Blabla de l'auteure:
Désolé pour le retard mais avec les révisons pour le bac je n'ai pas vraiment le temps d'écrire. Mais j'ai quand même réussi à trouver le temps de rédiger ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture!
Chapitre 7 : Le premier baiser :
Ou la preuve qu'à deux, on ne dort pas mieux :
« Et quand pensez-vous qu'elle pourra sortir ?
-Dès que mes collègues auront fini de l'interroger, je dirais dans une demi-heure, trois quart d'heure grand maximum.
-Merci. »
Jar tourna le dos à l'agent de police et alla s'assoir sur une chaise, juste devant la porte de la salle d'interrogatoire. Après le coup de file d'Ambre il c'était rué au lycée, laissant sa grand-mère rouge de rage au manoir. Mais une fois sur place on lui avait appris que la jeune fille avait été emmenée par les policiers qui voulaient lui poser quelques questions. Le jeune homme avait un mauvais pressentiment, d'après ce qu'il avait pu récolter comme information la victime avait été tué par le vampyr, et cela faisait la deuxième fois qu'Ambre se trouvait proche de l'une d'elle avait sa mort. Il espérait donc de tout son cœur que les policiers n'aient pas fait le rapprochement ou alors qu'ils seraient assez intelligents pour voir qu'Ambre n'avait rien d'une tueuse sanguinaire. Se préparant à endurer une longue et pénible attente Jar se cala sur sa chaise, étendit ses jambes et posa la tête sur le mur. De toute façon il ne pouvait pas faire grand-chose d'autre qu'attendre, et écouter les tic-tacs agaçant de l'horloge mural.
Tic, tac, tic, tac…Une minutes. Tic, tac…Une de plus. Au bout de cinq minute Jar ramena ses jambes sous son siège, se redressa et fouilla dans ses poches. Il devait bien lui rester un euros ou deux, juste de quoi se prendre un café à la machine qu'il voyait au bout du couloir. Alors qu'il était parvenu à trouver une pièce il entendit une voix tremblante :
« Ja…Jar ? »
Le jeune homme tourna la tête et croisa le regard de Jason, blanc comme un linge et le regard perdu. Merde. Il avait oublié ce détail. Jar failli se lever et présenter ses condoléance à son camarade mais il se souvint à temps qu'il n'était pas censé être au courant.
« Mec, ça vas pas ? T'as l'air bizarre.
-Ho, non…C'est juste…Tu te rappelles de mon père ?
-Ouais, il bosse sur l'affaire de la fête foraine, non ?
-Oui…Je…Quand je suis rentré chez moi tout à l'heure…Le tueur l'a retrouvé.
-Oh…Il est… ?
-Oui.
-Désolé mec. »
Jar lui donna une accolade virile avant de lui proposer de s'assoir à côté de lui. Pendant de longues minutes aucun des deux garçons ne parla puis Jason, qui avait désespérément besoin de parler pour ne pas pleurer, ouvrit la bouche et dit :
« Il était sur une piste. Un truc super important. Ça faisait plus d'une semaine qu'il bossait dessus et il devait en parler à son supérieur demain. Il était tellement existé quand il en parlait que j'en étais heureux pour lui mais maintenant…C'est à cause de ça qu'il est mort. »
Ses larmes se mirent à couler mais il les essuya d'un geste rageur avant de se lever et de se tourner vers Jar :
« Dé…Désolé, je vais prendre l'air. Ne dit rien, s'il te plait. »
Jar hocha la tête et lui offrit un sourire d'encouragement. Jason détourna le regard puis tourna les talons et fila vers la sortie. Jar le regarda s'éloigner puis refixa son attention sur la porte du bureau. Dix minutes passèrent encore puis la porte s'ouvrit, laissant apparaitre un Ambre aux yeux rouges et un policier à l'air compatissant.
« Merci mademoiselle, nous vous recontacterons si nous avons d'autres questions. Ne quittez pas la ville et surtout ne vous inquiétez pas, vous êtes tous sauf suspecte. Messieurs, vous attendez pour… ? demanda-t-il en se tournant vers Jar.
