Lenne 26 : Merci beaucoup pour ta review. C'est vrai que l'on est pas encore dans le vif de l'histoire mais cela viendra progressivement. Pour ce qui est des petites querelles Serpentard Gryffondor, ce n'est que le début . Merci de me lire et voilà la suite.

Tempete Sanguine : Merci de continuer à me lire. Voilà la suite. Bonne lecture

Strawb3rries : Merci encore pour la review. Voilà le nouveau chapitre où l'on apprend un peu plus sur Draco cette fois ci ( faut bien mettre les éléments principaux en place lol) Bonne lecture

Livioute : Merci beaucoup beaucoup pour ta review. Je suis ravie que ma fic te plaise. Pour le rapprochement entre Harry et Draco, ce n'est pas encore pour tout de suite, un peu de patience. Bonne lecture

Place au chapitre

CHAPITRE 7

- Bonsoir Maître

- Bonsoir Micky, répondit Draco

- Le maître a des invités. Dois-je préparer le thé ? demanda l'elfe de maison.

- Oui tu peux, on va s'installer dans le grand salon.

-Bien Maître, répondit l'elfe en s'inclinant.

Arrivés dans le salon, Pansy, Blaise et Draco s'installèrent dans de grands fauteuils en velours noir et pendant que l'elfe s'afférait déjà à servir le thé, Pansy entama la conversation :

- Et bien, ce manoir a bien changé depuis la dernière fois que je suis venue.

- Oui j'ai refait toute la décoration. Je voulais effacer toutes traces qui rappelaient mon cher paternel, ironisa Draco.

- Pourquoi n'as-tu tout simplement pas vendu la maison ?

- Pour plusieurs raisons ; la première c'est que je n'aurais pas réussi à la vendre : personne ne veut acheter une maison ayant appartenu à un Mangemort. Le nom Malefoy effraie encore certaines personnes. De toutes façons, je tiens quand même à cette propriété parce que j'y ai grandi. Et ma mère n'aurait pas eu le cœur non plus à s'en séparer.

- Tiens au fait, où est ta mère ? Je serais ravie de la saluer.

- Elle n'est pas au manoir. Actuellement elle est en voyage. Aux dernières nouvelles, elle était quelque part en Asie. Elle se fait plaisir maintenant que mon père n'est plus là. Il faut d'ailleurs que je lui envoie un hibou pour lui raconter ce qu'il s'est passé aujourd'hui.

- C'est vrai que cette journée était pleine de surprises, dit Blaise.

- Oui mais pas nécessairement agréables, rétorqua Pansy.

- Tu parles de Potter ? demanda Blaise.

- Evidemment. Pourquoi il a fallu que McGonagall l'appelle lui et sa clique ?

- Parce qu'elle a besoin des meilleurs, intervint Draco.

Pansy se tourna alors brusquement vers le blond, choquée, se demandant si c'était bien l'héritier Malefoy qui venait de faire un compliment aux anciens Gryffondors.

- Pas besoin de me regarder comme ça Pansy, rigola Draco. Tu as bien entendu.

- C'est vrai. Ce n'est pas parce qu'on ne les apprécie pas qu'on doit les sous-estimer.Ca a d'ailleurs était notre erreur. Tu les as vu comme nous pendant la Bataille, ils sont doués, même si ça me fait mal de l'admettre, avoua Blaise.

- Oui peut être mais bon, il y avait Potter pour assurer les arrières. C'est lui qui a tué le Mage Noir ; les Weasley et Granger n'ont fait que de la figuration. Quand je pense qu'on les revoit demain… soupira la jeune fille.

- Est-ce que tu vas accepter la proposition de McGonagall ? demanda Blaise à Pansy.

- Et bien, je pense que oui, répondit elle mais avec un peu d'hésitation, jetant un regard vers Draco pour voir sa réaction. L'héritier Malefoy ne réagissant pas, elle comprit qu'il n'avait rien contre. Elle continua :

- Et vous les garçons, qu'est ce que vous décidez ?

- Je vais accepter aussi. J'ai hâte de voir les nouvelles générations de Serpentard. Et puis de toutes façons, je n'ai rien de mieux à faire en ce moment. Et toi, qu'est ce que tu vas faire ? demanda Blaise au blond.

- Je vais dire oui. Il est hors de question de laisser Potter et sa troupe s'attribuer tous les mérites, rétorqua Malefoy.

- Bon et bien voilà une bonne chose d'éclaircie, je sens qu'on va bien s'amuser, déclara Pansy en se levant de son fauteuil. Je vous laisse, j'ai encore quelques petites choses à faire. On se voit demain à l'école, bonne soirée à vous deux.

