais aller m'en occuper. »
Arthur secoua la tête :
« Nous le ferons, ne vous en faites pas, ce n'est pas pour ça que nous somme là. »
Elle se mit à rire :
« J'aimerais beaucoup vous voir passer la serpillière, mon prince, mais je ne crois pas que vous apprécierez l'expérience. »
« Hum je sais de qui Merlin tient son caractère à présent. »
Le sorcier jeta un regard amusé à son amant :
« Maman, Arthur a pensé que peut-être tu connaîtrais quelqu'un qui serait capable de nous en dire plus sur la Nuit de Walpurgis. »
Le prince ajouta :
« Ou de nous en dire plus sur ce prophète qui vous a parlé. »
« Hé bien… Je ne crois pas que ce soit cette fête qui provoquera ce qui passera, quoi qu'il se passe. Walpurgis c'est la première floraison de l'aubépine. Mais si vous voulez en savoir plus peut-être que… »
Elle fut interrompue par Gaïus qui entra. Arthur salua le médecin et demanda des nouvelles de son père :
« Il va mieux. La douleur à la poitrine semble s'estomper. Je lui ai conseillé de se reposer encore aujourd'hui et demain il pourra se lever. »
« Et demain minuit, c'est la fin du monde… »
Tout les regards se tournèrent vers Merlin :
« Désolé, j'ai rien dit. »
Le prince se tourna vers la maman :
« Vous disiez Hunith ? »
« Que peut-être que si vous y mettez les formes, et que vous ne dites pas de qui vous êtes le fils, le vieux Nelcham vous renseignera. »
Gaïus fronça les sourcils :
« Je ne pensais pas qu'il était encore vivant. Il doit bien avoir près de 95 ans maintenant ? »
« Oui quelque chose comme ça et il possède énormément de livres sur la magie qu'il a amassés, sauvés, pendant toutes ces années. »
« Ils ont échappé à la purge ? »
C'est le médecin qui répondit
« Pour tout vous dire, Altesse, Nelcham n'est pas un sorcier, mais s'intéresse énormément à la magie. Autrefois quand quelqu'un avait besoin d'apprendre un sort ou de connaître les ingrédients d'une potion c'est à lui qu'on allait demander. Quand votre père a ordonné la destruction de tout ce qui était magique, le vieux bonhomme a pris ses livres et toutes les connaissances qu'il possédait et il est allé se cacher. Personne à Camelot ne l'a revu depuis. »
« Où vit-il ? »
« Dans une cabane à la limite de vos terres à l'ouest. »
Merlin sentait venir les heures de voyage à cheval :
« Combien de temps ? »
« Je dirais deux heures de route, voire trois. Je vais vous faire un plan. »
« Je vous remercie Hunith, nous allons nous mettre en route et… »
« Si vous le permettez Prince Arthur, j'aurais un conseil à vous donner. »
« J'écoute. »
« Oubliez la côte de mailles et le tralala. Nelcham accueillera avec plaisir un sorcier et ses amis mais refusera tout simplement de laisser entrer un Pendragon. »
Arthur hocha la tête et ordonna :
« Merlin, dit à Gwaine de passer une tenue passe-partout, il nous accompagne. Demande aux autres de continuer les recherches dans la forêt. Moi je vais me changer. »
Au grand étonnement du sorcier, les chevaliers exécutèrent les ordres sans discuter.
Assis sur les marches en pierre dans la cour du château, il observait les écuyers préparer les chevaux, en se demandant comment il allait pouvoir monter pendant près de trois heures après la nuit qu'il avait passée.
« Prêt Merlin ? »
Il se releva d'un bond et vit le prince et le chevalier descendre les escaliers. Arthur portait son habituelle chemise rouge, seule l'épée qu'il portait à la taille aurait pu le trahir. Quand à Gwaine, son éternel air négligé ferait parfaitement l'affaire. Merlin retint un sourire et répondit :
« Oui tout est prêt et ma mère m'a donné le plan. »
Arthur tendit la main et le brun s'offusqua :
« Je sais lire un plan ! »
« Bien sûr, personne n'en doute. »
Il lui tendit le morceau de papier.
Ils grimpèrent à cheval, et Merlin s'empêcha de grimacer.
