Oh non ! C'est trop triste ! C'est déjà le dernier chapitre ! Naaaaan ! Je veux pas ! Mais comme c'est mon anniversaire (et oui par pur hasard mon anniversaire tombe un mardi, la semaine où le dernier chapitre sort) je le poste quand même !
Merci à tous ceux qui ont lu jusque là et à ceux qui ont laissé des reviews, ça m'a fait très plaisir !
Bon, je vous laisse lire.
Les personnages ne sont pas à moi mais à maître Takeshi Konomi
Chapitre 7 : Grâce à toi, il y a nous
Le week-end passa plutôt tranquillement et le lundi matin, l'entraînement de 6h50 débuta sous les instructions strictes et autoritaires du capitaine du club de basket. Tous courraient autour des terrains, plus ou moins réveillés. Par mauvaise habitude, Echizen arriva en retard, et ne fut pas épargné par Tezuka qui lui donna des tours de terrains en plus à faire. Il échappait au moins au Inui Juce. Quand tous eurent fini de courir, à l'exception du plus jeune des titulaires, le brun à lunettes laissa la parole à Inui qui leur expliqua en quoi consistaient les entraînements de ce matin. Quand tout fut au point, les joueurs de Seigaku se dirigèrent vers les cours avant que Tezuka ne retienne l'un des adolescents. Fuji regarda son capitaine qui lui demanda quand les autres furent un peu plus loin :
« Tu es sûr que tu peux jouer ?
-Oui. Je n'ai plus de fièvre depuis hier. Grâce aux soins de Yumiko, et des tiens, je vais beaucoup mieux, répondit-il en souriant doucement. »
Tezuka eut du mal à se contenir face à son camarade qui disait ouvertement que grâce lui il allait mieux. Il n'avait pas fait des choses extraordinaires, il lui avait juste conseillé un médicament et avait veillé sur lui du temps qu'il se reposait. C'était normal d'agir comme ça pour l'un de ses coéquipiers non ? Enfin… en partie. La pensée même de ce qu'il avait osé avouer à voix haute durant le sommeil de Fuji mettait mal à l'aise Tezuka qui se demandait si le subconscient du châtain avait enregistré ou non cette information. Quoi qu'il en était, il avait veillé tendrement sur lui jusqu'à ce que sa sœur de rentre. Là, Tezuka avait passé le relai à celle-ci qui l'avait chaudement remercié avant qu'il ne parte. Il avait passé tout le week-end à se demander comment il allait, et le voir ce matin courir autour des terrains en parlant et rigolant avec les autres titulaires l'avait en partie rassuré, car il ne fallait pas non plus oublier que Fuji était un assez bon comédien, et il savait cacher ses douleurs tant qu'elles étaient supportables.
Ainsi, d'un geste protecteur, il posa sa main sur le front du châtain qui fut d'abord surpris avant de sourire doucement. Tezuka vit qu'il le fixait dans les yeux, ce qui le déstabilisa quelque peu, sans parler de l'instant où Fuji posa sa propre main sur celle de son capitaine.
« Tu vois, je n'ai plus de fièvre.
-Oui. »
Le Prodige tenait cette main plus froide que la sienne, et la fit glisser sur sa joie où il se cala contre avant d'ajouter d'une voix atone :
« Je vais bien, grâce à toi, à tes soins, et à tes caresses. »
La réaction de Tezuka ne se fit pas attendre, il détourna le regard alors qu'il se sentait rougir légèrement. Ceci fit sourire davantage Fuji qui finit par lâcher sa main avant de retourner voir ses coéquipiers qui étaient déjà sur les terrains. Essayant de se reprendre, le capitaine inspira et expira longuement pour ensuite rejoindre tout le monde et faire lui aussi l'entraînement matinal. Après celui-ci, les cours commencèrent, et tous se séparèrent pour aller dans leur classe respective. Eiji était particulièrement excité, et n'hésitait pas à harceler son camarade de classe en lui sautant dessus, le serrant dans ses bras ou en racontant des choses plus ou moins drôle, selon le sens de l'humour que l'on pouvait avoir. Fuji le laissait faire, répondant en toute normalité et surtout avec une aisance dont il n'avait son pareil.