Elle déposa un baiser sur la joue des deux garçons et s'en alla.

- Et si on passait à table ? Proposa Draco.

- Bonne idée, je meurs de faim. Et comme ça, tu pourra me révéler la vraie raison qui te pousse à accepter le poste, lui répondit Blaise avec un sourire en coin.

Draco le regarda d'abord d'un air étonné mais finit par lui sourire. Ce n'est pas pour rien que Blaise était son meilleur ami, il le connaissait mieux que quiconque et il ne pouvait rien lui cacher.

Une fois à table, Draco expliqua alors à son ami qu'en devenant professeur à Poudlard, il pourrait peut être faire bouger un peu les choses, notamment pour les futurs élèves de Serpentard. Même si Voldemort a disparu, certains sorciers croient encore à la suprématie des « Sangs Purs » et ne se gênent pas pour l'inculquer à leur progéniture. Draco veut essayer de faire en sorte que son ancienne école n'abrite plus de futurs Mangemorts bien qu'il ne sache pas encore vraiment comment s'y prendre. Il est bien placé pour savoir quel genre d'éducation et de moyens de pression sont capables les parents partageant encore les vieilles idées du Mage Noir. C'est cette « éducation » qui l'empêcha de vivre comme il l'aurait voulu mais il n'eut d'autres choix que de se plier aux volontés de son père. Son père qui voulait en faire un grand sorcier puissant, expert en magie noire, influent et au service de Voldemort. Lucius Malefoy se fichait éperdument de l'avis et des sentiments que pouvait bien avoir son fils. Il lui dictait sa façon d'apparaître en public, l'obligeait à avoir un comportement irréprochable et, évidemment, choisissait ses fréquentations. Cela incluait les filles. Des filles de familles nobles et riches, de grandes lignées de Sangs Purs. De parfaites futures Mme Malefoy pour Lucius, de simples filles avides de notoriété et sans aucun intérêt pour Draco. Mais le jeune Malefoy ne se plaignait jamais et se forçait à jouer le jeu de temps en temps en s'affichant avec certaines de ses prétendantes. Seulement Malefoy Senior ignorait complètement que son fils préférait de loin la gente masculine et Draco se gardait bien de lui avouer ce « léger » détail. Mais désormais, l'héritier Malefoy pouvait se permettre de fréquenter des hommes, se fichant totalement du « qu'on dira t-on ». Même si contrairement aux Moldus, l'homosexualité n'était pas malvenue chez les sorciers, excepté bien sur pour les familles valorisant encore de vieilles mœurs. Maintenant, son père étant enfermé à Azkaban, Draco pouvait mener sa vie comme il l'entendait. Il collectionnait les aventures tout comme Blaise car lui aussi préférait les hommes et tous deux allaient de relation en relation, voulant rattraper le temps perdu à se cacher.

- Au fait, ça t'a fait quel effet de revoir ton ancien rival ? demanda Blaise.

- Plus ou moins surpris, après tout ce n'est pas si étonnant que McGonagall l'ait appelé ; elle compte sur Saint Potter pour lui sauver la mise, encore une fois, répondit le blond légèrement agacé de voir qu'il y en avait encore et toujours que pour le Survivant.

- Il n'avait pas non plus l'air ravi de te revoir, rigola Blaise. Moi non plus ça ne m'a pas vraiment fait plaisir de le revoir mais par contre je dois admettre qu'il a bien changé, si tu vois ce que je veux dire…

- Quoi ?! Tu ne vas pas me faire croire que tu fantasmes sur le balafré maintenant ?

- Fantasmer non, mais j'ai seulement remarqué qu'il s'est quand même bien amélioré depuis la dernière fois que je l'ai vu… Et puis ce n'est pas parce que c'est Potter que c'est interdit de regarder.

- Tu es tombé bien bas Zabini, se moqua Draco. Mais en y repensant, c'est vrai que le blond n'avait pas reconnu le Survivant tout de suite dans le bureau de la Directrice. Certes, il avait changé ; il semblait avoir grandi quelque peu, ses vêtements avaient laissé transparaître un corps légèrement musclé. Il s'était apparemment débarrassé de ses horribles lunettes qui cachaient un regard si… Draco se ressaisit d'un coup, comprenant qu'il avait regardé le Survivant comme l'avait fait Blaise. N'importe quoi, se dit-il, Potter attirant et puis quoi encore…

Finissant son repas, Draco se dit que son ami avait bien déteint sur lui. C'est la seule explication qu'il se trouva pour justifier la manière dont il avait regardé l'ancien Gryffondor.