-Ambre est ma petite amie, je suis venue la chercher. Tout va bien ? interrogea-t-il en passant un bras autour des épaules d'Ambre.
-Oui, ne t'inquiète pas. »
Elle lui offrit un joli sourire qui tranchait avec les larmes qui avaient séché sur ces joues, salua le policier et prit Jar par la main. Ensemble ils gagnèrent la sortie. Une fois dehors Ambre se tourna vers le jeune homme et lui demanda d'une petite voix :
« Ça ne te dérange pas si on en parle pas tout de suite ? On pourrait aller chez toi d'abord, enfin si tu es toujours d'accord.
-Bien sûr, je ne vais pas te mettre dehors, ni te laisser seule. Viens, on y va. »
Jar passa son bras autour de ses épaules et lui embrassa doucement la joue avant de l'emmener vers l'arrêt de bus.
« Waouh…Tu habites vraiment ici ? C'est dément on dirait le château de la belle et la Bête !
-Tu trouves ? Mouais, peut-être. Viens, on entre. »
La bouche d'Ambre, déjà entrouverte, menaça de toucher terre lorsqu'elle entra dans le hall. Le manoir oscillait entre ancien et moderne et le résultat était à couper le souffle.
« Comment tu fais pour vivre ici ? C'est immense !
-Hein ? Oui et alors ?
-Je ne pourrais pas moi. Je déteste les endroits vides, ça me fout les jetons. On pourrait…
-Jar ! »
La voix venait du haut de des escaliers et elle avait sonné comme un ordre. Ambre se retourna et dévisagea la personne qui venait de parler. Elle était vieille mais dégageait force et autorité, ses cheveux gris étaient retenus en un chignon strict et elle avait un petit elle-ne-savais-quoi d'aristocratique. Jar fit deux pas en avant puis prit la parole :
« Bonsoir grand-mère, je te présente Ambre, ma petite amie.
-Bonsoir. Jar, j'accepte qu'elle reste ici mais n'oublie pas ton travail, sinon elle devra partir de la maison.
-Bonsoir mada… commença Ambre, mais Isabella avait déjà tourné les talons, la jeune fille jeta un regard surpris à Jar qui haussa les épaules.
-Ne t'inquiètes pas, elle n'a rien contre toi, elle est comme ça avec tout le monde.
-Tu me rassures, j'ai cru pendant un moment qu'elle avait une dent contre moi. Et c'est où que tu as réussi à trouver un travail ? Moi j'ai cherché mais j'ai rien trouvé.
-Hein ? Ho elle parlait du travail scolaire. Tu sais que j'ai le bac à la fin de l'année et même si je bosse elle a peur que je ne réussisse pas. »
Jar, ne voulant pas s'attarder sur le sujet la mena jusqu'à sa chambre et la laissa la en lui disant de se mettre à l'aise, qu'il allait chercher un truc à grignoter. Lorsqu'il remonta avec un plateau chargé de gâteaux et de deux bols de chocolat il la vit installé sur le lit en train de dessiner. Il la rejoignit et posa le plateau sur sa table de nuit.
« Je me suis dit qu'on pouvait t'installer et après on regardera un film.
-Ça me va. Mais je dors où ?
-C'est comme tu veux, sois dans une des chambres d'amis, sois je te laisse mon lit ici et je prends un matelas.
-Je préfèrerais dormir ici mais tu es sûr que ça ne te dérange pas de dormir par terre ? »
Jar lui répondit de ne pas s'inquiéter et de venir l'aider à porter le matelas de la chambre d'ami jusque ici. Un petit quart d'heure plus tard le matelas était installé ainsi que les couvertures et les deux adolescents étaient couché sur le lit, un peu essoufflés. Ambre tendit la main et saisi un cookie sur le plateau que Jar avait apporté un peu plus tôt. Elle en mangea la moitié puis roula sur le ventre et regarda le jeune homme :
« Ça fait longtemps que je n'ai pas dormi ailleurs que chez moi.