Ils étaient camarades de classe, ils se voyaient donc plus souvent que tous les autres titulaires, et s'entendaient très bien. Cette vision pinça soudainement le cœur de Tezuka qui se sentait légèrement mal en les voyants ainsi. Pourquoi devaient-ils être si proches ? Pourquoi Fuji répondait-il autant aux contacts du rouquin ? Pourquoi rigolait-il de cette façon avec lui ? Pourquoi avait-il ce si joli sourire quand il le regardait et l'écoutait parler ? Tezuka n'avait évidemment pas les réponses à ces questions, et c'était ce qui l'irritait le plus.
Partant rapidement pour rejoindre son cours de mathématiques, il n'avait aucune hâte d'y aller pourtant, mais il n'avait aucune envie de voir Eiji et Fuji plus longtemps ainsi. Essayant d'être attentif en cours, le brun n'y parvint pas, se demandant ce qui était si différent entre lui et Kikumaru. Le rouquin était quelqu'un d'extrêmement dynamique, il tenait peu en place, et était toujours débordant d'énergie. De plus, il avait toujours un sourire aux lèvres et les yeux pétillants comme pourraient l'être ceux d'un enfant. Il aimait la compagnie des autres, parler avec eux, faire le clown, et être en contact directe avec eux. D'ailleurs, tous l'appelaient par son prénom chez les titulaires, même s'il était un troisième année. Quant à lui, Tezuka était non seulement très sérieux, voire trop selon plusieurs personnes, mais il était aussi impénétrable d'une porte de prison, ne laissant jamais transparaître ses émotions. Aussi, il n'avait jamais de contacts affectifs avec ses joueurs, ni même un sourire pour les récompenser. Bien sûr, il lui arrivait de les féliciter, mais c'était toujours de sa position de capitaine. Quand bien même il ne l'aurait pas été, Tezuka était ainsi, à ne jamais montrer ce qu'il ressentait même lorsqu'il était très fier d'un de ses camarades ou qu'il appréciait beaucoup une personne.
En soit, ils étaient tous les deux radicalement différents, ce qui pouvait probablement expliquer la différence de comportement qu'avait Fuji avec eux. Soupirant doucement, il ne savait pas quoi faire vis-à-vis de ce dernier. Le cours de mathématiques ne fut pas des plus fructueux pour l'adolescent à lunettes qui après une heure de japonais décida de se rendre à la bibliothèque pour revoir son cours au calme. S'installant à une table isolée, Kunimitsu se mit au travail. Il passa toute une heure à plancher sur ses mathématiques mais ne récolta que la moitié de ce qu'il voulait. Fermant son cahier, il préféra s'accorder une pause plutôt que d'insister pour rien. Ainsi, il quitta la bibliothèque et déambula dans les couloirs, entendant quelques fois de petites remarques comme quoi telle ou telle fille l'avait dans l'œil. Ça l'exaspérait. Pas que ça le gênait en soit, mais disons qu'il avait bien d'autres vues, et n'avait donc que faire d'un succès qu'il ne comprenait pas. D'ailleurs, Fuji aussi avait beaucoup de succès auprès de la gente féminine, et il y avait de quoi. Le châtain était vraiment agréable à regarder, et Tezuka appréciait beaucoup le toucher, sentir sa peau sous ses doigts, ou alors caresser ses cheveux qui étaient toujours très doux.
Réalisant ses pensées, le brun secoua légèrement la tête et rejoignit sa salle de classe pour suivre ses prochains cours. L'entraînement après les cours arriva pour le moins assez rapidement, et comme à son habitude, Inui avait préparé un entraînement bien taillé pour les titulaires. Après l'échauffement, le plus grand des joueurs expliqua en quoi consistaient les exercices du jour et tous acquiescèrent, n'ayant de toute façon pas le choix de se donner à fond. Beaucoup bavèrent sous l'entraînement excessif d'Inui qui ne manquait pas de les menacer avec son jus fait d'ils ne savaient trop quoi et dont ils ne voulaient pas connaître la composition sans doute trop douteuse. À la fin du dit entraînement qui avait plutôt été un supplice, les adolescents se pressèrent pour aller boire ou se laissèrent glisser par terre le temps de reprendre un peu leur souffle. Même Tezuka était à bout alors qu'il devait faire attention à son coude.