¤¤¤¤¤¤
La nuit était tombée depuis longtemps. Assise sur les marches dans la cour, Hunith attendait le retour de son fils…
Bien sûr, les trois garçons avaient sûrement été retenus par leurs recherches. Peut-être avaient-ils enfin trouvé quelque chose…
« Hunith. »
Gaïus s'installa tout près d'elle :
« Ils vont arriver, ne t'en fais pas. »
« Je ne m'en fais pas, j'attends. Je sais bien qu'il ne peut rien leur arriver. »
Elle plongea son regard dans celui de son ami :
« Merlin… Il a beaucoup changé. »
Elle chuchota :
« Ses pouvoirs ont énormément grandit. »
« Mais sa capacité à les contrôler a grandi en même temps. Il a appris que chacune de ses actions pouvait avoir beaucoup de répercutions. »
« Toutes les mères te diront probablement la même chose, mais mon fils est quelqu'un d'unique et si on lui en laisse le temps… Si on leur en laisse le temps, Arthur et lui feront de grandes choses. »
« Leur amitié n'est pas banale. »
« Oh Gaïus ne joue pas les innocents. Tu sais très bien ce qui se passe entre ces deux-là. »
« C'est vrai. Malheureusement, la vie ne leur fera pas de cadeau et j'espère qu'aucun d'eux n'en souffrira. »
« Un jour, un vieux sage m'a dit que la plus puissante des magies était l'amour et je crois que ces deux-là s'aiment suffisamment pour trouver toutes les solutions à leurs problèmes. »
« Je n'étais pas si vieux a l'époque. »
« C'est vrai. »
Leur rire fut interrompu par un bruit de sabots. Elle se dirigea aussitôt vers le cheval de son fils :
« Alors ? »
Il secoua la tête :
« On a appris beaucoup de choses sur cette fête, mais rien sur une fin du monde imminente. »
« Nelcham n'a pas pu vous aider ? »
Arthur descendit de sa monture en marmonnant et Merlin se mit à sourire :
« Le vieillard est resté impassible face au charme de notre prince. »
Hunith grimaça :
« Vous lui avez dit ? »
Arthur secoua la tête avant de lancer :
« Oh non, il l'a deviné tout seul. Et il m'a mordu ! »
« Parce que vous êtes un Pendragon ? »
« Non, parce que je n'ai pas rangé le précieux bouquin qu'il m'avait prêté à la bonne place. »
Gaïus s'empêcha de sourire en demandant :
« Il vous a mordu ? »
« OUI ! Et ça fait mal, au cas où vous en douteriez. »
La maman s'approcha du prince et lui tapota l'épaule :
« C'est étonnant qu'il ait encore des dents à son âge. »
Arthur leva les yeux au ciel :
« Gwaine ! »
« Sir ? »
« Confies les chevaux aux écuyers, demandes à Lancelot de venir me faire son rapport dans la salle du conseil dans une heure. Qu'il vienne avec les autres, on regardera les livres que Merlin a pris. Je vais aller voir mon père, je vous rejoins. »
Sans un regard en arrière, le futur roi monta les marches quatre à quatre :
« Je crois que je l'ai vexé. »
« Non Maman, il est inquiet. Nous n'avons rien trouvé et demain à la même heure est censé se passer quelque chose d'horrible. »
« J'ai confiance, tout ira bien. »
Son fils lui serra la main un instant et suivit le prince dans le château.
Merlin tentait d'entendre ce qui se disait dans la salle du trône, mais pour une fois les deux hommes parlaient trop bas.
Il sursauta quand la porte s'ouvrit. Il jeta un regard à son amant juste pour s'assurer qu'il allait bien :
« Allons-y, les gars vont nous attendre. T'as les bouquins ? »
« Euuh. »
« Merlin ? »
« Ils sont dans mon sac. »
« Et ton sac est ? »
« Euuh. »
La dernière fois qu'il l'avait vu, il était accroché à la selle de son cheval :
« Tu n'es pas en train de me dire que tu as laissé un sac remplit de bouquins… »
Il chuchota :
« Magiques traîner n'importe où ? »
« Non, je l'ai pas dit. »
« Merlin ! »
« Ne crie pas mon nom comme ça, ça m'excite. »
« Quoi ? »
« J'ai rien dit, je vais aller chercher mon… »
Avant qu'il n'ait pu terminer sa phrase, le sac en question se balança devant ses yeux :
« C'est ça que tu cherches ? »
Sur le sac, une main et au bout de cette main, un bras appartenant à Gwaine :
« J'ai récupéré ça. Je me suis dit qu'on en aurait besoin. Tout le monde vous attend dans la salle du conseil. Tu viens avec nous, Merlin, ou tu as besoin de te refroidir les idées ? »
Le sorcier rougit jusqu'aux oreilles et le chevalier éclata de rire.
A suivre...
Voilà la suite dimanche ou lundi ^^