-Ah bon ? Ça ne t'arrivait jamais là où tu habitais avant ?
- Non. J'étais en internat à Paris alors je ne pouvais pas sortir la nuit sans autorisation de mon père.
-C'est là-bas que tu as rencontré Elodie ?
-Oui. Je suis arrivée en quatrième et je n'avais aucune amies, je ne connaissais personne. Elodie était ma partenaire en cours de science et ma voisine de chambre à l'internat, c'est comme ça qu'on est devenue amie. »
Jar fronça le nez. Quelque chose dans ce que venais de dire Ambre clochait, mais il n'arrivait pas à dire quoi. Il avait la sensation qu'elle se contredisait, qu'une de ses phrases ne collait pas avec une autre, plus ancienne. Il chercha un instant puis, ne trouvant rien relança la conversation :
« Tu as toujours habitée à Paris ?
-Non. En fait je change de ville tous les deux ans, à cause du travail de mon père. Avant Paris c'était Londres et avant Londres, New-York et ainsi de suite. J'ai toujours vécu comme ça, de grandes villes en grandes villes. Certain trouverais ça chouette mais pas moi, je préfèrerais habiter dans un endroit pour toujours, ne pas avoir à me réadapter à chaque fois.
-C'est vrai que ça ne doit pas être facile. »
Jar but une gorgée de chocolat et avala une madeleine avant de poursuivre :
« Comment ça se fait que ton père est décidé de venir vivre à la campagne ?
-Je ne sais pas trop. Il a dit qu'il en avait assez de l'agitation de la ville. Qu'il voulait avoir un coin tranquille lorsqu'il rentre d'un voyage. Ce genre d'argument quoi. »
Elle laissa passer un temps, perdu dans ses pensées, puis, avec un regain d'énergie s'assit sur le lit et frappa dans ses mains :
« Bon, on se le regarde ce film ou pas ?
-Si tu veux. Tu préfères quoi ? Action ? Science-fiction ? Polar ?
-Tu as le silence des agneaux ? J'ai toujours voulu le voir. Ou Shutter Island ? »
Jar farfouilla dans un meuble à côté de sa bibliothèque et finis par en sortir un DVD.
« Euh…Ni l'un, ni l'autre, désolé. Mais j'ai Conjuring. C'est un film d'horreur, je ne sais pas si tu aimes…Mais si tu préfères autre choses…
-Non, c'est parfait, je voulais le voir au cinéma mais je m'y suis prise trop tard. Il est bien ?
-Aucune idée, je ne l'ai jamais vu, je viens juste de l'acheter, lui répondit Jar en glissant le DVD dans le lecteur. Mais d'après ce qu'on m'a dit il fait vraiment peur.
-On éteint la lumière et on ne laisse que la lampe de chevet ?
-Si tu veux. »
Jar s'installa dos contre la tête de lit et Ambre vint se blottir non pas contre son flan mais entre ses jambes, dos contre son ventre. Elle laissa sa tête reposer contre le haut de son torse et fixa son attention sur l'écran. Le jeune homme enroula ses bras autour de la taille de la jeune fille en se disant que s'il arrivait à se concentrer sur le film ça serait un miracle.
« Il faisait vraiment flipper, surtout la partie de cache-tape. »
Jar sursauta d'au moins un mètre lorsqu'il entendit la voix d'Ambre derrière lui. A la fin du film elle était partie se doucher tandis qu'il descendait chercher à manger, faisant face aux critiques de sa grand-mère sur le fait qu'ils auraient au moins pu manger à table. Le jeune homme se retourna et manqua de s'étouffer. La jeune fille, juste vêtu d'un débardeur et d'un short de pyjama à pois, était en train de se sécher les cheveux avec une serviette et sa peau encore mouiller faisait que ses vêtements coller par endroit à sa peau. Ambre posa la serviette sur le dossier d'une chaise et empoigna sa brosse à cheveux, se préparant à mener un combat contre sa tignasse. Soudain elle remarqua le regard de Jar sur elle.