Quand ce dernier se rendit dans les vestiaires, la plupart des membres du club étaient déjà parti. Le capitaine était toujours le dernier à partir avec parfois le vice-capitaine qui était lui le premier à venir le matin. Décidant de prendre une douche, Tezuka cru entendre du bruit alors qu'il était sous l'eau. C'était surement son imagination, il devait être fatigué, ce qui était tout à fait normal après une journée pareille. Il allait par contre certainement déranger Oishi ce soir pour qu'il l'aide avec ses mathématiques, ce n'était décidément pas sa tasse de thé.
Sortant des douches, une serviette blanche sur la tête et son caleçon propre sur ses hanches, Tezuka s'essuyant brièvement les cheveux avant de sursauter légèrement en voyant Fuji assit sur l'un des bancs, juste à côté de ses affaires. Il se stoppa net, l'observant en silence tout en se demandant ce qu'il faisait ici. Voyant l'air sceptique de son capitaine, le châtain lui fit un doux sourire avant de reporter son attention sur la chemise de son camarade qui portait bien sûr son odeur. Il la triturait lentement avant de dire, comme s'il avait lu dans ses pensées :
« Je t'attendais. »
Seul le silence répondit au Prodige qui arrêta de toucher la chemise pour lever ses yeux et admirer pleinement la vue qui s'offrait à lui. Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait ainsi contempler son capitaine, surtout que là, ils n'étaient plus que tous les deux au club. Se délectant de ce qu'il pouvait voir, Fuji finit par se lever tandis que Tezuka avait toujours les sourcils froncés, ayant bien sûr remarqué les yeux baladeurs de son homologue. Ce dernier par ailleurs s'approcha doucement avant de reprendre la parole :
« J'ai quelque chose à te dire, mais comme je ne sais pas trop comment le formuler pour que tu comprennes le fond de ma pensée, j'ai réfléchi à un moyen plus explicite de te le dire.
-Comment ça ? Demanda Tezuka toujours aussi incrédule bien qu'il était quelque peu déboussolé par tout ceci. »
Le châtain ne répondit d'abord pas, s'approchant toujours plus de son capitaine qui fit un pas en arrière avant de voir la main de Fuji venir se caler derrière sa nuque. Beaucoup trop près. Ils étaient beaucoup trop près l'un de l'autre, c'était évident. Et pourtant, Shuusuke persista dans ce mouvement, approchant maintenant son visage de celui du garçon à lunettes qui laissait apparaître un regard à la fois de surprise et d'incompréhension.
« Juste une fois…, murmura le plus vieux. »
Après ces mots, Fuji posa délicatement ses lèvres sur celles de son vis-à-vis qui écarquilla les yeux, ne réagissant même pas. C'était doux, délicat, tendre, et si fragile. Les lèvres fines du châtain caressaient jusqu'à effleurer leurs jumelles dans une danse lente et des plus innocentes. Ce moment, aussi divin pouvait-il être, digne de toutes les choses les plus éphémères et fragiles qu'ils puissent exister, prit fin peut-être trop rapidement. Fuji se sépara calmement de son capitaine qui ne l'avait pas lâché des yeux, sans jamais répondre à l'avance de celui-ci. Se pinçant légèrement les lèvres, le Prodige finit par tourner les talons, attrapant ses affaires avant de souhaiter une bonne soirée à Tezuka et partir.
« Qu'est-ce que… ? Finit par articuler le brun qui se retrouvait maintenant seul dans les vestiaires. »
Encore surpris, il porta à ses lèvres le bout de ses doigts, les touchant tout en se disant que juste avant, il y avait eu les lèvres de Fuji ici, contre les siennes. Mais alors… l'aurait-il entendu vendredi soir ? Quand il dormait ? Peut-être pas. Peut-être que Shuusuke avait juste lui aussi des sentiments… différents ?
oOoOo
Le lendemain se passa de la plus normale des façons alors que Tezuka était toujours aussi troublé par ce qui c'était passé la veille. Fuji agissait comme d'ordinaire, ce qui déstabilisait quelque peu le capitaine qui lui aussi fit comme si de rien n'était. Il ne pouvait pas se dévoiler devant tout le monde non plus, il n'était pas le capitaine pour rien. Les entraînements furent pour le moins rudes et les deux adolescents ne se parlèrent presque pas. Ce fut le cas pour toute la semaine. Ils agissaient tous les deux de la même façon, comme si tout ceci n'avait été qu'un rêve lointain et qui ne reviendra jamais.
Accoudé sur le rebord de la fenêtre, Fuji soupira faiblement. Il faisait beau ce vendredi là, mais il n'avait pas le cœur à rire ou à sourire. Depuis qu'il avait embrassé lui-même Tezuka, ce dernier semblait presque l'éviter. Pourtant, s'il avait osé faire ça, c'était bien parce qu'il était persuadé d'avoir une place spéciale auprès de son capitaine, et ce, en excluant le fait qu'il était le Prodige, le numéro 2 de Seigaku. Il ne voulait plus être vu de cette façon par son ami, et avec tout ce qui c'était passé ces derniers temps, Fuji pensait que c'était bon, qu'il avait réussi à incliner Tezuka pour qu'il lui tombe dans les bras, mais apparemment, cela n'avait été que désillusion. Son hématome au visage restait encore visible, mais il était moins foncé et moins impressionnant que les premiers jours. Ah qu'est-ce qu'il aimerait se reprendre une balle de Momoshiro juste pour que son capitaine s'occupe encore de lui. Ce n'était vraiment pas juste.
Soupirant une nouvelle fois, le châtain se rappela à quel point Tezuka avait été prévenant avec lui, lui portant ses affaires, l'aidant même à marcher au cas où il ferait un malaise, jusqu'à lui tenir compagnie chez lui alors qu'il était malade. C'était-il fait tant d'idées que cela ? La fois où ils c'étaient donnés la main, n'était-ce qu'une invention de sa part ? Un désir caché auquel il aurait trop cru ? Et lorsque Tezuka avait accepté de sortir manger un morceau, avait-il pris cela juste pour une sortie entre amis ? Sûrement. Tout comme le reste.
Regardant par la fenêtre de sa salle de classe, Fuji était complètement perdu dans ses pensées, ne faisant pas du tout attention à ce qui se passait autour de lui. Il était le seul dans la pièce, les autres ayant certainement rejoint la cours ou leur club. Mais ça, il s'en fichait pas mal. Même Eiji était parti, probablement pour rejoindre Oishi. Ces deux là avaient bien de la chance d'être en si forte symbiose. Fuji les enviait tout comme il enviait le couple d'amoureux qui se bécotait juste sous son nez, devant cette fenêtre. Soupirant une nouvelle fois, il finit par fortement sursauter en sentant des lèvres se poser dans son cou, suivit d'une voix qu'il ne connaissait que trop bien :
« Serais-tu encore jaloux ? »
Lorsque ce doux contact fut rompu, Fuji se redressa et se tourna pour voir l'auteur de ce baiser surprise. Il ouvrit de grands yeux en voyant son capitaine qui repartait vers la porte de la salle, et sans se poser plus de question, il accourut et saisi le bras de Tezuka qui le regarda alors.
« Tezuka…
-Qui a-t-il ? Ce n'était pas assez clair ? »
Un silence s'installa alors que Fuji était encore secoué par ce qui se passait actuellement. Ce fut la main froide sur son visage qui le réveilla, accompagné de paroles dont il ne pouvait se lasser d'écouter le timbre.
« Tu ne dois plus avoir mal maintenant, déclara le brun à lunettes en passant doucement son doigt sur le bleu de son homologue.
-Je préfèrerais avoir encore mal, avoua l'autre.
-Comment ça ? Interrogea sceptique Tezuka.