« Ça ne vas pas ?
-Hein ? Non, non, c'est juste que tu m'as fait peur, je ne t'avais pas entendus arriver. Heu, je vais me doucher et après on mangera. »
Ne laissant pas le temps à Ambre de répondre il fila sous la douche, réglant la température sur glaciale. Une fois remis de ses émotions il sortit de la douche habillé d'un bas de pyjama. De retour dans la chambre il nota le regard d'Ambre qui se promenait sur son torse et se maudit d'avoir pris l'habitude de dormir avec seulement un pantalon.
Leur repas engloutit Ambre se tourna vers Jar avec, dans ses yeux, une lueur malicieuse :
« Ne bouge plus ! »
Jar se figea dans sa position, c'est-à-dire nonchalamment affalé sur un fauteuil et lança un regard de biche traqué à la jeune fille qui rigola.
« Pourquoi ? Qu'es ce que tu veux faire ?
-Te dessiner. Alors ne bouge pas. »
Le jeune homme resta dans cette position un petit quart d'heure, jusqu'à ce qu'Ambre lui face signe de venir voir. Hum, elle dessinait vraiment bien.
« Ce n'est pas fini. C'est juste une esquisse. Je le reproduirais et ajouterais de la couleur plus tard. Mais en tout cas tu es un super modèle. »
Elle se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa au coin des lèvres, proche de la bouche mais pas encore assez au goût de Jar qui posa une main sur ses hanches et l'attira à lui. Il se figea lorsque sa bouche fut à quelques millimètres de la siennes. Pendant quelques secondes ils restèrent ainsi, presque bouche contre bouche, savourant l'haleine tiède de l'autre puis Jar combla la distance qui les séparait en posant ses lèvres sur celle de la jeune fille. La langue de cette dernière finit par aller titiller les lèvres de Jar qui se surprit de la voir si entreprenante, néanmoins il lui ouvrit ses lèvres et leurs langues se mêlèrent pour la première fois. Ils se séparèrent au bous de plusieurs minutes mais restèrent front contre front.
« Tu dors avec moi ce soir ? la voix d'Ambre n'était qu'un murmure hésitant mais cela suffit à enflammer Jar, surtout que la jeune fille effleura de nouveau ses lèvres avant d'aller se réfugié sous les couvertures. »
Jar resta planté aux milieux de sa chambre puis, son cerveau se remettant en marche, avança vers le lit. Il se glissa sous les couvertures et aussitôt il senti le corps chaud d'Ambre se blottir contre le siens. Elle posa sa tête contre son torse et passa un bras au-dessus de son ventre, cherchant à saisir sa main. Bientôt elle s'endormi ainsi, sa main dans la sienne et sa tête sur son torse.
Jar lui n'arrivait pas à trouver le sommeil. C'était son premier baiser. Il n'était jamais sorti avec aucune fille avant parce qu'il était sur Terre et qu'il était persuadé ne jamais pouvoir sortir avec une nonsos. Il se demanda un instant ce que dirait Mara s'il lui en parlait mais repoussa l'idée loin dans son cerveau. Sa sœur deviendrait intenable si elle apprenait ça. Au bout de deux heures à penser il déplaça délicatement Ambre, toujours endormie et sortit du lit. S'avançant vers son ordinateur il l'alluma et ouvrit le dossier trouvé chez le père de Jason. S'il ne pouvait pas dormir autant travailler. Il ouvrit tous les fichiers et les regarda un par un. Quelques-uns contenaient les suppositions du père de Jason mais là plus part était des articles de presses et des rapports de polices venant presque tous de la même ville. Son cœur battant la chamade il lança un regard affolé à Ambre, si angélique dans son sommeil. Un mot se forma sur les lèvres du jeune homme :
« Impossible.
Alors? Es ce que ça valait le coup d'attendre? Dites moi ce que vous en pensez, n'hésitez pas, je ne mord pas.