-Tezuka je…
-Je t'aime aussi, Shuusuke. »
Le coupant pour ne pas qu'il réponde, le plus grand posa de lui-même se lèvres sur celles de Fuji qui fut étonné d'entendre son prénom sortir des lèvres de son capitaine. C'était trop beau, mais qu'importe, il adorait ça, et il n'était pas prêt de lâcher son compagnon de si tôt. Répondant doucement au baiser, ils se séparèrent rapidement, restant chaste dans leurs approches. Le châtain vint se caler alors dans les bras de Tezuka qui le serra volontiers avant d'entendre doucement :
« J'ai bien aimé… ton bisou dans mon cou. »
Il n'en fallut pas plus pour que le brun pose de nouveau ses lèvres sur la fine peau de Fuji, embrassant plusieurs fois son cou, ce qui faisait faiblement frémir le concerné. Kunimitsu finit même par marquer son bien aimé, laissant une jolie trace bleue, plutôt visible, mais qu'importe, il lui appartenait et pas question de le céder à quiconque.
oOoOo
L'entraînement de l'après-midi débuta sous le beau soleil de ce vendredi. L'échauffement était terminé et les titulaires s'étiraient et se préparaient pour leurs exercices spécialement concocté par leur gentil et bienveillant Inui. Fuji était assis sur l'un des bancs et refaisait correctement ses lacets alors qu'à côté de lui Eiji buvait déjà. Ce dernier était connu pour avoir une vision des plus précises, et cela n'allait pas tarder à être prouver :
« HEINNN ?! C'est quoi que t'as là Fuji ?!
-De quoi ? Demanda celui-ci qui se redressa pour regarder son camarade, ne comprenant pas de quoi il parlait.
-C'est un suçon ?! S'écria le rouquin qui dévisageait son ami.
-Ah, ça, répondit seulement le châtain qui finit par se lever, alors que Kikumaru suivit son mouvement.
-Attend ! Mais en plus il est super récent ! »
Evidemment, les cris d'Eiji ne passèrent pas inaperçu et tous les titulaires dévisageaient à présent Fuji qui gardait son éternel sourire aux lèvres.
« Fuji-senpai, tu ne nous avais pas dit que tu avais une copine, s'exclama Momoshiro qui s'approchait de ses deux aînés.
-Eh bien parce que je n'en ai pas, avoua le châtain qui continuait de sourire.
-Quoi ?! Mais tu n'as pas pu avoir ce suçon tout seul, continua le deuxième année.
-Fuji, tu plaisantes quand tu dis que tu n'as pas de copine, s'enquit Oishi l'air un peu soucieux.
-Pas du tout.
-Hm…, c'est une donnée intéressante, je devrais l'écrire, intervint Inui qui se plongea dans son carnet de note.
-Hun… Si Fuji-senpai n'a pas de copine, alors ça veut qu'il a un co…, intervint Echizen qui se vit la parole coupée.
-Tout le monde sur les cours ! Cria Tezuka. Je n'ai jamais dit que c'était les vacances ! On a un tournoi dans peu de temps ! Je n'accepterais aucun jeu médiocre !
-Oui capitaine ! »
Tous repartirent en direction de leur cours, même Fuji qui était lui-même assez content de la tournure des choses. En passant devant son capitaine, ce dernier posa une main sur son épaule pour le retenir et chuchota alors :
« Shuusuke, fais un peu attention s'il-te-plait, je n'ai pas envie que… »
Tezuka ne put finir sa phrase qu'une paire de lèvres s'emparaient déjà des siennes, lui imposant le silence. Ecarquillant les yeux, ceci ne fit qu'agrandir le sourire vainqueur du Prodige qui se rendait bien compte que tous ses coéquipiers les avaient surement vu s'embrasser.
« Comme ça, c'est réglé, ca-pi-tai-ne. »
Un sourire plus lumineux que jamais, Fuji alla se mettre sur son terrain, et ce fut sans surprise qu'il se fit d'abord dévisager avant qu'on le harcelle de questions ou de commentaires.
« Si vous continuez à bavarder comme ça, vous aurez 20 tours de terrains à faire ! Les menaça Tezuka qui savait que tôt ou tard, il passerait à l'interrogatoire. »
Seul contre tous les titulaires, il allait avoir du mal à se rattraper après ce que Fuji lui avait fait. Tant pis, il se vengerait plus tard, et avec tout l'amour et la compassion qu'il avait pour les traîtres comme Shuusuke.
